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La fin de l’année 2008 et le début de l’année 2009 sont-ils marqués par une explosion du nombre d’erreurs médicales ?

  • Par david.simhon le
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A tout le moins, pour la quatrième fois en dix jours, un accident médical fait l'objet d'une dépêche dans nos journaux. Une véritable série noire, annonce « Le Monde » dans un article du 5 janvier 2009.


Soyons sérieux : les fautes médicales n'ont pas attendu la presse pour exister.


Ce type d'événements indésirables (pour reprendre une terminologie médicale) est quotidien. Je pourrais extraire de mes dossiers nombre d'affaires plus ou moins analogues à celles décrites dans les médias, mais qui n'ont pas pour autant défrayé la chronique.



Alors, pourquoi cet intérêt soudain ?


Sans doute est-ce dû d'une part, à la trêve des confiseurs, qui amoindrit traditionnellement le nombre de « bons sujets » ; d'autre part, à une véritable actualité sur les affaires de santé, avec la future réforme de l'hôpital et, dans une certaine mesure, le délibéré sur l'affaire de l'hormone de croissance attendu pour le 14 janvier prochain.




Certains penseraient plus pertinent de se demander pourquoi tant de fautes persistent...


Je ne révolutionnerais pas la pensée en prétendant que les causes sont multiples.


Manifestement, il y a un manque de moyens dans les hôpitaux, notamment humains, que la mise en place des 35 heures a encore accentué.


Sans doute constate-t-on également le résultat d'une diminution dans la qualité de la formation de certains personnels recrutés dans le secteur public.


Et puis, plus simplement, l'erreur est intrinsèquement liée à l'activité médicale. Au risque de sombrer dans le pathos : errare humanum est et le soignant demeure humain.


Il est à craindre que tant que les médecins existeront, les fautes médicales persisteront.


Tout le paradoxe est que cela ne diminue en rien les drames humains vécus par les familles des victimes, ni la nécessité pour le droit de prendre en compte ces familles et de réparer – dans une certaine mesure – leur préjudice.


2 commentaires

Article intéressant

  • Par mutuelle santé le

Merci pour cet article très intéressant !


Un chemin vers la sagesse du corps médical ?

  • Par maître marc Lecacheux le


La médiatisation de l'erreur médicale a une seule et unique vertue, celle d'inciter le corps médical dans son ensemble, à plus de retenue et d'humilité dans la pratique de son art: ars longa vita brevis.


La médecine triomphante cède le pas à un art long, difficille, éprouvant tant physiquement que moralement.


Toutefois, prenons garde à cette tentation "d'une médecine de replie ou de défense" source de régression pour la pratique de la médecine et néfaste pour la prise en charge du patient.