oct.
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Condamnation aggravée pour le serial violeur

  • Par noura.benchabane le
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La cour d'assises de Colmar a condamné, hier, en appel, René Gress, à 18 ans de réclusion.


Le procès en appel de René Gress, 49 ans, s'est terminé, hier à Colmar, par la condamnation de l'accusé à 18 de réclusion criminelle, sans peine de sûreté. La cour haut-rhinoise a ainsi aggravé de deux ans la sanction prononcée en première instance, en novembre dernier, par la cour strasbourgeoise.


L'avocat général, François Jurdey, avait requis une condamnation de 18 à 20 ans, avec une peine de sûreté des deux tiers. Il avait rappelé la série de faits reprochés à l'accusé : quatre viols commis entre 2004 et 2007 dans la région strasbourgeoise, dont un aggravé par l'usage d'un couteau ; trois vols de sac à main et un enlèvement.


L'avocate de la défense, Me Oudia Mahiout, a suivi la ligne de son client qui niait la participation à un viol et affirmait, pour les autres, que les femmes étaient des prostituées qui s'étaient vengées du fait qu'il ne les avait pas payées. « Il était frustré avec sa femme qui pesait 150 kg, puis avec sa compagne cardiaque, il cherchait à assouvir son désir. C'est tout », a-t-elle affirmé. Elle s'est ensuite attachée à démonter les victimes : l'une aurait « menti sur toute la ligne » ; une autre aurait « inventé une histoire pour ne pas se faire gronder par son mari » ; la troisième était « soumise comme une image, une poupée gonflable » ; quant à la quatrième, elle s'est trompée d'agresseur. « Il n'y a aucune preuve concrète, il n'y a pas de témoin oculaire, je demande l'acquittement à titre principal et, secondairement, le bénéfice du doute », a-t-elle conclu.


« Prostituée ou pas, peu importe »


Du côté des parties civiles, Me TASSEL BENCHABANE a lancé : « On a un criminel sexuel qui, non content d'avoir violé ses victimes, les accuse de prostitution ! » Et d'alerter les jurés sur les remises de peine avant de réclamer la « peine maximale ». M e Hildenbrandt a souligné « les formules stupéfiantes et terrifiantes » utilisées de l'autre côté de la barre. « Des remarques plus que déplacées », a renchéri sa consoeur, M e Dardaine. À l'accusé et son avocate qui s'étonnent que les victimes n'aient pas crié, pas cassé les vitres de la voiture qui les emmenait dans un champ pour être abusées, la première a répété que les femmes, âgées de 18 à 42 ans, étaient « pétrifiées ». Et la seconde a ajouté qu'elles avaient toutes connu « la peur de mourir ».


L'avocat général a, d'entrée, écarté l'argument principal de la défense : « Pour moi, ces victimes ne sont pas des prostituées. C'est exclu pour deux d'entre elles ; pour les deux autres, je ne sais pas, mais peu importe. Ce sont toutes des femmes, qui ont le droit, même si ce sont des prostituées, à la protection de la Justice. »


La version d'un contentieux financier avec des professionnelles ne tient pas pour lui, au regard de l'état d'affolement où se trouvaient toutes ces femmes après les faits. « C'est un rôdeur, qui faisait des tournées nocturnes après avoir fait des repérages pour trouver des lieux où commettre ses crimes. C'est un personnage éminemment inquiétant. Il faut le mettre hors d'état de nuire. »


Annick Woehl l'Alsace le 27.10.2010



1 commentaire

n'importe quoi

  • Par pappillon le

j'ai alluciné en lisant ca !!!!!

comme disait le juge, tu avais le choix, si ta femme te convient pas!!!!

nan mais je reve la??

il se prend pour qui se type?