mineur (1)

juin
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Nos chères têtes blondes (ou brunes)

  • Par nathalie.chaveroux le
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Le 19 mai dernier, 2 bambins de 6 et 10 ans sont cueillis à la sortie de leur école de Floirac par 2 véhicules de police et 6 fonctionnaires en tenue.

Des terroristes en herbe? C'est à la mode en ce moment.

Non de simples gamins qui ont emprunté le vélo d'un camarade.

Le directeur départemental de la sécurité publique, Albert DOUTRE, assume totalement ce "non événement" énonçant que la police a agi sur requête d'une mère de famille qui avait déposé plainte pour vol et qui a pensé reconnaître ses vélos. Il précise que les enfants ont été interpellés «très judicieusement un peu à l'écart du groupe scolaire» après la fin de la classe, avant d'être conduits «sans menottes ni rudoiement» au commissariat situé à proximité.

Sans menottes...peut être étaient-elles simplement trop grandes pour leurs petits poignets?

Depuis, l'un des enfants ne veut plus retourner à l'école.

Samedi dernier, à Courdimanche, c'est un garçon de 8 ans qui est entendu par les gendarmes.

Les parents d'un enfant qui se plaignait d'être le souffre douleur d'un autre auraient déposé plainte aprés avoir tenté de régler le problème avec les parents du mineur et alerté, en vain, l'institutrice, le directeur d'établissement.

"Quand on ne peut pas régler les conflits entre adultes responsables, vers qui doit-on se tourner?" se demande le père de la jeune victime.


Réjouissons-nous, ces 3 mineurs n'ont pas été placés en garde à vue!!!


Il faut savoir que l'article 4 de l'ordonnance du 2 février 1945 relative aux mineurs délinquants énonce que "le mineur de treize ans ne peut être placé en garde à vue. Toutefois, à titre exceptionnel, le mineur de dix à treize ans contre lequel il existe des indices graves ou concordants laissant présumer qu'il a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d'au moins cinq ans d'emprisonnement peut, pour les nécessités de l'enquête, être retenu à la disposition d'un officier de police judiciaire avec l'accord préalable et sous le contrôle d'un magistrat du ministère public ou d'un juge d'instruction spécialisés dans la protection de l'enfance ou d'un juge des enfants, pour une durée que ce magistrat détermine et qui ne saurait excéder douze heures. Cette retenue peut toutefois être prolongée à titre exceptionnel par décision motivée de ce magistrat pour une durée qui ne saurait non plus excéder douze heures, après présentation devant lui du mineur, sauf si les circonstances rendent cette présentation impossible. Elle doit être strictement limitée au temps nécessaire à la déposition du mineur et à sa présentation devant le magistrat compétent".


Ouf, on l'a échappé belle.

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