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CREDIT D'IMPOT MOBILITE PROFESSIONNELLE

  • Par thierry.nicolaides le
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CREDIT D'IMPOT MOBILITE PROFESSIONNELLE - ABANDON DE CERTAINS REDRESSEMENTS



Quand l'administration reconnaît ses erreurs


Le ministre du budget a annoncé l'abandon de redressements notifiés à de nombreux contribuables ayant bénéficié à tort, mais de bonne foi, du crédit d'impôt à la mobilité professionnelle, en raison d'un manque de communication sur certaines conditions d'application du dispositif en 2006 et 2007


Créé fin 2005, le crédit d'impôt à la mobilité professionnelle, d'un montant de 1 500 €, avait pour objectif d'encourager les demandeurs d'emploi à accepter un travail éloigné de leur résidence. Il bénéficiait :•

-aux demandeurs ou titulaires de minima sociaux depuis 12 mois ;

-ayant déménagé à plus de 200 km du précédent domicile

-pour reprendre une activité entre le 1er juillet 2005 et le 31 décembre 2007

-et ayant exercé, au titre de cette mobilité, une activité salariée pendant au moins 6 mois


Certains contribuables ont bénéficié, de bonne foi, de ce crédit d'impôt alors qu'ils ne remplissaient pas toutes ces conditions, notamment la première et la dernière qui n'avaient pas suffisamment été mises en avant lors de la mise en place du dispositif. Ils ont donc fait l'objet d'un redressement.


Ces deux mesures n'apparaissaient pas notamment sur la documentation internet


Ce crédit d'impôt avait connu un succès certain et supérieur aux attentes du ministre des finances qui, budget oblige avait demandé la vérification systématique des déclarations relatives à ce crédit d'impôt


S'en étaient suivis des redressements systématiques adressés aux contribuables concernés souvent modestes ( par nature puisque ex chomeurs)



Considérant que certains d'entre eux avaient pu ne pas connaître l'intégralité de ces conditions et que cette mesure a bénéficié à des usagers souvent modestes pour lesquels la restitution des sommes indûment accordées pose des difficultés, le ministre du budget a décidé d'abandonner les redressements liés au non respect des deux conditions suivantes relatives aux revenus 2005 et 2006 :

- la période de recherche d'emploi de 12 mois avant le déménagement et la reprise d'emploi ;

- la durée minimale d'exercice de 6 mois de la nouvelle activité.


Il a été demandé aux services de traiter l'ensemble des demandes avant la fin septembre.Ainsi, selon le ministère , plus de 6 000 contribuables auraient déjà bénéficié d'une décision d'abandon du redressement qui leur avait été notifié.



On pourra regretter que les dossiers afférents à l'année 2007 , ne bénéficient pas de ces mêmes mesures de tempérament, la notice explicative accompagnant les déclarations 2007 ayant été opportunément modifiée pour plus de lisibilité


Il faut se féliciter de la décision du Ministre qui tranche heureusement avec la passé, où dans de pareils cas, le gouvernement laisser le conseil d'Etat trancher sur l'interprétation de textes de loi mal ficelés au départ


( par exemple l'exonération d'impôt pour les entreprises nouvelles )



Espérons que nos gouvernant prendrons conscience de ce qu'une bonne loi fiscale pour être comprise et donc appliquer doit être simple , lisible et ne pas ressembler à un contrat d'assurance


Il serait intéressant de savoir, pour 6 000 contribuables s'étant « trompés » ,combien de dossiers ont été dans le même temps établis correctement



Thierry Nicolaïdès



4 commentaires

oui mais....

  • Par Aurélie le

Bonjour,

Nous justement dans ce cas, nous ne remplissions pas la condition de chomage avant le déménagement pour un nouvel emploi mais les autres conditions étaient remplis.Nous avons été de bonne foi puisqu'avant de cocher cette fameuse case , nous avions pris la peine de nous renseigner auprès des centres des impots de notre commune ainsi que celui de paris!On nous avait dit qu'au vu de notre situation nous y avions droit!

Quelle surprise de se faire redresser!Aujourd'hui nous nous battons encore auprès du centre des impots pour que le recouvrement n'est pas lieu au vu de la déclaration du Ministre mais comme par hasard on ne se comprends pas et on nous dit que l'emploi aurait commencer avant le 1er juillet 2005.Ce qui est faux car nous avons un contrat de travail commençant en octobre 2005 pour preuve!!!On tourne en rond et on désespère d'en voir le bout malgré les démarches engagées!!!c'est à se demander s'il n'ont pas un quota de redressement à maintenir!

Nous sommes preneur de tous les contacts possibles pour avoir un recours!


Merci


réclamation contentieuse

  • Par thierry.nicolaides le

contactez moi par email , je vous donnerai une solution



Thierry Nicolaïdès


redressement fiscal et majoration

  • Par JIJIDE ANNE le

Bonsoir,

Je me trouve également, comme beaucoup, dans l'obligation la somme qui m'a été versée.

Cette somme (1 500 euros) étant supérieure à mon salaire, j'ai fait la demande auprès de la trésorerie de mon département d'un échéancier. On m'a fait remplir un formulaire me proposant 4 échéances, dont la 1ère était due au 15 Novembre, formulaire que j'ai moi-même déposé à la trésorerie. L'échéance arrivant, je les ai contactés et on m'a répondu que ma demande n'avait pas encore été traitée. J'ai donc pris l'initiative d'envoyer un 1er chèque avant ladite échéance, chèque qui a été encaissé.

A ce jour, je n'ai non seulement toujours pas reçu de réponse à cet échéancier mais je viens, en plus, de recevoir, un courrier mentionnant le montant restant à rembourser, plus une majoration pour ne pas avoir respecté les délais de paiement...

Y'a t-il un recours possible?

Merci davance!


VIVE LA MOBILITE

  • Par Anne-Marie le

En cherchant à me documenter pour répondre à mon cher percepteur, je constate que je fais malheureusement partie de la grande famille des redressés du Crédit Mobilité. Et pourtant, j'ai subi un plan de sauvegarde de l'emploi qui m'a amenée à quelques...400km de mon ancien travail, l'unité dans laquelle je travaillais ayant été tout simplement fermée.

Malgré l'attestation de mon employeur stipulant qu'il s'agit bien d'un PSE, attestation que j'ai transmise à mon percepteur, ce dernier me réclame la restitution du crédit mobilité dont j'ai bénéficié. Il faudrait que je fasse des observations sur la proposition de redressement et ensuite seulement je pourrai saisir le conciliateur fiscal. Quelle forme dois-je donner à ces observations ?