Le systême Navista, cornaqué par le CNB, constitue un cheval de Troie possible, comme cela a déjà été justement relevé. Une laisse que nos oligarques peuvent ajuster à leur gré. Et grâce à laquelle ils ont tout loisir de nous "déconnecter" si on se montre déplaisant! Le concept de RPVA, en explosant la postulation, rend caduque l'organisation des Barreaux. en sorte que nous allons passer d'une organisation horizontale à une structure pyramidale; un ordre national, quoi. Alors qu'il peut parfaitement être imaginé autre chose. Notre banquier ne contrôle pas notre informatique. Notre inspecteur des impôts non plus. Alors pourquoi prendre des risques avec une organisation professionnelle qui est toujours susceptible d'être infiltrée par le pouvoir?
Le coût de l'abonnement RPVA baisse. Miracle ? Désespoir ? Désillusion ennemie ? Aurons-nous donc vécu, enfin, un coût au juste prix ?
Juste prix... celui de l'équilibre ? Celui de sommes lancées à la cantonade, ou celui d'une roue qui tourne le soir, au gré du hasard des vents, dans quelques émissions télévisées grand public ?
Et si c'était cela le RPVA ? Le juste prix de la chance, de la fortune, une grosse roue dentée dans le salon d'honneur du CNB, notre Conseil National préféré, que l'on lance d'une main joyeuse les soirs de budget ...?
C'est peut-être cela qu'indiquait sous d'autres mots l'expert HATTAB quand il parlait dans son rapport du traitement de l'aspect économique du système ?
C'est peut-être cela, la coutume inconnue d'une profession qui aime le droit mais ne sait pas les chiffres, qui propose par ailleurs une gouvernance nouvelle de la profession renforçant ledit Conseil et créant des ordres régionaux, sans qu'en aucune des lignes nombreuses de cet autre rapport savamment établi, ne s'établisse la moindre idée, ne serait-ce que grossièrement ou abruptement esquissée, de ce qu'il nous en coûtera, ou de ce qu'elle pourrait, par miracle, apporter comme économies fonctionnelles.
"J'ai donc le plaisir de vous informer qu'à effet au 1 er janvier 2011, que le coût de l'abonnement d'un cabinet pour son accès au RPVA/e-barreau se trouve ramené de 32 € HT/mois à 26 € HT/mois".
Telle est la phrase phare de notre incontourné Président WICKERS dans son communiqué glorieux de l'Avent, annonçant la fin du ticket chic et l'avènement enfin du ticket choc, le ticket modérateur à 26 € HT par mois.
La roue de la fortune aurait donc tourné dans le bon sens, soyons réjouis en cette période de partage.
La mesquinerie serait de se demander si cette diminution est exclusivement commerciale, et si elle n'a pas une contrepartie dans le coût de nos cotisations, comme cela a paraît-il été le cas précédemment qui faisait payer moins cher d'un côté, mais compenser de l'autre, et se pose la question de savoir si nous contribuons toujours de cette façon...
La raison est toutefois de rappeler que d'autres systèmes plus souples en utilisation (le nomadisme), mis au point à l'initiative du Barreau de Paris ou de Marseille, tout aussi sécurisés avec des prestataires informatiques reconnus internationalement et non de petites SARL de province aux locaux singuliers, accessibles que l'on soit son propre patron, que l'on soit collaborateur, que l'on soit dans son bureau ou au Brésil, ne coûtent qu'environ 1 € par mois par avocat, peu important à ce niveau de prix la TVA.
Certes 26 € HT ne met pas en péril l'équilibre économique d'un cabinet, (même si cela représente plus de 300 € par an), mais pourquoi payer 26 fois plus cher quelque chose qui ne serait pas mieux, voir même selon certains moins bien...
Vivement les prochaines élections que l'on sorte enfin, peut-être, de tout cela...


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