janv.
25

Le droit à l'image et le double menton de Nadine Morano

  • Par sanjay.navy le
    (mis à jour le )
  • Dernier commentaire ajouté

Dans un article en date du 24 janvier 2011, le Républicain Lorrain révèle que Nadine Morano (Ministre de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle) aurait interdit à un journaliste de la photographier, indiquant :


- " J'exerce mon droit à l'image. Plus jamais vous ne me prendrez en photo, c'est fini".


La raison de cette réaction ?


Selon le journal, la Ministre n'aurait pas aimé "la parution, le jour même, d'une photo la représentant lors de sa cérémonie de voeux à Toul (...) (surtout, chuchotent des mauvaises langues en coulisses, la présence discrète d'un double menton)".



Que cela soit vrai ou faux, peu importe.


Cette anecdote nous offre l'occasion de rappeler que le droit à l'image n'est pas absolu.


En effet, une personne ne peut interdire la diffusion de son image aux fins d'illustration d'un fait d'actualité ou historique.


Dans notre affaire, la Ministre était venue à Pont-à-Mousson pour dévoiler les investitures de l'UMP des prochaines élections cantonales.


Bien évidemment, la Ministre ne pouvait pas s'opposer à ce que sa photographie soit prise puis diffusée pour illustrer cet évènement d'actualité.


Oh, une exception toutefois : lorsque l'image porte atteinte à la dignité de la personne.


Est-ce qu'un double menton entre dans cette catégorie ?


Certains de mes confrères diraient que ça se plaide (mais que ça ne se gagne pas forcément)...




3 commentaires

Juste pour pinailler (pas du tout pour te gonfler)

  • Par Un coyote chiant le

Bien évidemment, la Ministre ne pouvait pas s'opposer à ce que sa photographie soit prise puis diffusée pour illustrer cet évènement d'actualité.


RE: Juste pour pinailler (pas du tout pour te gonfler)

  • Par sanjay.navy le

Pinailles, mon ami, cela ne fait qu'améliorer le blog !


RE: Juste pour pinailler (pas du tout pour te gonfler)

  • Par Abou Denerf le

pour re-pinailler, ou ergoter, discutailler, chinoiser, les verbes du premier groupe ne prennent pas de "s" à l'impératif singulier : on écrit "chante", et pas "chantes".

Ce qui n'enlève rien à la justesse des commentaires juridiques, bien sûr !

Bien cordialement.


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