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Le Professeur Bouloc plaide pour un contrôle effectif des enquêtes communautaires

  • Par veronique.selinsky le
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Ce plaidoyer est paru dans la gazette du Palais (30 mars 2010 n° 89, P. 11)


Le profsseur, qui ne mâche pas ses mots, dénonce "une discrimination inacceptable, selon que la mesure de perquisition émane de la Commission, ou de l'autorité interne de la concurrence pour les opérations ne mettant pas en cause la politique communautaire de la concurrence".


Il est vrai que le système français est déjà loin d'être parfait, malgré les progrès incontestables résultant de la "ravonisation" de la loi. Mais si le juge n'a pas le pouvoir d'apprécier le bien fondé de la demande de la Commission européenne, cela réduit sensiblement les droits de la défense et les garanties accordées aux justiciables (en relation avec la protection constitutionnelle de l'inviolabilité du domicile).


Alors la solution ?


Examinant les possibilité, B. Bouloc suggère :


"En attendant une révision de l'article 20-4 et 8 du règlement, il conviendrait que les entreprises ayant coopéré tentent d'obtenir un contrôle du déroulement des opérations, notamment en cas d'appréhension de documents excédant les limites de l'enquête fixées tant par l'objet que par le but de l'inspection."


Il rappelle :


"il convient de faire état de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne no 2000/1-364/m du 7 décembre 2000 qui consacre le droit au respect du domicile (article 7), la liberté d'entreprise (article 16), le droit à un recours effectif devant un tribunal impartial et indépendant devant entendre la cause équitablement (article 47). De plus, l'article 6 du Traité de Lisbonne est clair : l'Union reconnaît les droits et les principes de la Charte ; elle adhère à la Convention européenne et reconnaît les droits fondamentaux garantis par la Convention."



2 commentaires

encore les enquêtes ?

  • Par Léa le

je croyais que les problèmes étaient résolus ?

Cependant, d'après ce qu'on me dit, tous les rapporteurs de l'ADC n'ont pas le même type de comportement pendant une "descente".

Je pense que si le droit CE est moins protecteur que le droit français en ce qui concerne le déclenchement de la perquisition, ses agents sont quand même plus entraînés à discuter avec les avocats et plus respectueux du "legal privilege"


RE: encore les enquêtes ?

  • Par Coco le

Moi aussi je croyais que le débat était terminé.

Cependant, d'après ce qu'on me dit, tous les avocats n'ont pas le même type de comportement pendant une opération de visite et de saisies.

Mais je ne devrais peut être pas rapporter ce qu'on me dit...


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