SOURCE : JOURNAL LA MONTAGNE (SUR INTERNET)
La rentrée solennelle du premier tribunal correctionnel départemental s'est déroulée à fleuret moucheté, mercredi 12 janvier, au palais de justice de Brive.
Quelques chiffres, à peine ; tout juste un bilan de l'activité judiciaire en 2010. Quelle activité d'ailleurs ? Celle du tribunal de Tulle, de Brive, de la Corrèze ?
Le 12 janvier, plus qu'un bilan, c'est la fusion entre les tribunaux de grande instance (TGI) de Tulle et Brive, officielle depuis le 1er janvier, qui a occupé l'audience solennelle de rentrée du tribunal départemental.
Une fusion que la présidente Françoise Constant-Gruas s'est appliquée à retracer, quitte à mettre les pieds dans le plat. « Des données objectives justifient de regrouper les services dans l'agglomération la plus peuplée et générant le plus d'activité », a-t-elle noté. Écornant au passage une avocate tulliste qui s'était épanchée trop injustement à l'égard de la juridiction briviste dans la presse nationale.
Et renvoyant les audiences foraines à d'autres temps, d'autres préoccupations. Comme la création d'un point accès au droit à Ussel. « Notre objectif cette année est de terminer la fusion, installer un tribunal départemental innovant et trouver les moyens pour que les habitants de haute Corrèze ne soient pas les oubliés de la réforme de la carte judiciaire », a conclu la magistrate.
Des solutions, le procureur de la Corrèze Jean-Pierre Laffite en a avancé de nombreuses dans ses réquisitions. « Cette réforme est aussi une chance. Elle nous donne l'occasion de nous interroger sur nos méthodes de travail et l'organisation de nos deux juridictions en les unifiant et les organisant comme doit l'être une justice de notre temps ».
Soucieux de « rendre la justice plus accessible à tous les habitants », et pas seulement en termes de géographie, il a requis la poursuite de « la collaboration au sein des dispositifs de sécurité territoriaux », le développement d'une politique départementale d'aide aux victimes d'infraction et une amélioration de la « justice pénale de proximité par le recours plus important aux réponses alternatives ». « La haute Corrèze doit retenir toute notre attention, a-t-il avancé, annonçant son souhait d'installer un nouveau délégué du procureur à Ussel.
Jean-Pierre Laffite a également posé les nouvelles technologies comme outil de proximité, dans les rapports quotidiens avec les forces de l'ordre et en interne. Des prolongations de garde à vue par vidéosurveillance et un service de traitement des affaires pénales en temps direct : « Modes d'organisation, types de réponse, relations avec les forces de l'ordre et justiciables, tout doit être adapté à une géographie humaine plus exigeante », a insisté le procureur.

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