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Le droit collaboratif en question

  • Par veronique.levrard le
  • Dernier commentaire ajouté

Les différentes contributions publiées sur le blog de la Commission GUINCHARD font état de propositions visant à instituer le droit collaboratif, comme un mode alternatif de règlement des contentieux en matière familiale, qui ne soit pas judiciaire.

La dernière Loi sur le divorce (en 2004) avait mis en avant la médiation, à laquelle le Juge aux Affaires Familiales peut enjoindre les parties, si elles n'en font pas la demande, ou l'ordonner si elles la demandent. Ce processus confié à un Médiateur, pas toujours très bien formé, ni très judicieux, a très vite montré ses limites, et n'est pas satisfaisant dans la majorité des cas (en tout cas, ceux que j'ai traité personnellement), faute de cadre et de références juridiques suffisantes.

Le droit collaboratif tel qu'il s'applique au Canada, se distingue de la médiation, en ce que les avocats des deux parties y participent. Le principe est de signer une charte de négociation à 4, pour aboutir à un accord final réglant toutes les conséquences de la séparation.

Une adaptation de ces principes de droit collaboratif en droit français apparait tout à fait possible, et sans doute une solution d'avenir... En matière de divorce, notamment.


Qu'en pensez vous ?


LES PRINCIPES DU DROIT COLLABORATIF

Tel qu’appliqué au Canada

D’après le site :

http://www.droitcollaboratifquebec.ca



Le droit familial collaboratif est un processus de négociation impliquant quatre personnes, soit les deux conjoints qui divorcent ou qui se séparent comme principaux négociateurs et leurs avocats respectifs qui les conseillent et les assistent.


La négociation à quatre se fait toujours dans un esprit de collaboration. Le but des avocats collaboratifs est de favoriser tant les échanges que le règlement, puisqu’en cas d’échec ces derniers doivent se retirer du dossier. Les conjoints retiendront par la suite les services de deux autres avocats pour plaider leur cause si la cause se rend devant un tribunal.



En médiation familiale

En médiation familiale, les conjoints ne sont pas accompagnés de leurs avocats. Donc, ils n’ont pas de conseillers juridiques sur place pour les assister et les aider à prendre leur décision.


En litige

En litige, les conjoints sont représentés par leurs avocats dans un processus de contestation et de confrontation, à l’intérieur duquel il y a des règles de procédure à suivre.


En droit collaboratif

En droit collaboratif, les participants accompagnés de leurs avocats se rencontrent à la même table pour discuter de leurs intérêts respectifs et de ceux de leurs enfants. Cet exercice leur permet non seulement d’échanger entre eux de l’information, mais aussi de considérer et d’évaluer toutes les options qui s’offrent à eux avant d’en arriver à une entente. Ils peuvent ainsi s’arrêter sur les solutions qui rencontrent leurs intérêts respectifs.


Les avocats conseillent leurs clients sur leurs droits et leurs obligations, tout en les encourageant à ne pas se limiter à ce que dicte le droit, pour trouver des solutions qui rencontrent les besoins et les intérêts des parents et des enfants.



LE PROCESSUS EN SIX ETAPES :


1. La première consultation entre l’avocat et le client.

L’avocat présente le droit familial collaboratif, la médiation et le litige. Si le client choisit le droit collaboratif, le client peut soumettre lui-même cette approche à l’autre conjoint ou encore, l’avocat collaboratif peut envoyer une lettre à l’autre conjoint l’invitant à considérer ce processus.


2. Le premier contact avec l’autre partie.

Une fois que les deux conjoints ont convenu de procéder par le processus de droit collaboratif et qu’ils ont chacun leur avocat collaboratif, un premier contact s’établit entre les deux avocats. Ils déterminent les points urgents et majeurs et les préoccupations de leurs clients respectifs qui seront à l’ordre du jour pour discussions et négociations à la première rencontre de règlement.


3. La préparation du client.

L’avocat rencontre son client pour connaître à fond les faits et les conflits de façon à cerner ce qu’il veut vraiment. L’avocat explique à son client quels sont ses droits et ses obligations. Il lui explique également le déroulement d’une rencontre de règlement et le rôle de chaque participant. Il parle des outils de communication à utiliser pour avoir des discussions et des négociations positives et constructives basées sur les intérêts respectifs des conjoints.


4. La première rencontre de règlement.

Après les présentations d’usage, une entente de participation en droit familial collaboratif est lue. Les avocats répondent aux questions que les clients pourraient avoir sur cette entente. Lorsque tous sont d’accord sur cette entente et qu’ils s’engagent à la respecter, elle est signée par les quatre participants (conjoints et avocats).


Par la suite, on identifie les problèmes à être négociés en donnant priorité à ceux qui sont considérés les plus urgents à résoudre. La négociation commence.

On termine cette étape en déterminant quels seront les informations et les documents à échanger pour la prochaine rencontre de règlement, ainsi que les tâches qui devront être faites pour cette prochaine rencontre. Un échéancier des prochaines rencontres de règlement est établi. Au terme de cette première rencontre, l’avocat et son client font le point et les avocats font un suivi. Lors des rencontres, un compte rendu est rédigé par l’un des avocats et soumis aux trois autres participants pour approbation.


5. Les rencontres de règlement subséquentes.

La négociation se continue d’une rencontre à l’autre en identifiant les points en litige et en travaillant en étroite collaboration dans la recherche de solutions pour arriver à une entente.


6. Le Règlement et clôture.

Les avocats rédigent une convention de règlement dans un langage clair et compréhensible pour les conjoints. Autant que possible cette convention est révisée et signée en présence des quatre participants pour ainsi clôturer le processus. Ensuite les conjoints pourront faire homologuer cette entente par le tribunal en produisant à la Cour les procédures appropriées.


Le droit collaboratif est donc un processus qui permet aux conjoints de continuer à se parler et à négocier en présence l’un de l’autre, et en présence de leurs avocats, pouvant ainsi bénéficier des conseils de leurs avocats respectifs au fur et à mesure du déroulement du processus. Ce processus aide et encourage à maintenir les communications entre les conjoints et de progresser dans la recherche de solutions. Les négociations se font sur la base des intérêts des membres de la famille ; les parents peuvent alors exprimer quels sont leurs besoins et leurs désirs, ainsi que ceux de leurs enfants.


19 commentaires

idée séduisante

  • Par brigitte.bogucki le

le problème est me semble t'il d'ordre purement financier, car cela limitera le nombre de famille qui pourra avoir accès à cela dans la mesure ou cela fait appel à 4 avocats en cas de désaccord...


merci pour votre charmante invitation à venir donner mon avis !

  • Par dominique.lopez-eychenie le
    (mis à jour le )

En effet, vous avez raison de souligner que la mediation n'a pas eu tous les effets attendus ne serait ce que parce que la mediation dans un cadre judiciaire nécessite un minimum de connaissances et de maîtrise que certains n'ont pas sans avoir l'humilité de renvoyer à plus avises qu'eux notamment pour la mise en forme des accords afin de les rendre executoires et perennes !


Alors en effet, le processus collaboratif va arriver et nous nous y employons fermement comme vous l'aurez vu aussi à lille.


Pourquoi ? d'abord les statistiques outre atlantique demontrent qu'en termes de resultats , ils sont un peu meilleurs qu'en mediation et surtout cela evite les mauvaises surprises aux clients car les choix qu'ils opérent sont bien compris d'eux ,ce qui n'est pas le cas en mediation en France à ce jour.

Bien sur me Bogucki a pour partie raison mais il est evident que cela suppose qu'il y ait un differend et si dans 85% des cas il y accord il sera obtenu beaucoup plus rapidement plus abouti plus perenne et nécessairement moins cher et chronophage.

C'est vrai aussi qu'on peut imaginer qu'helas l'acces n'en sera pas favorise par l'Etat aux plus demunis que l'on renverra aux mediations dites "caf" . Il est vrai aussi que cela s'adresse à ceux qui ont un contentieux complique avec un patrimoine en sus qui justifie des arbitrages sur lesquels ils doivent reprendre la main pour ne pas etre decus de part et dautre par une decision judiciaire qui leur soit etrangère !


Bien sûr, j'emets des reserves et je vous renvoie à mon commentaire du jour et à l'article qu'il vise. A nous d'éviter que certains oublient les techniques de mediation au profit du droit pur !



logique

  • Par jean.devalon le

J'avoue ne pas avoir tout saisi ses nuances, mais c'est vrai que le rituel de la justice ne se prête pas, ou plus, à la résolution de tous les litiges et donc qu'il est naturel que d'autre voies soient explorées. Il va falloir que je me forme alors?


@Me de Valon: à court terme

  • Par sylvie.lore le

vous n'aurez pas d'auter choix que de vous former effectivement


médiation familiale

  • Par anicette le

Il me semble que cela ressemble de près à la médiation familiale dont le droit colaboratif ne serait q'un aspec du problème. Je me permets de penser que les avocats ne possèdent pas toute la formation nécesaire au sujet. C'et un métier bien spécifique. Considérer le seul problème juridique me paraît très réducteur dans la question des divorces par consentement mutuel. Je me permets de rajouter que nous voilà avec 4 avocats au lieu d'un, de quoi alimenter l'argumentaire pour confier ces divorces aux notaires, bien que je ne défende pas du tout cette cause. Je lis en diagonale comme de l'extérieur de votre profession mais tout cela n'est pas bien clair. "Droit collaboratif ? une médiation nouvelle formule sur le terrain des avocat ? enfin bref... Ou situez vous la place du juge ? Est-ce une façon de récuperer "la médiation familiale" pour éviter de passer le tout aux notaires ? franchement, je me fais l'avocat du dialble en posant toutes ces questions, mais ce sont des questions "grand public" . Tout ceal me semble bien obscure en tous cas dit l'avocat du diable.... voilà pour le débat qui interroge les justiciables.


@anicette: seuls les avocats formes à la mediation appliqueront ce processus !

ca existe depuis longtemps ailleurs sans polemique avec les notaires.

c'est du aussi aux derapages de la mediation familiale hélas !


Une révoltion qui manque enla matière

  • Par anicette le

et les autres avocats alors ??????

Le divorce n'est pas une rupture de contrat comme une autre.


l'avocat du diable à beaucoup d'imagination et surtout voit les problèmes bien après les divorces.... les compromis qui s'écorulent etc...... Une prise en charge des divorces qui sont des moments douloureux pour les couples, même s'ils semblent d'accord au moment de divorcer pourait être totalement innovante en imaginant par exemple, un travail en complémentairté ou équipe pluridisciplinaire pour conduire au mieux le couple en question devant le juge qui rendrait son jugement à partir d'e ces éclairages complémentaires touchant aux différents aspects du problème :

Un avocat + un psychologue + un éducateur (s'il y a des enfants) qui rendraient leurs trois conclusions et une synthèse des trois proposées ensemble avec les deux parties concernées au magistrat. Voilà ce qu'on appelle en bretagne "une galette complète" plustoôt que des parts de "gâteaux" aux seuls avocats formés. le tout avec un système de fiancement associatif par exemple non ? voilà une idée à réfléchir où les justicialbes que sont les futurs divorcés pourraient y retrouver leurs billes et leur compte d'une manière extrèmement nouvelle, voire révolutionnaire dans le monde fermé des juristes entre eux ???? Aucun avocat exclu du circuit mais plus tous seuls comme aujourd'hui et voilà qui sortirait de la dualité actuelle et stérile du notaire et de l'avocat qui n'emporte pas du tout l'unanimité dans l'opinion publique mais qui produitl'effet inverse. A l'heure actuelle, ce qui est retenu de la question du divorce par consentement mutuel c'est de voir qui du notaire ou de l'avocat aura la part du gâteau, la question de la présence du juge est secondaire dans l'opinion publique et la déjudiciarisation un problèem d'économie exclusivment pour l'Etat. Il en va de la crédibilité ou non des avocats et ça commence à dégringoler sérieusement. Arguments contre arguments, ceux des notaires pèsent assez lourds dan la balnce de l'opinion, de plus en plus lourd. Qu'on le veuille ou non, c'est bien la part du gateau du divorce qui marque les esprits et pas les questions du fond. Je suis désolée de le dire. Si le divorce n'atait qu'une affaire juridique, sans voire tout le travail périphérique nécessaire, pourquoi pas les notaires. Le divorce est affaire complexe traitée par un seul bout de la lorgnette. 9a tourne en rond, commission guinchard et autre et surtout pas d'alternatives nouvelles. Enfin , je continue à me faire "'avocat du diable" pour provoquer des questionnements qui devreitn intéresser les citoyens, ce n'est pas vraiement le cas, c'est une affaire entre juristes, et ça c'est bien regrettable. Personne de la société dite "civile" associative ou autre, au moins pour consultation et pour l'ouverture d'esprit nécessaire dans un problème de société tel que le divorce...... triste constat. J'espère pouvoir faire réagir , je provoque car il est dommage que les avocats ne puissent pas mieux parler de leur travail sur le fond en amont et sans véritablement partager la question avec la société civile. Résultat la déjudicairisation avance lentement, sournoisementet à plusieurs niveaux

Qu'en pensez vous ?


pluridisciplinarité connais pas

  • Par anicette le

la pluridisciplinarité vaut mieux que le multicarte. En effet, chacun fait bien ce qu'ilk sait faire mais ne peut prétendre faire tout à la fois. Un avocat du divorce connaît parfaitement son métier, un psycho aussi, un éduc également. un travail en collaboration et à chacun son métier produit une richesse de vue et surtout restitue une richesse constructive pour le couple qui divoce. Un seul qui fait tout à la fois, j'en doute,même avec une foramtion complémentaire pour les uns ou les autres (déperdition des compétences pour solde de tout compte) et pour les justiciables, je ne sais pas bien ... Enfin, tout ça laisse pensifs, disent les justiciables, ceux qui ont vécu la chose et qu'on revoirt bien après coup dans une insatisfaction terrible et des compromis bien bancaes. Le mariage est jusqu'à présent et malgré le nombre croissant des divorces, une institution, pas une signature de contrat comme l'achat d'une maison ou d'une voiture... enfin j'espère tout de même un peu. Il y a d'autres enjeux , du moins nous n'en sommes pas encore arrivés là, il me semble qaund on voit les souffrances qui s'expriment comme elles le peuvent sur vos blogs non ?


c'est un processus interessant

  • Par veronique levrard le

merci aux participants à ce débat pour leurs commentaires.

moi, il me semble que ce processus est très intéressant pour nos clients, car il leur permet de parvenir à un accord qui soit bien compris et bien digéré, et en plus conforme au droit.

cette méthode me semble différente de la médiation, telle qu'elle existe à l'heure actuelle,, et qui ne me satisfait pas. j'ai vu de nombreuses fois, des accords arrachés par les médiateurs, qui n'avaient aucun rapport avec le contentieux de départ, et qui n'ont fait que rajouter un nouveau problème. sans compter que dans le cadre de la médiation, souvent une partie joue le jeu du médiateur, et fait passer ses volontés, parce qu'elle aura su dire au médiateur ce qu'il avait envie d'entendre.

l'intérêt du justiciable, c'est pouvoir maitriser sa procédure familiale, tout en étant encadré et en respectant les équilibres.

cette proposition n'est pas faite dans l'intérêt exclusif de la profession, c'est aménager pour le justiciable, une nouvelle possibilité procédurale, et garantissant le respect des droits de chacun et l'intérêt des enfants, et c'est la prise ne compte du savoir faire d'une profession.

parce que notre métier d'avocat, c'est de conseiller et assister, déjà dans les procédures de consentement mutuel, nous négocions, et souvent nous nous réunissons à 4, pour parvenir à un accord. sans notre intervention, nombre de divorces se solderaient par des procédures pour faute ou contentieuses. nous avons déjà un savoir faire en la matière, et nous devrons nous former pour perfectionner ce processus collaboratif.

déjà aussi, dans la plus part des cas, nous travaillons pour parvenir à des accords partiels en cours de procédure, ou pour apaiser les conflits; la dernière loi sur le divorce a créé de nombreuses passerelles, pour qu'il soit toujours possible, de passer à une procédure moins conflictuelle.

le processus collaboratif pourrait représenter un nouvel outil, évidemment dans les cas, ou un accord est possible.

ce qui me pose question, c'est pour l'adaptation en France, du sort de l'accord ainsi intervenu : homologation ? par un Juge ? enregistrement chez un notaire ? ou un acte qui a une valeur autonome ?

en tout état de cause, s'il y a un immeuble dans le patrimoine, il faudra un acte liquidatif notarié; mais cet acte ne concerne que la liquidation des biens, pas la séparation et ses conséquences extra patrimoniales.

l'exception française, qui donne un monopole à une profession pour les immeubles, complique un peu les choses, et oblige en tout état de cause à multiplier les intervenants, et à rédiger plusieurs actes (avec les frais qui vont avec).

Annicette rassurez vous ce n'est pas une tentative désespérée de préserver des privilèges (que nous n'avons d'ailleurs pas, enfin, en ce qui me concerne), mais la recherche d'un nouvel outil, qui a fait ses preuves au Canada notamment. et puis, pourquoi les avocats n'auraient ils pas le droit de protéger leur bifteak ? les salariés qui font grève, qui manifeste, les chauffeurs de taxis, qui ont bloqué Paris, que défendaient ils ?

je ne suis pas une nantie comme vous semblez le penser, et je fais mon métier honnètement, et avec compétence, et j'ai envie de continuer à le faire !

on veut nous imposer des réformes qui n'ont aucun sens, qui sont faites n'importe comment et sans aucune concertation, et sur la base de faux prétextes. leurs effets seraient catastrophiques pour les citoyens, et aussi, pour une profession qui ne démérite pas, au contraire!


je vous disais

  • Par anicette le

je transcris simplement ce que j'entends, je vous disais, "l'avocat du diable", cela permet que les avocats, je n'ai jamaisparlé de nattis, je crois, puissent parler de ce qu'ils font et de ce qu'ils savent faire. Ce qui est je le sais bien difficile à communiquer au grand public. c'est tout


merci anicette

  • Par veronique levrard le

pour vos interventions. j'avais moi même voulu susciter un débat sur le sujet du droit collaboratif. il est toujours interressant de pouvoir confronter différents points de vue, et différentes approches.

très concrètement, je trouve que le processus collaboratif serait interressant pour les justiciables, et que ma profession serait très performante.


c'est un outil de plus mais qui ne doit pas etre exclusif de la mediation

vous critiquez la mediation car en effet, il y a eu des deboires constatables et constatés partout avec une recherche evidente d'en exclure les avocats comme partenaires et encore plus pour ceux devensu mediateurs eux mêmes.

je suis allee à des colloques où j'ai entendu des travailleurs sociaux vouloir exclure les avocats des mediations, d'autres dire que cela favorisait la mediation.


Avec du recul, je pense qu'il ya des phases clefs où les avocats doivent pouvoir s'inviter en mediation, ce qui aurait pu eviter les debordements que vous signalez de mediateurs familiaux qui n'ont aucune deontologie et commettent des degats.

nous devons suivre aussi la mediation du client de loin tout au long de celle-ci.

Il y a des gens qui ne sont pas à leur place et desservent la mediation. Il faut oser le dire et denoncer les pressions exercées. Me Lore en denonçait récemment mais aussi le manque d'impartialite et de confidentialité. C'est scandaleux.

je reste à disposition Me Levrard !



déontologie !

  • Par anicette le

lemanque de déontologié , ça se trouve partout, m^me chez des avocats , désolée de le dire. C'est une question de personnes, pas de professions, et généraliser, dans tous les cas, ce n'est non seulement pas terrible, mais dangereux,


un outil de plus

  • Par veronique levrard le

je suis d'accord avec vous Dominique LOPEZ-ECHENY, ce pourrait être un outil supplémentaire, qui permet la maîtrise du processus. la médiation a évidemment toujours son rôle à jouer, si les limites en sont bien précisément respectées.

jusqu'à présetn nous sommes exclus de la médiation familiale, et en médiation pénale, les médiateurs n'ont guère le sourire en nous voyant arriver, e tout cas, c'est la pratique angevine basique. si un eintervention ponctuelle nous était permise, elle permettrait sans doute de pouvoir baliser juridiquement certains accords, et un consentement éclairé des clients.

le barreau avait créé il y a quelques années , un centre de médiation, pour lequel certains confrères ainsi que d'autres professionnels du droit avaient suivi une formation à la médiation, mais c'est un échec manifeste : très peu de saisine. le système ne fonctionne pas ou on ne veut pas le faire fonctionner.

en tout cas, merci pour votre disponibilité, et vos commentaires précieux.


excellent article

  • Par veronique levrard le

de Dominique lOPEZ-ECHENY : ici


sur le blog guinchard

  • Par veronique levrard le

à lire sur le blog guinchard, sur le sujet : la piste du droit collaboratif


notre centre de mediation à Lille fonctionne assez bien ..

nous avons resisté à toutes les luttes et dans le Nord , ca a été tres tres dur pour la mediation familiale surtout ! pour la mediation sociale, c'est ralenti car le president de la chambre sociale est parti et que le premier Président a le souci d'apurer le retard du contentieux qui a quand même valu une condamnation de l'Etat !


Avocat

Le processus ou droit collaboratif est un mode alternatif des contentieux. Il s'adapte particulièrement bien aux conflits familiaux de toute nature.


J'ai fait la première formation en juin 2007 à PARIS, depuis j'ai déjà fait une vingtaine de dossiers de divorce par ce processus.

Ce processus obéît à des régles définies et connues des parties. La méthode au centre du processus collaboratif est l'utilisation de la négociation raisonnée en abandonnant la négociation de position. La démarche est pluri-disciplinaire, nous n'hésitons pas pour aider la famille à trouver sa solution à faire appel à des médiateurs, des psy, des experts financiers, des notaires.....

Les résultats concrets :

- des réunions à 4 qui peuvent être dure, très conflictuelles entre les parties (pas entre les avocats) mais qui se terminent toujours par une solution trouvée et acceptée par les parties.

- pour l'avocat, une vrai satisfaction professionnelle sans perte d'énergie inutile - obtention d'un vrai protocole d'accord.

- pour les clients, la construction solide d'un après conflit.

- pas ou très très peu de conflit post séparation/divorce.


Le processus collaboratif est en pleine expansion en France, des formations ont lieu dans différents barreaux [PARIS, LILLE, LYON, AIX....] rejoignez nous.


Pour plus d'informations sur le site de l'Institut du Droit de la FAmille et du PAtrimoine (www.institut-dfp.com).


C'est une vrai solution d'avenir.

CBH





attention aux pièges

  • Par dominique jourdain le

La Chancellerie veut casser le systême actuel parce que le pouvoir ne maîtrise pas les juges; il supprime les petites juridictions qui sont les seules vraiment indépendantes où règne des relations de confiance avec les avocats. La justice y est rendue avec efficacité, rapidité, humanité. Surtout dans le contentieux de la séparation. Pourquoi s'inspirer des pratiques d'outre-atlantique? Là-bas, les distances et les coûts rendent difficile l'accès au juge. En France, et en province, la justice fonctionne bien. Même si la Ministre nous ressort Outreau à chaque occasion, la justice civile est satisfaisante, et le Barreau s'efforce de répondre à sa mission. Pourquoi faire des simulacres de justice qui vont deconsidérer l'institution? Pour "collaborer" avec Dati? Pour quels avantages en contrepartie?


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