oct.
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Présentation

  • Par sophie.latieule le
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Sophie LATIEULE est inscrite au Barreau de Paris depuis janvier 1994.


Elle intervient en droit immobilier, tant en conseil qu'en contentieux, et justifie dans ce domaine de compétences reconnues.


Sophie LATIEULE a notamment exercé son activité au sein du département immobilier du Cabinet Lefèvre Pelletier, pendant près de 10 ans.


Elle est membre du Cercle 30, association regroupant les principaux professionnels de l'immobilier.


65 rue Nicolo
75016 PARIS

3 commentaires

expertise judiciaire et provision

  • Par Lucien le

Chère Maître,


Nous venons de recevoir le rapport final de l'expert judiciaire concernant notre construction qui comporte de nombreuses malfaçons. Il n'y a pas eu réception des travaux car le maçon est parti sans terminer son travail.

Les travaux de réfection s'élèvent à plus de 50 000 euros. Nous avons payé les deux premières factures au maçon pour un montant de 48 000 euros et nous avons bloqué la dernière facture de 10 000 euros. Dans son compte entre les parties, l'expert judiciaire n'a pas tenu compte du paiement des deux premières factures. On peut lire dans son rapport :


Total facturés : 58 000

Travaux de réfection : 50 000

Somme due au maçon : 8 000


L'expert judiciaire laisse croire qu'on doit de l'argent alors que le maçon nous doit :

50 000 – 10 000 = 40 000 euros.


D'après notre avocat, un référé provision n'a que peu de chance d'aboutir dans ces conditions et qu'il valait mieux entamer la procédure au fond. Les travaux étant décrétés urgents par le sapiteur nommé par l'expert judiciaire, l'avocat nous a demandé d'effectuer les travaux de réfection de suite et de les payer de notre poche et cela sans jugement. Il dit que le prêt que nous avons réservé pour le second oeuvre peut être utilisé pour ces travaux de stabilisation du bâtiment. A terme, il nous manquera de l'argent pour continuer. Surtout si le maçon se révèle insolvable à l'issue de la procédure qui risque d'être longue... (Nous n'avons pas souscrit de dommage ouvrage.)


Ne peut-on pas demander à l'expert de revoir le compte entre les parties ? Si oui, comment ?


Est-ce vrai qu'on peut laisser faire des travaux de réfection qui rentrent dans un litige avant que le jugement soit prononcé ? Sommes-nous responsables si le bâtiment se dégrade à cause de ces malfaçons (fissurations qui s'aggravent) ?


N'y a-t-il pas une solution judiciaire pour demander une provision malgré ces conclusions de l'expert judiciaire qui induisent en erreur ? Ou d'accélérer une procédure surtout que l'urgence est prouvée par le sapiteur et pour une somme aussi importante ?


Nous faire avancer les frais c'est scandaleux. Nous avons peur que notre avocat nous a mal conseillé.


Merci de lire ce courriel et d'y répondre, nous attendons votre réponse avec impatience car nous ne savons plus vers qui nous tourner.



RE: expertise judiciaire et provision

  • Par Me Sophie LATIEULE le

Cher Monsieur,


Il est difficile de vous livrer un avis sans avoir connaissance des pièces de votre dossier, néanmoins je suppose que l'expert judiciaire a établi un pré-rapport d'expertise, sur les termes duquel votre Avocat à du être invité à faire connaître ses observations.


A défaut, et en présence d'une erreur matérielle, il appartient à votre conseil d'alerter l'expert sur cet oubli, si cela n'est déjà fait.


Après expertise, la voie "classique" est effectivement celle d'une action au fond, afin d'obtenir réparation.


Quant aux travaux urgents préconisés, je crains que vous ne deviez en faire l'avance, tant que le différent avec votre entrepreneur ne sera pas tranché au fond.


Espérant avoir répondu à vos attentes. Bien cordialement.


Sophie LATIEULE

Avocat à la Cour

81, Avenue Raymond Poincaré - 75116 PARIS

Tél: 01.45.24.46.30. Fax: 01.45.24.47.08

s.latieule-avocat@orange.fr



RE: expertise judiciaire et provision

  • Par Lucien le

Chère Maître,


Merci pour votre réponse rapide même si elle n'est pas très réjouissante pour ce qui me concerne.


J'aimerai juste préciser que le compte entre les parties ne figurait pas dans les pré-rapports, faute de quoi nous aurions sûrement soulevé l'erreur.


En laissant faire les travaux de réfection, la partie adverse ne pourra-t-elle démonter l'expertise ou demander une contre-expertise sachant que les malfaçons ne seront plus visibles ?


Par ailleurs, je sais qu'il existe des référés permettant de demander des provisions ou de régler provisoirement des situations urgentes. Je sais aussi que le juge ne peut accorder une telle provision qu'en présence d'une obligation non sérieusement contestable. Aussi je me pose la question suivante :

En l'absence d'une erreur dans le décompte ou si l'expert acceptait de revenir sur son erreur, une demande de provision en référé aurait-elle une chance d'aboutir sur la base du rapport d'expertise pour faire effectuer les travaux urgents ?


Comment peut-on accélerer la voie "classique" de l'action au fond ?


Avec mes remerciements anticipés


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