Dans votre communication.
A moins que ce soit subliminal, je ne sais pas.
Paris/Provence (au lieu de Paris/Province).
Le Blog de Nathalie KERDREBEZ
Le 6 décembre prochain auront lieu les élections des futurs membres du CNB.
Ces élections me semblent incontournables pour l'avenir de notre profession.
Il ne faut pas oublier qu'en vertu de l'article 21-1 de la Loi du 31 décembre 1971 :
« Le Conseil national des barreaux, établissement d'utilité publique doté de la personnalité morale, est chargé de représenter la profession d'avocat notamment auprès des pouvoirs publics. Dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, le Conseil national des barreaux unifie par voie de dispositions générales les règles et usages de la profession d'avocat... »
Je ne cite délibérément que le premier alinéa qui définit à mes yeux la mission essentielle du CNB à l'égard des barreaux et de chacun d'entre nous.
Le CNB n'est pas un simple organe représentatif de notre profession, il est notre représentant national auprès de tous et notamment auprès des pouvoirs publics.
Il est notre voix qui négocie, plaide et défend la cause de notre profession, mais également celle de l'Etat de droit, de l'avenir des libertés et des droits des personnes humaines devant ceux qui, investis du pouvoir public, ont un objectif politique à atteindre.
Je ne suis pas convaincue qu'un représentant national dont les membres seraient élus avec un faible taux de participation puissent avoir, aux yeux d'autrui, la force de la légitimité et de l'unité.
Le CNB est aussi celui qui unifie nos règles et usages, il est celui qui a le pouvoir de toucher notre profession au coeur.
Il s'agit de notre déontologie dont la modernisation peut être synonyme de renforcement ou de fragilisation avec le curseur de la géométrie variable.
Il s'agit de notre identité, l'avocat est le partenaire incontournable dans un Etat de droit ou peut devenir un simple professionnel du droit dans un marché économique.
Le CNB fixe nos règles professionnelles au quotidien, définit notre place dans la cité démocratique et dessine l'avocat de demain.
Je n'imagine pas un seul instant qu'il puisse le faire sans nous.
Je suis convaincue qu'une participation faible aux élections aurait pour effet d'isoler le CNB dans une tour d'ivoire, d'un côté des élus persuadés du désintéressement de leurs confrères pour la vie du barreau, de l'autre des avocats ne se reconnaissant pas dans leur représentant national.
Je sais qu'il ne suffit pas de voter pour avoir un CNB selon son coeur, ses convictions, ses ambitions...
Pour la première fois, nous avons la chance de découvrir sur le site du CNB la profession de foi de chacun des candidats au collège ordinal et général.
Peu importe que nous partagions ou non les idées et pensées déclarées, peu importe la sincérité ou les ambitions cachées, je crois que cette initiative est heureuse.
Cependant, elle n'efface pas cette frustration de ne pouvoir voter pour autant de candidats que de sièges à pourvoir.
La division collèges ordinal/général, collèges Paris/Provence, est-elle bien légitime pour notre représentant national dont le devoir est de défendre les intérêts de l'avocat ?
Est-elle bien opportune devant notre volonté d'entendre le CNB élever la voix pour tous les avocats de France ?
Je n'ai pas de réponse à mes questions, je sais juste que le jour des élections, mon choix fera abstraction du nombre de sièges et des listes, je voterai pour des confrères en qui je puisse avoir confiance, pour des personnes qui ont des qualités et des défauts, qui ne feront pas de miracle, mais qui combattront pour leurs confrères, sans esprit légitimiste ni frilosité.
Je sais juste que je me déplacerai aux élections du CNB, qui sont à mes yeux le début d'une nouvelle aventure confraternelle; la vraie question est de savoir si nous voulons la vivre tous ensemble.
Dans votre communication.
A moins que ce soit subliminal, je ne sais pas.
Paris/Provence (au lieu de Paris/Province).
Mais sans enthousiasme, du moins en ce qui me concerne !
Je vais même voter deux fois, dans le collège général et dans le collège ordinal et sans aucun enthousiasme, ni dans un collège, ni dans l'autre et après avoir lu toutes les professions de foi !
que vous nous aviez compté un déplacement rue de londres qui était très loin d'avoir déclenché chez vous un enthousiasme communicatif !
Je ne suis pas du tout certain qu'il faille une pulsion de ce type pour prendre le chemin de l'isoloir !
Néanmoins, il faut une certaine foi et beaucoup l'ont perdue !
Je couve une crise de foi, depuis deux ans et quelques moi.....
Voter pour des somnolents aux AG ?
Voyons voir...... Je réfléchis......
Bien sûr, la déception est dans chacun de mes mots, de mes propos.
Affirmer le contraire serait mentir.
Je ne m'attendais pas à un CNB qui s'improvise apprenti sorcier en ignorant les vrais problèmes pour les faire disparaître.
Je ne m'attendais pas à des élus qui censurent la pensée de leurs confrères.
La déception est si grande que j'en oublie mes rêves, mes espoirs.
Mais mon aversion pour la résignation et l'indifférence est plus grande.
Et ma folie de croire en la condition humaine est infinie.
Alors j'irai voter.
Je veux bien appréhender votre analyse à la lumière de ce qu'écrivait Antonin Artaud ("La Sûreté Générale"):
"Tant que nous ne serons parvenus à supprimer aucune des causes du desespoir humain, nous n'aurons pas le droit d'essayer de supprimer les moyens par lesquels l'homme essaie de se décrasser du desespoir"...
Quelles que soient les critiques que l'on peut élever à l'encontre du CNB tel qu'actuellement constitué, il s'agit de l'Institution qui nous représente, qui représente la profession d'Avocat toute entière. Son rôle est fondamental dans les discussions, primordial dans la défense de nos valeurs et de notre éthique.
Si certains paramètres doivent être améliorés, voire changés, tel le mode électoral pour une plus grande légitimité et efficacité, ce n'est pas en s'abstenant que nous ferons avancer les choses.
Notre profession a besoin, aujourd'hui plus que jamais, d'une représentation nationale forte, juste et équitable.
Alors, allez voter, c'est de notre avenir dont il s'agit.
...que le CNB peut revendiquer et qu'il a pu obtenir "à la force du poignée".
Il est censé nous représenter mais..... il s'est souvent "couché" !
Donc, il ne me représente pas....
Il faut trouver autre chose.
La bonne raison de le conserver est que le CNB nous représente? Alors heureusement que les Tunisiens n'ont pas adopté ce raisonnement. Ils auraient continué à voter pendant des siècles.
Je crois comme notre confrère Michel ROUX que l'institution n'est pas la cause.
N'oublions pas que ce sont les personnes élues qui donnent vie au CNB.
Heureusement aucune mandature ne se ressemble.
Et je refuse de condamner les futurs élus pour cause de grande déception envers leurs prédécesseurs.
J'espère que nos nouveaux élus auront l'envie de redonner un sens à la confraternité, cette confiance singulière qui unit les confrères.
Et je n'ai pas l'intention de me contenter d'espèrer, je vais aussi voter.
Et avant de voter, je m'intéresse aux candidats, lis les professions de foi dont celle de notre confrère Michel ROUX.
Enfin bref, être électeur prend un temps fou!
face à un problème ; deux attitudes sont possiblse : pleurer et se lamenter ou agir et se battre. Personnellement je préfère la seconde. Ce n'est pas parce qu'on a voté un fois pour des incapables que les suivants le seront
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