Bon résumons.
On mange trop et trop gras ou trop salé ou trop sucré, voire les trois à la fois.
On boit trop.
On fume trop. On fume, tout court.
On conduit trop vite.
On est trop malade voire trop dépressifs.
On ne travaille pas assez.
On utilise trop la voiture.
On prend trop de vacances.
On fait trop d'enfants ou pas assez.
On coute trop cher à l'Etat.
On... et j'en oublie.
Bref, on est dans le "trop". Nous serions tous des irresponsables au regard d'une société qui se voudrait policée et linéaire.
Pour notre soi-disant bien-être individuel et collectif, les interdits s'accumulent, souvent emprunts d'une morale culpabilisatrice. Or si l'interdit est nécessaire à l'homme et à sa vie en communauté, si des restrictions sont légitimes, elles doivent restées mesurées.
Aujourd'hui, on interdit tout et n'importe quoi en oubliant le principe fondamental qui doit présider à toute décision de prohibition, à savoir que:
"Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché."
(article L. 1121-1 du code du travail, oui je prends cette référence par réflexe de spécialiste mais il en existe bien d'autres)
Désormais, ces prohibitions vont jusqu'à la censure d'affiches de spectacles d'humoristes et aujourd'hui de films.
Ainsi, les affiches promotionnelles du prochain film de Jean Dujardin, " Les Infidèles", vont être retirées des panneaux publicitaires parisiens. Sur ces posters, Jean Dujardin et Gilles Lellouche se retrouvent dans des situations "compromettantes et jugées dégradantes pour les femmes". La décision de retirer les affiches doit être prise par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) qui déclare avoir reçu deux plaintes concernant la présence, sur les affiches, de Dujardin et Lellouche dans une "position sexuelle explicite".
Non mais je rêve !! Laissez-nous nous déterminer, agir et penser librement.
Baruch Spinoza disait:« Comprendre est le commencement d'approuver» et là je ne comprends pas.
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