Depuis plusieurs années, les autorités polynésiennes avaient pris conscience de la nécessité d'une régulation de la concurrence.
Or, en tant que "TOM", la polynésie restait en dehors des règles de concurrence applicables par les autorités françaises, qui jouent en métropole et dans les DOM. Il fallait aller plus loin, c'est ce qui vient d'être fait, sous l'impulsion d'un certain nombre d'acteurs parmi lesquels nous pouvons citer l'économiste Florent Venayre, professeur à l'Université.
La Polynésie, en raison de plusieurs facteurs, est structurellement exposée au risque de voir se constituer des positions dominantes (jusqu'au monopole), qui sont tentées d'abuser de leur puissance. Bien sûr, ce n'est pas la détention d'une position dominante qui est illicite, mais l'abus qui peut en résulter sous diverses formes qui visent soit à évincer les concurrents (abus d'éviction) , soit à faire trop payer des clients captifs (abus d'exploitation).
La crise, présente ici comme ailleurs, rendait nécessaire de franchir le pas.
Cette « loi du Pays portant réglementation de la concurrence », avancée majeure pour l'économie polynésienne , sera étudiée vendredi 23 septembre au CESC, et pourrait être adoptée avant la fin de l'année par l'assemblée de la Polynésie française.
L'abus de position dominante sera traqué par la DGAE, sous l'autorité du juge d'instruction.
Nom : la_gouvernance_en_question.pdf
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