Marseille a enfin gagné la lutte sur la technique de sécurisation du réseau privé virtuel qui relie électroniquement nos cabinets aux tribunaux.
Pourquoi ?
Parce qu'une fois le rapport HATTAB présenté tel qu'il doit l'être, au terme d'une lecture approfondie, les détracteurs manquent d'arguments pour contester le système marseillais, parfaitement conforme aux règles de l'art, et pour soutenir mordicus le système CNB/Navista qui semble lui, au contraire, manquer encore de mordant.
C'est tout ?
Bien sûr que non, même si ce n'est déjà pas rien.
Aussi parce que se posait la question de l'union en regard de la concurrence, et que rien ne justifiait, vis-à-vis de l'ensemble des confrères de Province, le statut dérogatoire accordé à Paris.
Ce statut était justifié par un historique qui ne pouvait prospérer face à l'intérêt général de la profession, et par la tradtionnelle réflexion économique selon laquelle Paris rassemble la moitié des avocats de France, et représenterait 80% du chiffre d'affaire annuel de la profession.
Il s'agissait donc non pas d'un statut juridiquement légitime, puisque cette légimité n'était autre que celle du lobbying d'un barreau puissant, et l'on comprend parfaitement Paris, ceci n'est pas une critique.
Paris a compris de son côté que le 3ème intervenant posait des difficultés à son statut, et a obtenu de la chancellerie l'agrément de son système, se passant ainsi d'avoir des comptes à rendre au CNB, mais ouvrant officiellement par la même occasion la porte à la concurrence.
Le Bâtonnier de Paris a ainsi été en mesure de proposer de partager son système à tous ceux qui le préfèreraient à CNB/Navista.
De la même manière, Marseille a pu être en mesure de faire valoir le sien, et aujourd'hui des collaborations et toutes hypothèses de développement sont possibles.
Il semblerait donc bien que le combat mené par Marseille soit gagné, même si les revirements passés appellent toujours à la prudence.
Sera également à surveiller la question du coût du développement CNB/navista, si le CNB le maintien, notamment les répercussions malencontreuses qu'il pourrait avoir sur nos cotisations.
Mais enfin ce soir, le nouvelles du front sont bonnes, et nous n'avons même pas eu besoin, à la différence de certains footballeurs, d'insulter notre Président, ce qui du reste en regard du silence qu'il nous oppose depuis longtemps, est presque frustrant, parce qu'il est bon parfois de se laisser aller à un prompt soulagement.
Il doit être mieux qu'il en soit ainsi.
Marseille 1 - CNB 0
Hommage au Bâtonnier Dominique MATTEI, que les Bâtonnier de salons qui ne se sont guère mouillés sur ce problème en prennent de la graine et s'inspirent de lui...
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