Le droit d'asile doit avoir un gout de "revenez-y" : les demandeurs au statut font des demandes de réexamen, tandis que les embarquements forcés, au mépris de la protection prévue par les textes, se répètent
Face à la seconde mesure d'éloignement exécutée par l'administration préfectorale, alors que l'OFPRA était saisie et sans attendre la réponse de cet Office, le comportement de l'administration ne peut que générer, a minima, des interrogations : pourquoi prendre le risque de méconnaître le droit d'asile, qui conduira nécessairement un jour à faire embarquer un homme/ une femme dont le statut de réfugié lui sera reconnu trop tard?
Si les interpellations sont conformes à la loi et que les droits liés à la sureté et à la défense, à savoir les droits de l'individu face à l'Etat, sont respectés, pourquoi se presser? Le maintien en rétention est la règle et le juge judiciaire n'annule les procédures que dans les cas précis précités.
Je n'ose penser qu'il s'agit d'éviter le contrôle du juge ... ni qu'une simple question de chiffre, d'objectif soit à l'origine de ce qui ressemble à une tentative de mise en place d'une nouvelle pratique ... très pratique.
Un minimum de loyauté s'impose ...

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