août
26

Véhicules N1 : la prudence s'impose !

  • Par thomas.crochet le
    (mis à jour le )
  • Dernier commentaire ajouté

Lorsqu'une entreprise achète un bien quelconque, elle peut récupérer la TVA et déduire de ses résultats le coût d'acquisition ainsi que les divers coûts induits par la détention de ce bien (assurance, entretien...).


Au contraire, lorsque le bien acquis par une entreprise est un véhicule autre qu'utilitaire, la TVA n'est pas récupérable et la déduction du coût d'acquisition du véhicule, par le biais des amortissements, n'est que partielle, ceux-ci faisant l'objet d'un plafonnement dont la sévérité s'accroît lorsque le véhicule émet plus 200 g de CO2 par kilomètre parcouru, étant précisé que lors de la revente du véhicule, la plus-value dégagée est naturellement calculée sans tenir compte du plafonnement de l'amortissement. Par ailleurs, outre l'éventuel malus écologique dont doivent s'acquitter tous les acquéreurs de véhicules dits polluants, les sociétés qui détiennent ou utilisent des véhicules non utilitaires doivent s'acquitter chaque année de la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS), dont le montant s'accroît avec le taux de CO2 émis par kilomètre (à titre d'exemple, pour un 4x4 haut de gamme puissamment motorisé, le montant de la TVS peut atteindre 5.000 euro par an). Autant dire que dans ces conditions, il est en règles générales peu opportun d'acquérir un véhicule coûteux et polluant au nom d'une entreprise.


C'est dans ce contexte peu favorable que sont apparus les véhicules homologués dans la catégorie « N1 ». Il s'agit de véhicules semblables aux véhicules de tourisme traditionnels, mais qui présentent la particularité d'être homologués dans la catégorie des véhicules utilitaires, d'où l'obligation d'y apposer une plaque de tare, seul élément susceptible de permettre de distinguer visuellement les véhicules N1 des véhicules traditionnels. Cette nouvelle catégorie d'homologation des véhicules résulte de l'absconde (160 pages avec les annexes) directive 2007/46/CE du Parlement Européen et du Conseil en date du 5 septembre 2007, relative à la réception (c'est-à-dire à l'homologation) des véhicules à moteur, transposée en France par un arrêté en date du 9 février 2009 et le décret n° 2009-497 en date du 31 avril 2009.


Ces véhicules étant considérés comme des véhicules utilitaires, ils sont amortissables sans application du plafonnement, ne sont pas assujettis à la TVS et échappent au malus écologique. Même si la TVA grevant le prix d'acquisition n'est pas pour autant récupérable (80 % de la TVA sur le gasoil pourra toutefois être déduite), le choix d'un véhicule N1 par une entreprise est donc de nature à réduire très significativement le coût d'acquisition du véhicule.


La bonne opération tant vantée par les constructeurs automobiles est-elle pour autant toujours au rendez-vous ?


Un intérêt fiscal limité en cas d'utilisation du véhicule à des fins essentiellement personnelles


Premier écueil, l'usage privatif du véhicule acquis par l'entreprise, « N1 » ou pas, n'est pas sans conséquence sur le plan fiscal.


Dans le cadre d'une entreprise individuelle (BIC ou BNC), les amortissements du véhicule restent intégralement déductibles (sous réserve du plafonnement si le véhicule n'appartient pas au segment N1) ; la quote-part de l'amortissement correspondant à l'usage privatif du véhicule par l'exploitant devra toutefois être réintégrée dans les bénéfices imposables, de sorte que les annuités d'amortissement d'un véhicule utilisé essentiellement à des fins personnelles ne seront en pratique quasiment pas déductibles, ce qui réduit alors significativement l'intérêt d'acquérir un véhicule par le biais d'une entreprise individuelle.


Dans le cadre d'une société, l'usage privatif du véhicule par le dirigeant constitue un avantage en nature, assujetti aux cotisations sociales obligatoires et imposable à l'impôt sur le revenu. Précisons par ailleurs qu'un tel avantage consenti aux gérants majoritaires de SARL (et de SELARL) ne peut pas faire l'objet d'une évaluation forfaitaire -souvent avantageuse - et doit donc être évalué à son coût réel pour la société.


Selon le degré d'usage personnel du véhicule, l'intérêt fiscal d'acquérir un véhicule N1 peut donc en tout ou en partie s'évaporer ; une étude personnalisée s'impose avant de sauter le pas.


Un régime fiscal avantageux, à la pérennité incertaine...


Pour ceux qui utilisent effectivement leur véhicule à des fins professionnelles, l'acquisition d'un véhicule N1 présente, on l'a dit, un intérêt fiscal certain et important, à tel point qu'il apparaît très improbable que le Gouvernement, qui s'est saisi de la question, n'envisage pas de remettre en cause le régime fiscal favorable des véhicules N1.


Ce régime fiscal ne résulte pas de la directive communautaire, qui se contente de définir les différents types de véhicules existants, mais ne traite absolument pas du régime fiscal à leur appliquer, de sorte que, contrairement à ce que l'on peut lire ici ou là, le Gouvernement pourrait parfaitement décider d'appliquer à certains véhicules N1, qui n'ont que peu de liens avec des utilitaires au sens traditionnel du terme, le régime fiscal défavorable des voitures particulières.


Une telle remise en cause du régime fiscal des véhicules N1 apparaît d'autant plus probable qu'en exonérant de malus écologique les véhicules qui sont précisément les plus polluants, ledit régime fiscal parait être en contradiction flagrante avec les objectifs affichés par le Gouvernement, qui projette en outre de « raboter les niches fiscales ».


Quant à l'éventuelle déperdition de TVA qui résulterait de la suppression des avantages fiscaux alloués aux véhicules N1, argument souvent invoqué par les constructeurs automobiles pour s'opposer à toute remise en cause du régime, elle serait certainement bien minime, les acquéreurs potentiels de véhicules N1 coûteux n'étant probablement pas désireux à se rabattre sur l'acquisition de citadines « low cost » en cas de réforme.


... susceptible d'être remis en cause rétroactivement...


Une remise en cause du régime fiscal favorable des véhicules N1 pourrait par ailleurs concerner les entreprises qui auraient fait l'acquisition d'un tel véhicule avant même l'entrée en vigueur de la réforme, la rétroactivité en matière fiscale n'étant pas interdite.


Le Gouvernement ne se prive ainsi pas de faire adopter des lois rétroactives s'appliquant à des investissements réalisés antérieurement à la promulgation de la loi, le dernier exemple significatif en date concernant le régime de loueur en meublé professionnel (LMP), dont les conditions d'accès ont fait l'objet d'un durcissement tel que s'en sont trouvés exclus de nombreux contribuables qui avaient pourtant réalisé des investissements parfois très importants dans le cadre de ce régime quelques mois avant sa réforme.


L'application rétroactive d'une éventuelle réforme du régime des véhicules N1 ne manquerait pas, selon toute vraisemblance, de faire tomber les « faux utilitaires » N1 dans la catégorie des voitures particulières ; à compter de l'entrée en vigueur de la réforme, leur amortissement serait donc plafonné et ces véhicules détenus par des sociétés deviendraient passibles de la TVS.


... et de tomber sous le coup de l'abus de droit


Au-delà d'une probable remise en cause législative du régime de faveur dont profitent actuellement les véhicules N1, il n'est pas exclu que les entreprises qui ont acquis de tels véhicules fassent l'objet de vérifications qui aboutissent à une remise en cause des avantages fiscaux obtenus sur le fondement de l'abus de droit, assorties, le cas échéant, de pénalités dont le montant peut atteindre 80 % des sommes ainsi rectifiées.


On rappelle que tombent sous le coup de l'abus de droit, les actes ayant un caractère fictif, ainsi que les actes qui, recherchant le bénéfice d'une application littérale des textes ou de décisions à l'encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, n'ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d'éluder ou d'atténuer les charges fiscales que l'intéressé, si ces actes n'avaient pas été passés ou réalisés, aurait normalement supportées, eu égard à sa situation ou à ses activités réelles.


S'agissant de l'acquisition d'un véhicule N1 de préférence à un même véhicule immatriculé dans la catégorie des voitures particulières, on observera qu'elle permet effectivement de réduire le montant des impositions dont doit s'acquitter le contribuable ; la seule distinction entre un véhicule N1 et un véhicule traditionnel résidant dans le régime fiscal qui leur est applicable, l'acquisition d'un véhicule N1 répond en outre manifestement à un objectif exclusivement fiscal ; enfin, les avantages fiscaux retirés d'un tel choix résultent bien d'une application littérale des textes, contraire à l'objectif poursuivi par leurs auteurs qui ne cherchaient qu'à refondre les règles d'homologation des véhicules sans jamais n'avoir cherché à en modifier le régime fiscal, dont l'objet, s'agissant des voitures particulières, est précisément de dissuader les entreprises d'acquérir des véhicules coûteux et polluants, peu justifiables au regard de l'intérêt de l'exploitation.


Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que de grands constructeurs, dont Mercedes - qui ne commercialise en catimini qu'un seul véhicule N1, ainsi que les loueurs, aient préféré ne pas investir ce marché. Il n'est en effet pas exclu que celles et ceux qui auront incité leurs clients à faire l'acquisition d'un véhicule N1 aient rapidement à faire face à des mécontentements bien compréhensibles...




Mise à jour du 29 septembre 2010


Comme l'avait annoncé la presse, le Gouvernement vient de présenter dans son projet de loi de finances pour 2011 le régime fiscal qu'il entend désormais voir appliqué aux véhicules N1.


Sous réserve du contenu définitif du projet de loi de finances, non encore rendu public, ceux-ci seraient désormais considérés comme des véhicules de tourisme ordinaires et par conséquent assujettis à la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS), au malus écologique et au plafonnement de l'amortissement.


Ce changement de régime fiscal s'appliquerait « à compter du 1er octobre 2010 », c'est à dire rétroactivement puisque la loi de finances pour 2011 ne sera promulguée qu'à la fin de l'année.



30 commentaires

Dirigeant d'entreprise

  • Par PEDEZERT Fabien le

Bonjour,


Merci à vous de la clarté de l'exposé et des précisions importantes qui suivent. Le souci n'est pas le changement pour 2011, avec l'expérience, il était prévisible dès le départ et il suffit d'attendre un peu l'évolution par nos parlementaires de la Loi de finances 2011. C'est vraiment sur la rétro-activité fiscale que j'ai actuellement cette réflexion (pas encore un souci comptable et fiscal) dans le cadre d'une reprise d'entreprise, où j'ai découvert un gros 4X4 N1.


Je continuerai de suivre avec intérêt vos échanges !


Rétroactivité - Amendement

  • Par thomas.crochet le

Un amendement au projet de loi de finances pour 2011 a été déposé sous le numéro I - 573 par le député Alfred Trassy-Paillogues (par ailleurs Président du groupe d'étude sur l'automobile), à propos de la réforme du régime fiscal applicable aux véhicules N1. Ce parlementaire propose fort opportunément que la réforme ne s'applique qu'aux véhicules N1 immatriculés à compter du 1er janvier 2011.


Pour mémoire, on rappelle qu'en l'état actuel le projet de réforme du gouvernement est doublement « rétroactif » : d'une part, le régime de faveur dont bénéficiaient les véhicules N1 acquis antérieurement à la loi de finances est remis en cause pour l'avenir ; d'autre part, cette remise en cause trouverait à s'appliquer aux impositions dues dès le 1er octobre 2010, date de présentation du projet de loi.


Si l'amendement en question est évidemment plus respectueux de la sécurité juridique que le projet du Gouvernement, les chances de le voir adopté nous paraissent réduites. Nous vous tiendrons toutefois informés de l'évolution des débats parlementaires sur ce point.


RE: Rétroactivité - Amendement

  • Par jpj le

Anonyme a dit...

un amendement a été déposé le 18 octobre pour repousser la date d'effet au 1er janvier, mais bizarrement en premiere lecture le 20 octobre cet amendement a tout simplement été oublié, en deuxième lecture le 22 octobre il n'était pas soutenu par son auteur député ump (sic), un autre député avait pourtant déposé un sous-amendement qui a tout bonnement été ignoré par le ministre quand il fut interpellé à ce sujet.


On dirait bien que le gouvernement à décidé d'employer toutes les méthodes les plus viles pour faire aboutir son projet de loi, et même à la limite de l'anticonstitutionnel (ou au delà des limites).



RE: Rétroactivité - Amendement

  • Par CARON le

Bonjour,


Je souhaiterais savoir si vos sources sont sures?

J'ai signé ce samedi pour un N1 (suite à un désistement client) et le commercial m' a affirmé qu'il ne savait pas quand la loi serait votée alors qu'à priori c'était en cours!


RE: Rétroactivité - Amendement

  • Par jpj le

mes sources sont sures, il s'agit des comptes rendus des réunions de nos chers députés consultables en ligne (nosdeputes.org si je me trompe pas)


RE: Rétroactivité - Amendement

  • Par thomas.crochet le

Ces sources sont effectivement sures dès lors qu'elles émanent de l'Assemblée Nationale.


Même si l'on ne peut effectivement pas savoir si la loi sera effectivement adoptée, ni, le cas échéant, quand elle le sera, il serait toutefois très surprenant que la réforme projetée par le gouvernement ne rentre finalement pas en vigueur.


L'Assemblée Nationale a en effet adopté le texte proposé par le Gouvernement sur ce point le vendredi 22 octobre. L'amendement I-573 visé plus haut n'a pas été défendu par son auteur en séance. Il n'avait donc pas à être examiné, de même que le sous-amendement n° I - 613, qui proposait de n'appliquer la réforme qu'aux véhicules immatriculés à compter du 1er avril 2011.


retroactivite

  • Par fa brice le

mon vehicule n1 possede une carte grise vu comment faire la distinction entr vu

quels seront les criteres des impots

ne pourrions noous pas creer un cllectif pour se defendre quitte a aller jusqu'a la cour europeenne

apres tout nous avons achette des vehicules utilitaires et on nous change les regles du jeu


RETOACTIVITE

  • Par FABRICE le

je viens d'interpeller mon depute ump sur l'amendemment en question

faites comme moi et nos vehicules n1 d'avant 2011 vaudront de l'or pour les pme

car uniques


RE: RETOACTIVITE

  • Par thomas.crochet le

Ce sont surtout les sénateurs qu'il conviendrait désormais d'alerter. Le texte a en effet été adopté en première lecture par l'Assemblée Nationale. S'il est adopté à son tour par le Sénat sans modification, il ne pourra plus faire l'objet de nouveaux amendements en seconde lecture devant l'Assemblée.


RE: RETOACTIVITE

  • Par fabrice le

vous avez raison il faut absolument elerter son senateur . cette retoactivitre va poser de nombreux problemes a tous ceux qui ont des vehicules n1 en commande

je propose de former un groupe de contestation pret a aller devant la cour europeenne


Véhicules N1 - Le Sénat est en passe de confirmer la réforme

  • Par thomas.crochet le
    (mis à jour le )

La Commission des finances du Sénat propose l'adoption sans modification de l'article 10 du projet de loi de finances pour 2011 qui met un terme au régime fiscal de faveur dont bénéficiaient les véhicules N1. Aucun amendement n'a à ce jour été déposé par les sénateurs. Le caractère rétroactif de cette réforme demeure donc pour l'instant.


RE: Véhicules N1 - Des amendements déposés au Sénat

  • Par thomas.crochet le

Les sénateurs ont déposé trois amendements (I-109, I-209 et I-401) qui concernent la réforme du régime fiscal des véhicules N1 et qui proposent, pour les deux premiers, d'en exclure les véhicules commandés avant le 31 octobre 2010 pour lesquels un acompte a été versé, s'ils sont immatriculés avant le 31 mars 2011, et pour le troisième, de n'appliquer la réforme qu'aux véhicules immatriculés à compter du 1er janvier 2011.


RE: Véhicules N1 - Des amendements déposés au Sénat

  • Par Eric A le

Bonjour,


j'ai commandé en juin 2010 une audi A4 N1, livrée en septembre mais finalement immatriculée en N1 le 6 octobre 2010 suite à un abondon du dossier de financement de la part de VW bank (motif: pas de prêt à une entreprise en création!) : Je découvre la notion de rétroactivité du texte de loi en préparation qui me laisse perplexe: A 6 jours près je vois une des raisons principales de ma commande de ce type de véhicule mis à mal et surtout les conséquences financières importante pour une jeune entreprise.

Quel recours puis-je avoir auprès de l'administration ou auprès du constructeur?


Merci de votre réponse


RE: Véhicules N1 - Des amendements déposés au Sénat

  • Par thomas.crochet le

Le projet de réforme a été définitivement adopté par les sénateurs.


Il faut bien comprendre qu'il est doublement rétroactif. D'une part, il prévoit que le nouveau régime s'appliquera pour l'avenir à tous les véhicules N1 quelle que soit la date de leur immatriculation. D'autre part, il prévoit que la réforme s'appliquera dès le 1er octobre 2010, c'est à dire antérieurement à l'adoption de la loi, pour les véhicules détenus par les sociétés au 1er octobre 2010.


Dans votre cas d'espèce et sous réserve d'une étude précise de votre situation, vous ne devriez a priori pas acquitter de TVS pour le dernier trimestre 2010 puisqu'au premier jour de la période (1er octobre), votre société ne détenez pas encore le véhicule. En revanche vous l'acquitterez dès le 1er janvier 2011 et cela quelle qu'ait été la date d'immatriculation.


Il est peu probable qu'un recours contre le constructeur puisse prospérer. Pour l'ébauche de quelques solutions, Cf. mon dernier post sur le sujet.


RE: Véhicules N1 - Des amendements déposés au Sénat

  • Par EricA le

bonjour,


et merci pour ces éléments!


Pouvez vous nous préciser si la possibilité d'amortissement du véhicule reste acquise, ainsi que la récupération de tvs sur le gazole?

Sinon effectivement autant racheter le véhicule à titre privé...


très cordialement


Eric


RE: Véhicules N1 - Des amendements déposés au Sénat

  • Par thomas.crochet le

Les véhicules N1 concernés par la réforme ne peuvent plus faire l'objet d'un amortissement déplafonné. Ils seront désormais traités sur ce plan comme les véhicules de tourisme traditionnels.


En ce qui concerne la TVA grevant les dépenses de gazole, elle reste déductible pour 80 % de son montant.


RE: Véhicules N1 - Des amendements déposés au Sénat

  • Par cadinu le

urgent dans combien de temps seront nous fixé suite aux amendements des senateurs qui sont plutot encourageants non ?


RE: Véhicules N1 - Des amendements déposés au Sénat

  • Par thomas.crochet le

Les amendements ont été examinés hier, et rejetés. Le projet du Gouvernement est donc définitivement adopté (Cf. mon dernier post sur ce sujet)


TVS

  • Par Ludovic le

Bonjour, je suis sur le point d'acheter en société (Imposée à l'Is) un Land Rover Defender 110 Station Wagon Type S. Je suppose que c'est un véhicule de catégorie N1. Il a 3 000 Kms et sa date de première mise en circulation est de début septembre 2010. Vais-je être soumis à la "tvs" dans les années futures ? Chez Land Rover, on me dit que non car la date de première mise en circulation est avant octobre 2010... Je suis assez dubitatif !!!

D'autre part, j'ai actuellement en société un Mistubishi l 200 Double Cabine... Apparemment sur ce type de véhicule la nouvelle loi de finance sur la tvs ne changerait rien... Ais-je raison ? Pour tout dire, je ne travaille pas dans un secteur qui nécessite ce type de véhicule (finance)...

Je vous remercie par avance...


RE: TVS

  • Par Ludovic le

Deplus, je viens de lire cela (véhicule de tourisme homologué N1) sur ce lien: http://antennes31.over-blog.com/ext/http://www.actu-environnement.com/ae/news/budget-loi-finances-211-assemblee-nationale-11391.php4

Qu'en pensez-vous ?


RE: TVS

  • Par thomas.crochet le

Les auteurs de cet article se trompent, les véhicules N1 seront désormais bien assujettis à la TVS s'ils sont « destinés au transport de voyageurs et de leurs bagages ou de leurs biens ».


RE: TVS

  • Par thomas.crochet le

La réponse de Land Rover est évidemment fausse. Quelle que soit la date d'immatriculation du véhicule, il sera concerné par la réforme.


J'imagine que votre Mitsubishi l 200 Double Cabine est actuellement immatriculé dans la catégorie des véhicules utilitaires et qu'il est par conséquent exonéré de TVS. Il me semble que la modification du champ d'application de la TVS par la réforme risque fort de remettre en cause cette exonération. Pour pouvoir vous apporter une réponse définitive il conviendrait de pouvoir examiner la carte grise.


RE: TVS

  • Par Ludovic le

Concernant la carte grise de mon véhicule, il a toujours était immatriculé en vehicule utilitaire comme tous les pick up... Dans ce sens, il n'a jamais subit d'homologation n1...

Dans la case J: N1

Dans la case J1: CTTE

Dans la case J2: rien

Dans la case J3: Plateau

Qu'en pensez-vous ?

Je vous remercie par avance pour votre réactivité... Bien à vous...


RE: TVS

  • Par thomas.crochet le
    (mis à jour le )

La case J de la carte grise renvoie, me semble t-il, à la catégorie dans laquelle le véhicule est immatriculé ; en l'occurrence, la catégorie N1. Votre véhicule est donc concerné par la réforme s'il est considéré comme véhicule à usage mixte « destiné au transport de voyageurs et de leurs bagages ou de leurs biens ».


Compte tenu des règles d'ores et déjà applicables en matière de TVA, où la définition est proche, et sous réserve des commentaires ultérieurs de la mesure par l'administration fiscale, il est très probable que les pick-up à double cabine soient concernés par la réforme et par conséquent passibles de la TVS (Cf. notamment sur ce point la réponse ministérielle Martin, AN 8 mars 2005, p. 2431, n° 54973, qui concerne la TVA mais qui paraît transposable).


achat vehicule Segment N1

  • Par Francois le

Bonjour, je suis un particulier et un gérant d'entreprise me propose de racheter son véhicule d'occasion du segment N1. Etant donné que celui-ci n' pas payé l'écomalus, vais je devoir l'acquitter même si le véhciule est d'occasion? La carte grise va-t-elle changer étant donné que je suis un particulier (repasser de 8CV à 16CV)?

Merci par avance de votre réponse.

Cordialement


RE: achat vehicule Segment N1

  • Par thomas.crochet le

L'ecomalus ne concerne que les véhicules neufs (qui n'ont jamais été immatriculés). En revanche, une taxe additionnelle à la taxe sur les « cartes grises » peut être due si le véhicule émet plus de 200 g de CO2 par Km.


La puissance fiscale de votre véhicule ne sera pas modifiée par le fait que vous soyez un particulier ; celui-ci est et demeurera un véhicule utilitaire.


Rétroactivité?

  • Par guillaume le

Cher Maitre,


La Loi de Finances remet elle en cause l'absence de taxe sur les véhicules de sociétés immatriculées avant le 1er octobre 2010?

Plus précisément, un véhicule N1 immatriculé en 2009 destiné au transport de personnes sera t'il soumis à la TVS à compter du 1er octobre 2010 ou en demeurera t'il exonéré? Devrais je rembourser la TVS non acquittée depuis son acquisition soit novembre 2009?


Bien à vous


RE: Rétroactivité?

  • Par thomas.crochet le

Votre véhicule N1 sera bien assujetti à la TVS même s'il a été immatriculé avant la réforme. (les annuités d'amortissement fiscalement déductibles serait par ailleurs plafonnées).


Vous serez redevable de la TVS pour ce véhicule à compter du dernier trimestre de l'année 2010. En revanche, vous ne devrez pas acquitter la TVS des trimestres antérieurs.


Fiscalité du VW AMAROK

  • Par Christophe le

J'envisage d'acheter un pickup VW AMAROK qui présente les caractéristiques suivantes au niveau de la carte grise


J=N1

J.1=CTTE

J.2=BA

J.3=PLATEAU

S.1=5 (nb de places)


Est-ce que la TVA sera déductible sur l'achat ?

Est-ce qu'il sera soumis à TVS

Est-ce qu'il y aura un plafonds d'amortissements

Est-ce que la TVA sur le Gasoil sera récupérable ?


J'ai lu pas mal d'article sur le sujet qui contredisent ce que m'annonce VW ; est-ce que qqn peut m'apporter une reponse


par avance, merci


RE: Fiscalité du VW AMAROK

  • Par thomas.crochet le

L'administration fiscale n'a toujours pas fait part de ses commentaires relatifs à la fiscalité des véhicules N1.


Il me paraît toutefois hautement probable que le VW Amarok soit concerné par la réforme. Il s'agit en effet d'un véhicule de type pick-up mais qui peut être classé dans la catégorie des véhicules à usage mixte dès lors qu'il dispose d'une banquète arrière et est homologué pour cinq personnes.


Ce véhicule sera par conséquent assujetti à la TVS, la TVA sur le prix d'acquisition ne pourra être récupérée et les amortissements seront plafonnés.


Seule la TVA sur le gazole pourra en partie être récupérée.


Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté
Partage d'une publication
Modification d'une publication
Suppression d'une publication
Suivi des modifications d'une publication
Suivi des modifications d'un commentaire
Ajout d'un commentaire
Réponse à un commentaire