... de l'article 10.11 al. 5 du Règlement Intérieur National ?
Aujourd'hui, le lien hypertexte est devenu un outil commun et banal.
Il doit toutefois être employé avec précaution.
1- Le principe : la liberté de mettre en place des liens hypertextes
En effet, "la raison d'être d'internet et ses principes de fonctionnement impliquent nécessairement que des liens hypertextes et intersites puissent être effectués librement".
http://www.legalis.net/breves-article.php3?id_article=83 sur le site legalis.net
2- Les exceptions
Bien évidemment, le lien hypertexte n'est qu'un outil, et peut à ce titre être utilisé à mauvais escient.
Les problématiques varient en fonction des liens hypertextes concernés.
- les "liens internes" (la page source et la page cible appartiennent au même site)
Si l'éditeur du site est l'auteur de chacune des pages, le lien hypertexte n'a pas plus de conséquences juridiques que la colle qui relie les pages d'un même livre.
- les "liens externes" (la page source et la page cible appartiennent à deux sites différents).
Dans ce cas, deux types de difficultés peuvent apparaître.
En premier lieu, l'éditeur du site source pourrait voir sa responsabilité engagée si l'un des liens permet d'accéder à un contenu illicite pénalement (contrefaçon, pédophilie) ou civilement (concurrence déloyale).
Dans ce cadre, il est préférable de s'assurer que le site que l'on édite ne contient pas de liens renvoyant vers des contenus illicites (lors de la création du lien, mais également par la suite).
Exemple 1 : Affaire NRJ / Europe 2 : le lien vers un site "anti-NRJ"
http://www.liberation.fr/ecrans/0101395218-europe-2-condamne-pour-un-lien-deplace
Exemple 2 : lien vers des sites de téléchargements illicites
http://www.foruminternet.org/specialistes/veille-juridique/jurisprudence/tribunal-de-grande-instance-de-saint-etienne-jugement-correctionnel-6-decembre-1999.html?decoupe_recherche=roche%20et%20battie%201999
En second lieu, l'éditeur du site source pourrait voir sa responsabilité engagée si l'éditeur du site cible considère qu'il y a violation de son droit à la paternité (c'est-à-dire s'il pense que le lien litigieux ne fait pas apparaître clairement que le site cible est édité par lui et non par l'éditeur du site source).
Dans ce cadre, il est préférable d'éviter :
- les "liens profonds" qui dirigent vers des pages secondaires (et non vers la page d'accueil du site cible, comme avec les "liens simples"), encore que... ;
- les framing (ou "liens avec cadre", qui font apparaître le contenu du site cible à l'intérieur d'une fenêtre du site source) ;
- les "liens automatiques" (qui se déclenchent automatiquement à l'affichage d'une page web, indépendamment d'une quelconque action de l'utilisateur).
J'évoquerai dans un prochain article le régime des liens commerciaux, qui est plus proche de celui des metatags que de celui des liens hypertextes classiques.



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