paris (5)

déc.
5

Avocat engagé ?

  • Par pascal.saintgeniest le
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Monsieur Thibaut Rouffiac, Premier Secrétaire de la Conférence du Barreau de Paris, a prononcé vendredi dernier un magnifique éloge de notre confrère Jean-Marc Varaut, sous le titre "Ma parole est à qui me la demande."


Vous pouvez en trouver le texte sur le site du Barreau de Paris.


J'aimerais en retenir une idée qui représente bien l'image que j'ai d'un Avocat :


"Il défendait tous ceux qui venaient à lui avec la même force et le même dévouement.


" L'avocat ne doit avoir de cesse de s'être déraciné, dépolitisé, déclassé, d'avoir pris ses distances avec la réalité sociale du moment comme avec ses propres préjugés...


" ... s'il avait des fidélités, il n'avait aucun préjugé... il avait trop de respect pour l'engagement de ceux qu'il affrontait dans l'enceinte judiciaire...


" Mais surtout défenseur au plus profond de son être, humaniste toujours, militant jamais !


" Jean-Marc Varaut défendait comme il vivait, en homme libre et indépendant."


D'aucuns trouveront cette image un peu usée, un peu convenue.


Sans naïveté, et avec une grande lucidité, au contraire, c'est là un bel idéal pour le défenseur que devrait toujours, même hors des Palais de Justice, demeurer un Avocat.

nov.
14

Un collègue sympa. (Paris 22ème Chambre B, 23 oct. 2007)

La 22ème Chambre de la Cour d'Appel de Paris oeuvre efficacement en faveur de la sérénité des relations entre collègues de travail...


Elle alloue une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse au salarié qui avait agressé physiquement l'un de ses collègues de travail au point que, conduit aux Urgences où il subissait six points de suture, il s'en suivait un arrêt maladie de douze jours.


Ajoutons que l'agresseur a été condamné pénalement pour ces faits par le Tribunal de Police.


Rien n'y fait et pas davantage que le fonctionnement de l'entreprise ait été perturbé à la suite de ces violences.


A partir du moment où l'agression a lieu hors du lieu et du temps de travail et si elle n'est pas liée à l'exécution du contrat de travail, le licenciement, selon la Cour de Paris, est injustifié.


Les dommages intérêts alloués à cette brute serviront peut-être à payer l'amende et à réparer le préjudice corporel de la victime !


Soyons seulement cyniques et suggérons aux salariés d'attendre la sortie (et non une simple pause) pour régler leurs comptes.

oct.
9

Avocats d'urgence ; souvenirs de la Conférence.

  • Par pascal.saintgeniest le
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Hier soir, sur France 3, je suis tombé un peu par hasard sur un reportage "Avocats d'urgence" ; la Conférence du Barreau de Paris, le "petit Parquet", la 23ème Chambre, les cages de verre, le Concours, les trois tours, le trac, l'attente dans le couloir de la bibliothèque, la peur, l'ivresse enfin du discours...


Rien au fond n'avait vraiment changé sauf (un peu) Jean-Marc Delas, candidat au Concours devenu membre du Conseil de l'Ordre.


Un jour, je vous parlerai vraiment de la Conférence qui fut ma première véritable expérience de la profession d'avocat, qui reste la plus riche sans doute, et en tout cas ma joie professionnelle la plus pure.


Robert Badinter (qui ne fut pas secrétaire, mais la Conférence, si elle ne se trompe jamais quand elle choisit, commet parfois des erreurs lorsqu'elle élimine) citait hier Cicéron : "Plaire, émouvoir, convaincre" la meilleure définition de l'éloquence.


Si vous avez l'occasion de voir ce reportage, ne la manquez pas. Vous verrez et vous comprendrez ce qu'est la vie d'un jeune avocat.


Ah, nostalgie, quand tu nous tiens !

oct.
3

La robe

  • Par pascal.saintgeniest le
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Le costume des avocats, hérité de celui des clercs et qui manifestait le privilège de la noblesse, fut supprimé par la Révolution en 1790. Avant d'être rétabli par le décret du 2 nivôse an XII qui prévoyait que les avocats portent aux audiences "la toge de laine fermée par devant, à manches larges, toque noire, cravate pareille à celle des juges, cheveux longs ou ronds".


Le droit de plaider couvert de la toque symbolisait l'indépendance de l'avocat mais cet attribut est depuis longtemps tombé en désuétude.


La robe marque toujours la dignité de l'avocat et le respect dû à sa fonction. Elle symbolise aussi l'égalité qui règne entre les membres du Barreau.


L'épitoge ne comporte d'ailleurs qu'un seul rang d'hermine, quel que soit le grade universitaire. Mais à Paris où nous portons, selon la légende, le deuil de Malesherbes, l'hermine est réservée aux audiences solennelles et criminelles.


Voilà pour le costume ; reste la tenue.


Le Parlement de Toulouse faisait en 1604 défense aux avocats "d'aller par la ville avec habits indécents à leur qualité et vocation" sous peine, en cas de récidive, de confiscation desdits habits au profit des huissiers ou sergents qui les avaient surpris et des prisonniers de la conciergerie.


Celà n'allait pas aisément puisqu'un avocat général proclamait à qui voulait l'entendre qu'il n'entendait pas que la jeunesse de l'Ordre soit vêtue de "manteaux et habits de couleur" ou couverte de "chapeaux", blâmant les quelques-uns "faisant de ce palais un cabaret public et ordinaire, avec tant d'insolence qu'ils s'ébattent après, et entrent en riotes et querelles, et n'ont point de honte de se présenter en cette posture à l'instant même qu'on vient de les corriger et de les exhorter d'amender leur dépravation".


En 1852, l'on proscrivait encore les vêtements clairs, les cravates et les chaussures de couleur...


Les choses ont bien changé, pas toujours avec bonheur.


Au début du XXème siècle, Moro-Giafferi ne disait-il pas que sa robe n'était pas la seule qu'il enlevait avec plaisir.

sept.
19

Interview

Retour sur une élection - Extrait de L'Opinion Indépendante (15 juin 2007)


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