déc.
7

Dites 105

  • Par sylvie.lore le
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105: nombre de suicides ou de mort suspecte connu(e) en détention en 2011

D'après le Site BAN PUBLIC c'est le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison à ce jour dénombré, soit:

"Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison,

10 fois plus qu'en milieu libre."


nov.
24

TROP C'EST TROP

  • Par sylvie.lore le
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Tel est le titre du billet de Monsieur André VALLINI paru dans le journal LE MONDE.

Réforme de la carte judiciaire, celle de l'admiistration pénitenciaire ...

A lire ici, sans modération.

nov.
14

Dedans, dehors

  • Par sylvie.lore le

Cette publication est destinée aux familles de détenus. Ces dernières sont parfois perdues dans les méandres de l'administration.

Un détenu est incarcéré pour purger une peine. Il paie sa dette à la société. C'est normal.

Pour autant, sa famille qui n'a pas choisi la détention, est souvent mal informée.

C'est pourquoi, je vous incite à aller sur l'excellent site BAN PUBLIC, où vous trouverez de très bonnes informations sur la "gestion" de la vie en détention.

nov.
12

Un rapport complet sur la peine de mort

  • Par sylvie.lore le
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A lire, en cliquant sur ce lien:




http://www.deathpenaltyinfo.org/WholivesFrench.pdf

oct.
15

78

  • Par sylvie.lore le

C'est le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison, soit 10 fois plus qu'en milieu libre.

Le 78ème suicide s'esr passé à la Maison d'arrêt de Varces

Un homme, âgé de 51 ans, s'y est pendu alors qu'il était en détention provisoire,

En savoir plus sur le site BAN PUBLIC

sept.
21

Message à Monsieur le Président OBAMA

  • Par sylvie.lore le

Pour sauver Troy Davis, vous pouvez laisser un message sur le compte Facebook de Monsieur le Président des USA. Yes we can, yes he can

sept.
21

Il ne reste plus à présent que quelques heures pour sauver Troy Davis

  • Par sylvie.lore le
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Mes Chers Confrères, Mes Chers Lecteurs,


Troy Davis sera exécuté ce soir à 19 H.


Il reste une infime chance de le sauver si tous nous nous mobilisons.


Il vous suffit de quelques minutes pour signer cette pétition.


Merci d'avance.

sept.
20

Demain il sera trop tard ...

  • Par sylvie.lore le
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Signez la pétition, demain il sera trop tard.

Alors que nous venons de fêter l'abolition de la peine de mort, un innocent sera exécuté demain.

Celui qui a su si bien plaider contre l'abolition, Monsieur Robert BADINTER plaidait ce soir sur la radio RTL pour Troy DAVIS.

sept.
20

CONTINUEZ A AGIR POUR TROY

  • Par sylvie.lore le

NOUVEAU COMUNIQUE D'AMNISTIE INTERNATIONAL FRANCE:

"AI France est révoltée par la décision du Comité des grâces de Géorgie prise ce 20/9 de laisser exécuter Troy Davis mercredi 21 septembre. CONTINUEZ à AGIR !


Amnesty International France est révoltée par la décision du Comité des grâces de Géorgie prise ce jour de laisser exécuter, le mercredi 21 septembre, Troy Davis, qu'elle considère comme un affront à la justice. Le Comité des grâces manque à son engagement pris en 2007 de ne confirmer l'exécution que si sa culpabilité ne fait aucun doute.

Le procureur du district peut appeler à suspendre l'exécution : SIGNEZ sur le site d'AI-USA !

"Nos pensées vont à Troy Davis, sa famille et ses proches", déclare Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France.

"Nous pensons également à la famille de l'officier de police, Mark Allen MacPhail. Cette exécution ne leur rendra pas justice".


L'organisation exhorte le Comité des Grâces à revenir sur sa décision.


Amnesty International appelle Larry Chisolm, procureur du District, à faire tout ce qui est en son pouvoir afin d'empêcher le processus d'exécution mais également les autorités de l'Etat de Géorgie ainsi que les autorités fédérales américaines à demander la commutation de la peine. S'ils n'agissent ni se prononcent, ils endosseront, dès lors sciemment, l'exécution d'un possible innocent.


"Près d'un million de personnes à travers le monde se sont mobilisées parce que scandalisées par le sort de Troy Davis. Elles peuvent continuer à agir pour l'abolition de la peine de mort, comme il a appelé chacun à le faire" affirme Geneviève Garrigos.


« Je reprends ses mots : mots : " Ce combat pour mettre fin à la peine de mort n'est pas gagné ou perdu à travers moi [...].

N'arrêtez jamais de lutter pour la justice et nous vaincrons !" »

sept.
11

10 petits jours pour agir

  • Par sylvie.lore le
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J'évoquais ce prisonnier américain ici.

COMMUNIQUE D'AMNISTIE INTERNATIONAL:

Chers amis,


Vous avez participé à de nombreuses reprises aux différentes actions que nous avons mené en faveur de Troy Davis et nous vous en remercions vivement.


N'exécutez pas Troy Davis : ULTIME APPEL


L'Etat de Géorgie (Etats-Unis) vient de signer un arrêt contre Troy Davis, fixant sa date d'exécution le 21 septembre 2011.


C'est maintenant, ultime recours, au Comité des grâces de Géorgie de décider si Troy Davis, condamné pour le meurtre d'un policier, doit vivre ou mourir.


Nous avons pu obtenir l'adresse mail de ce comité des grâces, alors en toute urgence, nous vous appelons à venir signer la nouvelle pétition que nous venons de publier sur notre site.

ACCES A LA PETITION.


Si vous le pouvez, participez également à l'action "1 million de tweets pour Troy Davis" en postant le plus grand nombre de tweets que vous pouvez comprenant le hashtag : #TroyDavis.

EN SAVOIR PLUS ICI.


Signez, Tweetez pour Troy et incitez votre entourage à faire de même !


Encore une fois, merci de votre soutien indispensable

mai
8

Détention: quoi de neuf ?

  • Par sylvie.lore le

3 circulaires relatives à l'encellulement individuel des personnes détenues, à leur placement à l'isolement et aux moyens de contrôle de ces personnes viennent d'être publiées au Bulletin Officiel du 2 mai 2011:


1. La première concerne les moyens de contrôle des personnes détenues : après l'énonciation des différentes modalités de ce contrôle (moyens matériels de détection, fouilles réalisées par les personnels pénitentiaires) et les principes présidant la réalisation des fouilles (principes de nécessité et de proportionnalité), cette circulaire évoque diverses situations concrètes rencontrées par les agents au quotidien.


2. La deuxième traite du placement à l'isolement des personnes détenues : elle explicite les nouvelles dispositions introduites par la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 qui dotent la mesure d'isolement administratif d'un fondement juridique renforce et encadré, précisées par le décret du 23 décembre 2010.


3. La troisième traite de l'encellulement individuel des personnes détenues : rappelant les principes relatifs à l'encellulement individuel, cette circulaire traite aussi des dérogations et des modalités de leur mise en oeuvre.


févr.
17

A ne plus croire en rien...

  • Par sylvie.lore le
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C'était sûr, promis juré: le siège de la Cour d'Assises de la CORREZE resterait à TULLE.

Il est vrai que les locaux de la juridiction tulliste n'avait rien à voir avec ceux où avait comparu Marie CAPELLE, mieux connue sous son nom de femme mariée LAFARGE.

Rénovés il ya peu, ces locaux avaient coûté plusieurs centaines millions d'euros.

La Chancellerie avait donc indiqué que le siège de la Cour d'Assises ne bougerait pas.

Or, un décret du 14 février 2011 modifie pourtant l'article R41 du code de procédure pénale et fixde à .... BRIVE, le ressort de la Cour d'Assises de la CORREZE.

Je ne suis pas une grande pénaliste mais j'ai ouïe dire que la prochaine session aurait lieu au mois de mai prochain.

Il faudra donc m'expliquer comment cette session pourra se tenir, la juridiction gaillarde étant dans l'incapacité de l'organiser.

févr.
13

L'oeil du Tigre

  • Par sylvie.lore le
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"Qui, entre 1917 et 1922, répandit sur Tulle, Préfecture de la Corrèze, des centaines de lettres anonymes, semant la suspicion, le désarroi et la mort ?


Voici enfin la vérité sur les éénements qui passionnèrent l'opinion autant que la presse et inspirèrent à l'écrivain Jean Cocteau la pièce de théâtre "La Machine à écrire" (1941) et au cinéaste Henri-Georges Clouzot le célèbre film "Le Corbeau" (1943).


Pour la première fois depuis l'époque des faits, l'histoire de l'Oeil de Tigre est racontée, illustrée par de nombreux documents inédits, dans un livre dont l'intrigue tient en haleine comme celle d'un roman policier."


Le livre de Francette VIGNERON est passionnant. Je vous recommande sa lecture, vous ne serez pasd déçu !

L'auteur, une femme très sympathique, a effectué une enquête minitieuse et rigoureuse de ce fait divers qui marquat et marque encore notre bonne ville de TULLE.

Le livre peut être commandé auprès de l'auteur, à l'adresse suivante:

Francette Vigneron

Aubiat 19380 ALBUSSAC

France

nov.
24

La coalition contre la peine de mort

  • Par sylvie.lore le

Je vous recommande ce site dédié à la luttre contre la peine de mort.

En voici l'objet:

"La Coalition mondiale contre la peine de mort a pour but de renforcer la dimension internationale du combat contre la peine capitale. Partout où la peine de mort est en vigueur, elle contribue à la réduction et, mieux encore, à la suppression définitive des condamnations à mort et des exécutions.

Pour ce faire, la Coalition facilite la constitution et le développement de coalitions nationales et régionales contre la peine de mort, mène des actions de lobbying auprès des organisations internationales et des États et organise des événements de portée internationale.

Depuis 2003, la Coalition a instauré le 10 octobre comme Journée mondiale contre la peine de mort. Composée d'un soixantaine d'organisations membres, la Coalition a été fondée à Rome en mai 2002."

nov.
18

Qu'il crève comme un chien

  • Par sylvie.lore le
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Le thiopental sodique est un barbiturique entrant dans la composition des injections létales utilisées dans les exécutions aux Etats-Unis.

Or, il y a pénurie de ce médicament ce qui conduit la plupart des Etats à reporter des exécutions ;

En revanche, certains Etats américains ont imaginé d'employer des solutions pour les moins scandaleuses.

Ainsi, d'après le journal le Wall Street Journal, l'Etat de l'Oklahoma envisagerait d'utiliser du pentobarbital, lequel est un barbiturique utilisé pour ... l'euthanasie vétérinaire, lors de la prochaine exécution programmé le 16 décembre 2010 de John David DUTY.

Les avocats de ce condamné à mort ont fait appel de l'exécution, ce médicament, selon eux "faute d'avoir été testé, serait potentiellement dangereuse et pourrait donner lieu à une torture". L'Etat fera plaider que ce barbiturique est "substantiellement" similaire au thiopental.


oct.
14

La patience a des limites

  • Par sylvie.lore le

6 ans et 8 mois a été le délai pour deux justiciables pour obtenir une décision définitive ayant à statuer sur leur indemnisation suite à leur placement en garde à vue jugée abusive.

Délai inadmissible pour la Cour d'Appel de RENNES qui, par arrêt du 21 septembre 2010 condamne l'Etat français à des dommages et intérêts.

sept.
24

Teresa lewis, 41 ans et 72 de QI

  • Par sylvie.lore le

Teresa Lewis avait 41 ans et était atteinte d'une déficience mentale avec un quotient intellectuel de 72.

Elle a été exécutée cette nuit en VIRGINIE suite à sa condamnation à mort pour le double meurtre qu'elle n'a pas physiquement commis, mais commandé.

La Cour suprême des USA interdit les exécutions lorsque le QI est en dessous de 70.

Selon le directeur du Centre d'information sur la peine de mort, Richard Dieter, il est « extrêmement injuste que celle qui parmi les trois [auteurs du crime] est la moins dangereuse pour la société, qui n'est pas plus coupable que les autres et dont le retard intellectuel appelle à la clémence, soit la seule à mourir pour ce crime ».

Dans une lettre écrite peu de temps après, son amant, un des 2 tueurs, avait avoué qu'il avait manipulé la femme. "Elle était exactement ce que je recherchais, une salope qui s'était mariée pour l'argent à qui j'allais faire facilement tourner la tête ».

sept.
22

Toujours et encore Romell BROMM

  • Par sylvie.lore le
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Voici la plaidoirie de ma consoeur, Maître DUPUY, du Barreau de SAINTES, lors du Concours International de Plaidoirie du Mémorial de Caen ainsi qu'à celui organisé par l'Institut des Droits de l'Homme à Jérusalem en mai dernier.

Que d'émotion ...

La mort de l'Homme :


Histoire de l'exécution ratée de Monsieur Romell Broom


Nous sommes le 15 septembre 2009.


Je m'appelle Romell Broom et je vais mourir aujourd'hui.




Ce long rêve fut le dernier.


J'ai rêvé de ma vie, de ma mort, de ma vie telle qu'elle aurait pu être et telle qu'elle aura été.


J'ouvre les yeux pour la toute dernière fois et je regarde le soleil en face à travers les barreaux sans avoir peur de me brûler les yeux.


J'aimerais tant ne plus voir, ne plus entendre en ce jour maudit.




Il est 14 heures lorsque les gardiens viennent chercher Romell ce mardi 15 septembre 2009 dans le pénitencier de Lucasville (Ohio).


Il entend raisonner les mots de son acte de mise à mort qui cognent sans relâche sur les murs de la cellule.


Il emprunte ce couloir qui lui est devenu si familier. Cela fait 25 ans qu'il attend dans ce couloir la fin, sa fin, sa mort, sa libération inconditionnelle.


Il a cru pouvoir s'habituer à l'idée de sa mort, il l'a visualisée des centaines de fois.


Mais l'homme mortel ne s'habitue pas au néant, au vide qui fait place à sa propre existence si nécessaire et si irremplaçable.


C'est à ne s'y pas tromper la raison pour laquelle la mort s'impose à nous par la fatalité d'une maladie, d'un accident ou par le choix d'un autre homme.


Cet homme peut être un criminel.


Cet homme peut être son Juge.




Il est 14 heures 15 à présent et Romell est serein. Allongé sur une table médicale, les pieds et poings liés, il attend, il l'espère, pour la toute dernière fois.


Il plonge son regard dans les yeux de son bourreau. Elle est infirmière.


Un grand luxe mortuaire lorsque l'on sait que la majorité des exécutions par injection létale sont pratiquées aux Etats-Unis sans assistance médicale.


Les médecins engagés jusqu'au plus profond de leur âme à sauver des vies refusent d'endosser la robe noire des anges de la mort.


Alors ce sont des apprentis bourreaux qui s'apprêtent à exécuter Romell cet après-midi là. Une équipe d'infirmiers a accepté de mettre à mort un homme, à visage découvert. Ils ne bénéficient pas du masque noir qui recouvrait autrefois le visage des bourreaux.




Romell observe leur danse macabre et il lui semble que leurs silhouettes s'effacent peu à peu derrière les seringues, les cathéters, les flacons et les tubes qui meublent cette pièce froide recouverte par l'odeur létale de l'éther.




Il voudrait que ce soit déjà fini.


Il voudrait plonger dans le noir absolu pour ne plus être là. Enfin.




Les danseurs se rapprochent de plus en plus de lui et entament leur tourbillon vers une exécution sans fin.




Ils piquent à trois reprises dans son bras gauche, à trois reprises dans son bras droit, puis ils se retirent.




Ils ne parviennent pas à atteindre une veine.




Ils piquent à nouveau dans son bras gauche à trois reprises et la dernière aiguille touche un de ses muscles. Romell hurle de douleur.


Ils font un nouvel essai et piquent trois fois dans son bras droit. Une veine est touchée mais le cathéter ne tient pas. Le sang se répand sur le bras tuméfié de Romell, à l'agonie.




Puis ils se retirent.




Romell sent une douce chaleur envahir ses bras qu'une infirmière a recouverts de serviettes chaudes pour tenter de les faire désenfler. La trêve est de courte durée.




Il est 15 heures 20. Ils piquent sa main gauche en vain et décident de tenter d'atteindre une veine sur ses jambes.




Ils le font asseoir et piquent dans sa cheville gauche. L'aiguille vient cogner un os.


Romell hurle encore et toujours, il semble ne plus pouvoir s'arrêter.


« Ça ne me tue pas ! Ça ne me tue pas ! ».


Il éclate en sanglots.




Un des infirmiers lui propose une pause mais il la refuse. Il veut en finir, dû-t-il pour cela se tuer lui même.




Il décide de participer activement à sa propre mort et maintient son bras droit pendant que les infirmiers lui posent un nouveau garrot. Mais ils ne parviennent plus à piquer, le bras est trop enflé.




Romell est à présent retourné sur le ventre. Il n'en peut plus. Il tient son visage entre ses mains. Son visage est tout ce qu'il lui reste. Son corps est mutilé, enflé, il saigne. Il pleure.




On lui tend un bout de papier hygiénique.




Il réclame de toutes ses forces son avocat.




Son avocat ? Les droits de la défense ?


Quand le droit à la vie est violé avec autant d'acharnement que peut-il rester aux droits de la défense, au droit à la dignité, au droit de ne pas être torturé ?




Cette scène de barbarie est si loin de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, si loin de l'Homme, de l'humanité, de l'être humain.




Les droits sont étouffés dans les cris, dans la souffrance d'un processus mortel qui pourrait ne jamais finir.


Légalement, ils sont en droit d'essayer encore et encore jusqu'à gagner le combat contre la vie.




L'avocat de Romell observe à quelques mètres de là le calvaire de son client à travers un écran de télévision. Il peut entendre ses hurlements, ses sanglots mais on lui interdit d'intervenir. Il est impuissant face au supplice de Romell et de sa famille qui se tient tant bien que mal à ses côtés.


Trois personnes pétrifiées, les yeux rougis de larmes qui ont trouvé le courage de venir voir mourir un homme qu'ils aiment.


Un homme qui a toujours crié son innocence comme il crie aujourd'hui sa souffrance.


Irréversible. C'est indéniablement le plus important défaut de la peine de mort. Que dire alors de la torture qui l'accompagne.




Cameron Todd Willingham exécuté en 2004 pour un crime qu'il n'avait pas commis, s'impose comme une désastreuse illustration du point de non retour de la peine de mort.




Il est 16 heures, le massacre reprend.




Ils font une ultime tentative et piquent simultanément à deux reprises dans sa cheville gauche et sa main droite.




Nouvel échec.




L'infirmière en chef ne parvient plus à conseiller à Romell de se détendre comme elle le fait depuis près de deux heures sans aucune conviction.


Elle ne supporte plus ses cris et ses sanglots.


Les bourreaux sont démasqués, les danseurs ont cessé de danser.




Elle sort de la salle et s'adresse au directeur de la prison qui obtient du gouverneur un report d'une semaine de l'exécution.




Suite à un recours de son avocat, Romell obtiendra un nouveau sursis qui expire le 30 novembre 2009 à minuit.




Dix-huit trous. Vous avez bien compté.


Dix-huit trous dans la peau d'un homme transpercé telle une poupée vaudoue sur laquelle on voudrait éradiquer le mal.


Dix-huit trous et plus aucune dignité, plus aucun droit, même plus celui de mourir.




Au lendemain de cette « mauvaise manipulation », les autorités américaines se disent désolées de ne pas avoir pu assurer une mort « propre » à Romell Broom.


Propre.


Mais la mort n'est pas propre. Elle est sale, laide, immonde. La mort c'est la non-vie, l'absence de lumière, de beauté, d'espoir, d'avenir, alors la propreté...




Qu'on se rassure cependant cet «incident » demeure exceptionnel.


La Cour suprême des Etats-Unis nous l'affirme, l'injection létale n'entre pas dans la catégorie des « châtiments cruels et inhabituels » et de fait elle s'avère parfaitement conforme à la Constitution américaine.




Faut-il rappeler que l'injection létale s'avère la subtile invention du médecin personnel de Hitler, Karl Band, qui suggéra le premier, dans son Programme d'Euthanasie T-4, d'exécuter des prisonniers en leur injectant par intraveineuse des doses mortelles de poison ?


Faut-il préciser que cette méthode fut notamment utilisée dans le camp de concentration d'Auschwitz ?




Faut-il raconter toutes les exécutions qui se sont révélées de véritables scènes de tortures ?




Tommie Smith, 20 juillet 1996 : l'injection lui est faite directement dans le coeur faute d'avoir trouver une veine. Il mettra près de 36 minutes à mourir.


Angel Nieves Diaz, 13 décembre 2006 : les aiguilles étaient enfoncées trop profondément de sorte que le poison a été injecté hors de ses veines, il a suffoqué et convulsé pendant plus de trente minutes avant de mourir.




Et ils ne sont que de malheureux exemples des « effets indésirables » de l'injection létale.




Savez-vous ce qu'est l'injection létale ? Cette méthode douce comme certains aiment à la définir, consiste à injecter une série de trois produits dans les veines d'un homme.




Deux cathéters sont insérés sur chacun de ses bras. La première drogue est censée détendre le détenu et le plonger dans un état d'inconscience.


Souvent dosée de manière excessive, son effet s'en trouve annulé. Le détenu demeure alors parfaitement conscient. On sait également que lorsqu'un goutte à goutte défile trop vite, le produit brûle les veines. L'injection massive de ce produit est nécessairement insoutenable.


La deuxième drogue arrête tous les muscles, sauf le coeur ce qui entraîne une paralysie musculaire qui écrase le diaphragme. Le détenu donne l'impression de dormir mais en réalité, il suffoque. La paralysie l'empêche de le manifester.


La troisième drogue arrête le coeur. Le détenu sent une brûlure dans tout le circuit veineux et décède finalement d'un arrêt cardiaque.




Cette méthode est pratiquée dans 37 états américains.






Alors non, l'injection létale n'est pas une exécution acceptable, pas plus que la pendaison qui étrangle ou que la guillotine qui tranche.


Non, la peine de mort n'est pas acceptable.




Par ce que la justice des hommes ne peut pas être une justice qui tue.


Par ce que la justice des hommes ne peut pas être une justice qui torture, qui humilie, qui asservit l'être humain au profit de la bête, de la vengeance, d'une loi du Talion.


Parce que la peine de mort c'est la mort de l'homme par l'homme et contre l'Homme.


Par ce que comme l'a dit un grand détracteur de la peine de mort (Monsieur Robert Badinter) : «Il arrive un moment où l'humanité doit prévaloir sur le crime ».




Vous savez désormais.


Vous pouvez choisir de ne pas entendre.


Vous pouvez refuser de voir.


Vous pouvez regarder le soleil en face sans avoir peur de vous brûler les yeux.




Vous les ouvrez peut-être pour la toute première fois.


Voici la plaidoirie de Maître DUPUY, du Barreau de SAINTES,

Que d'émotions ...


Regardez-moi.



Nous sommes le 1er décembre 2009.


Je m'appelle Romell Broom et je vais mourir aujourd'hui.



août
29

Que devient Romell BROOM ?

  • Par sylvie.lore le
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Souvenez vous: Romell avait échappé l'an passé à la peine de mort dans des conditions particulièrement douloureuses.

Il faut lire la presse canadienne, et plus particulièrement The Associated Press pour avoir des nouvelles du survivant.

"COLUMBUS, États-Unis - Un juge fédéral américain a déclaré qu'il serait inconstitutionnellement cruel et qu'il s'agirait d'un châtiment inhabituel et cruel de faire une deuxième tentative d'exécution sur un détenu condamné à mort en Ohio, la première tentative d'exécution ayant échoué.

Le juge de la cour fédérale Gregory Frost a rejeté vendredi à Columbus une demande de l'État de faire une autre tentative d'injection léthale sur le condamné Romell Broom, 54 ans.

L'exécution de Broom avait dû être arrêtée par le gouverneur l'an dernier après qu'une équipe d'exécution eut essayé pendant deux heures de trouver la veine adéquate, heurtant à de nombreuses reprises l'os et le muscle du prisonnier.

L'état de l'Ohio a ajouté une méthode de remplacement après la tentative, qui aurait injectée la drogue directement dans le muscle si le IV échouait.

Forst a aussi déclaré que Broom peut continuer à soutenir qu'il devrait avoir accès à des avocats pour toute tentative d'exécution future."

août
16

Pitié pour l'Iran

  • Par sylvie.lore le

Cette pétition est importante

"Sakineh Mohammadi Ashtiani attendait dans la prison de Tabriz, à l'ouest de l'Iran, où elle croupit depuis cinq ans, la réponse à une demande de réexamen de son cas - prévue, initialement, pour le 15 août.

Son “crime” (qu'elle n'a avoué, rappelons-le, que sous la torture et qui consisterait, selon ses accusateurs, à avoir eu deux relations amoureuses hors mariage) avait déjà été puni par 99 coups de fouet administrés en présence de l'un de ses deux enfants.

Mais voilà qu'une nouvelle et nébuleuse accusation a débouché, il y a quelques mois, sur une condamnation à mort - et pas n'importe quelle mort puisqu'il devrait s'agir d'une mort par lapidation!

L'opinion internationale, touchée par l'horreur de cette menace qui pèse sur Sakineh, attendait avec elle la révision d'un verdict aussi inique que barbare - quand, le 11 août dernier au soir, se produisit l'un de ces coups de théâtre dont l'Iran commence à être coutumière : le régime diffusait à la télévision, dans une émission de grande écoute, les prétendus « aveux » de la jeune femme qui, couverte par un tchador noir qui ne laissait voir que son nez et l'un de ses yeux, tenant une feuille de papier entre les doigts comme si elle récitait une leçon mal apprise, une voix off en farsi couvrant sa propre voix qui s'exprimait dans sa langue maternelle, l'azéri, confessait sa supposée “complicité” dans le meurtre de son mari.

Son actuel avocat, Hutan Kian, a affirmé que cette déclaration, contraire à toute vraisemblance, a été arrachée, à nouveau, sous la torture et rapporte que les enfants de Sakineh sont, quant à eux, « complètement traumatisés » par l'émission.

Outre le fait que l'on peut avoir des doutes sur l'identité de la femme qui est apparue ce soir-là, sur les écrans, dissimulée sous un tchador étonamment couvrant, ces propos vont, par ailleurs, clairement à l'encontre de ceux rapportés par le Guardian, la semaine dernière, et où Sakineh expliquait que les autorités iraniennes l'avaient déjà, en 2006, lavée de cette accusation infame; qu'elles mentaient donc sciemment en revenant ainsi sur une charge abandonnée depuis longtemps et ce dans le seul but de semer la confusion dans les médias et de les préparer à une exécution à la sauvette; et que la “justice” ne s'obstinait sur son cas que « parce qu'elle est une femme » et qu'elle vit « dans un pays où les femmes sont privées de leurs droits les plus élémentaires. »

Que Sakineh soit privée de ses droits les plus élémentaires, cela ressort du fait qu'elle n'a même pas eu droit, dans cette affaire, à un jugement limpide, dans une langue qu'elle puisse comprendre (« quand le juge a prononcé la sentence, a-t-elle déclaré au Guardian, je n'ai même pas réalisé que j'allais être lapidée à mort car j'ignorais ce que signifiait le mot “rajam”; ils m'ont demandé de signer la sentence, ce que j'ai fait, et quand je suis retournée en prison et que mes codétenues m'ont avertie que j'allais être lapidée, je me suis immédiatement évanouie»); cela est confirmé par les mésaventures de son ancien avocat, Mohammad Mostafaei, celui-là même qui a attiré l'attention internationale sur son cas et qui s'est vu, pour cela, menacé d'emprisonnement (il n'a dû son salut qu'à la fuite en Turquie où il attend un visa pour la Norvège - mais non sans que son épouse, Fereshteh Halimi, ait été retenue en otage et emprisonnée); et cela est attesté, enfin, par le fait que, nonobstant l'horreur de la chose même, et quitte à entrer dans les détails les plus scabreux, une mise à mort par lapidation n'est possible en “droit” iranien que lorsque la famille de la victime en fait la demande (ce qui, dans le cas de Sakineh et de sa famille, n'est, evidemment, pas le cas!).

Mais par delà ces considérations dans lesquelles nous n'avons ni le goût ni peut-être, désormais, vraiment le temps d'entrer, il est urgent d'intervenir pour empêcher une mise à mort dont les observateurs de la scène iranienne ont tout lieu de redouter l'imminence.

Il est urgent de répondre à l'appel des enfants de Sakineh, Fasride et Sajjad Mohammadi Ashtiani, nous adjurant de ne pas fermer les yeux sur une mise en scène aussi grossière et de ne pas laisser leur « cauchemar devenir réalité ».

Il est urgent d'exiger des autorités, pour Sakineh, le renoncement à toute forme d'exécution, une remise en liberté sans délai et la reconnaissance de son innocence.

Des dizaines de femmes sont, chaque année, en Iran, condamnées au fouet, à la lapidation ou à d'autres peines dont la barbarie glace, tout autant, les sangs: il est urgent, au-delà même du cas de Sakineh, que l'ONU rappelle au régime des Mollahs les promesses faites, en 2002 et en 2008, quant à l'abolition de ce type de châtiments.

La vie d'une femme est jeu.

La liberté et la dignité de milliers d'autres se jouent également là.

Et il s'agit enfin de l'honneur d'un grand pays, doté d'une culture aussi magnifique qu'immémoriale, et qui ne peut se voir résumer, sous les yeux du monde, au visage ensanglanté, réduit en bouillie, d'une femme lapidée.

Pitié pour Sakineh.


Pitié pour l'Iran."


Signataires :


Elisabeth Badinter, Juliette Binoche, Rachida Dati, Sussan Deyhim, Mia Farrow, Bob Geldof, Ayaan Hirsi Ali, Milan Kundera, Bernard-Henri Lévy, Patrick Modiano, Taslima Nasrin, Yann Richard, Ségolène Royal, Marjane Satrapi, Jorge Semprun, Wole Soyinka, Simone Veil, Jody Williams.

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