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HARCELEMENT SEXUEL ET INVITATION A REVOIR LA COPIE

  • Par patrice.giroud le
  • Dernier commentaire ajouté

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2012/2012-240-qpc/decision-n-2012-240-qpc-du-04-mai-2012.105618.html


Décision très importante rendue ce jour par le Conseil Constitutionnel.


Cette décision est incontestablement une invitation au sérieux du travail législatif.


Que penser maintenant des décisions définitives de culpabililté sur le fondement d'un tel texte ?


Il ne s'agit nullement en effet d'une dépénalisation.


Certaines personnes ont donc été condamnées sur le fondement d'un texte qui n'aurait jamais dû voir le jour en l'état.


Les commentateurs retiennent aujourd'hui la fin du délit alors qu'il ne s'agit nullement d'excuser tous les comportements mais de définir avec sérieux une infraction avec des éléments constitutifs clairs dont le Parquet doit démontrer l'existence.


2 commentaires

OUI

  • Par bernard.kuchukian le

J'étais présent aux débats devant le Conseil constitutionnel et j'invite les juristes sérieux et les autres à suivre les débats sur la video correspondante et le site dudit Conseil.


Excellente décision. Et maintenant, au tour du harcèlement moral.

Voilà le sort que méritent ces lois "gadget" destinées d'abord à satisfaire l'electeur ou un groupe de pression; il s'agit de faire croire au fond qu'il y a un pilote dans l'avion, que le public est en sécurité.

Resultat, des individus ayant sûrement commis des faits délictueux (atteinte sexuelle) vont se retrouver hors champ des poursuites si la loi abrogée avait seule été retenue.


La question du "harcèlement" suppose l'appréciation par des juges non pas tant de faits mais des interactions survenant dans une relation de travail ou non, entre deux individus, en prenant en considération cette évidence que le "ressenti" par l'un (la victime) ne correspondra pas au "vécu" que l'autre (auteur présumé) aura eu des agissements "dommageables".


Ceci suppose en particulier l'appréhension par un professionnel de la psychologie doté d'une expérience rigoureuse, de la situation de la victime pendant la période incriminée, au regard de son histoire personnelle, c'est-à-dire son éventuelle vulnérabilité, etc...


Vaste programme qui implique les sciences humaines et donc leur reconnaissance par les services judiciaires, et une autre prise en compte des modes de preuve.


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