car vous qualifiez de lobbying la lutte contre l'antisémitisme. Cela est éliminatoire. Sans parler de loi du tallion il convient de revenir à des sanctions exemplaires. A la promptitude et à la sévérité de la peine. A moins que je n'ai rien compris et que cette revendication ne concerne qu'un cas d'espèce. Je ne peux pas le croire. Il s'agit donc d'un mouvement de fond.Comme il s'agit de lutter contre un crime raciste je ne vois pas comment il pourrait être illégitime. Ou alors il existe des clivages politico-philosphiques par très clairs que je préfère ignorer.
De l'ambition ou de la souffrance, lequel pousse à la démesure ?
L'indépendance de la justice face au politique était un acquis des aînés. Voilà que désormais, le Garde des Sceaux s'approprie l'article 30 du Code de procédure pénale pour enjoindre au Ministère public, « par instructions écrites et versées au dossier de la procédure, d'engager ou de faire engager des poursuites ».
Une excellente intervention de Thierry LEVY dans LeMonde.fr cadre l'essentiel (cf - lien ci-dessous).
En créant un précédent, le Garde des Sceaux va permettre à toutes les familles de victime insatisfaites des peines infligées de lui demander d'intervenir - il va y avoir la queue place Vendôme.
Plus grave, l'argument lobbyiste va sans doute trouver un écho dans la tête des piliers de comptoir. Le piège des barbares s'étendra de la victime au reste de la société, souffrante ou ambitieuse, mais bel et bien tombée dans le panneau.
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