bailleur (3)
Résiliation de bail commercial et créanciers inscrits
Le droit au bail est un élément essentiel du fonds de commerce. Sa disparition entraîne potentiellement la disparition du fonds, ou en tout cas un amoindrissement conséquent de sa valeur. C'est la raison pour laquelle les créanciers inscrits sur le fonds doivent être avertis en cas de résiliation du bail commercial.
L'article L. 143-2 du Code de commerce prévoit ainsi que le bailleur qui souhaite demander en justice la résiliation du bail doit notifier cette demande aux créanciers inscrits. Il est précisé que le jugement ne peut intervenir qu'un mois après cette notification. La résiliation amiable est également visée par cette disposition : elle ne devient définitive qu'un mois après la notification aux créanciers inscrits.
Cette règle a pour but de permettre aux créanciers de préserver leur gage en leur offrant la possibilité, dans le délai d'un mois, d'exécuter les obligations à la place du locataire, c'est-à-dire de régler les loyers impayés afin de sauvegarder le bail.
L'obligation de notification a un champ d'application très large puisqu'elle concerne tout type de bail commercial (écrit ou verbal, initial ou renouvelé) et tout type de résiliation (amiable ou judiciaire, y compris la demande tendant à constater le jeu de la clause résolutoire).
La notification doit être faite à tous les créanciers inscrits au jour de la demande. Plus précisément, elle doit être effectuée au jour de l'assignation et au plus tard un mois avant le prononcé du jugement. Elle doit contenir toutes les informations permettant au créancier d'apprécier l'intérêt d'un règlement de la dette à la place du débiteur. Une simple publicité dans un journal d'annonces légales ne serait pas suffisante.
A défaut de notification, la résiliation est inopposable au créancier inscrit. Celui-ci pourra donc former tierce opposition pour réclamer la rétractation de la résiliation, et pourra se comporter comme si la résiliation n'était jamais intervenue. En outre, le créancier pourra réclamer des dommages et intérêts, mais à condition de démontrer un préjudice résultant du manquement du bailleur, préjudice tenant à la perte de valeur de son gage. Dans un arrêt récent du 9 novembre 2011, la Cour de cassation a précisé que le créancier inscrit n'est pas fondé à obtenir des dommages et intérêts lorsque son préjudice résulte de sa propre inertie (Civ. 3e, 9 nov. 2011, n°10-20.021).
La jurisprudence relative aux dispositions de l'article L. 143-2 du Code de commerce est abondante et en fait une application stricte. Il est notamment indifférent que le créancier ait eu connaissance des défaillances du locataire, ou que la notification n'ait pu avoir aucun effet quant à l'étendue du gage du créancier : à défaut de notification régulière, le créancier pourra systématiquement invoquer l'inopposabilité de la résiliation et réclamer des dommages et intérêts le cas échéant.
Dès lors, il est très important de veiller au parfait respect des dispositions de l'article L. 143-2 du Code de commerce lors de la résiliation judiciaire ou amiable du bail commercial compte tenu des conséquences graves qui peuvent résulter pour le bailleur d'un défaut de notification régulière.
Maître Sébastien Salles,
Avocat à Marseille.
mots clés: droit au bail, fonds de commerce, créanciers inscrits, résiliation du bail commercial, article L. 143-2 du Code de commerce, bailleur, gage, bail commercial, notification, tierse opposition.
Le bail commercial est un lien entre le bailleur et le locataire d'un local commercial. Il est important pour le bailleur qui voudra s'assurer que son locataire paie régulièrement son loyer et qu'il n'y est pas de contestations lors des éventuelles augmentations de loyer.
Le bail commercial est un élément essentiel à l'activité économique du preneur. Il lui offre la sécurité de pouvoir disposer d'un local à moyen ou long terme pour son activité et d'obtenir des indemnités en cas d'éviction.
Mais surtout, le bail commercial est souvent l'élément le plus important du fonds de commerce. Perdre un bail commercial s'est souvent perdre son fonds de commerce.
Les problèmes en matière de baux commerciaux interviennent principalement lors de la période de renouvellement du bail. Le preneur et le bailleur ayant souvent des intérêts divergents.
En cas de désaccord se posera alors la question de l'indemnité d'éviction.
Les règles entourant les baux commerciaux sont complexes et il est parfois difficile de connaître ses droits.
L'avocat est donc présent pour vous conseiller et vous défendre. N'hésitez pas à prendre contact avec lui.
Maître sébastien SALLES,
Avocat marseille,
Le bail commercial est un lien entre le bailleur et le locataire d'un local commercial. Il est important pour le bailleur qui voudra s'assurer que son locataire paie régulièrement son loyer et qu'il n'y est pas de contestations lors des éventuelles augmentations de loyer.
Le bail commercial est un élément essentiel à l'activité économique du preneur. Il lui offre la sécurité de pouvoir disposer d'un local à moyen ou long terme pour son activité et d'obtenir des indemnités en cas d'éviction.
Mais surtout, le bail commercial est souvent l'élément le plus important du fonds de commerce. Perdre un bail commercial s'est souvent perdre son fonds de commerce.
Les problèmes en matière de baux commerciaux interviennent principalement lors de la épriode de renouvellement du bail. Le preneur et le bailleur ayant souvent des intérêts divergents.
Maître sébastien SALLES
Avocat marseille
http://www.salles-avocat-marseille.com/
Les règles entourant les baux commerciaux sont complexes et il est parfois difficile de connaître ses droits.
L'avocat est donc présent pour vous conseiller et vous défendre. N'hésitez pas à prendre contact avec lui.
13006 Marseille
