sept.
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Copropriété: Contestation d'une décision d'assemblée générale par un copropriétaire représenté

  • Par raymond.auteville le
  • Dernier commentaire ajouté

L'article 42 alinéa 2 de la loi du 5 juillet 1965 dispose: "Les actions qui ont pour objet de contester les décisions des assemblées générales doivent, à peine de déchéance, être introduites par les copropriétaires opposants ou défaillants, dans un délai de deux mois à compter de la notification desdites décisions qui leur est faite à la diligence du syndic, dans un délai de deux mois à compter de la tenue de l'assemblée générale...".


Des copropriétaire ont a de nouveau fait l'amère expérience du caractère restrictif de ce texte..


En effet, des copropriétaires ont assigné le syndicat des copropriétaires en annulation d'une assemblée générale à laquelle ils étaient représentés.


La cour d'appel avait cru pouvoir accueillir leur demande en retenant que l'irrégularité tenant à l'expiration du mandat du syndic peut être soulevée par tout copropriétaire, peu important qu'il ait assisté à l'assemblée ou participé au vote.


La Cour de cassation censure cette décision au visa de l'article 42 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1965, rappelant que les actions qui ont pour objet de contester les décisions d'assemblée générale doivent être introduites par les copropriétaires opposants ou défaillants, les juges d'appel n'ayant en l'espèce pas constaté que les copropriétaires ayant demandé l'annulation étaient opposants.

(Cass. 3e civ., 7 sept. 2011, n° 10-18.312 : JurisData n° 2011-018186)


3 commentaires

à bien comprendre l'article 42...

  • Par MCD le

Il faudrait toujours s'opposer, par principe "conservatoire"!


RE: à bien comprendre l'article 42...

  • Par raymond.auteville le

Étrangement c'est la conséquence logique de la lettre du texte.

Cordialement.


et si...

  • Par MCD le

une QPC était soulevée?


Car cet article conduit à priver un copropriétaire de faire valoir ses droits s'il découvre APRES l'AG une irrégularité qui lui avait échappé, n'étant pas juriste, tandis que le syndic professionnel peut parfaitement jouer de cette ignorance.


Une rupture d'égalité, en quelque sorte?


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