août
31

la grande publicité de certaines affaires pénales

  • Par patrice.giroud le
  • Dernier commentaire ajouté

Le procès en appel d'un accusé célèbre fait actuellement l'objet d'une très grande publicité.


Le procès est prévu sur deux mois et la publicité des débats sera importante.


J'ai relevé dans un forum de presse à propos de cette affaire l'affirmation suivante :


"Où est la justice

quand on sait que les plus détestables criminels sont défendus gracieusement par les ténors des barreaux pour leur publicité alors que les petits délinquants sans le sou ont un semblant de défense par des avocats inexpérimentés commis d'office."


Cette affirmation n'est pas inexacte.


Passons sur la notion de "détestable criminel" puisque l'accusé qui comparaît devant la Cour d'Assises est présumé innocent.


Il n'en reste pas moins que souvent dans une affaire médiatique, l'accusé est assisté de un ou plusieurs avocats dont on peut se demander comment ils sont rémunérés.


N'a t-on pas à diverses reprises parlé des "droits exclusifs de presse" servant à cette rémunération ?


Il y a également cette publicité dont parle l'internaute.


Ne disait-on pas de Maître FLEURIOT que ses défenses célèbres avaient entraîné vers son Cabinet des centaines et des centaines de dossiers civils "juteux" traités par ses collaborateurs !


N'a t-on pas lu ou entendu l'un de ces "ténors" offrir ses services par voie de presse en complète violation de nos règles déontologiques ?


Et puis, il y a le gros de la défense pénale au titre de l'aide juridictionnelle et de ses misérables indemnisations !





1 commentaire

Il me semble qu'il faut répondre aussi à la seconde partie de l'affirmation

  • Par laurent.epailly le

les avocats commis d'office, péjorativement appelés "avocats gratuits" par certains, manifestement schizophrènes faisant néanmoins appel à leurs services, ne sont pas majoritairement les incompétents décrits.


Certains sont objectivement insuffisants.


Mais la plupart font leur métier très convenablement, spécialement dans les Barreaux où le nombre permet une sélection et une formation, à telle enseigne que j'ai souvent vu des gens choisir la permanence pénale au détriment d'un confrère plus huppé (et donc légitimement à rémunérer) car, dans une précédente affaire, un complice avait écopé de pas plus qu'eux, alors que défendu par un avocat "d'office" et gratuitement.


Quant aux ténors, ils ont l'expérience pour eux, qui est essentielle et permet, parfois, de meilleurs résultats.


Pour autant, ténor ou pas ténor, quand ça vaut perpète, ça prend perpète...


Connexion
Création d'un membre
Création d'un espace
Inscription à une communauté
Partage d'une publication
Modification d'une publication
Suppression d'une publication
Suivi des modifications d'une publication
Suivi des modifications d'un commentaire
Ajout d'un commentaire
Réponse à un commentaire