févr.
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Vous subissez un impayé de loyer que faire ?

  • Par paul.duvaux le
  • Dernier commentaire ajouté

Suite à divers messages, je diffuse à nouveau mes conseils aux propriétaires qui ont investi dans une résidence de tourisme et qui doivent faire face à un impayé de loyers.



1 Unissez-vous avec les autres copropriétaires


L'union fait la force. En cas d'impayé dans une résidence, tous les copropriétaires doivent se contacter pour créer une association et s'unir. Pour trouver les coordonnées des autres copropriétaires, demandez au syndic la liste des copropriétaires, faites une annonce dans un forum sur internet, faites une recherche aux hypothèques en demandant la fiche de votre vendeur pour voir les noms de tous ceux qui lui ont acheté un bien. Il n'est pas obligatoire de créer une association déclarée à la préfecture. Une association non déclarée suffit largement. L'idée de l'union est d'essayer d'adopter une stratégie commune et d'éviter de multiplier les frais d'avocat. Adhérez à la FEDARS qui regroupe les associations de copropriétaires de résidence.


Changez de syndic si le syndic en place est un allié du gestionnaire, comme c'est souvent le cas. Un syndic indépendant et compétent peut se révéler d'une aide précieuse.



2 Informez-vous sur la résidence


Il est important de connaître l'état de votre résidence. Il faut aller faire une visite pour se rendre compte de son état physique, de son taux de remplissage, des tarifs pratiqués. Essayez d'avoir des informations financières sur l'exploitation. Interrogez le personnel présent, etc. La bonne connaissance de la résidence doit vous permettre de vous faire une idée de sa rentabilité et de la qualité de la gestion actuelle. Informez pour savoir à qui appartient les locaux de service. Dans certains cas, l'exploitant en est le propriétaire, ce qui rend plus difficile son éviction (mais pas impossible).



3 Contactez un avocat pour organiser votre défense


Si l'exploitant ne paye plus le loyer, c'est sans doute qu'il est bord de la faillite. Donc il faut se préparer au pire. Il faut donc rapidement prendre contact avec un avocat compétent en matière de procédure collective et de baux commerciaux. Il est indispensable pour engager les procédures suivantes souvent nécessaires : commandements de payer, résiliation judiciaire du bail, mise en redressement judiciaire de l'exploitant, déclaration de créances, proposition de reprise, rachat des locaux de service etc.



4 Refusez les offres de réduction de loyer de l'exploitant


Si votre exploitant n'arrive pas à payer votre loyer, c'est peut-être que vous avez été victime de l'arnaque dite "des fonds de concours", le promoteur vous a vendu un package avec un loyer attractif mais ce loyer a été artificiellement gonflé grâce à une subvention secrète (le fonds de concours) versée par le promoteur à l'exploitant et couvrant les déficits des premiers mois d'exploitation. Donc votre exploitant est malhonnête et souvent peu compétent. Dans ce cas, vous ne pouvez pas lui faire confiance et votre intérêt est d'en changer ou de reprendre l'exploitation vous-même.


Si votre exploitant fait l'objet d'une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, méfiez-vous du mandataire judiciaire. Très souvent, les mandataires judiciaires font croire aux propriétaires qu'ils sont tenus d'accepter des baisses de loyer, ce qui est grossièrement faux. Si le loyer n'est pas payé, vous pouvez résilier le bail, même si l'exploitant est en procédure collective. Donc si vous n'êtes pas payé n'hésitez pas à résilier le bail. Bien entendu une telle décision doit être prise en fonction de chaque cas particulier, après avis de votre avocat, et sous réserve que cette position soit acceptée par une majorité de propriétaires.



5 Refusez les loyers calculés selon le pourcentage du chiffre d'affaires ou des résultats


C'est la grande mode des gestionnaires exploitants que de proposer des loyers en fonction des résultats ou du chiffre d'affaires de la résidence.


Une telle clause fait courir un risque fiscal. Elle est admis dans le régime DEMESSINE mais uniquement si elle est calculée en fonction du chiffre d'affaires (ce qui exclut les loyers basés sur les résultats) et à condition qu'elle soit minoritaire.


Mais surtout, en pratique, il sera très difficile de vérifier si le gestionnaire l'applique honnêtement. En effet, les gestionnaires de résidence de tourisme peuvent facilement réduire artificiellement leur chiffre d'affaires ou leur résultat d'exploitation.


Elle n'est envisageable que si le gestionnaire est réellement honnête et si un contrôle très pointu des comptes est prévu dans le bail.



6 Rechercher un autre gestionnaire et/ou reprenez l'exploitation en créant une société


Il y a des gestionnaires compétents et honnêtes. Donc si votre gestionnaire n'arrive pas à payer vos loyers, c'est le moment d'essayer d'en changer.


Il est également possible de faire appel à certains professionnels qui peuvent vous aider pour la gestion de votre résidence.


Dans ce dernier cas, le mieux est d'ailleurs de constituer une société d'exploitation, les propriétaires louent leurs locaux à cette société, puis cette société organise la gestion de la résidence en faisant appel à des tiers pour la gérer et pour la commercialiser.


Il n'est pas facile d'organiser soi-même la gestion de sa résidence mais ce n'est pas impossible. Certaines résidences comme les résidences étudiantes ne posent pas de réelles difficultés. Les résidences de tourisme sont plus difficiles à exploiter car il faut notamment assurer la promotion commerciale de la résidence mais vous pouvez trouver des professionnels assurant ce service.



7 Prenez conscience que vous êtes propriétaire d'un bien destiné à une exploitation professionnelle


Beaucoup de propriétaires ont cru acheter un simple produit de défiscalisation, comme une SICAV. Or un appartement dans une résidence de tourisme est un bien immobilier destiné à un usage professionnel. Vous devez vous impliquer dans la gestion de ce bien si vous voulez en assurer la pérennité et la rentabilité. Donc, il est impératif que certains propriétaires de la résidence se dévouent (ou se fassent rémunérer) pour suivre de près l'état physique et commercial de la résidence, pour trouver un bon gestionnaire et le contrôler, pour organiser et suivre la gestion commune dans une société d'exploitation, pour suivre l'action du syndic, etc.


33 commentaires

Pb avec XX

  • Par CUVILLIER le
    (mis à jour par paul.duvaux le )
  • Version 2 (suivi des modifications)

XX veut nous reprnedre et nous propose :

baisse de 8% ( au lieu de 30 puis de 18 puis de 10%)des loyers


mais

revalorisation tous les 3 ans plafonné à 3% l'an ..... je crains l'inflation dans les années à venir ..


peut on OBLIGER le non PLAFONEMENT ..l'indexation sur l'lindice de référence n'est il pas un DROIT à dafaut d'etre une protection


Peut on IMPOSER si refus de déplafonner la possibilité de RESILIER son bail sans pénalité si l'inflation en 3 ans est supérieure à la réévaluation plafonné ici à 9% ( 3% par an)


RE: Pb avec XX

  • Par paul.duvaux le

L'indexation n'est pas obligatoire.


RE: Pb avec XX

  • Par CUVILLIER le

Si l'indexation n'est pas obligatoire

comment puis je me protéger contre une éventuelle inflation supérieure au plafonnement ?


la clause de résiliation ne peut elle me permettre de quitter sans pénalité le cas échéant?


RE: Pb avec XX

  • Par paul.duvaux le

Non. Refusez de signer un tel bail.


RE: Pb avec XX

  • Par CUVILLIER le

je m'apprete à agir dans ce sens mais les autres coproprio ont du mal à comprendre et à percevoir les risque 'd'un tel bail ...enfin


RE: Pb avec XX

  • Par CUVILLIER le

le remboursement de la TVA peut il se faire sur 3 ou 4 année?


RE: Pb avec XX

  • Par paul.duvaux le

En cas de cessation d'activité, le remboursement de la TVA se fait immédiatement.


ai je une chance de gagner un proces

  • Par cuvillier le

lors de la cession par ANXXXXX à CXX il est stipulé que le repreneur des BAUX est une sté d'expérience : hors celle ci est une coquille vide sans expérience ( créé depuis 2 mois à peine.


2 depuis septembre la sté d'exploitation P&SXXXX encaisse les client a reverser sa quote part à CXX qui ne nous a rien versé

depuis decembre P&SXXXX garde l'argent et ne reverse plus rien à CXX et fait miroiter le versement rétroactif ( sans le stipuler dans le bail)


ai je une chance de gagner un proces si j'attaque ANXXX pour avoir "falsifié" et P&SXXX si je réclame mon du


Je compte si aucun changement de bail / indexation et garantie ne pas signer et rembourser la TVA et passer en direct


le "Marché" risque de jouer d'ici 2 an l'inflation seul moyen populaire de régler la dette.


si je dois ester ai je intéret à passer par Vous ( cout des déplacement ou par un avocat sur Marseille Vitrolle ( lieu de la résidence


ANXXXX siege à Lyon

VALXXXX siège à LYON

P&S montpellier

la résidence est à Vitrolle


RE: ai je une chance de gagner un proces

  • Par paul.duvaux le

Merci de me contacter directement par téléphone


RE: ai je une chance de gagner un proces

  • Par vb le

Bonjour cuviller,

J'envisage la même action que vous.

Ou est située votre résidence.

Crdlt


RE: ai je une chance de gagner un proces

  • Par cuvillier le

residence sur VITROLLE

tres bien situé taux de remplissage > 75%

j'ai de plus en plus l'impression d'etre victime d'une belle arnaque

VALXXXX anciennement C.MAMXX

ANTXXX nouveau repreneur qui crée en avril dernier sté écran cosuille vide à qui il revend ses baux ...on est payé 3 mois puis plus rien

l'exploitant mis en place devient le CHEVALIER BLANC qui nous sauvera LOL


Aucune garante que ce petit jeu ne soit reproduit dans 3 ans etc

mais le coup du plafond à 3% est des plus dangereux ...les copropriétaire vont signer car vision Court terme.

Je tente de négocier une sortie ( résiliation si inflation>plafond ) mais ca bloque


Le LMNP n'est pas à Conseiller ...TROP de MARGOULIN et ESCROC dans ce milieu


Attention à la résiliation judiciaire du bail commercial

  • Par Laurier le

En cas d'impayé, vous indiquez que l'on peut résilier judiciairement le bail commercial (je précise au passage que les clauses résolutoire qui indiquent que le bail sera résilié de plein droit "30 jours après une mise en demeure infructueuse, sans qu'il soit nécessaire de former une demande en justice" est nulle et sans effet, car selon le code de commerce : le commandement par voie d'huissier est obligatoire pour la mise en oeuvre de la clause résolutoire, selon l'article 145-41).

Je souhaite néanmoins préciser deux choses importantes à ce niveau :

> La résiliation du bail ne sera efficace et elle n'a de sens que si elle est conçue collectivement (par tous les copropriétaires de la résidence, en même temps) et que dans le même temps ou avant, un autre gestionnaire a été trouvé pour assurer la poursuite de l'exploitation en LMP/LMNP (avec services).

> En LMP/LMNP, il faut nécessairement une continuité d'exploitation en meublé avec services pour ne pas être contraint à devoir rembourser la TVA sur le prix de l'investissement !... C'est un point important à bien savoir ! Ce qui implique que toute procédure indivuelle en résiliation du bail est à déconseiller fortement. Il faudra en effet que le nouveau bail (avec donc le nouveau repreneur) prenne la suite AU JOUR PRÈS de l'ancien bail résilié. Cela ne peut donc se concevoir que dans le cadre d'une action collective mise en oeuvre par le syndicat des copropriétaires et avec l'aide d'un avocat pour bien négocier ce passage délicat sans problème...

En résumé, si vous subissez un impayé mais si n'avez pas trouvé de repreneur, ne résiliez pas votre bail, sauf à vouloir reprendre le logement pour vous même ou pour une exploitation en directe, mais avec donc remboursement de la TVA et perte du statut LMP/LMNP.

Les impayés de votre gestionnaire (en attendant une solution), ne remettent pas en cause votre statut de LMP/LMNP, ce que fera en revanche une procédure en résiliation de bail...



RE: Attention à la résiliation judiciaire du bail commercial

  • Par paul.duvaux le

Non, votre position est excessive.


Bien entendu, il est toujours préférable de coordonner l'action des copropriétaires et d'agir collectivement mais ce n'est pas le défaut de quelques jours d'acivités hôtelière qui obligera à rembourser la totalité de la TVA. Les règles sont plus complexes.


Par ailleurs, il est possible de conserver à la fois la TVA et le régime de la location meublée en constitutuant une société commerciale intercalaire, à la limite avec un seul propriétaire.


Le principal c'est de continuer à fournir les services hôteliers.


RE: Attention à la résiliation judiciaire du bail commercial

  • Par Laurier le

Mon commentaire et votre réponse demanderaient un développement à mon sens, car si on a jusqu'alors beaucoup traité des cas de défaillances de gestionnaires dans le régime Demessine en ZRR, (où il existe d'ailleurs une instruction fiscale accordant aux copropriétaires une année entière pour retrouver un gestionnaire, sans remise en cause du statut et des avantages fiscaux), qu'en est-il des cas de défaillances de gestionnaire dans le régime LMP/LMNP ? Normalement, pour bénéficier de ce régime, on doit pouvoir prouver être en bail commercial d'une durée minimale de 9 ans avec un exploitant offrant au minimum trois des quatre services hôteliers indiqués par la loi. Or, si le bail est résilié individuellement et par voie judiciaire (éventuellement même avant la mise en redressement judiciaire du gestionnaire), le propriétaire investisseur va se retrouver sans bail commercial et donc sans activité de LMP/LMNP avec services, et ceci pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, le temps qu'un nouvel engagement soit signé avec un autre repreneur, éventuellement avec une société d'auto-exploitation. Ce "trou", cette carence qui peut durer un certain temps, ne risque t-il pas de remettre en cause le statut et le régime LMP/LMNP, et évidemment les avantages liés à la TVA (remboursement) ? A cette crainte que j'évoque dans mon premier commentaire, vous me répondez que "ce n'est pas le défaut de quelques jours d'activités hôtelière qui obligera à rembourser la totalité de la TVA". Certes non, pas la totalité. Mais si les "quelques jours" se transforment en plusieurs mois (tout à fait envisageable hélas si la résiliation du bail par voie judiciaire est effectuée dès les premiers impayés, sans pour autant avoir retrouvé un nouveau repreneur). Que va t-il alors se passer si on ne peut prouver d'une continuité dans le temps d'une location meublée avec services ? Quel est le degré de tolérance de l'administration à ce niveau et sur quel texte s'appuyer puisque, pour le LMP/LMNP, il n'existe pas à ma connaissance d'instruction fiscale à ce sujet comme pour le DEMESSINE ?

Avant de s'engager dans une procédure judiciaire individuelle en résiliation du bail commercial, sans concertation avec les autres copropriétaires, et sans même avoir en vue un autre repreneur, je pense qu'il convient d'éclairer les propriétaires sur les risques et conséquences d'une telle action qui s'avére couteuse d'une part, voire ruineuse s'il y a ensuite un risque fiscal...

Votre réponse détaillée à ce sujet sera la bienvenue.


RE: Attention à la résiliation judiciaire du bail commercial

  • Par paul.duvaux le

Je le répète, les risques réels de rappel liés à une interruption d'activité sont en fait très faibles et les conséquences théoriques d'une telle interruption temporaires sont de toute façon peu significatives.


Dans le régime DEMESSINE, il y a une obligation de location qui conditionne la réduction d'impôt. Il n'existe rien de tel dans la location meublée.


Une réponse complète à cette question sur les conséquences d'une cessation temporaire d'activité ne peut être faite en dehors d'une consultation.


RE: Attention à la résiliation judiciaire du bail commercial

  • Par laroche le

comment monter une société commerciale intermédiaire ? Combien faut il être et quel statuts ? Ou se renseigner Merci


RE: Attention à la résiliation judiciaire du bail commercial

  • Par paul.duvaux le

Il faut faire une SAS et contacter un avocat (comme moi).


resililation du bail commercial

  • Par white le

Bonjour maître

La gérance d'une résidence hôtelière ne paye pas ses loyers du 3 et 4 Trimestre 2009.Devant le tollé elle envoie une lettre expliquant la situation et propose :

1) rembourser sur 2010 en quatre fois les arrièrés

2) crédit vacances

3) sans interêt

4) faire jouer la clause résolutoire

Renvoyer le papier en cochant la bonne réponse avec bien sur la mention lu et approuvé.

Sans réponse le 15 février nous considérerions que vous avez choisi de résilier le bail a compter de cette date.

Quelle est la valeur légale de cette lettre?

Certains copropriétaires ont choisi l'option 4.

D'après moi seul un jugement peut casser le bail.A quoi s'exposent ces propriétaires qui croient qu'ils auront seulement un papier à signer?

Vos conseils

Merci


RE: resililation du bail commercial

  • Par paul.duvaux le

Une résiliation amiable avec l'accord des parties est toujours possible. Mais dans un tel cas, je serais très prudent. Pourquoi le gestionnaire est prêt à faire cette proposition ? Est-ce du bluf ?


Il faudrait vérifier ce que mentionne exactement ce document avant de se prononcer.


La résiliation n'a de sens que si elle est faite par une grande majorité des propriétaires. Il faut prendre l'avis d'un avocat et agir collectivement, sans doute avec signification par huissier si la résolution amiable est choisie.


RE: resililation du bail commercial

  • Par white le

merci maître, pour votre réponse

le document envoyé par la société de gestion ne mentionne rien d'autre.

la phrase qui me choque le plus

Sans réponse le 15 février nous considérerions que vous avez choisi de résilier le bail a compter de cette date.

Donc le gestionnaire peut demander des indemnités d'évictions

Pour alimenter le débat avec Laurier

CLAUSE RESOLUTOIRE : à défaut de paiement à son échéance, d'un seul terme de loyer ou de tout ou partie de la somme fixe susvisée, ainsi que des frais et un mois après un simple commandement de payer ou une sommation d'exécuter faits à personne ou à domicile élu, contenant mention de la présente clause, resté sans effet, le présent bail sera résilié de plein droit, si bon semble au PROPRIETAIRE BAILLEUR et l'expulsion de la SOCIETE DE GESTION et de tous occupants de son chef pourra avoir lieu en vertu d'une simple ordonnance de référé, sans préjudice de tous dépens et dommages et intérêts et sans que l'effet de la présente clause puisse être annulé par des offres réelles passé le délai sus-indiqué.

Dans tous les cas faire un. commandement à payer faisant mention de la présente clause

Un mois après sans réponse faire une ordonnance de référé.

Ce qui veut dire que les copropriétaires qui ont seulement coché la case 4 risquent d'avoir été enfumé.

Bien sur ceci n'est pas une consultation mais votre réponse pourra peut être éveiller les soupçons de certains copropriétaires

Salutations


RE: resililation du bail commercial

  • Par white le

bonsoir

juste pour faire remonter mon dernier commentaire

merci d'avance pour votre/vos réponses

salutations


RE: resililation du bail commercial

  • Par paul.duvaux le

Je ne vois pas ce que je peux vous dire de plus. D'après les éléments que vous me fournissez il s'agit d'une résiliation amiable proposée par le propriétaire mais bien sûr il ne faut en aucun cas se contenter de renvoyer le document en cochant la case. Il ne faut rien faire sans agir collectivement au niveau de la résidence et sans consulter un avocat.


association mais action indiciduelle

  • Par laurence le

Bjr

vous conseillez en cas d impayés, de constituer une association avec tous les proprietaries.C est fait pour notre residence.Neanmoins,lorsque on commence a "montrer le dents", à parler de Men demeure, de resilaition de bail etc, il faut bien que chaque proprietaire soit representé par un avocat.Ce peut etre le meme avocat qui represente tout le monde, mais chaque proprietaire doit assumer les honoraires pour son appartement.

Comment envisagez vous le tarif pour 100 proprietaires, contre le meme gestonnaire, y a t il un "tarif de groupe"?


merci


resiliation bail commercial par le preneur

  • Par white le

Bonjour maitre

Propriétaire d'un appartement dans une résidence de tourisme, le preneur m'a adressé une demande de renouvellement du bail que j'ai accepté.La gestion ne réglant plus les loyers,je les ai averti que je pourrai faire jouer la clause résolutoire.A ceci ils me répondent puisque je ne suis pas gentils avec eux ils me rendent mon appartement et que je peux en faire ce que je veux.


N'est pas une rupture unilatérale du bail et n'aurai-je pas droit à des indemnités?

Quelle procédure engager?

Merci pour votre réponse


RE: resiliation bail commercial par le preneur

  • Par paul.duvaux le

Une fois que vous avez résilié, le preneur est en droit de cesser de vous payer.


Cela étant, d'après ce que vous indiquez vous avez juste menacé de résilier. Donc il doit encore vous payer le loyer. Vous pouvez notamment faire une saisie sur son compte bancaire.


Votre question illustre un point important : un propriétaire ne doit pas agir seul en action résolutoire, il faut agir collectivement.


RE: resiliation bail commercial par le preneur

  • Par white le

Merci pour votre réponse mais je precise ma question Bail commercial renouvellé jusqu'en 2019

Les loyer ne sont plus payées

envoi d'une mise en demeure en LRAR Lu plus haut(les clauses résolutoire qui indiquent que le bail sera résilié de plein droit "30 jours après une mise en demeure infructueuse, sans qu'il soit nécessaire de former une demande en justice" est nulle et sans effet, car selon le code de commerce : le commandement par voie d'huissier est obligatoire pour la mise en oeuvre de la clause résolutoire, selon l'article 145-41).

La gestion me rend mon appartement

N'est ce pas une rupture de bail?

Si oui ? n'aurais pas droit a des indemnités?

Merci


RE: resiliation bail commercial par le preneur

  • Par paul.duvaux le

Je ne comprends pas votre question : avez-vous envoyé un commandement par huissier pour faire jouer la clause résolutoire, si ce n'est pas le cas il faut réclamer les loyers et faire une saisie. Le fait d'avoir fait jouer la clause par LRAR ne rend pas valide selon moi la résolution (mais cela peut se discuter au cas particulier).


Sinon, effectivement, vous n'avez pas droit à une indemnité pour résolution alors que vous l'avez demandée dans les formes. En revanche, vous pouvez sans doute faire valoir une faute du gestionnaire pour avoir participé à un schéma frauduleux et réclamer des dommages et intérêts à ce titre.


RE: resiliation bail commercial par le preneur

  • Par white le

vous dites: avez-vous envoyé un commandement par huissier pour faire jouer la clause résolutoire, Réponse NON.

Le gestionnaire m'a rayé de la gestion, c'est à dire plus de loyer et m'a dit de reprendre mon appartement et d'en faire ce que je voulais.

D'ou ma question le gestionnaire n'a t'il pas rompu le bail, qui nous lie, unilatéralement? Ou donné congé de fait?

Si OUI quel juge pour dire que le bail est rompu et ceci pourrait il s'appliquer?

"Cassation civile, 3e chambre, 21juin 1995, Sicala c/Primault"

Je sais ce cas n'est pas courant mais certaines société de gestion se croient tout permis

Merci


RE: resiliation bail commercial par le preneur

  • Par paul.duvaux le

Encore une fois, la solution n'est pas d'invoquer une rupture abusive du bail (je ne suis pas un expert sur cette question mais cela me paraît très douteux) mais au contraire de faire valoir que le bail est maintenu et de réclamer le paiement des loyers. Vous pouvez aussi sans doute invoquer d'autres fautes beaucoup plus efficace que la notion de rupture abusive du bail commercial.


RE: resiliation bail commercial par le preneur

  • Par white le

Merci pour votre analyse

Cordialament


Résiliation d'un bail commercial

  • Par Alain le

Bonjour M°,

J'ai acquis un bien en résidence étudiante, gérée par Lamy et assorti d'un bail de 9 ans!

En cas de rupture du bail (avant ou après les 9 ans) par mes soins, comment sera évaluée l'indemnité d'éviction que je devrai à Lamy Résidences?

Merci


RE: Résiliation d'un bail commercial

  • Par paul.duvaux le

L'indemnité d'éviction doit être égal à la valeur du fonds de commerce du locataire. Il s'agit en effet de l'indemniser de son droit au bail. Il n'y a pas de barème légal ou même d'habitude des juges qui puisse être citée pour proposer une évaluation. Votre locataire essayera de démontrer qu'il réalisait un bénéfice brut grace à l'exploitation de l'appartement et il demandera un multiple de ce bénéfice (entre 5 et 10 fois ce bénéfice).


RE: Résiliation d'un bail commercial

  • Par Alain le

Merci pour votre retour !


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