Remarques préliminaires
Une location en meublé sans services de parahôtellerie est de droit exonérée sans TVA, sans option possible pour l'assujettissement volontaire.
En revanche une location meublée avec des services de parahôtellerie est obligatoirement assujettie à TVA.
Ce régime de TVA s'applique aux locations finales aux occupants mais aussi aux locations des locaux intervenant le cas échéant en amont.
C'est ainsi que si le propriétaire loue des appartements à un exploitant qui lui-même les loue en fournissant des services de parahôtellerie, la location des appartements à cet exploitant doit être assujettie à TVA, alors même, bien sûr, que le propriétaire ne fournit aucun service de parahôtellerie. C'est l'utilisation finale qui fixe le régime applicable à toutes les locations portant sur les locaux.
Il faut bien comprendre que, paradoxalement, dans l'esprit du législateur, l'exonération de TVA dont bénéficie la location meublée constitue un avantage pour les loueurs en meublé et il faut éviter de concurrencer les professionnels hôteliers qui sont assujettis à la TVA. C'est pour cette raison que la parahôtellerie est assujettie à la TVA.
Mais cet assujettissement n'a de sens que pour éviter une concurrence déloyale entre les loueurs en meublé et les hôteliers. Ainsi ne devraient pas être assujetties à la TVA, les locations meublés qui, du fait de leur mode d'exploitation, ne font pas concurrence aux hôtels.
En pratique, en fait l'assujettissement à la TVA est très souvent vécu comme un avantage pour les propriétaires. C'est en tout le cas des propriétaires qui achètent des biens neufs.
En effet, dans ce cas, l'achat des locaux est assujetti à la TVA au taux de 19,6 %. Or si la location est assujettie à la TVA en raison de prestations hôtelières, les propriétaires peuvent récupérer la TVA grevant le prix d'achat des locaux.
Par ailleurs, l'assujettissement à TVA de la location des locaux n'est pas un inconvénient important car le taux applicable à la prestation d'hébergement est le taux réduit de 5,5 % (mais le taux applicables aux prestations hôtelières annexes est 19,6 %). Donc le prix des chambres n'est pas trop majoré.
Quelques observations sur le rapport entre la loi, la doctrine et la jurisprudence
Rappelons qu'en matière fiscale, il convient de distinguer la doctrine de l'administration fiscale et la position des tribunaux.
En effet, il arrive souvent que l'administration et les tribunaux ne retiennent pas la même définition de la loi fiscale.
La doctrine de l'administration est importante à deux titres.
D'une part, en pratique, cette doctrine inspire largement le comportement des services fiscaux : autrement dit, si un contribuable respecte les règles énoncées par les services fiscaux, il risque peu d'avoir un rappel et, inversement, si un contribuable adopte une pratique non conforme à cette doctrine, il s'expose à des rappels en cas de contrôle fiscal.
Par ailleurs, la doctrine administrative est légalement opposable aux services fiscaux : autrement dit, si un contribuable se conforme scrupuleusement à cette doctrine, les services fiscaux ne peuvent faire de rappel, même dans le cas où cette doctrine est illégale.
La position des tribunaux est également importante pour trois raisons :
Premièrement, comme on vient de le voir, rien n'interdit à un contribuable de choisir de déroger à la doctrine administrative, s'il peut démontrer que cette doctrine est illégale. Autrement dit, si la doctrine est opposable à l'administration, elle ne remplace pas la loi, elle n'est pas opposable au contribuable.
Donc si un contribuable déroge à la doctrine administrative, il risque un rappel mais il peut gagner par un contentieux si sa position est conforme à l'interprétation de la loi telle qu'elle est définie par les tribunaux.
Deuxièmement, en cas de difficulté avec les services fiscaux, il peut être intéressant d'invoquer la position des tribunaux pour orienter une discussion dans un sens favorable, notamment lorsque la doctrine administrative n'est pas très claire. Les agents des impôts invoquent souvent eux-mêmes directement la jurisprudence lorsqu'elle leur permet de conforter leur position.
Enfin et troisièmement, il peut arriver que la loi française ne soit pas conforme à une règle supérieure (un traité international) et dans ce cas c'est au juge de faire prévaloir la règle supérieure. Précisément en matière de TVA et notamment en ce qui concerne la parahôtellerie, le Conseil d'Etat fait prévaloir les règles européennes sur la loi française.
Que dit la loi ?
L'article 261 D,4° du code général des impôts prévoit :
"Sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée : (...)
Les locations occasionnelles, permanentes ou saisonnières de logements meublés ou garnis à usage d'habitation.
Toutefois, l'exonération ne s'applique pas : (...)
b. Aux prestations de mise à disposition d'un local meublé ou garni effectuées à titre onéreux et de manière habituelle, comportant en sus de l'hébergement au moins trois des prestations suivantes, rendues dans des conditions similaires à celles proposées par les établissements d'hébergement à caractère hôtelier exploités de manière professionnelle : le petit déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture de linge de maison et la réception, même non personnalisée, de la clientèle ; (...)"
La doctrine de l'administration
L'administration a précisé ainsi son interprétation des conditions :
"L'activité para hôtelière est caractérisée par l'offre en sus de l'hébergement d'au moins trois des services suivants parmi les quatre qui sont cités au b du 4° de l'article 261 D du CGI :
- l'exploitant dispose des moyens nécessaires pour être en mesure, si besoin, de fournir le petit déjeuner à l'ensemble des locataires ; celui-ci doit être fourni selon les usages professionnels, c'est-à-dire, au choix de l'exploitant, soit dans les chambres ou appartements, soit dans un local aménagé permettant la consommation sur place des denrées, situé dans l'immeuble ou l'ensemble immobilier ;
- le nettoyage des locaux est effectué de manière régulière. Cette condition sera considérée comme établie lorsque, bien que ne fournissant pas effectivement un service régulier de nettoyage, l'exploitant dispose des moyens lui permettant de proposer un tel service au client durant son séjour, selon une périodicité régulière. En revanche, elle devra être considérée comme non satisfaite si l'exploitant se contente d'un nettoyage au début et en fin de séjour ;
- l'exploitant dispose des moyens nécessaires pour être en mesure de fournir pendant le séjour le linge de maison à l'ensemble des locataires ;
- l'exploitant dispose durant la période de location des moyens nécessaires pour être en mesure de proposer un service de réception même non personnalisé de la clientèle.
Cet accueil peut être confié à un mandataire qui l'assure en un lieu unique différent du local lui-même.
Exemple : Un mandataire assure un service d'accueil, situé à l'entrée d'un village, d'un local meublé situé dans ce village.
De la même façon, un système d'accueil électronique suffit.
Enfin, le local meublé doit comporter tous les éléments mobiliers indispensables pour une occupation normale par le locataire. Il n'est en revanche plus exigé que l'exploitant soit immatriculé au registre du commerce et des sociétés."
(Inst. 30 avril 2003, 3 A-2-03 n° 8).
La position des tribunaux
Une première décision intéressante est celle rendue par le Conseil d'Etat du 27 février 2006 (n° 258807, RJF 5/06 n° 514).
Les points de cette décision qui nous intéressent ont été ainsi résumés par les auteurs de la RJF :
Une cour administrative d'appel commet une erreur de droit en se fondant, pour juger que l'activité d'une société qui donne en location des logements meublés, était exonérée de plein droit de la TVA, sur la double circonstance que la recherche de locataires était confiée à une agence immobilière et que la location de certaines villas s'étendait sur plusieurs mois, alors que ces circonstances ne sauraient, à elles seules, exclure une concurrence potentielle avec les entreprises hôtelières.
Une activité de location de logements meublés ne peut être assimilée à celle d'une entreprise hôtelière, concurrençant même potentiellement celle des hôtels environnants, dès lors qu'elle ne comporte pas de prestation de petit déjeuner, que la prestation de réception n'est pas continue et qu'au surplus la prestation de nettoyage est limitée. Cette activité est donc exonérée de TVA.
Cette double appréciation du Conseil d'Etat doit se comprendre ainsi :
D'une part la Cour administrative d'appel s'est trompée en estimant qu'une activité n'était pas une activité parahôtellerie aux seuls motifs que la recherche de clients était faite par une agence et que la location s'étendait sur plusieurs mois.
Autrement dit, ce n'est pas parce que l'exploitant utilise une agence pour rechercher des clients et que les locations s'étendent sur plusieurs mois que l'activité n'est pas hôtelière.
En revanche, les motifs suivants étaient suffisants pour refuser la qualification de parahôtellerie : il n'y avait pas de petits déjeuners, la prestation de réception n'est pas continue et la prestation de nettoyage est limitée.
En fait, pour le Conseil d'Etat, il n'y a sans doute pas lieu de retenir la règle des trois critères obligatoires sur une liste de quatre, tels qu'ils sont définis par le code général des impôts.
Il s'agit plutôt de retenir un faisceau d'indices pour vérifier si l'activité de parahôtellerie s'exerce dans des conditions telles qu'elle pourrait faire concurrence aux hôtels stricto sensu.
En pratique, le Conseil d'Etat vérifie non seulement que la prestation était offerte mais qu'en plus, elle était effectivement consommée par les clients.
Je propose de citer le passage important de la décision du Conseil d'Etat :
"Considérant qu'il résulte de l'instruction qu'au cours de la période du 1er juillet 1993 au 31 décembre 1994, la société Hôtel de Provence a employé un seul salarié, principalement affecté au nettoyage des villas de la résidence, à raison de vingt-quatre heures par semaine, à l'exception de deux interruptions, d'une durée de trois et cinq mois respectivement, pendant lesquelles elle n'a employé aucun salarié ; qu'au cours de cette période, la société requérante n'a servi aucun petit déjeuner à ses clients et n'a comptabilisé aucun achat de produits alimentaires ; qu'en dehors des heures de présence du salarié de l'entreprise, l'accueil téléphonique était assuré par une société tierce qui a pour activité le conseil en investissements, et n'était en mesure de répondre aux appels que les jours ouvrables et aux heures de bureau ; que, dans ces conditions, la société Hôtel de Provence ne peut être regardée comme ayant mis à la disposition de sa clientèle des prestations de petit déjeuner et de réception dans des conditions similaires à celles proposées par les établissements d'hébergement à caractère hôtelier exploités de manière professionnelle ; que, dès lors, l'activité exercée par la société Hôtel de Provence, ne pouvant être assimilée à celle d'une entreprise hôtelière, ne concurrençait pas, même potentiellement, celle des hôtels environnants (...)"
Une décision plus récente (CE n° 307077 du 5 février 2009) mérite également d'être citée :
"Considérant qu'il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que la SOCIETE D., qui donnait en location quatre vingt quatorze studios destinés à des étudiants, n'a employé qu'un seul salarié qui était affecté au gardiennage, à l'accueil et à l'entretien des locaux entre 7 heures et 11 heures et 16 heures et 20 heures ; que si les résidents pouvaient y prendre leur petit déjeuner, la société mettait seulement à leur disposition un appareil automatique distribuant des boissons et des croissants, que les contrats ne prévoyaient pas de fourniture de linge de maison, les résidents pouvant s'en procurer moyennant un supplément et que le nettoyage des chambres était mensuel, les nettoyages supplémentaires étant facturés en sus ; qu'en déduisant de ces faits, que la cour a souverainement appréciés, que la société ne mettait pas à la disposition de sa clientèle des prestations dans des conditions similaires à celles proposées par des établissements d'hébergement à caractère hôtelier exploités de manière professionnelle, la cour n'a ni commis d'erreur de droit ni procédé à leur inexacte qualification juridique ; "
Synthèse des critères de l'administration fiscale
Si l'on souhaite assujettir à la TVA l'activité, il faut s'assurer que l'on remplit les critères tels que définis par l'administration fiscale dans sa doctrine, ce qui est plus facile de respecter les règles légales telles qu'elles sont interprétées par le Conseil d'Etat.
Il s'agit d'être capable de fournir trois des quatre prestations suivantes : petit déjeuner, nettoyage des locaux, linge de maison, accueil des clients.
En principe et contrairement au Conseil d'Etat, l'administration n'exige pas que ces prestations soient effectivement fournies, mais seulement que l'exploitant puisse les fournir en cas de demande.
Mais il faut distinguer, selon les services, le niveau d'exigence des services fiscaux.
S'agissant du nettoyage des locaux, la doctrine impose une prestation qui ne se limite pas au simple nettoyage des locaux à la sortie et à l'entrée des occupants.
Il est donc impératif de proposer un service de nettoyage régulier, si possible hebomadaire.
Par ailleurs, pour tous les services, il est nécessaire que l'offre de service ne soit pas seulement virtuelle et qu'il y ait, au moins de temps, une consommation effective de ces services.
La consommation effective des services, même occasionnelle, permet en effet de démontrer que ces services sont effectivement offerts.
S'agissant du petit déjeuner, il faut souligner que l'administration exige qu'il soit offert selon les usages professionnels de l'hôtellerie. A mon avis, il n'est donc pas possible de se contenter de distributeurs automatiques et il faut que le service soit réalisé par du personnel.
S'agissant de l'accueil, l'administration admet qu'il soit réalisé par un tiers ou même de façon automatisée. Aucune précision n'est donnée par l'administration sur la nécessité ou non d'offrir une prestation d'accueil dans les mêmes conditions que celles des hôtels mais il est possible, qu'en cas de contrôle, l'administration estime insuffisante des prestations d'accueil qui soient offertes seulement pendant les heures de bureau.
S'agissant du linge de maison, il suffit de le proposer et en pratique, cela paraît relativement facile. Mais là encore selon moi, il est nécessaire que ce service soit réellement consommé, même de temps en temps en rappelant qu'il faut être capable de le proposer à tous les résidents à tout moment.
Mise en œuvre pratique dans une résidence service
Il faut selon moi rédiger un contrat d'hébergement prévoyant expressément l'inclusion des prestations annexes en détaillant leur mode de mise en œuvre et, les suppléments à payer avec l'application du taux de 19,6 %.
Il peut être judicieux d'imposer aux occupants un nettoyage régulier de leurs chambre et une location de linge de maison, en tout cas quand les clients ne demandent pas eux-même volontairement le bénéfice de ces services (cas des étudiants).
Il faut pouvoir apporter la preuve que des moyens ont déjà été préparés pour offrir les services à tous, par exemple par des contrats de prestataires extérieurs.
S'agissant du petit déjeuner et de l'accueil, la prestation ne peut être considérée comme réalisée, selon moi, sans la présence effective et régulière d'un employé ou d'un prestataire extérieur chargé de la proposer et de la réaliser.
Une agence immobilière extérieure ne peut à elle seule réaliser l'accueil, faute d'être ouverte aux heures d'ouverture des hôtels.
Le petit déjeuner doit être proposé par du personnel ou un prestataire présent tous les matins. L'usage de distributeurs automatiques n'est pas suffisant.
Mais bien sûr, si les trois autres services sont proposés, il n'est pas obligatoire de proposer le petit-déjeuner, du moins si on invoque la doctrine administrative.

39 commentaires
TVA deductible sur achat bien ancien ?
bonjour
J aurai besoin de confirmer 1 point en discussion avec mon comptable qui semble contracdictoire avec ce que j ai lu sur votre blog ou d autres sources d information
Je suis LMP depuis 2004, ayant acheté en 2008 un bien achevé +15 ans en droit de mutation , si je l opére en parahotelier, la tva est elle tout de mem récupérable sur le prix d acquisition, et si oui comment l établit t'on puisque je ne l ai pas payé. Mon comptable m affirme qu elle est récupérable et recherche les regles de comptabilisation !
Je suis inquiète !
Cordialement
Fabienne
Réponse
Je ne vois pas comment récupérer une TVA qui n'existe pas ?
TVA sur location saisonnière
Bonjour
J'ai lu vos articles avec beaucoup d'attention car je suis en train de construire une villa BBC que je souhaite exploiter en location saisonnière en ayant au préalable récupéré la TVA sur cette construction et les divers aménagements.
Vous faites notamment référence dans l'un d'eux à la nécessité d'interposer une sté entre le loueur et l'exploitant pour "sécuriser" la récupération de TVA.
La lecture de la doctrine administrative dont vs faites référence ci-dessus ne semble pourtant pas aussi exigeante.
Pourquoi la personne physique propriétaire des murs ne pourrait-elle pas aussi exploiter directement l'activité hotelière car il n'est pas nécessaire de créer une sté pour exploiter une activité?
Si cette nécessité devait être impérieuse, la personne physique ne pourrait elle prendre le statut de commerçant voire d'autoentrepreneur ? Se pose alors le problème des cotisations....
Toutefois ces montages deviennent lourds car ne faut-il pas prévoir aussi ds ce cas la mise en place d'un bail commercial entre la personne physique propriétaire des mûrs et l'exploitant ?
Pensez vous qu'en cas d'exploitation simple (sans interposition d'un exploitant en sté ou pas) d'un seul local, avec application des 3 services, il y ait un risque de redressement par l'administration fiscale.
Merci d'avance pour votre point de vue
Cdlt
FM
Réponse
L'interposition d'une société n'est pas obligatoire dans tous les cas mais c'est une nécessité dans certains cas, par exemple quand les biens appartiennent à une SCI, quand on veut éviter la taxation personnelle sur les revenus, quand on veut éviter la qualité de commerçant. L'interposition d'une société assujettie à l'impôt sur les sociétés permet certaines optimisations du moins quand l'activité parahôtelière est bénéficiaire.
D'une manière générale, sur le plan juridique, il est judicieux d'interposer une société à responsabilité liimtée dès que l'activité présente un caractère commercial ou professionnel.
Petit rappel : le statut d'auto-entrepreneur n'existe pas, ce n'est qu'un régime optionnel de paiement des impôts et des charges sociales, dans le cadre plus général du régime micro.
RECUPERATION TVA SUR MATERIAUX
Bonjour, est il possible dans le cadre LMP avec préstations PDJ, ménage, accueil, changement des draps, de récupérer la TVA sur les factures des materiaux (placo platre, carrelage, cuisine etc...) de rénovation, étant donné que les travaux ont été effectués par moi même non pas une tiers entreprise.
Merci pour votre réponse.
Réponse
oui
tva en résidence de tourisme
Bonjour Maitre
Je suis propriétaire d'un appart en résidence paa hotéliere depuis juin 2001, j'ai beneficie du remboursement de la TVA sur l'achat je souhaite vendre (?) cet appart
1° avant 2010 dois je rembourser intégralement la TVA au fisc ?
2° L' acquereur peut il beneficier du remboursement de cette TVA?
3° apres juin 2010 Je rembourse la TVA au prorata temporis
4° idem en 2
Merci pour vos réponses
Réponse
Je ne comprends pas votre référence à 2010. Dans tous les cas, si votre acheteur continue l'activité assujettie à TVA, la revente n'entraîne aucun reversement de TVA.
ZRR sans bail commercial
Bonjour,
je suis propriétaire depuis 2007 d'une maison dans une résidence bénéficiant de la loi ZRR. La société avec laquelle j'ai signé un bail commercial en début d'année vient d'être mise en redressement judiciaire (début juillet), je n'ai pas touché de loyer depuis le debut de l'année. Est-ce que l'administration fiscale peut me demander le remboursement de la TVA et à partir de quelle date l'administration se base pour laisser un délai pour trouver un repreneur ?
Merci pour votre réponse
Réponse
S'agissant de la réduction d'impôt, un délai de vacance d'un an maximum est admis par l'administration dans certains cas :
"En cas de changement d'exploitant, la période de vacance du logement avant sa location à un nouvel exploitant peut être supérieure à un mois, sans toutefois pouvoir excéder douze mois dans les cas suivants :
- liquidation judiciaire de l'exploitant ;
- résiliation ou cession du bail commercial par l'exploitant avant le terme de la période couverte par l'engagement de location ;
- mise en oeuvre par les investisseurs du bénéfice de la clause contractuelle prévoyant la résiliation du contrat à défaut de paiement du loyer.
La période de vacance de douze mois maximum autorisée a pour point de départ, selon le cas :
- la date du jugement d'ouverture de la procédure de liquidation judiciaire ;
- la date de réception de la lettre recommandée par laquelle l'exploitant a signifié la résiliation ou la cession du bail aux copropriétaires ;
- la date de réception du commandement de payer manifestant l'intention des copropriétaires de se prévaloir de la clause résolutoire du contrat.
A défaut de location à un nouvel exploitant dans ce délai maximum de douze mois, la réduction d'impôt précédemment accordée est remise en cause"
En matière de TVA, il n'y pas de tolérance similaire même s'il est possible que les services fiscaux l'admettent au moins sur la notion d'obligation d'exploitation par un exploitant pendant 9 ans (régime TVA spécfique des résidences de tourisme classée).
Sinon, le droit commun de la TVA implique la continuation de l'activité, sous peine de régularisation.
C'est seulement si l'appartement n'est plus loué que la TVA devra être reversée, au prorata des années restants à courir sur une période de 20 ans à compter de l'achèvement.
Si la résidence est reloué dans un délai de quelques mois, à mon avis, cela ne devrait pas justifier de régularisation. Au pire l'administration pourrait demander une régularisation d'un vingtième par année ou portion d'année civile correspondant à la période sans activité.
Cette question complexe mériterait une véritable consultation.
tva en résidence de tourisme
Bonjour maitre,
Je souhaite vendre un appartement dans une résidence de tourisme, j'ai lu ci dessus que si l'acheteur continuait le bail commercial je n'aurai pas à rembourser la TVA,
Le prix de vente doit il etre HT ou TTC et la TVA lui sera remboursé apres ?
Merci pour vos réponse
Salutations
White
Réponse
Si c'est la première revente dans le délai de 5 ans après l'achèvement, la vente sera assujettie à TVA et l'acheteur pourra la récupérer. Pour le vendeur il ne se passe rien.
Sinon la vente sera assujettie aux droits de mutation et il n'y pas de TVA sur le prix, pas de reversement, pas de remboursement et pi c'est tout.
le sort de la TVA sur une résidence services dont le gestionnaire a rompu le bail cial suite a redressement judiciaire et liqu
Maitre,
Dans notre résidence hotelière transformée en ceci par un précédent jugement.liquidation du 27 10 2005 1er exploitant c'était une résidence séniors sans agrément le gestionnaire a été sanctionné pour celà.Et le tribunal de toulouse a trouvé un repreneur mais à qualifié la résidence: résidence hoteliére. Depuis le 27 décembre 2007 date de cessation de paiements du deuxième gestionnaire , liquidation du 9 juillet 2009.Auparavant l'administrateur judiciaire a résilié nos baux au 31 oct 2008, les baux avaient atteint les 9 années, les propriétaires ont repris les appts et les louent en direct, après avoir pour certains effectué des travaux d'entretien et d'aménagements, question : Pour le rendu de TVA par 20èmes n'y a t-il pas une minoration dans le rendu au terme des 12 mois, celà par rapport au décret N°:2009-510 du mai 2009 portant sur divers aménagements en matière de déduction de la TVA art : 257 ...il va sans dire que nous n'avons a ce jour pas trouvé de repreneur étant donné la situation de la résidence; et que le terme des 12 mois s'arrête le 31 oct 2009. la résidence est située en 31180 ROUFFIAC TOLOSAN. Merci de votre réponse , Germaine CAILLAU pdte Asso de défense des copropriétaires des jardins tolosans..le tribunal ayant traité l'affaire est : Le Tribunal de Commerce de Toulouse 31000.
Réponse
Je ne comprends pas bien votre question. Je vous suggère de me contacter directement.
residence service en difficulté TVA a reverser
Maître,
Merci de votre réponse, je me suis permis de vous contacter ce jour par e-mail et vous ai fourni d'autres explications assorties d'un courrier attaché pour davantage de clarté.
G. C.
TVA lmp
Maitre,
merci pour tous vos conseils et éclaircissements en ces périodes obscures...
Je suis bailleur en LMP dans une ephad et facturais mes loyers avec un taux de tva à 5,5. L'exploitant payait au gestionnaire (interface entre les propriétaires et l'exploitant) un loyer assujetti a la tva à 19,6. Le gestionaire ayant disparu site à RJ nous sommes en prise directe avec l'exploitant et se pose donc la question du taux de TVA. Pouvons nous facturer à 19,6? si oui, cela peut il remettre en cause le statut LMP ou du moins ce qu'il en reste??
Merci
FF
RE: TVA lmp
En principe le taux de TVA applicable aux locations de chambres ou d'appartements est 5,5 %. Le taux de 19,6 % s'applique si vous louez les lots de service. Le fait de louer à 19,6 %, au lieu de 5,5 %, représente un risque fiscal pour celui qui reçoit la facture et non pour celui qui l'emet. Donc vous ne risquez rien vis à vis du fisc, mais si le gestionnaire a un rappel, il ne peut être exclu qu'il se retourne contre vous et vous demande une rectification rétroactive des factures. Dans cette situation vous pourriez vous faire rembourser la TVA auprès du fisc.
C'est un peu compliqué et pour éviter tout conflit ultérieur, il me paraît préférable de facturer à 5,5 %.
TVA à la revente
Maître,
J'ai fais l'acquisition en 2007 d'un bien en résidence de tourisme, moins de 5 ans après la date d'achèvement. je suis donc le 2ème acquéreur de ce bien. J'ai repris le bail commercial du précédent propriétaire (loyer TTC 5,5%).
Le vendeur n'a semble t-il pas reversé à l'administration la TVA qu'il s'était fait remboursé à l'achat.
Pour ma part, je n'ai fais aucune démarche pour me faire également rembourser la TVA par l'administration.
Je cherche aujourd'hui à revendre !
N'ayant bénéficié d'aucun remboursement de TVA, je ne pense pas être redevable de quoique ce soit à l'administration. Je suis cependant inquiet par la notion de transfert d'universalité et une clause de l'acte de vente qui précise bien que le vendeur ne sera pas inquiété et que je porte toute responsabilité au sujet de la TVA devant l'administration.
Ma question est donc la suivante : ai-je une quelconque obligation vis à vis de l'administration dans le cadre de ma revente si le futur acquéreur reprendre le bail ?
Merci pour votre réponse et la qualité de votre site !
Stanley
TVA récupérée en 2008/2009 à rendre LMP devient LMNP : Exploitation bien 2010
Bonjour
J'ai fait l'acquisition d'un bien en LMP sur plan (RCS crée) en 2008 et ait bénéficié de la récupération de TVA en 2008 et 2009.
J'ai radié mon inscription au RCS en 2010 car je n'atteignais pas le niveau 23k€/an (ni maintenant ni dans l'avenir) . Le bien est mis en exploitatiion par le bailleur depuis avril 2010 et non en 2009 tel que cela était prévu initialement
Le fisc me demande le remboursement de la TVA car sur mes déclarations 2008 et 2009 je ne décalare aucun chiffre d'affaire. (coefficient d'assujetissement nul).
Ma question est la suivante : Le bien étant exploité en 2010 , cela suffit-il à démontrer au fisc que la récupération de TVA est bien lié à une exploitation spécifique , même si il y a eu du retad.
Merci pour votre réponse.
RE: TVA récupérée en 2008/2009 à rendre LMP devient LMNP : Exploitation bien 2010
Quelle est la cause du retard, quand le bien a-t-il été achevé, y-a-t-il eu livraison à soi même, est-ce la TVA de la livraison à soi-même que le fisc refuse de rembourser ou la TVA sur les travaux avant la livraison à soi-même ?
qui reverse la tva?
Bonjour maître
J'ai acheté en 2001 un appart dans une résidence de tourisme avec activité para hôtelière.Le bon de reservation et de commande présente un prix HT.J'ai donc payé le prix HT.Le promoteur m'a fait signer une attestation pour qu'il perçoive la TVA directement du trésor public.Cette année j'ai repris mon appartement, le fisc me demande de rembourser la TVA au prorata temporis.C'est le vendeur qui l'a encaissée. Donc n'y a t'il pas un problème?Ce qu'a l'air de reconnaître le TP
Votre avis, qui servira sûrement a beaucoup de propriétaires dans mon cas.
Cordialement
RE: qui reverse la tva?
Il faudrait examiner complètement votre situation pour donner una vis autorisé mais je vais essayé de répondre sur ce que vous indiquez. Je comprends que le vendeur a récupéré directement une partie du prix de vente du Trésor, c'est à dire la partie correspondant à la TVA. Il n'en demeure pas moins que le prix était bien TTC. Il y avait de la TVA et vous l'avez récupérée (en l'imputant sur le prix de vente). Donc si vous arrêtez votre activité assujettie à TVA vous devez la reverser au prorata du temps restant à courir sauf revente à un autre propriétaire continuant l'activité de location assujettie.
RE: qui reverse la tva?
Merci Maitre pour votre réponse
Cordialement
TVA induement prélevée dans une résidence étudiante?
Bonjour maître,
Je suis actuellement dans une résidence étudiante qui propose dans son contrat 3 des services mentionnés en ces termes :
Accueil - réception
Le régisseur de résidence propose un service de réception de la clientèle. A cet effet, il accueille les résidents ainsi que les invités ou visiteurs. Il s'efforce, par sa disponibilité et la qualité de son accueil d'aider le Résident à résoudre leurs problèmes quotidiens.
Ménage
Le bailleur propose un service de nettoyage régulier du logement
Fourniture de linge de maison
Le bailleur tient à la disposition du résident un kit linge (draps, oreiller, taie d'oreiller).
(les deux dernières prestations ne sont pas comprises dans le prix du logement)
Le régisseur n'est disponible que le matin de 8h à 9h et le soir de 17h à 19h. De plus, lorsque l'on se réfère au tableau des tarifs des deux dernières prestations, le ménage est proposé à l'unité et non pas de manière régulière (et il n'a quasiment jamais du être proposé).
Selon mon interprétation de votre article, cette résidence ne fait aucunement concurrence aux hôtels, puis-je donc entamer une quelconque action? Et si oui, laquelle?
Merci d'avance
RE: TVA induement prélevée dans une résidence étudiante?
Il n'y a pas de réponse évidente à votre question. Il faudrait de plus examiner votre dossier pour répondre.
Dans votre cas, vous pouvez essayer de demander à l'exploitant la preuve qu'il est régulièrement assujetti à TVA, la seule preuve valable étant une attestation des services fiscaux.
Je ne suis pas sûr qu'il soit de votre intérêt de contester l'assujettissement de la location à la TVA car cet assujettissement permet à l'exploitant de faire des économies, dans le cas contraire il augmenterait les loyers.
Location à l'année en résidence service
Cher Maître,
Après avoir lu attentivement votre résumé des dispositions en vigueur, je m'interroge sur l'investissement que me conseille mon conseiller en patrimoine, notamment quant à la possibilité de récupérer la TVA sur le prix d'achat et les loyers et charges.
Une résidence service peut-elle louer des logements à l'année dans le cadre d'un bail d'habitation classique? elle propose en effet 3 des services mais ne fait pas concurrence à un hôtel puisque location avec bail de 3 ans.
RE: Location à l'année en résidence service
Il est tout à fait possible de louer sur une longue durée en prestation hôtelière. C'est notamment le cas dans les résidences étudiantes et beaucoup de personnes élisent domicile dans des résidences hôtelières. Peu importe la nature du bail.
Il faut reconnaître que la notion de concurrence avec le secteur hôtelier est douteuse mais, les critères retenus par la loi française et par la doctrine administrative ne renvoient pas à la durée du séjour et uniquement la réalité des services, ce qui dans ce cas est un avantage.
Dans ces conditions, l'activité peut quant même être assujettie à TVA.
Il faut être vigilant sur l'importance des services qui ont naturellement tendance dans ce cas à être peu développé car les locataires n'en ont pas réellement besoin. Il faut donc imposer les services de nettoyage des locaux et de linge de services et il faut si possible proposer un service de petit déjeuner.
Residence de tourisme et TVA
Bonjour Maître
Tout d'abord merci pour ce blog
Une résidence de tourisme comprends 15 copropriétés distinctes.
a) cette résidence n'est plus classée (Atouts France) quelle incidence sur la TVA?
b) chaque copropriété individuellement doit elle ou peut elle faire une demande de classement et se mettre en autoexploitatin,pour continuer a être assujetti à la TVA?
c) par exemple ma copro comporte 24 appartements, il faut donc que 13 copro soient d'accords pour se mettre en auto exploitation ou SAS .
Merci d'avance pour vos réponses.
cordialement
White
RE: Residence de tourisme et TVA
Une réponse sérieuse à votre question supposerait une consultation. Je vous propose une réponse sommaire. La location d'appartements dans une résidence de tourisme peut être assujettie à TVA à deux titres, soit parce que la résidence est classée et respecte certaines conditions, soit parce que les services hôteliers sont fournis aux clients (régime général qui s'applique à toute activité parahôtelière). En pratique, donc il est possible de rester assujetti à TVA même si la résidence n'est plus classée du moment que les services hôteliers sont réalisés. Par ailleurs pour que la résidence reste classée il faut en principe que 70 % des appartements soient géré par un seul exploitant et c'est cet exploitant qui doit être titulaire du classement.
Meilleur statut pour un meublé de tourisme et récupération de TVA
Bonjour,
Je suis enseignant titulaire dans l'éducation nationale, actuellement j'ai une villa classée meublé de tourisme et agréée clévacances, et je fais de la location saisonnière de vacances, je déclare les revenus de ce meublé de tourisme dans la rubrique : régime micro entreprise, ligne 5NO. J'ai que mon statut de fonctionnaire et pour le meublé de tourisme aucun statut.
J'ai en projet de construire 2 autres villas sur un terrain dont je suis propriétaire pour faire deux nouveaux meublés de tourismes.
Je souhaite demander une subvention à la région, mais cette dernière réclame obligatoirement un statut d'auto entrepreneur, d'artisan ou de micro entreprise inscrite aux régimes légaux.
Je peux pour ces deux futurs meublés de tourisme proposés :
Un ménage régulier 2 fois semaine
Linge de maison fournis (draps et serviettes de bain)
J'habite sur place ma résidence principale est mitoyenne aux deux futurs meublés, je peux assurer l'accueil 24h sur 24h hormis mes 20h semaine d'enseignant. (Mais mon métier d'enseignant restera mon activité professionnelle principale)
Quel statut me conseillez de prendre ? Lequel est le plus avantageux, y compris pour récupérer éventuellement la TVA sur la construction et l'aménagement des deux villas.
Je vous remercie d'avance pour votre réponse
RE: Meilleur statut pour un meublé de tourisme et récupération de TVA
Une réponse sérieuse à votre question supposerait une véritable consultation. Le statut de fonctionnaire vous interdit de développer une véritable activité professionnelle et donc l'assujettissement à la TVA. Je pense que la solution passe sans doute par la création d'une société de capitaux assujettie à l'impôt sur les sociétés, avec un tiers qui pourrait assurer les fonctions de gérant.
RE: Meilleur statut pour un meublé de tourisme et récupération de TVA
Bonjour,
On me conseille la création d'une entreprise individuelle avec un objet civil : la location meublé en non professionnel (lmnp)
Par ce biais j'aurais un N° siren, mon activité est civile et non professionnel et je ne tomberai pas sous le coup du cumul d'activité professionnelle interdit par mon statut de fonctionnaire.
Qu'en pensez vous?
RE: Meilleur statut pour un meublé de tourisme et récupération de TVA
deduction de la tva reversee au fisc sur la plus value immobiliere
j'ai acheté en 2001 une maison dans une residence de tourisme.
j'ai recuperé la tva et avait le statut de LMNP
en 2004, j'ai arrete les locations et reverse le prorata de tva a l'administration.
Je vends en 2012 cette maison , puis je deduire la teva reversee de la plus value.
Merci d'avance.
RE: deduction de la tva reversee au fisc sur la plus value immobiliere
Oui, à mon avis. Si votre notaire refuse de le faire, contactez-moi.
Bail saisonnier et maintien de l'exonération de TVA grevant le prix d'acquisition ?
La société qui exploite mon appartement en résidence de tourisme me propose un bail saisonnier soumis au droit commun et non aux statuts des baux commerciaux.
Les services mentionnés par l'article 261 D,4° du code général des impôts seront assurés, mais pas toute l'année : je recouvre la jouissance des lieux loués durant l'intersaison.
Ce bail saisonnier ne risque-t-il pas de remettre en cause l'exonération de TVA dont j'ai bénéficié lorsque j'ai acheté l'appartement ?
RE: Bail saisonnier et maintien de l'exonération de TVA grevant le prix d'acquisition ?
Je ne comprends pas bien la question : vous avez acheté le bien avec ou sans TVA ? Je comprends que vous avez acheté le bien neuf et que vous avez récupéré la TVA car vous aviez l'origine une activité de location intégralement assujettie à TVA par un bail commercial. Si votre location est réduite à une partie de l'année, vous devez selon moi constater une prestation à soi-même assujettie à TVA à hauteur de votre usage personnel des locaux. Ce point mériteriat une étude plus approfondie et adaptée à votre situation exacte.
RE: Bail saisonnier et maintien de l'exonération de TVA grevant le prix d'acquisition ?
J'ai acheté le bien en l'état futur d'achèvement, mais s'agissant d'un appartement en résidence de tourisme classée, l'Etat a remboursé la TVA grevant le prix d'acquisition.
Le bail commercial a été résilié et le nouvel exploitant me propose un bail offrant les prestations mentionnées à l'article 261 D,4° du code général des impôts. Ce nouveau bail est cependant un bail saisonnier et non un bail commercial. Je me demande si le caractère saisonnier du bail ne va pas provoquer la remise en cause par l'administration fiscale du remboursement de TVA sur le prix d'acquisition.
RE: Bail saisonnier et maintien de l'exonération de TVA grevant le prix d'acquisition ?
C'est une question compliquée qui suppose une analyse précise de votre dossier. Je vous propose une réponse sommaire.
Il y a effectivement un risque de remise en cause de reversement de la TVA déduire à l'origine, au moins à titre partiel. La solution est sans doute de déclarer une TVA sur la période où vous utilisez le bien à titre perso (concept de prestation à soi-même).