JE PENSE QUE DEPUIS LES ORS DE LA REPUBLIQUE VOUS NE SAVEZ PAS QUE C'EST LE QUOTIDIEN DU JUSTICIABLE... ALORS PERMETTEZ QUe le sort d'UN PICE COPIE FUT-IL DE GAUCHE NE M'EMEUVE PAS PLUS QUE CAS; IL FAUT DIRE QUE DANS CE BEAU PAYS DE FRANCE ON VEUT UNE JUSTICE A DEUX VITESSES. N'importe quel mineur peut subir les mêmes affres alors qu'il est présumé innoncent.
Un journaliste en garde à vue.
Permettez moi de vous communiquer le courrier du bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris au sujet de l'affaire du journaliste de Libération .
Il est important de savoir que l'ordre des avocats sait réagir à toutes tendances à l'arbitraire et à l'excès d'autorité même autorisé par les textes.
bonne lecture
Thierry Nicolaïdès
Communiqué de Presse
Le temps de l'arbitraire
Aucune diffamation, aucune injure, à l'exception de celles qui sont commises à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance d'une personne à un groupe, une ethnie, une race, une religion ou une orientation sexuelle déterminée, ne fait encourir de peines d'emprisonnement.
Les journalistes sont, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg, « les chiens de garde de la démocratie ». La liberté d'expression, pour laquelle tant d'hommes et de femmes ont sacrifié leur vie, est un droit essentiel de la personne humaine et un attribut de la République qui ne peut subir de restrictions que nécessaires et proportionnées dans une société démocratique.
Comment justifier alors qu'un journaliste qui n'a pu être joint, pour des raisons non vérifiées, à son domicile par des convocations adressées au mois d'août, ait pu faire l'objet d'un mandat d'amener délivré par un juge, dans une affaire où il ne pouvait pas risquer un emprisonnement, être conduit au commissariat de police, menotté et traité comme un délinquant ?
Madame Muriel Josié, juge d'instruction, aurait dû être suspendue par le ministre de la justice, à l'initiative du Conseil supérieur de la magistrature, en raison de la violence qu'elle s'est autorisée à l'égard d'un journaliste.
Il a fallu que le président de la République lui-même intervienne alors que deux ministres ne s'étaient pas indignés. Aucune haute autorité de la magistrature ni du parlement ne s'est élevée pour condamner cette méthode digne de la Grèce des colonels ou de l'Espagne du franquisme ! Que sommes-nous devenus ? A quel degré d'avachissement démocratique allons-nous encore consentir à descendre ?
Christian Charrière-Bournazel
Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris
Contacts presse :
Barreau de Paris : Marie-Anne Roudeix
Tél : 01 44 32 47 09


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