pancarte (1)
Pensez-vous que les rédacteurs originiaires de cet article avaient imaginé qu'un jour un chef de l'état utiliserait cette prescription pénale pour retourner contre un citoyen sa propre expression ?
J'en doute...
Il serait peut-être temps d'abroger cette disposition qui si j'en crois la presse, fut utilisée avec parcimonie depuis sa rédaction. Il est d'autant plus surprenant de voir que l'offense au chef de l'état serait constituée par une expression qu'il a lui-même employée à l'encontre d'un concitoyen.
Il aurait été intéressant de savoir d'ailleurs si le visiteur du salon de l'agriculture ayant essuyé cette belle petite phrase présidentielle avait déposé plainte pour injure...
Et enfin, lorsque l'on apprend la peine retenue, nous sommes loin des fonctions d'utilité et d'intimidation de la peine mises en exergue par Jeremy Bentham...
Cette affaire m'a également permis d'apprendre que nos précédents présidents avaient fait preuve d'un peu plus de tact et de retenue :
- Charles de GAULLE aurait répondu "Vaste programme" à un passant lui ayant crié "mort aux cons"
- Jacques CHIRAC aurait répondu " Enchanté, moi c'est Jacques Chirac" à un passant le traitant de "connard".
A croire que le temps n'est plus à l'humour...