nov.
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Les différents cas de divorce

  • Par veronique.levrard le
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L'article 229 du Code Civil, Modifié par Loi n°2004-439 du 26 mai 2004 - art. 1 JORF 27 mai 2004 en vigueur le 1er janvier 2005, fixe les différents cas de divorce recevables, en ces termes :


« Le divorce peut être prononcé en cas :

- soit de consentement mutuel ;

- soit d'acceptation du principe de la rupture du mariage ;

- soit d'altération définitive du lien conjugal ;

- soit de faute. »


Le consentement mutuel suppose la rédaction d'une convention de divorce dans laquelle les époux vont consigner toutes les conséquences de leur divorce, qu'ils doivent avoir négociées et acceptées de concert. C'est la procédure amiable : le Juge aux Affaires Familiales vérifie la convention et l'homologue.


L'acceptation du principe du divorce, repose sur une procédure de type contentieuse : le Juge aux Affaires Familiales ne tranchera pas le divorce, dont le principe est accepté, mais tranchera les conséquences du divorce. L'acceptation peut intervenir à n'importe quel stade de la procédure.


L'altération définitive du lien conjugal repose sur les mêmes bases que l'acceptation du principe, et implique de justifier d'une séparation de 2 ans (au moment de l'assignation en divorce).


Le divorce pour faute, est le dernier cas de divorce contentieux : le Juge aux Affaires Familiales doit trancher sur les torts, et dire qui est fautif, et trancher les conséquences du divorce.


L'intervention d'un Avocat est obligatoire pour mettre en place une procédure de divorce.

Vous devez impérativement consulter un Avocat si vous envisagez une séparation, afin qu'il puisse vous conseiller au mieux de vos intérêt sur la procédure à mettre en place, et le choix de son fondement. Le premier rendez vous avec votre Avocat est d'une particulière importance pour effectuer ce choix, et vous devrez lui apporter tous les éléments relatifs à votre union, aux enfants, et à votre patrimoine. Il est important d'avoir un maximum de renseignement à ce moment.


12 commentaires

synthétique et clair

  • Par brigitte.bogucki le

que rajouter.


Terminologie: je préférais l'ancien divorce proposé et accepté

  • Par sylvie.lore le

je suis c'accord

  • Par brigitte.bogucki le

je trouve que cette terminologie apportait beaucoup, psychologiquement, à certains de nos clients.


On l'appelait aussi le double aveu !

  • Par veronique.levrard le

La nouvelle terminologie, est peut être en effet un peu moins parlante, mais elle reprend le même concepte: l'acceptation du principe est aussi assez explicite, et mieux, me semble t'il que l'expression de divorce sur double aveu.


pas tout à fait

  • Par brigitte.bogucki le

en fait le double aveu recouvrait une sorte de manipulation du divorce pour faute. Puisque l'aveu est un mode de preuve, nous utilisions cela pour faire en sorte qu'un divorce, au départ pour faute, se transforme en divorce d'accord: double aveu sans énonciation des motifs.


Mais il existait, à côté du divorce pour faute, le divorce sur demande acceptée. Ce divorce était peu utilisé car il pâtissait d'une interprétation jurisprudentielle bien gênante, il était possible, même à la Cour, de revenir sur l'accord donné. La nouvelle loi a réglé ce problème en rendant l'accord irrévocable. Mais il est assez courant que le divorce soit clairement demandé, voire exigé par un époux et que l'autre, parfois la mort dans l'âme, l'accepte. Ce dernier appréciait que la procédure, par son nom même fasse preuve de cet état de chose et, comme notre consoeur LO RE, je regrette que ce ne soit plus le cas.



petite divergence

  • Par veronique.levrard le

Le divorce accepté, impliquait la rédaction d'une note manuscrite du demandeur au divorce, pour le dépôt de la requête, et pour l'acceptant, un mémoire d'acceptation, qui mentionnaient reconnaitre que son comportement avait concourru à l'échec du mariage; d'où l'utilisation du terme double aveu, chacun reconnaisant avoir participé à l'échec.

L'ancien article 248-1 et aujourd'hui 245-1, ne recouvre pas pour moi la même notion : les torts ne sont pas forcément partagés, et peuvent être exclusifs, en application de l'accord des époux ;seuls les motifs ne sont pas mentionnés; d'où, il n'y a pas forcément double aveu.

Après, il y a parfois des différences d'usages, en focntion du Barreau et du Tribunal.


persiste

  • Par brigitte.bogucki le

c'est le nom "demande acceptée" qui plaisait aux clients car souvent, ils étaient prêts à reconnaître avoir participé à l'échec du mariage, tant il est vrai que c'est le plus fréquemment le cas, il est bien rare qu'un saint soit marié à un diable.


mais le terme général double aveu n'a jamais, dans les juridictions que je connais, recouvert le divorce sur demande acceptée. Il ne tenait que pour cette forme particulière de divorce pour faute que j'ai indiqué ci-dessus et qui, depuis la réforme, n'a plus lieu d'être.


La pratique angevine

  • Par veronique.levrard le

est celle que j'ai décrite plus haut.

La dispense de motif existe toujours sous le nouveau numéro 245-1, et peut toujours, dans le divorce pour faute trouver à s'apliquer, si besoin.


Je fais partie du 1% intellectuel (merci Me EPAILLY) à avoir utiliser les divorces demandés et acceptés

  • Par sylvie.lore le

Je trouve intolérable ces procédures formées sur la faute à la moi veux tu, aboutissant à un double aveu mais non sans avoir traumatisé l'un ou l'autre des conjoints. Pourtant, ce n'est pas très compliqué d'adresser un courrier neutre au conjoint de son client pour l'informer que ce dernier souhaite divorcer et de l'inviter à consulter un confrère pour tenter de mettre en place une divorce amiable. Masis non, trop simple: on envoie l'huissier et hop hop


je partage

  • Par brigitte.bogucki le

et fait également partie de ce 1%.


en outre j'avais fait un modèle de requête en divorce pour faute "light" destiné à engager un divorce pour faute quand nulle autre possibilité n'était ouverte tout en ne blessant pas la partie adverse.


alors, nous sommes toutes d'accord

  • Par veronique.levrard le

pas besoin de pousser au divorce pour faute,la sollicitation du conjoint doit être neutre.


certes à 100 % mais faut il que ca marche !

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