"Il a finalement été condamné à cent euros d'amende avec sursis"
Source Le Télégramme.com :
"Le 20 octobre dernier, un Drômois de 39 ans était interpellé à l'aube à son domicile et placé en garde à vue. Pendant 48 h, il a été invité à s'expliquer sur le contenu de mails qu'il aurait envoyé à Rachida Dati. Plusieurs messages électroniques, semble-t-il, dont le dernier "évoquait la possibilité d'une rencontre" et faisait allusion au lapsus de la député européenne, qui avait fin septembre sur un plateau télé confondu "inflation" et "fellation", a expliqué le parquet pour justifier la procédure engagée.
"Grivois, irrespectueux et pas très malin"
Le prévenu était jugé ce vendredi matin par le tribunal correctionnel de Valence. "Je l'ai fait d'instinct pour m'amuser. C'était grivois, irrespectueux et pas très malin. Mais, il y a eu un problème d'interprétation", s'est-il défendu. "Personne dans la salle ne peut penser que ces mails n'ont pas atteint la dignité de Mme Dati", a déclaré le procureur demandant aux juges de condamner l'homme à une peine de trois mois de prison avec sursis assortie d'une période de mise à l'épreuve et d'une obligation de soins.
Le prévenu et ses sept avocats !
"Il y a une justice à deux vitesses. On est dans la démesure la plus totale. Je ne sais pas juridiquement sur quoi mon client est jugé", a plaidé Me Ivan Flaud, l'avocat du prévenu. Pardon, l'un des sept avocats du prévenu ! Cette audience a pris un tour médiatique depuis la révélation de l'affaire en octobre. Il y avait plus d'une vingtaine de journalistes au tribunal de Valence. Le jugement a été mis en délibéré."
Six avocats valentinois avaient accepté de se joindre à Maître Flaud pour la défense du prévenu.
La relaxe a été plaidée.



Derniers commentaires