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En Belgique, le commissariat virtuel existe depuis 2007. Pour avoir accès au site "policeonweb", l'utilisateur doit entrer son numéro de carte d'identité électronique ou son token citoyen (carte personnalisée avec des codes, délivrée par la commune). À la différence du modèle adopté par la France, les plaintes déposées sur Internet par les citoyens belges ont immédiatement une valeur légale grâce à la signature électronique. Vol de vélo, vol à l'étalage, vandalisme, dégradation... la liste des infractions, toutes "mineures", est clairement définie. "Ce ne sont pas les infractions les plus importantes qui sont traitées en ligne, mais ce sont celles qui encombrent le plus nos commissariats, explique Laurent Bounameau , responsable de la section Internet au Federal computer crime unit. Avec ce système, nos policiers locaux peuvent consacrer plus de temps au terrain et aux vraies affaires". Le lundi se révèle être le jour où les internautes belges portent le plus souvent plainte. Ils se connectent essentiellement entre 8h et 10 h, avant d'arriver ou en arrivant au boulot, ou entre 18h et 21h, en en revenant.
Malgré les craintes, cette possibilité de porter plainte en ligne n'a pas entraîné une avalanche de mails. En juillet dernier, 234 plaintes avaient été déposées sur policeonweb, 187 en août. Pas non plus de rupture avec les policiers, ceux en chair et en os ? "Non, assure Laurent Bounameau. Il faut être pragmatique. Même quand les gens viennent au commissariat, on ne peut pas répondre à tous". Mieux, policeonweb pourrait augmenter le nombre de cas résolus. "Lorsque quelqu'un porte plainte pour un vol de vélo, l'affaire est souvent classée. Mais si, via le site, on se rend compte que dans le même secteur, il y a plusieurs plaintes similaires, alors, il y aura une enquête".
La Belgique possède également depuis janvier 2007 un site de signalement "ecops.be", sur lequel les citoyens peuvent dénoncer toutes les choses étranges qu'ils croisent sur le web, dans tous les domaines : terrorisme, hacking, xénophobie, pédopornographie, escroquerie...Depuis janvier 2007, il y a eu 20 500 signalements enregistrés.


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