Faire supporter au bénéficiaire de l'aide juridictionnelle le paiement du droit de plaidoirie est il constitutionnel ?
Faire supporter au bénéficiaire de l'aide juridictionnelle le paiement du droit de plaidoirie est il constitutionnel ?
C'est l'objet d'une question posée par le Conseil d'Etat au Conseil Constitutionnel, par l'intermédiaire d'une une question prioritaire de constitutionnalité portant sur l'article 1°, du I, de l'article 74, de la loi n° 2010-1657 du 29 décembre 2010 de finances pour 2011.
Cet article a modifié l'article 40 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique en excluant les droits de plaidoirie des frais afférents à l'instance couverts par l'aide juridictionnelle. Donc depuis le 1er janvier 2011, la partie bénéficiaire de l'aide juridictionnelle doit payer le droit de plaidoirie (8,84 euros), par l'intermédiaire de son Avocat.
Le Conseil d'État estime que cette disposition n'a pas déjà été déclarée conforme à la Constitution et que le moyen tiré de ce qu'elle porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution, et notamment au droit au recours, soulève une question présentant un caractère sérieux.
Attendons la réponse.

3 commentaires
Question, le droit de plaidoirie ...
ne serait-il pas en lui-même inconstitutionnel ?
L'UJA a déposé une QPC sur la constitutionnalité de cette taxe
http://avocats.fr/space/yannicksala/content/_51a6589d-caaf-4e48-a171-76d99846a761
Le Sénat ppropose de supprimer la taxe
Dépêches JurisClasseur - Actualités
Vendredi 18 novembre 2011
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Procédure civile 18/11/2011
La commission des finances du Sénat supprime la taxe de 35 €
La commission des finances du Sénat a adopté un amendement au projet de loi de finances pour 2012 de suppression de la contribution de 35 € pour l'aide juridique, entrée en vigueur le 1er octobre 2011, en application de l'article 54 de la loi n° 2011-900 du 29 juillet 2011 de finances rectificative pour 2011. Edmond Hervé (PS, Ille-et-Vilaine), rapporteur spécial des crédits de la Justice, estime que « tout renchérissement du coût de cet accès [à la justice] porte en lui une remise en cause du principe d'égalité devant la loi, en dissuadant les publics les plus démunis et les plus fragiles de faire valoir leurs droits ». Après examen par le Sénat en première lecture, le texte reviendra devant l'Assemblée nationale.
Source
Sénat, 16 nov. 2011, communiqué