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Les résidences hôtelières : note de synthèse sur leur situation

  • Par paul.duvaux le
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Le législateur encourage depuis de nombreuses années le développement des résidences hôtelières.


La réglementation fiscale prévoit en effet de nombreuses dispositions permettant leur développement : régime fiscal de la location meublée, régime TVA de la parahôtellerie, etc.


La dernière loi de finances pour 2009, qui est venu réduire et plafonner l'intérêt fiscal des niches fiscales, a largement préservé le secteur des résidences hôtelières en instaurant de nouveaux avantages fiscaux importants (dispositif Scellier et réduction d'impôt de 25 % pour les loueurs en meublé non professionnels).


Les promoteurs et les officines de défiscalisation sont les premiers bénéficiaires de ces dispositifs de faveur.


Ils vendent des appartements aux particuliers en utilisant la défiscalisation comme principal argument de vente.


Les investisseurs achètent un "package" : on leur vend des appartements et ils s'engagent à les louer dès l'achat par bail commercial à un exploitant hôtelier, appartenant généralement au même groupe que le promoteur. Le plus souvent, le package comprend un financement à 100 %.


Mais les investisseurs sont très souvent victimes d'arnaques.



L'arnaque de la fausse rentabilité


L'arnaque consiste tout d'abord à vendre très cher les appartements.


Pour simplifier, le prix de vente est généralement 20 à 30 % au-dessus du prix normal.


Dans un premier temps, le fait de vendre nettement au-dessus du prix est bien sûr un énorme avantage pour le vendeur. Il encaisse une marge énorme.


Mais le fait de vendre très cher un bien présente un inconvénient : elle oblige aussi à proposer un loyer à l'investisseur qui est lui-même anormalement élevé.


C'est d'ailleurs le fait de proposer un loyer élevé à l'investisseur, et donc un rendement correct, qui permet d'obtenir l'adhésion de l'investisseur au produit proposé, et de masquer le fait qu'il se fait avoir en achetant un bien trop cher.


Mais ensuite les ennuis commencent pour l'exploitant car il doit verser tous les trimestres des loyers trop élevés aux investisseurs. Les loyers sont trop élevés par rapport aux recettes réalisées dans l'exploitation normale de la résidence.


Très souvent, l'exploitation de la résidence est déficitaire (ou le devient à la moindre difficulté).


Pour faire face à cette difficulté, le promoteur-exploitant affecte une partie de sa marge de vendeur pour combler le déficit de l'exploitation. Il verse une prime à l'exploitant, le "fonds de concours", pour l'aider à combler le déficit des premières années.


Mais tôt ou tard, les fonds de concours sont épuisés et l'exploitant ne peut plus faire face aux pertes d'exploitation. Il fait faillite.


Cette faillite était de toute façon programmée par le promoteur : ce qui compte pour lui c'est d'avoir réalisé ses ventes en toute tranquillité, grâce au fond concours accordé à l'exploitation.


En pratique, les propriétaires sont obligés d'accepter de revoir à la baisse les loyers qu'ils encaissaient.


C'est une catastrophe pour les propriétaires qui avaient bâti un plan de financement sur la base des loyers "garantis" par le promoteur-exploitant. Les loyers deviennent insuffisants pour faire face aux échéances de l'emprunt.



L'arnaque des lots de services restant la propriété de l'exploitant


Une deuxième arnaque porte sur les modalités d'achat des appartements.


Lorsque les investisseurs achètent des appartements, il s'agit de lots de copropriété. Ils peuvent croire qu'en achetant leurs lots, ils deviennent également propriétaire des parties communes et plus spécialement des lots de service de la résidence, ceux qui servent à l'exploitation commerciale, comme la salle d'accueil, le bureau, la salle de cafétéria pour servir le petit déjeuner et les autres locaux techniques.


En fait, le plus souvent, ces lots de service restent la propriété du promoteur-exploitant.


Ainsi, en cas de difficulté, les investisseurs se retrouvent dans une situation où il leur est impossible de changer d'exploitant.


L'exploitant en place à l'origine peut facilement leur imposer une baisse de loyer puisqu'il est propriétaire des lots de service.


Cette situation a déjà abouti à de graves spoliations des propriétaires dans plusieurs dossiers.


Dans le dossier d'une résidence se situant dans les alpes, suite à la faillite de l'exploitant d'origine, le juge a ainsi accordé la reprise de l'exploitation à un nouveau gestionnaire. Ce dernier est devenu le propriétaire des lots de service et a imposé aux propriétaires des appartements un nouveau bail avec un loyer dérisoire.



Les conséquences désastreuses de la réforme des niches fiscales


Les copropriétaires qui ont acheté des appartements dans les résidences hôtelières sont aussi les victimes de la réforme des niches fiscales imposées par la loi de finances pour 2009.


En effet, cette réforme n'a pas cherché à plafonner les avantages fiscaux de la location meublée professionnelle (LMP) mais elle a eu pour effet de faire perdre presque immédiatement aux investisseurs les avantages du régime LMP et notamment l'imputation des déficits sur le revenu global.


C'est d'autant plus regrettable que, précisément, suite aux difficultés rencontrées par de nombreux exploitants, à la baisse des loyers ou à leur non-versement, de nombreux propriétaires réalisent des déficits d'exploitation.


Par ailleurs la loi de finances a créé deux nouvelles niches fiscales particulièrement attractives : la réduction d'impôt de 25 % pour les investisseurs achetant des appartements meublés (nouveau régime du LMNP) et pour ceux achetant des appartements loués nus à l'exploitant (régime SCELLIER). Ces deux dispositifs sont réservés aux personnes achetant les locaux neufs.


Dans l'ancien régime du LMP, les investisseurs pouvaient avoir intérêt à acheter des locaux anciens.


Mais les nouveaux dispositifs de défiscalisation sont réservés aux locaux neufs.


C'est ainsi que les propriétaires de locaux anciens ont perdu tout espoir de pouvoir revendre leurs appartements à de nouveaux investisseurs.


Par ailleurs, les nouvelles résidences vendues par les promoteurs grâce à ces nouvelles carottes fiscales font directement concurrence aux anciennes résidences dont certaines connaissent pourtant de graves difficultés.



Les risques fiscaux pesant sur les propriétaires acceptant des clauses recettes ou reprenant l'exploitation des résidences


De nombreux propriétaires se trouvent obligés d'accepter une baisse de loyers. Certains exploitants leur proposent de baisser le loyer fixe et de compenser cette baisse par l'octroi d'un loyer supplémentaire déterminé en fonction des résultats ou des recettes de l'exploitation de la résidence.


Mais l'administration fiscale a pris une position selon laquelle l'existence d'un tel intéressement aux résultats de la résidence hôtelière doit aboutir à requalifier l'activité. Les propriétaires des appartements perdent ainsi le régime fiscal de la location meublée et sont considérés comme des exploitants hôteliers.


De même, il semble que l'administration n'accepte pas que des investisseurs se regroupent pour exploiter eux-mêmes leur résidence par l'intermédiaire d'une société constituée à cet effet.


C'est particulièrement regrettable alors que, face aux faillites des exploitants, les propriétaires n'ont souvent pas d'autre choix que de reprendre l'exploitation.


La requalification aboutit à faire perdre les avantages du régime de la location meublée (LMP ou LMNP).



La reprise de certaines résidences par des exploitants de logements sociaux


Face à la faillite de nombreuses résidences hôtelières, des exploitants rachètent à bas pris l'exploitation des résidences situées en banlieue parisienne et y développent une activité d'accueil d'urgence de populations sans logement, notamment des squatteurs relogés par la mairie de Paris.


Les propriétaires sont là-aussi victimes d'une arnaque car il leur avait été promis que la résidence devait avoir une affectation hôtelière traditionnelle.


L'utilisation de la résidence pour faire du logement social d'urgence aboutit évidemment à dévaloriser fortement les résidences.


Il est regrettable que les pouvoirs publics participent à la mise en œuvre de cette arnaque.



Les actions possibles


Il faudrait lutter contre les abus en mettant en place une réglementation adaptée.


Pour lutter contre la technique des fonds de concours, on pourrait évidemment l'interdire, mais aussi plus généralement rendre obligatoire, pour toute vente à des non professionnels réalisant un placement dépassant un certain seuil, une expertise économique et financière portant sur la rentabilité du placement et son opportunité.


Une telle expertise obligatoire devrait être faite par un tiers indépendant engageant sa responsabilité professionnelle et couvert par une assurance responsabilité civile.


Les copropriétés des résidences hôtelières vendues à des acheteurs non professionnels devraient être obligatoirement propriétaires des lots d'exploitation, autrement dit ces lots devraient être intégrés obligatoirement dans les parties communes.


On pourrait aussi rendre obligatoire, pour toute vente d'un produit de défiscalisation, la présentation à l'acheteur d'un rescrit fiscal réalisé par le vendeur auprès des services fiscaux et validant le schéma au plan fiscal.


Une nouvelle réglementation sur ces questions ne pourrait avoir un effet rétroactif mais, en pratique, elle pourrait servir aux propriétaires d'anciennes résidences pour faire valoir l'arnaque dont ils ont été victimes.


Rappelons que de nombreux exploitants de résidence de tourisme font faillite et que, à cette occasion, les investisseurs se trouvent particulièrement démunis face aux enjeux de la procédure collective. Il faudrait imposer aux juges de la faillite de prendre en compte les intérêts des propriétaires, par exemple en imposant la nomination d'un représentant spécifique de ces propriétaires.


Enfin, les services fiscaux devraient prendre en compte la situation spécifique des résidences en difficulté financière pour admettre, dans certaines limites, l'existence de clause recettes n'entraînant pas la remise en cause du régime fiscal des propriétaires ou encore la reprise de l'exploitation par les des sociétés regroupant les investisseurs.



D'une manière générale, il y a lieu de regretter que le point de vue des investisseurs n'ait pas été pris en compte dans la réforme des niches fiscales.


De même, il y a lieu de regretter que le législateur n'ait pas engagé des réformes pour mettre un terme aux abus des officines de défiscalisation, qui portent préjudice, non seulement aux investisseurs, mais aussi à l'Etat puisque une partie importante du coût de la défiscalisation est détournée à leur profit.


17 commentaires

Bravo

pour votre article qui est d'une très grande clarté.


Il est bon de "remettre les pendules à l'heure", tant la carotte fiscale est séduisante...


arnaque de la défisc

  • Par zrrencolere le

Bravao pour vos articles qui résument trés bien l'arnaque de ladéfisc quel que soit le régime choisi (demessine ou autre).

Pendant ce temps les élus poursuivent les "arrangements" (amendements) des pseudos nouvelles lois destinées à maquiller sous de fausses solutions la magouille de sorte à rassurer les futurs pigeons. Les actions des IRT dénonçant ces arnaques avaient eu un impact considérable sur les ventes en 2007 2008.

La seule chose que les professionnels de l'immo défiscalisé ont trouvé à été le lobbying sur l'argument de l'activité économique à sauver et évidemment nos élus n'ont vu que l'arbre mais pas la forêt.

Il parait qu'un rapport a été comandé sur les RT. La FEDART (fédération des associations d'investisseurs en résidence de tourisme) regroupant plus d e20 asociations soit plusieurs milliers de familles n'a jamais été contactée pour avoir les avis et points de vue des IRT.


défisc en question

  • Par DEVOLUY le

Merci pour votre objectivité...

Devant un état qui fait la sourde oreille depuis les nombreux courriers envoyés aux élus suite à l'affaire Transmontagne en 2007, expliquant la situation de petits investisseurs piègés par la loi Demessine, les ministères en question n'ont pas daigné répondre en prenant des mesures de protection pour les IRT ! Et pourtant dans le dernier texte (7/07/09) fait encore pour les gestionnaires et cie, ils auraient pu avoir la décence d'aborder le problème de non remboursement de la défiscalisation en cas de défaillance du gestionnaire !!! L'état est vraiment complice de tout ce système..................................


TRES BONNE SYNTHESE

  • Par CHIVAS90 le

merci pour cette synthèse et surtout pour avoir clairement empoyé le terme "Arnaque".

Une fédération d'IRT est née il ya plusieurs mois, il est grand temps que les élus et les ministères concernés la contacte.

Désormais, le SNRT n'est plus le seul interlocuteur...

Le gouvernement s'est donné 6 mois pour faire un état des lieux de la situation catastrophique des IRT, alors Messieurs les Ministres, profitez de ce temps pour nous rencontrer et vous aurez une vision beaucoup plus objective de la situation de milliers de familles.




Y a t il alors de bon investissement LMNP ?

  • Par bob le

Bonjour,


"Mais les investisseurs sont très souvent victimes d'arnaques."


Souvent ou toujours ? Suite à la lecture de votre très bonne synthèse, il semblerait que ce soit toujours. J'ai justement un dossier (ancien programme non encore vendu) entre les mains ... le prix de vente semble effectivement trop élevés, le loyer semble correspondre à celui du marché, aucune info sur les lots d'exploitation (cafétaria, laverie, lingerie surement pas intégrés dans les parties communes) je vais me renseigner sur ce dernier point très important ...


Merci pour votre article.


RE: Y a t il alors de bon investissement LMNP ?

  • Par paul.duvaux le

Si vous voulez investir dans un LMNP, il faut d'abord réfléchir à son intérêt sur le plan patrimonial. Mon premier conseil, ne faites pas un investissement financé par emprunt. Soyez prêt à faire face à l'absence de perception de loyers en cas de problème grave (incendie, vices de construction, etc) . Ne faites pas un tel placement si vous n'avez pas déjà une fortune conséquente avec des placements diversifiés.Ensuite, n'investissez pas dans une résidence si les lots de service n'appartiennent pas à la copropriété. Faites contrôler la valeur du bien et la rentabilité du projet par un expert indépendant. Exigez de connaître les noms des autres copropriétaires. Exigez la nomination d'un syndic indépendant.


RE: Y a t il alors de bon investissement LMNP ?

  • Par QUILICHINI le

Bonjour Maître,

Avec 63 Bailleurs en Etablissement hôtelier, nous avons à souffrir d'un montage

qui réuni un nombre incalculable de manipulations et arnaques cumulées.

Aliénation Baux : Indemnité dissimulées ; Renonce à Indemnité via accord signé déclaré sans valeur ; locaux "Communs" inexistants ; construction additionnelle secrète de 600 m2 de piscine et autres en sous-sol ; Permis de construire secret dénaturant l'immeuble ; obtention du Permis dans des conditions d'illégalité ; escroquerie de la Banque financière; Mise au Tribunal illégitime du Constructeur etc.

Au final, refus de restitution des appartements à 44 Bailleurs contestataires.

2.5 ans de balade judiciaire toujours en cours ; à en perdre toute confiance...

Peut-être un cas unique en France...

J'aurais plaisir à vous adresser un résumé d'un cas emblématique qui ne doit pas tomber dans l'oubli.

J'ai par ailleurs une question précise sur laquelle les Avocats du coin refusent de se pencher. Durée réelle du FORCLOS en réponse à un Congé sans Indemnité.

Mon tél 04 94 21 50 18. Domicile ; à tout moment.

Cordialement,

D'ARTAGNAN



Achat du Fonds de Commerce d'une Residence

  • Par Irady Erick le

Nous sommes des professionnels de l'hôtellerie intéressés par une résidence hôtelière en Haute Savoie, proche de Gènève, route de Thonon.


Le exploitant ayant fait faillite nous propose le rachat de son fonds de commerce pour 1millon500


Votre conseil serait très précieux


Merci



RE: Achat du Fonds de Commerce d'une Residence

  • Par paul.duvaux le

J'ai pris comme principe de ne jamais intervenir au profit de gestionnaire professionnel pour éviter tout risque de conflit d'intérêts.


Investisseur

  • Par GUIMET le

La societe de de promotion immobliere actionnaire de la SCI de construction d'une residence avec services inclut dans le contrat de reservation une obligation de signature de bail commercial avec un exploitant de son choix.


Dans le cas ou le bail dans sa duree initiale vient a etre resilie judiciairement suite a une faillite de l'exploitant y a t il matiere a une action judiciaire contre le ou les actionnaires de la SCI demandant la stricte application du bail jusqu'au terme de la periode initiale.


RE: Investisseur

  • Par paul.duvaux le

Il faudrait connaître votre dossier pour répondre avec précision. Mais je pense que vous pouvez effectivement attaquer le promoteur en faisant valoir le lien entre le contrat de vente et le contrat de bail. Cela étant, l'idéal est de démontrer l'existence d'un fonds de concours.


RE: Investisseur

  • Par GUIMET le

Merci pour votre réponse voici des précisions:


Le contrat de réservation préliminaire a une VFA signé par les parties dit:

CONDITIONS PARTICULIERES RELATIVES A LA LOCATION


Bail a consentir par l'Acquereur

Le RESERVATAIRE, simultanément à l'acquisition des biens, s'engage à donner à bail à la Société Gestionnaire, par convention annexée au présent contrat, les locaux aménagés faisant l'objet des présentes à compter de leur mise à disposition par le RESERVANT.


Ce contrat établit de manière indiscutable le lien entre la vente immobilière et le choix du gestionnaire prévu dans le bail fait par la SCI.


Dans ces conditions est il possible d'assigner la SCI pour faire appliquer les clauses du bail jusqu'au terme de sa période initiale de 9 ans.


L'existence d'un fonds de concours ou non ne me semble pas avoir d'incidence sur la responsabilité contractuelle.


RE: Investisseur

  • Par paul.duvaux le

Il y a un lien mais aucun engagement de la part du promoteur, donc vous ne pouvez pas invoquer d'argument juridique direct. Il faut invoquer la tromperie (le dol) et mieux encore le fonds de concours (mais il faut démontrer son existence).


residence de tourisme

  • Par ascenseur le

j'ai toujours refuser de conner'cialisé ces résidences a cause de tout ce que vous avez dit . de toute facon si cela était vraiement juteux les getsionnaire investiraient eux mêmes . mais avoir seulement l'exploitataion est tres pratique en cas de coup dur ,on s'en va et laisse les investissaurs se débrouillés .et on recommence ailleurs ,les societe exploitantes sont systematiquement filiale .il y a une sociéte par residence de tel sorte que l'engagement de loyers porte seulement sur cette entreprise .et les autres continuent comme si de rien n'etait .certaines plateformes immobilières vantent leur "critères de selection " rigoureux et objectifs mais avec toujours les mêmes arguments ,études de potentiel ect ect... mais les commercialisateuirs ne demandent jamais ces études ,et les investisseurs non plus .existent elles ? on peut en douter ! sinon pourquoi ne pas les montrés ? si c par peur d'avoir des porces en cas de problemes car ils constitueraient une preuve ,alors cela veut dire aussi qu ils ne sont pas sûr de leur approche .et donc quoi qu il en soit il y a un biais immédiat on promet en esperant ne pas se tromper .et en ne prenant pas en compte la concurence .les mairies ont aussi leurs responsabilités .


Et vue de l 'intérieur

  • Par BRETON le

Je suis salarié de ces fameux gestionnaires depuis plusieurs années...Ils sont tous les meilleurs mais vue de l'intérieur, vous ne pouvez vous imaginer...


Ces sociétés souvent crées par des anciens de l'immobiliers se font des marges énormes sur le dos de ces petits propriétaires... et dès que ca va mal , liquidation.. et on recommence avec un nouveau nom mais toujours les mêmes bandits à la tête.


De plus l'ensemble de ces groupes jouent sur une cavalcade financière au quotidien par contre les salaires et avantages importants des dirigeants sont toujours au RDV.

Il est plusque temps que la justice et le fisc se melent de ces faux, fraudes, magouilles...


LOCATION DES PARTIES COMMUNES

  • Par JEAN MARC le

MONSIEUR,


Je viens de voir dans le bulletin officiel des impots une partie concernant les parties communes et une éventuelle remise en cause du dispositif fiscal en cas de non respect de certaines situation.


"La location à un exploitant qui, sous sa seule responsabilité, effectue les prestations de service inhérentes

à son activité hôtelière ou para-hôtelière, de lots de copropriété comprenant des parties privatives et des parties

communes constituées, outre les dépendances habituelles (hall, parking, voie d'accès...), d'espaces nécessaires

à cette activité (salle de restauration, local pour le personnel, salle médicalisée...), relève du régime fiscal de la

location meublée lorsque :

− la location porte sur des locaux à usage d'habitation et ne s'accompagne d'aucune prestation annexe ;

− la location ne constitue pas pour le bailleur le moyen de participer à la gestion ou aux résultats de la

société d'exploitation (les formules de rémunération du bailleur se référant ou combinant des données propres à

l'activité, au chiffre d'affaires ou aux résultats de l'entreprise locataire peuvent constituer des moyens de

participation à la gestion ou aux résultats) ;

− la location des parties communes est accessoire à la location meublée et ne donne lieu en elle-même

à aucune rémunération. Cette condition est réputée satisfaite lorsque le niveau de loyer des parties privatives

correspond au prix du marché."


un promoteur me propose actuellement l'acquisition d'une petite copropriété dans laquelle les parties communes > partie privatives ... Donc le loyer correspondant stricto aux parties privatives est gonflé par la mise à disposition des aprties communes (salle de restaurant, cuisine, salle de détente ... )


Pensez vous qu'il pourrait y avoir un risque au titre de ce dernier alinéa ?


D'avance merci de votre réponse


RE: LOCATION DES PARTIES COMMUNES

  • Par paul.duvaux le

Votre question suppose une réponse sous la forme d'une consultation