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Malaise chez les pharmaciens adjoints

  • Par thomas.crochet le

Dans son édition du 29 octobre 2011 (n° 2903), le Moniteur des pharmacies a consacré un article au « malaise des adjoints ».


Y sont pêle-mêle abordées les problématiques suivantes : difficulté à trouver un emploi stable à temps complet, positionnement flou des adjoints vis à vis des préparateurs, manque de reconnaissance et difficultés à s'installer.


C'est sur cette dernière problématique que l'auteur de ce blog a été interrogé.


A notamment été dressé le constat que les primo-accédants qui ne disposent pas du soutien financier de leur famille ne sont en règles générales pas en mesure de rassembler le montant minimal de l'apport nécessaire pour pouvoir boucler le financement de l'acquisition d'une officine.


Ce constat, qui résulte de notre pratique quotidienne, est corroboré par les chiffres cités dans l'article du Moniteur. Il apparaît en effet que l'Ordre des pharmaciens a enregistré 52 primo-accédants en 2010 pour 1090 cessions de fonds au cours de l'année. Les primo-accédants pèsent ainsi seulement 5 % du marché de la transaction d'officines.


Ces difficultés de financement expliquent le développement des montages sociétaires qui associent des jeunes adjoints désireux de devenir titulaires à des officinaux installés qui apportent une partie des fonds nécessaires, dans le cadre souvent d'une société d'exercice libéral par actions simplifiée (SELAS). Ces montages, s'ils peuvent conduire à des dérives, constituent néanmoins probablement, aux cotés de la SPFPL, l'une des solutions à apporter au « malaise des adjoints ».


L'article en question du Moniteur des pharmacies est disponible ici (pour les abonnés).



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