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Des avocats, des huissiers de justice, des élus de tous bords, des habitants, des greffiers,...s'étaient réunis sur les marches du Palais de Justice afin d'indiquer aux représentants de la Chancellerie leur volonté de conserver le Tribunal de Grande Instance à Tulle. (photo : les représentants de la chancellerie accueillis par Monsieur le Président du TGI, Monsieur le Procureur de la République, et notre Bâtonnier(e)- discours à l'appui -)
(Extrait du journal "LA MONTAGNE")
"La justice sera-t-elle rendue à l'heure ?.."
L'attente est longue pour les fonctionnaires du TGI de Tulle, qui ignorent toujours l'avenir exact de leur juridiction. Les avocats s'accrochent, les magistrats gèrent.
Estimé par le président Deparis à trois ans lors de l'audience solennelle de rentrée du 25 janvier, le temps de vie du tribunal de grande instance de Tulle (TGI) pourrait-il être allongé? Depuis l'introduction de deux recours, l'un contre la création des pôles d'instruction et l'autre contre la suppression du TGI de Tulle, le barreau de Tulle-Ussel y croit : « Nous fonctionnons comme si le TGI de Tulle allait rester. Nous avons bon espoir que notre recours aboutisse car le dossier comporte de nombreuses erreurs d'appréciation », plaide le bâtonnier de Tulle -Ussel, Me Dominique Val.
Un dossier embarrassant
Si l'on ajoute à ces recours celui du Conseil national des barreaux et l'autre, potentiel, du Conseil municipal de Tulle, les décisions du Conseil d'État ne seront pas connues avant un délai de 12 à 18 mois. Or, le calendrier prévoit déjà la venue du secrétariat général de la chancellerie à Tulle à la fin du mois d'avril : « Cette commission est chargée de la mise en oeuvre du décret du 17 février relatif à la suppression du TGI », note pour sa part Benjamin Deparis, le président du TGI de Tulle.
D'où un malaise palpable dans un TGI qui va déjà perdre sa juge d'instruction et dont les fonctionnaires ignorent à quelle sauce ils pourraient être mangés : « Nous attendons Rachida Dati de pied ferme. On voudrait qu'elle voit que notre juridiction continue de bien fonctionner », argumente la greffière-en-chef Céline Mugerli.
Selon Benjamin Deparis, « il appartient aux quatre chefs de juridiction de Brive et Tulle de construire ensemble le futur tribunal d'instance départemental ». Les recours contre la suppression du TGI finiront-ils par aboutir ou la chancellerie finira-t-elle par réussir à appliquer son idée de suppression du tribunal de Tulle le 31 décembre 2010? (...)
Extrait du journal "La Montagne" du 26.01.08
Magistrats, fonctionnaires et avocats ont quittés émus, hier, l'audience solennelle de rentrée.
Dire que l'audience solennelle de rentrée au TGI de tulle était emprunte d'émotion serait minimiser la réalité.
Hier matin, des magistrats, des avocats, des fonctionnaires de la juridiction tulliste ont versé des larmes au moment de quitter la salle d'assises où se déroulait le classique cérémonial judiciaire. "Notre juridiction n'était pas moribonde et nous continuerons le combat. (...) Le maintien du TGI s'imposait au regard des réalités locales (...). Nous ne nous battons pas dans un combat d'arrière-garde d'une ville contre l'autre", a assuré le Bâtonnier Dominique VAL, avant le départ de tous les acteurs du palais de justice tulliste.
[magistrats, avocats, greffiers..... ont quitté la salle en enlevant leur rabat en signe de deuil et de protestation]
Reprenant son discours, le Président DEPARIS a cité Victor Hugo ("l'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas") pour justifier cette scène.
"le coeur n'est pas cette année au commentaire exhaustif de la chose statistique" depuis l'annonce, le 12 novembre dernier, de la suppression du TGI de Tulle par Rachida Dati, a-t-il dit. "la passion demeure intacte" a poursuivi le chef de juridiction avant de reprendre le titre d'un livre de Beigbeder, "l'amour dure trois ans", en référence au temps de vie estimé du TGI , qui devrait s'éteindre le 31 décembre 2010.




