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Vers une nouvelle directive européenne sur l'expérimentation animale

  • Par thomas.roche le
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Le Conseil de l'Union Européenne a adopté le 3 juin 2010 sa position sur la directive relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. Cette directive vise à renforcer la protection des animaux tout en permettant à la recherche de continuer à jouer un rôle essentiel dans la lutte contre les maladies.


Outre, les restrictions strictes qui seront mises en oeuvre pour l'utilisation de primates non humains à des fins scientifiques, cette nouvelle directive imposera aux Etats membres de veiller à ce que :


- les expérimentations animales soient remplacées, dans toute la mesure du possible, par une méthode de substitution scientifiquement satisfaisante ;


- le nombre d'animaux utilisés dans des projets soit réduit au minimum sans compromettre la qualité des résultats ;


- la douleur et la souffrance infligées aux animaux soient réduites au minimum.


Dans le cadre de cette prochaine directive, les Etats membres devront également veiller à ce que tous les éleveurs, fournisseurs et utilisateurs d'animaux utilisés à des fins scientifiques soient agrées par l'autorité compétente et enregistrés auprès d'elle.


Cette directive devrait revenir devant le Parlement en deuxième lecture et être adoptée avant la fin de l'année.


Pour conclure, nous pouvons noter que le communiqué de presse établi par le Conseil de l'Union européenne rappelle que près de 12 millions d'animaux sont utilisés chaque année à des fins expérimentales dans l'Union européenne.


Thomas Roche, Avocat


4 commentaires

L'art de ne pas dire l'indicible

  • Par Michèle Scharapan le

Monsieur,


Je veux bien croire que vous êtes convaincu par ce que vous souhaitez croire, mais s'il vous plait renseignez vous sans vous arrêtez aux mots prononcés, mais en acceptant de regarder la réalité en face..

Avez vous entendu parler du projet REACH ? projet qui causera la torture à 54 millions d'animaux en plus de ceux déja torturés au nom de la science!

Et le botox, vous savez comment se produit qui a pour but essentiel de donner des regards figés à ceux qui se le font injecter est testé ?

Et la recherche fondamentale, pour laquelle les chercheurs tentent des expériences sur les animaux pour voir ce qui pourra bien en sortir ?

Et les chats enfermés dans des pièces dans lesquels les chercheurs leur font crever le tympan avec des décibels dignes d'un avion passant dans votre

maison, afin de tester des appareils auditifs ; les chiens à qui l'on brise les pattes pour tester des prothèses; ceux qu'on enfument pour tester la nocivité du tabac, ceux qu'on empoisonnent, brûlent pour tester des médicaments, ecc.ecc. Je pourrais faire un très long catalogue de toutes les infamies perpétrée sur les animaux . Quand bien même ces tests seraient bénéfiques, ils n'en seraient pas moins des tortures .L'homme a un devoir moral vis à vis des êtres vivants qui ne peuvent s'opposer,et non pas le droit de faire du droit du plus fort une loi.


RE: L'art de ne pas dire l'indicible

  • Par stéphanie rossenu le

Entièrement d'accord !

Les souffrances infligées ne peuvent être évitées , de plus ces tests sont obsoletes, et il y a réellement une mauvaise foi à vouloir évoluer !

Pour cela, encore faudrait-il faire preuve d'empathie, mais le chemin est long avant qu'on se rende compte que les animaux n'ont pas à souffir au nom d'une science

ridicule, ridicule puisqu'aucune espèce animale ne peut être le modèle de l'homme.


Mauvaise science

  • Par Massot le

L'expérimentation animale est une fraude scientifique, et les chercheurs le savent bien. Mais avant d'être une fraude, c'est une pratique absolument ignoble et immonde qui devrait appartenir au passé. Faut-il rappeler que nous sommes au 21ème siècle et que nous sommes censés être "humain" ?


Utile ou futile, la barbarie est inacceptable.

  • Par Josette Benchetrit le

De quel droit leur faisons nous subir tout ça? De celui du plus fort. C'est pourquoi nous perdons toute humanité.

Communiqué de la Coalition Anti Vivisection (France)


www.cav.asso.fr


Appel à manifester contre l'expérimentation animale le 25 septembre 2010


Le mercredi 8 septembre 2010, à Strasbourg, le Parlement Européen a approuvé en 10 minutes (de 12:05 à 12:15), le texte final pour la Directive 86/609 qui réglemente l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques.

Une mise aux archives hâtive pour un texte hautement controversé.

Les amendements et la demande de renvoi à la Commission présentés par les Verts ont été rejetés, ce que les parlementaires européens expliquent comme il suit: « Il y a une différence entre la dignité des animaux et celle des êtres humains; il y a des hiérarchies qui doivent être observées. Non aux contrôles excessifs qui contrarient la recherche, nous ne devons pas nuire aux intérêts de l'industrie ».


Les positions de l'opinion publique, qui s'est manifestée sous forme de pétition(s) par des dizaines de milliers de signatures, et dont les Verts s'étaient portés ambassadeurs, ont été jugées par nos députés comme étant "extrémistes", "dictées par l'émotivité" ou encore "démagogiques". Néanmoins, nous rassurent-ils, les signatures n'auront pas été vaines: elles ont au contraire ébranlé les consciences des parlementaires, ce qui les a finalement encouragés, disent-ils, à voter pour le bien collectif.


Suite au rejet de la demande de renvoi, plus de 40 députés se sont levés avant le vote en signe de protestation; pourtant l'approbation de la mesure s'est effectuée quelques instants plus tard, l'assemblée de Strasbourg se prononçant majoritairement en faveur de la nouvelle version de la directive.

Le texte proposé dans sa première version, en novembre 2008, était très innovant comparé à sa version de 1986 (bien que peu compatible avec l'optique abolitionniste), et présentait de nombreuses améliorations en matière de tutelle et "bien-être" des animaux de laboratoire. Malheureusement, au cours des mois, plusieurs passages du texte ont été remaniés jusqu'à péjoration du sort des cobayes.


Parmi les articles les plus négatifs de cette nouvelle directive nous trouvons:

- La possibilité de pouvoir recourir aux chats et chiens errants.

- La possibilité d'utiliser une espèce en voie d'extinction et/ou capturée en nature, en particulier les primates et les grands singes.

- Le recours à la suppression par inhalation d'anhydride carbonique comme méthode de meurtre de référence, définie par la loi comme "humanitaire", mais qui en réalité provoque des niveaux de souffrance hauts et prolongés (fait reconnu scientifiquement).

- La possibilité d'effectuer des essais sans anesthésie, également valable pour des essais hautement douloureux.


Les méthodes substitutives, pourtant disponibles, ne sont pas encouragées par la nouvelle Directive, car jugées scientifiquement insatisfaisantes (!), et de ce fait, reléguées depuis hier à initiatives facultatives.


Elisabeth Jeggle du Parti Populaire Européen, auteur de la nouvelle proposition, a déclaré que "les nouvelles règles réalisent un compromis entre les droits des animaux et les exigences de la recherche."

Paolo De Castro, président de la Commission de l'Agriculture au Parlement européen, a souligné qu'un "bon compromis a été atteint, sur un texte raisonnable qui représente un progrès par rapport aux règles de 1986, dans le respect des exigences scientifiques."


Non. La nouvelle directive n'est pas un bon compromis entre les exigences de l'industrie et de la recherche d'un côté, et celles de la protection des animaux de l'autre. Au contraire, elle est un pas déplorable qui ne fait point avancer l'Europe, ni sur le terrain de la recherche scientifique ni sur celui de la santé humaine et animale.


En conséquence, le samedi 25 septembre une manifestation simultanée aura lieu à Rome et à Paris. Rendez-vous Place St Germain des Prés (métro: St Germain des Prés, ligne 4) à 15:00, pour une marche jusqu'au siège français de la Commission Européenne.