Tous est reuni pour vous soumettre a ce nouvel ordre mondial, voici les ingrédients précites ci dessus. a quel loge appartient tu? le francais, au dela de sa naiveté et de son homminitépassive mais ralleur est deja asseptisé. alors assez ces odes à l'aserviture! vos complaisants maconnique sont deja amorcés ce precepte............rassurez, trés vite vous seraient aneanties. parvous memes
"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon (IVe siècle av. J.C.)
Ce début de XXIème siècle, marqué par la résurgence des critiques en tous genres de toutes les formes d'autorité et d'ordre, est-il le signe avant-coureur d'une volonté diffuse des français d'un retour brutal vers les valeurs du passé – la contradiction n'est qu'apparente ?
Le Peuple de France n'a jamais tant exprimé sa volonté à la fois de détruire tout à la fois les « privilèges » de ceux qui travaillent et gagnent de l'argent alors qu'il y a tant de demandeurs d'emplois, et de résurrection d'un Etat fort, omni régulateur, protecteur à l'extrême.
La démission de tant de parents face aux formes de délinquance ou de révolte de leurs enfants, l'attitude curieuse des professeurs et des maîtres au regard de leurs obligations d'aînés et d'éducateurs, la critique permanente, récurrente, redondante de toute décision de Justice par ceux-là même qui se targuent de vouloir un ordre social plus égalitaire et respectueux des libertés et donc des barrières qui les protègent, tout cela démontre bien autre chose qu'un malaise social ou qu'une angoisse devant l'avenir économique.
Le philosophe anglais Thomas HOBBES (1588-1679), dans son célèbre Léviathan, analysait déjà à son époque, il y a 4 siècles, les théories contractualistes définissant le rôle de l'Etat et le contrat social fondant les bases de la société civile.
Pour HOBBES, l'homme est sociable non par nature, mais par accident. L'état de nature, c'est l'état de la « guerre de tous contre tous » (Bellum omnium contra omnes). Hobbes dira (reprenant PLAUTE) que « l'homme est un loup pour l'homme » (homo homini lupus). L'état de nature ne doit pas être compris comme la description d'une réalité historique, mais comme une fiction théorique. Il n'a peut-être jamais existé, mais il est une hypothèse philosophique féconde, une construction de l'esprit qui vise à comprendre ce que nous apporte l'existence sociale (Léviathan, XIII). Cet état représente ce que serait l'homme, abstraction faite de tout pouvoir politique, et par conséquent de toute loi. Dans cet état, les hommes sont gouvernés par le seul instinct de conservation - que Hobbes appelle « conatus » ou désir. Or, à l'état de nature, les hommes sont égaux, ce qui veut dire qu'ils ont les mêmes passions, les mêmes droits sur toutes choses, et les mêmes moyens - par ruse ou par alliance - d'y parvenir (Léviathan, XIII). Chacun désire légitimement ce qui est bon pour lui. Chacun essaie de se faire du bien et chacun est seul juge des moyens nécessaires pour y parvenir. C'est pourquoi bien souvent les hommes ont tendance à entrer en conflit les uns avec les autres pour obtenir ce qu'ils jugent bon pour eux.
La puissance anarchique de la multitude domine à l'état de nature. Doué de raison, c'est-à-dire de la faculté de calculer et d'anticiper, l'homme prévoit le danger, et attaque avant d'être attaqué. L'homme le plus faible pourrait avec de la ruse l'emporter sur le plus fort (Léviathan, XIII). Chacun est donc persuadé d'être capable de l'emporter sur autrui et n'hésite pas à l'attaquer pour lui prendre ses biens. Des alliances éphémères se nouent pour l'emporter sur un individu. Mais à peine la victoire est-elle acquise que les vainqueurs se liguent les uns contre les autres pour bénéficier seul du butin.
Cette guerre est si atroce que l'humanité risque même de disparaître. A ceux qui penseraient que cette vision de l'humanité est pessimiste, Hobbes rétorque que même à l'état social où pourtant existent des lois, une police, des juges, néanmoins nous fermons à clef nos coffres et nos maisons de peur d'être détroussés (Léviathan, XIII). Or l'état de nature est sans loi, sans juge et sans police... C'est l'angoisse de la mort (la mort violente) qui, résultante de l'égalité naturelle, est responsable de l'état de guerre et fait peser sur la vie de tous une menace permanente. Cet état, fondamentalement mauvais, ne permet pas la prospérité, le commerce, la science, les arts, la société (Léviathan, XIII).
Les « lois de nature » (chap. XIV et XV) sont dictées par la raison, et conduisent à limiter le droit naturel de chacun sur toutes choses. La première et fondamentale loi de nature est qu'il faut rechercher la paix et ne rechercher le secours de la guerre que si la première est impossible à obtenir. Ces lois naturelles sont éternelles et immuables5 car elles reposent sur la rationalité. Mais elles doivent êtres appliquées par tous. Pour y arriver, dit Hobbes, il est nécessaire de renoncer à certains de ses droits, car rien ne peut garantir l'application par tous de la loi naturelle. C'est là qu'intervient la théorie du contrat social (Hobbes lui-même n'utilise pas cette expression précise).
Ce qui va fonder a priori l'état civil, c'est un contrat passé entre les individus, qui permet de fonder la souveraineté. Par ce contrat, chacun transfère tous ses droits naturels, à l'exception des droits inaliénables, à une « personne » qui est appelée le Souverain, dépositaire de l'Etat, ou Léviathan. Chacun devient alors « sujet » de ce Souverain, en devenant aussi « auteur » de tous les actes du souverain. Par ce contrat, la multitude des individus est ramenée à l'unité du souverain:
« Le seul moyen d'établir pareille puissance commune, capable de défendre les humains contre les invasions des étrangers et les préjudices commis aux uns par les autres, (...), est de rassembler toute leur puissance et toute leur force sur un homme ou une assemblée d'hommes qui peut, à la majorité des voix, ramener toutes leurs volontés à une seule volonté; ce qui revient à dire: désigner un homme, ou une assemblée d'hommes, pour porter leur personne; et chacun fait sienne et reconnaît être lui-même l'auteur de toute action accomplie ou causée par celui qui porte leur personne, et relevant de ces choses qui concernent la paix commune et la sécurité; par là même, tous et chacun d'eux soumettent leurs volontés à sa volonté, et leurs jugements à son jugement. C'est plus que le consentement ou la concorde : il s'agit d'une unité réelle de tous en une seule et même personne, faite par convention de chacun avec chacun, de telle manière que c'est comme si chaque individu devait dire à tout individu: j'autorise cet homme ou cette assemblée d'hommes, et je lui abandonne mon droit de me gouverner moi-même, à cette condition que tu lui abandonnes ton droit et autorises toutes ses actions de la même manière »
Le contrat est plus qu'un simple consentement, car il vise à instaurer une « puissance commune » capable de tenir chacun en respect, en imposant le respect des conventions par la crainte du châtiment et de la sanction pénale. Chacun contracte avec chacun en vue de transférer ses droits à un Souverain qui les détiendra tous. Les seuls droits inaliénables sont ceux qui visent à protéger sa vie: on ne peut aliéner « le droit de résister à ceux qui vous agressent pour vous ôter la vie », non plus qu'à résister à ceux qui veulent vous emprisonner ou vous mettre dans les fers (chap. XIV).
Or, dans cette première décennie du XXIème siècle, toutes les conditions semblent réunies pour qu'émerge à nouveau, mais concrètement cette fois, l'idée d'un Etat Providence, plus même, celle d'un Ordre Mondial.
Mais alors, qui sera ou devra être le « souverain » de cet ordre mondial ?
Quelles que soient les pensées velléitaires des « droits de l'hommistes » qui se succèdent sur les plateaux de télévision, le Conseil de Sécurité de l'O.N.U. n'est pas, par essence même, en mesure d'assurer cette gouvernance.
Alors que reste-t-il ?
Nous aurons le choix entre un envoyé de Dieu, venu sur terre pour gouverner tous les humains selon la loi religieuse qui aura vaincu toute autre forme de contrat social, Allah par exemple ou son représentant ; ou un « Super-Président », doté de tous pouvoirs et muni de toutes les armes. L'homme providentiel idéal, mondial, concentrant entre ses mains toutes les « forces du bien »...
L'élection de B. OBAMA à la Maison Blanche ressemble un peu à une préfiguration de ce scenario de politique fiction ; et peu de peuples aujourd'hui dans le monde, parmi ceux dont l'état leur permet ce gendre de préoccupations, regrettent ce tournant historique de notre histoire, tant l'espoir est grand, au travers de ce symbole mais aussi de l'émergence de l'amorce d'un vrai dialogue entre les grandes puissances, à commencer par celles du G 20, d'un cheminement consensuel vers une forme nouvelle d'équilibre.
Toutefois, et pour en revenir à notre point de départ concernant les exacerbations du peuple français, encore faudrait-il que la raison s'instaure et que se redressent les parents, les maîtres, les défenseurs de la loi positive.
Espérons.


Derniers commentaires