algerie (7)
PREAMBULE :
Depuis le début des années 80, des Algériens, toujours un peu plus nombreux, se trouvent par choix ou obligation à vivre en exil.
Cela ne les empêche pas de suivre avec beaucoup d'intérêt l'évolution de leur pays d'origine.
Mieux encore, avec le soutien de tous les amis de l'Algérie, en Algérie et à travers le monde, ils ont décidé de s'impliquer, par les moyens de la réflexion et de l'action, dans les efforts de développement, entamés à l'intérieur de l'Algérie.
En agissant ainsi, ils souhaitent offrir le fruit de leur réflexion et de leurs recherches aux autorités et institutions concernées gouvernementales ou non gouvernementales, associatives ou non associatives.
Simples citoyens, Cadres, dirigeants, entrepreneurs algériens et leurs amis à travers le monde ont, en effet, décidé d'unir leurs efforts et leurs moyens pour les mettre au service du développement de de l'Algérie, en Algérie et à travers le monde.
Le développement s'entendant comme un développement humain visant le développement de L'ALGERIE et des Algériens par la promotion du développement économique, social, culturel.
L'objectif de « AIDA » étant de mener une action prospective et de réflexion ayant pour but de cibler les problèmes et de réfléchir à leurs solutions, prôner de nouvelles priorités, ressortir les éléments tendant à reconnaître une approche du développement fondée sur le renforcement de certains moyens d'actions et leur combinaison, en tenant compte du contexte économique, social, culturel et juridique national et international.
L'action de l'Association aura également pour but d'assurer la promotion et le respect des droits des Algériens dans tous les pays qui les accueillent à travers le monde.
STATUTS EN PIECE JOINTE;
Mes chers amis,
Certains parmi vous m'ont entendu parler d'AIDA il y a déjà dix ans.
Et beaucoup parmi vous partageaient avec moi ce sentiment, cette nécessité de nous unir avec l'ensemble de nos compatriotes, en Algérie ou en exil, en vue de réfléchir et s'impliquer, par les moyens de la réflexion et de l'action, dans les efforts de développement, entamés à l'intérieur de l'Algérie.
Après plusieurs années d'hésitations, j'ai enfin franchi le pas décisif, et avec quelques amis proches, nous avons signé les statuts de l'association AIDA le 24 JUIN 2009 et avons procédé à sa déclaration officielle auprès des services de la préfecture.
Aujourd'hui, je vous demande de bien vouloir vous joindre à nous.
Voilà en pièces jointes :
Les statuts de l'association AIDA ET le bulletin d'adhésion
Si vous vous sentez proche de cette action, je vous remercie de me retourner simplement le bulletin d'adhésion.
Afin de me permettre de vous compter parmi nous à la prochaine assemblée générale de l'association.
Et vous associer aux différentes actions ou manifestations que nous préparons actuellement.
Mohamed CHEHAT
Nom : STATUTS FONDATEURS DU 23 JUIN 2009 AIDA.pdf
Taille : 77 Ko
Le débat sur l'identité nationale tel qu'initié et animé durant plusieurs semaines en France n'a été qu'un renouveau du sentiment de la négation de l'autre.
Le débat a essentiellement porté autour de deux questions : L'immigration et l'islam en France
Même si la concomitance avec l'affaire des minarets en suisse n'était que pur coïncidence, l'occasion était trop belle pour certains de profiter de cette aubaine.
On sait que les véritables questions sous-jacentes à ce débat ne visaient qu'à préparer l'opinion à de nouvelles mesures législatives visant la restriction des droits des étrangers en France, l'établissement de nouvelles règles dissuasive en matière d'octroi de la nationalité française ...
Au-delà de ces questions essentielles, le débat signifiait à tous les personnes issues de l'immigration, qu'il ne suffit plus de posséder une carte d'identité française.
Qu'il faut sans cesse prouver cette identité qui devenait une notion abstraite et fluctuante au gré des changements d'opinion et d'alternance politique.
Il ne suffit plus de justifier de son identité française par la possession d'un document administratif .
Mais qu'il faut désormais, et sans cesse, ouvrir nos coeurs et nos âmes.
Il faut montrer la couleur de son âme.
Il faut, sans cesse, subir « la question ».
Et pour évoquer la question de l'islam et de l'acrobatie intellectuelle (au prétexte de l'alibi culturel) qui l'a « happé » au sein de ce tourbillon, et au-delà du respect du principe de la séparation de l'église et de l'état, au-delà du principe républicain de la laïcité, il aurait fallu que les représentants de la communauté musulmane de France adoptent une position commune en refusant que cette question n'entre dans le débat.
Certains représentants bien pensants, même au sein de la communauté musulmane se sont mêmes mis à mesurer la hauteur des minarets de leurs mosquées ! Pour tenter de se justifier, de crier leur humilité, qu'on leur prêtait trop ...
Mais depuis quand la foi se mesure à l'aune des règles du code de l'urbanisme ?
Depuis quand les nationaux doivent-ils, sans cesse, faire la preuve de leur allégeance à un pouvoir ou à une certaine idée de la nation ?
Et depuis quand un simple document administratif fait il de son possesseur un bon « national » ? Un fervent défenseur de la nation ?
Le débat, pour ne pas dire le complot, semble, une fois de plus, avoir échoué.
Mais, une fois de plus, les graines de la colère et de la haine ont, malgré tout, été semées.
Et il faut s'attendre à ce que ce débat, tel un boomerang ne revienne bientôt.
J'aurais aimé qu'un autre débat, en réplique à celui-ci, soit lancé : Celui de la citoyenneté en France.
Car il faut mettre un terme définitif à cette suspicion autour de « l'autre », « l'étranger ».
Quel est le plus difficile et le plus valorisant ?
Être citoyen actif ? Ou Obtenir une nationalité à l'aide d'un dossier administratif, certes volumineux, mais qui n'exige en réalité aucun acte positif au service de la collectivité ?
Combien de citoyens « étrangers » sont impliqués dans la gestion quotidienne de leur cité ? Et parfois, depuis de longues années, voir des décennies, sans pour autant avoir le droit de prétendre à la nationalité française.
L'appartenance à une nation, à une collectivité doit se mesurer à l'effort et parfois aux sacrifices consentis au service de celle-ci.
Et certainement pas à une décision purement administrative et mécanique.
Ce n'est certainement pas en nommant certains à des postes ministériels, ou en nommant d'autres à des postes de hauts commissaires au gouvernement qu'on boostera l'ascenseur social.
L'ascenceur social n'est pas simplement en panne, c'est un leurre. Il n'a jamais existé !
A quoi ça sert d'être français s'il faut une loi sur la discrimination positive pour accéder à une égalité juridique et sociale ?
A l'heure des grands déplacements de populations, volontaires ou poussées par les conditions économiques, ou politiques ou climatiques...
A l'heure où même des millions d'individus issus du monde occidental développé n'hésitent plus à s'exiler volontairement vers le monde sous développé ;
A l'heure où la communication interactive et virtuelle, du village universel où la distance entre les peuples et les individus se réduit ;
A l'heure où la mobilité universelle des individus les fait se croiser et se connaître de plus en plus ;
A l'heure où le présent du monde actuel se confond avec le devenir de la société universelle ;
Il faut rendre possible la vie des peuples dans leur diversité en un même lieu.
Notre ère n'a jamais été si proche du moment où l'humanité deviendra UNE.
Et certains hommes politiques doivent mieux penser, mieux créer notre présent pour prévoir notre devenir ensemble.
Mohamed CHEHAT
Docteur en Droit
Avocat à la Cour
DROIT DES SOCIETES ALGERIENNES :RAPPEL DE QUELQUES REGLES ESSENTIELLES DU CODE DE COMMERCE ALGERIEN
Beaucoup d'entrepreneurs étrangers (individuels ou sociétés), dont beaucoup de français, n'hésitent pas depuis plusieurs années et malgré la situation sécuritaire à tenter de s'implanter en ALGERIE .....
Il est vrai que les dispositions légales en matière de droit des sociétés telles qu'édictées dans le code de commerce algérien sont très proches de celles connues en France.
Parfois même le code de commerce algérien est beaucoup plus répressif que le code de commerce français.
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, il faut redoubler de prudence et ne s'engager dans un partenariat local qu'en s'entourant des meilleurs conseils...
De très nombreuses personnes physiques ou sociétés commerciales françaises ont eu à affronter de très sérieuses mésaventures. Parfois allant jusqu'à perdre la totalité de leurs investissements ...et même beaucoup plus ...
ET il est très difficile pour une personne physique ou une société étrangère d'engager après coup toute une série de procédures judiciaires (en étant loin) pour voir obtenir le respect de ses droits les plus légitimes.
Ce n'est pas que l'institution judiciaire algérienne est imperméable et sourde aux demandes des ces justiciables « à part » ! Mais tout simplement, et malheureusement, très souvent, les victimes ne se sont pas assurées préalablement des précautions nécessaires (qu'elles auraient certainement prises en France ou en EUROPE) avant de plonger « dans les affaires » ....
Il m'est arrivé de constater, à travers plusieurs affaires dont j'ai été saisi, que certaines situations auraient pu être évitées.
Et certaines situations et comportements pourraient prêter à sourire et penser qu'ils remontent à une époque très lointaine (équivalente à l'après indépendance), tant les comportements sont flagrants et semblent révéler un sentiment d'impunité.
Et alors que les dispositions légales algériennes, quant aux constitutions et fonctionnement des sociétés commerciales, sont très répressives, et en principe, très dissuasives.
Et nombre de litiges entre associés ou actionnaires prennent le chemin du tribunal correctionnel et non des chambres commerciales.
Et pourtant, le contentieux commercial gagnerait à éviter le chemin correctionnel !
Encore faut-il que la justice commerciale en Algérie gagne du terrain.
Et qu'enfin des tribunaux de commerce soient créés sur tout le territoire national.
Il est peut-être temps que le ministère de la justice, à défaut d'agir (faute certainement de budget et de personnel qualifié) mette au moins en place un groupe chargé de réfléchir sur ces questions.
Voilà pourquoi, il me semblait utile de rappeler quelques règles élémentaires que tous ceux (algériens ou étrangers) ne doivent jamais perdre de vue afin de préserver leurs droits et intérêts essentiels au sein des sociétés commerciales dont ils sont associés, ou actionnaires.
DROIT DES SOCIETES ALGERIENNES :
RAPPEL DE QUELQUES REGLES ESSENTIELLES DU CODE DE COMMERCE ALGERIEN
Beaucoup d’entrepreneurs étrangers (individuels ou sociétés), dont beaucoup de français, n’hésitent pas depuis plusieurs années et malgré la situation sécuritaire à tenter de s’implanter en ALGERIE …..
MAIS ATTENTION !
Il est vrai que les dispositions légales en matière de droit des sociétés telles qu’édictées dans le code de commerce algérien sont très proches de celles connues en France.
Parfois même le code de commerce algérien est beaucoup plus répressif que le code de commerce français.
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, il faut redoubler de prudence et ne s’engager dans un partenariat local qu’en s’entourant des meilleurs conseils…
De très nombreuses personnes physiques ou sociétés commerciales françaises ont eu à affronter de très sérieuses mésaventures. Parfois allant jusqu’à perdre la totalité de leurs investissements …et même beaucoup plus …
ET il est très difficile pour une personne physique ou une société étrangère d’engager après coup toute une série de procédures judiciaires (en étant loin) pour voir obtenir le respect de ses droits les plus légitimes.
Ce n’est pas que l’institution judiciaire algérienne est imperméable et sourde aux demandes des ces justiciables « à part » ! Mais tout simplement, et malheureusement, très souvent, les victimes ne se sont pas assurées préalablement des précautions nécessaires (qu’elles auraient certainement prises en France ou en EUROPE) avant de plonger « dans les affaires » ….
Il m’est arrivé de constater que des personnes physiques se sont contentées purement et simplement de donner une mince procuration (et alors qu’il aurait fallu un pouvoir spécial) à leur nouveau partenaire local, aux fins de constituer une société commerciale (souvent c’est une société par actions : SPA) dont ils étaient les principaux associés.
Et que, munis de ce simple mandat, ils ont pu trouver un notaire qui a accepté de rédiger les statuts, en dehors de la présence physiques des associés !
Que ces associés ont versé un capital sous la forme d’un simple virement sur un comte bancaire.
Avant de découvrir plusieurs mois après que la société ainsi créée avait augmenté considérablement leurs engagements sans leur accord !
Et que le capital déjà versé n’était que le versement initial (le quart du capital social et qu’ils devaient encore compléter le capital), sans oublier que ce versement était allée alimenter un comte courant associé ayant servi à assurer la trésorerie courante de la société !
Les associés n’ayant simplement pas signé personnellement les statuts (écrits en arabe, et sans aucune traduction en français) !
Que le Président directeur général désigné avait la majorité du capital social
Et que désormais, ils étaient « prisonniers ». Et que le projet initial avait perdu tout intérêt !
Que dire des tenues des assemblées générales des sociétés, et des documents sociaux et comptables, que le gérant ou PDG de la société doit mettre à la disposition des associés dans les délais légaux.
De nombreux associés n’ont jamais pu obtenir l’exercice de leur droit d’information préalable, tout simplement parce qu’ils ne l’ont jamais demandé officiellement …ou réclamé en vain …
Que faire, sinon se lancer dans une longue procédure judicaire afin de se désengager !
Il m’est aussi arrivé de constater que même des grandes sociétés françaises et européennes avaient livré une grande quantité de matériel en exécution d’un contrat de fourniture, mais sans s’assurer préalablement de la mise en place de la meilleure procédure leur garantissant le bon paiement ! Parfois la simple mention que « le montant contractuel sera payé dans sa totalité au fournisseur contre remise documentaire » n’est pas suffisante.
Je n’ose évoquer ici les problèmes liés à la concurrence déloyale et la contrefaçon de marque, ni celui du problème du piratage de logiciels informatiques (ce sera l’objet d’une prochaine publication sur ce blog).
Il m’est arrivé de voir qu’une marque de renommée internationale a été accordée par l’INAPI ALGER à une autre société algérienne (à la marque originale y a simplement apposé un rajout du mot ALGERIE !) sans qu’aucune condition sérieuse (d’antériorité ou originalité) ne lui ait été opposée par les services de l’INAPI (Institut national algérien de la propriété industrielle).
Ce n’est pas que les services de l’INAPI ALGER ont fait preuve d’imprudence ou d’incompétence !
NON. Mais simplement que la société étrangère, croyant protéger ses intérêts et développer sa marque en Algérie, avait donné un large mandat à son partenaire algérien qui en a simplement profité pour développer sa propre gamme de produits sous la marque « originale » de son mandant !!
On en sourirait s’il ne s’agissait que d’anecdotes qui remonteraient à une vingtaine d’années.
Mais NON ! Ce sont des situations réelles qu’il m’est arrivé de connaître, et dont les faits, pour la plupart remonte à 1 ou 2 années.
Les affaires étant en cours …
Voilà pourquoi, il me semblait utile de rappeler quelques règles élémentaires que tous ceux (algériens ou étrangers) ne doivent jamais perdre de vue afin de préserver leurs droits et intérêts essentiels au sein des sociétés commerciales dont ils sont associés, ou actionnaires.
J’ai délibérément choisi deux formes de sociétés les plus courantes :
Société à responsabilité limitée
Et
Société par actions.
Mais il existe d’autres formes de sociétés en ALGERIE :
• La société en nom collectif
• La société en commandite simple
• La société en commandite par actions
• Le groupement de sociétés
Société à responsabilité limitée : règles élémentaires à retenir :
Le capital social de la S.A.R.L. ne peut être inférieur à 100.000 DA. Il est divisé en parts sociales d'égale valeur nominale de 1.000 DA au moins.
Tous les associés doivent intervenir à l'acte constitutif de la société en personne ou par mandataires justifiant d'un pouvoir spécial.
Les cessions de parts sociales ne peuvent être constatées que par acte authentique.
Le gérant est révocable par décision des associés représentant plus de la moitié du capital social. Ou par les tribunaux pour cause légitime, à la demande de tout associé.
Les décisions des associés sont prises en assemblée.
Les associés sont convoqués 15 jours au moins avant la réunion de l'assemblée par lettre recommandée portant indication de l'ordre du jour.
Dans les assemblées ou lors des consultations écrites, les décisions sont adoptées par un ou plusieurs associés représentant plus de la moitié du capital social.
Le rapport sur les opérations de l'exercice, l'inventaire, le compte d'exploitation général, le compte des résultats et le bilan, établis par les gérants, sont soumis à l'approbation des associés réunis en assemblée, dans le délai de six mois à compter de la clôture de l'exercice.
Tout associé a le droit d'obtenir à toute époque, au siège social, la délivrance d'une copie conforme des statuts en vigueur au jour de la demande.
Tout associé a le droit, à toute époque, de prendre par lui-même et au siège social, connaissance du compte d'exploitation générale, compte des pertes et profits, inventaires, rapports soumis aux assemblées et procès-verbaux de ces assemblées concernant les trois derniers exercices sauf en ce qui concerne l'inventaire.
Tout associé a le droit de prendre connaissance ou copie pendant le délai de quinze jours qui précède toute assemblée, du texte des résolutions proposées, du rapport de la gérance ainsi que, le cas échéant, du rapport du commissaire aux comptes.
Les décisions des assemblées extraordinaires doivent être précédées d'un rapport établi par un expert agréé sur la situation de la société.
Sont passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à un montant de 200.000 DA, les gérants qui n'auront pas, dans le délai de quinze jours avant la date de l'assemblée, adressé aux associés le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits, le bilan, le rapport sur les opérations de l'exercice, le texte des résolutions proposées et, le cas échéant, le rapport des commissaires aux comptes, ou qui n'auront pas tenu l'inventaire à la disposition des associés au siège social.
Sont passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à un montant de 200.000 DA, les gérants qui n'auront pas, à toute époque de l'année, mis à la disposition de tout associé, au siège social, les documents suivants concernant les trois derniers exercices soumis aux assemblées: comptes d'exploitation générale, inventaires, comptes de pertes et profits, bilans, rapports des gérants et, le cas échéant, des commissaires aux comptes et procès-verbaux des assemblées.
Sont passibles d'un emprisonnement d'un mois à trois mois et d'une amende de 20.000 DA. à 200.000 DA, les gérants qui n'auront pas procédé à la réunion de l'assemblée des associés dans les six (6) mois de la clôture de l'exercice ou, en cas de prolongation dans un délai n'excédant pas six (6) mois fixé par décision de justice, ou qui n'auront pas soumis à l'approbation de ladite assemblée le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits, le bilan, le rapport sur les opérations de l'exercice, le texte des résolutions proposées et, le cas échéant, le rapport des commissaires aux comptes ;
Société par actions : règles élémentaires à retenir :
Le capital social doit être de cinq (05) millions de dinars algériens au moins si la société fait publiquement appel à l'épargne, et de un (01) million de dinars algériens au moins dans le cas contraire.
Le nombre des associés ne peut être inférieur à sept (07).
La société par actions est administrée par un conseil d'administration composé de trois membres au moins et de douze au plus.
La durée du mandat des administrateurs élus par l'assemblée générale ne peut excéder 6 ans.
Ces administrateurs sont rééligibles mais peuvent être révoqués à tout moment par l'assemblée générale ordinaire.
Toute nomination intervenue en violation des textes est nulle, à l'exception de celles intervenue en cas de vacance par décès ou par démission d'un ou plusieurs sièges d'administrateurs, ou lorsque le nombre des administrateurs est devenu inférieur su minimum statutaire sans toutefois être inférieur au minimum légal (mais reste provisoire et doit être ratifié à la prochaine assemblée).
Le conseil d'administration doit être propriétaire d'un nombre d'actions représentant au minimum, vingt pour cent (20%) du capital social.
Le nombre minimum d'actions détenues par chaque administrateur est fixé par les statuts.
Un administrateur ne peut se voir consentir un contrat de travail par la société, postérieurement à sa nomination.
Le conseil d'administration ne délibère valablement que si la moitié su moins de ses membres sont présents. Mais les statuts peuvent prévoir une majorité plus forte.
L'assemblée générale alloue aux administrateurs en rémunération de leurs activités, une somme fixe annuelle à titre de jetons de présence.
Le conseil d'administration élit parmi ses membres un président qui est, à peine de nullité de la nomination, une personne physique.
Le conseil d’administration détermine sa rémunération.
Le président est nommé pour une durée qui ne peut excéder celle de son mandat d'administrateur. Il est rééligible mais peut-être révoqué tout moment.
L'assemblée générale extraordinaire est seule habilitée à modifier les statuts.
Elle ne délibère valablement que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins, sur première convocation, la moitié et, sur deuxième convocation, le quart des actions ayant le droit de vote.
L'assemblée générale ordinaire est réunie au moins une fois par an, dans les six mois de la clôture de l'exercice.
Trente jours (30) avant la tenue de l'assemblée générale, le conseil d'administration ou le directoire doit adresser ou mettre à la disposition des actionnaires les noms, prénom usuel et domicile, soit des administrateurs et directeurs généraux, soit, le cas échéant, l'indication des autres sociétés dans lesquelles ces personnes exercent des fonctions de gestion, de direction ou d'administration, le texte des projets de résolution présenté par le conseil d'administration ou le directoire, le cas échéant, le texte et l'exposé des motifs des projets de résolution présentés par les actionnaires, le rapport du conseil d'administration ou du directoire qui sera présenté à l'assemblée,
Lorsque l'ordre du jour comporte la nomination ou la révocation d'administrateurs ou de membres du conseil de surveillance ou du directoire, les nom, prénom usuel et âge des candidats, leurs références professionnelles et leurs activités professionnelles au cours des 5 dernières années, notamment les fonctions qu'ils exercent ou ont exercées dans d'autres sociétés, les emplois ou fonctions occupés dans la société par les candidats et le nombre d'actions de la société dont ils sont titulaires ou porteurs.
S'il s'agit de l'assemblée générale ordinaire, le tableau de comptes des résultats, les documents de synthèse, le bilan et le rapport spécial des commissaires aux comptes faisant apparaître les résultats de la société au cours de chacun des cinq derniers exercices ou de chacun des exercices clos depuis la constitution de la société ou l'absorption par celle-ci, d'une autre société si leur nombre est inférieur à cinq;
S'il s'agit d'une assemblée générale extraordinaire, le rapport des commissaires aux comptes qui sera, le cas échéant, présenté à l'assemblée.
Et que c’est « dans un délai de 15 jours avant la tenue de l'assemblée générale ordinaire, que tout actionnaire a le droit d'obtenir communication de l'inventaire du tableau de comptes des résultats, des documents de synthèse, du bilan et de la liste des administrateurs du conseil d'administration et du directoire ou du conseil de surveillance, des rapports des commissaires aux comptes qui seront soumis à l'assemblée, du montant global, certifié exact par les commissaires aux comptes, des rémunérations versées aux personnes les mieux rémunérées, le nombre de ces personnes étant de cinq. »
L'assemblée générale ordinaire des actionnaires désigne, pour trois (03) exercices, un ou plusieurs commissaires aux comptes choisis parmi les professionnels inscrits sur le tableau de l'ordre national
Les commissaires aux comptes sont nommés pour trois exercices. Leurs fonctions expirent après la réunion de l'assemblée générale ordinaire qui statue sur les comptes du troisième exercice.
Il faut rappeler en outre :
Que sont passibles d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 20.000 DA à 200.000 DA, ou de l'une de ces deux peines seulement le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions qui, même en l'absence de toute distribution de dividendes, auront sciemment, publié ou présenté aux actionnaires, un bilan inexact, en vue de dissimuler la véritable situation de la société.
Que sont passibles d'une amende de 20.000 DA 200.000 DA, le président ou les administrateurs d'une société par actions qui n'auront pas convoqué, à toute assemblée, dans le délai légal.
Et de la même amende, le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d'une société par actions, qui n'auront pas adressé à tout actionnaire qui en a
fait la demande, une formule de procuration, ainsi que la liste des administrateurs en exercice, le texte et l'exposé des motifs des projets de résolution inscrits à l'ordre du jour, le cas échéant, une notice sur les candidats au conseil d'administration, les rapports du conseil d'administration et des commissaires aux comptes qui seront soumis à l'assemblée, s'il s'agit de l'assemblée générale ordinaire annuelle, le compte d'exploitation générale, le compte de pertes et profits et le bilan.
IL faut rappeler que les statuts de la société commerciale doivent, à peine de nullité, constatée, par acte authentique.
Il faut ainsi bien choisir son notaire.
Je conseille de prendre la peine de prendre conseil auprès d’un second notaire autre que celui qui a été choisi par votre partenaire local, et qui va rédiger les statuts.
La première règle est celle de ne jamais signer un document (statuts ou contrat sans qu’il soit traduit en français, lu et expliqué par un professionnel du droit : avocat ou notaire….
Il faut éviter autant que possible de donner mandat ou pouvoir à une tierce personne. Et dans cette éventualité, il faut donner mandat à un avocat ou notaire.
La deuxième règle : il faut exercer son droit d’information et de communication afin d’avoir accès au minimum aux bilans de la société.
A ce titre, il faut toujours participer au choix du comptable ou au commissaire aux comptes de la société, et garder avec lui un contact permanent.
Quitte à lui réclamer directement certaines informations.
Il existe aujourd’hui en Algérie d’excellents cabinets comptables ou commissaires aux comptes agrées.
Et un dernier point, il faut résister à toute demande de mettre en place un compte courant associés, en l’absence d’un prévisionnel dûment visé par le commissaire aux comptes et d’un contrôle rigoureux.
En réalité les dispositions légales algériennes, quant aux constitutions et fonctionnement des sociétés commerciales, sont très répressives, et en principe, très dissuasives
On est loin des dispositions du code de commerce français et du code des sociétés français, et des nouvelles mesures édictées dans le cadre de La loi de modernisation de l’économie (dite loi LME) du 4 août 2008, qui a supprimé plusieurs dispositions à la charge des entrepreneurs individuels et des sociétés commerciales.
Il est vrai qu’un sentiment d’impunité prévaut en Algérie.
Malgré la correctionnalisation de nombreux litiges commerciaux et les très nombreuses plaintes pénales déposées chaque année et visant des infractions à la création et au fonctionnement des sociétés, qui n’aboutissent pas toujours.
Et pourtant, le contentieux commercial gagnerait à éviter le chemin correctionnel !
Encore faut-il que la justice commerciale gagne du terrain.
Et qu’enfin des tribunaux de commerce soient créés sur tout le territoire national.
Il est peut-être temps que le ministère de la justice, à défaut d’agir (faute certainement de budget et de personnel qualifié) mette au moins en place un groupe chargé de réfléchir sur ces questions.
Mohamed CHEHAT
Docteur en Droit
Avocat a la cour
« Union Méditerranéenne » ou « Union Pour la Méditerranée », le débat qui a eu lieu quant au choix de la formule autour du projet portant sur la Méditerranée n'était pas dépourvu de toute arrière-pensée politique, et dont les effets sur le plan économique, social , culturel et juridique ne cesseront de nous interpeller !
Et il était temps de mesurer le chemin parcouru et de « donner un nouvel élan au partenariat euro-méditerranéen...
Car malheureusement, tout le processus engagé depuis 1995 n'a pas empêché une certaine instabilité de la région (...)
Car entre-temps, il y a eu les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, et l'Union européenne a adopté une politique plus sécuritaire à l'égard de ses partenaires méditerranéens !
Mais la déclaration finale du sommet de PARIS du 13 JUILLET 2008 n'a pu que se contenter d'afficher ses principaux objectifs autour de projets communs consensuels
Et le traitement de nombreux problèmes majeurs demeure délicat.
.Il en est ainsi et particulièrement de L'IMMIGRATION et de la liberté de circulation des personnes et du financement de l'union pour la méditerranée
Si la question de l'harmonisation des cadre juridiques mérite reste posée, elle mérite une approche globale.
La crainte est que l'Union pour la Méditerranée achoppe sur les mêmes écueils que le "processus de Barcelone", qui devait rebondir sur les accords israélo-palestiniens d'Oslo de 1994, mais échoua au fil des ans.
EUROMED prévoyait la réalisation d'une coopération économique et financière par la mise en place d'une zone de libre échange ce but à l'horizon 2010 ! C'est-à-dire dans deux années. L'ECHEC EST ASSOURDISSANT ;
La crise alimentaire actuelle depuis février 2008, la flambée des prix du pétrole plaident pour une réelle volonté politique des dirigeants des pays du sud de la méditerranée à aller rapidement dans la même direction tracée par leurs partenaires du nord.
L'équilibre recherché est loin d'être acquis ;
Les impératifs de la mondialisation imposent les cadres d'un développement partagé, certes ! Mais un développement partagé, et non une simple action de co-développement.
Mais quand monsieur le Président de la République Française Nicolas SARKOZY, lors de sa visite en TUNISE le 29 AVRIL 2008 déclarait :
« il faut développer le sud afin de concurrencer les pays asiatiques... »
A quoi pensait-il ?
Il faut rappeler sans cesse que tant que l'Europe ne voit dans ce processus qu'un moyen pour dresser un rempart entre elle et une région en proie au sous-développement, aux conflits armés et aux carences démocratiques, et non une zone de libre échange euro méditerranéenne, le résultat restera négatif !
Comme il ne faut pas qu'elle devienne simplement et seulement un moyen d'ériger un repart contre la concurrence asiatique ou américaine, ou contre l'immigration clandestine et le terrorisme ;
L'Europe ne doit pas avoir la même vision américaine quant à la coopération méditerranéenne : simplement « un corridor permettant d'atteindre l'Eurasie le plus rapidement possible, d'accéder au pétrole, et de contenir l'émergence de la Chine ».
Il faut que l'Union Européenne participe pleinement à la réalisation du droit au développement des pays du sud de la méditerranée.
CADRE JURIDIQUE DE L’Union Pour la Méditerranée
Entre coopération, solidarité et sécurité
A LA RECHERCHE D’UN EQUILIBRE
DE BARCELONE (NOVEMBRE 1995) à PARIS (JUILLET 2008)
Prenant acte de l’enlisement du processus de Barcelone, né lors de la Conférence Euro-méditeranéenne des Ministres des Affaires étrangères des 27 – 28 novembre 1995 à l’initiative du Président de la République française, monsieur Jacques Chirac qui reliait par un accord les 15 Etats membres de l’UE (de l’époque) et 10 pays de la région méditerranéenne (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Syrie, Autorité palestinienne, Turquie), et qui visait le développement du partenariat euro méditerranéen par la mise en place des conditions politiques, économiques, culturelles et humaines pour l’établissement d’une zone de prospérité par un partenariat économique et financier, et par l’établissement d’une zone de libre échange à l’échéance de 2010,
la France, sous l’impulsion de monsieur Nicolas Sarkozy, alors candidat à la Présidence, lance l’idée d’une « Union méditerranéenne ».
Même si l’idée vient à point nommé pour « contrer » l’adhésion de la Turquie dans l’Union Européenne.
« Union Méditerranéenne » ou « Union Pour la Méditerranée », le débat qui a eu lieu quant au choix de la formule autour du projet portant sur la Méditerranée n’était pas dépourvu de toute arrière-pensée politique, et dont les effets sur le plan économique, social , culturel et juridique ne cesseront de nous interpeller !
Outre la méfiance désormais installée entre les pays du sud et les pays d'Europe centrale et orientale ;
Les premiers craignant avec raison que l’Union Pour la Méditerranée ne développent pas assez les échanges humains, les seconds, que l’ Union Pour la Méditerranée se fasse à leurs dépens.
C’est ainsi que le 11 juillet 2008 à PARIS, les dirigeants de 43 pays se sont réunis pour lancer l'Union pour la Méditerranée (la Libye préférant le statut d’observateur).
Une union pour la méditerranée qui englobe désormais 27 états membres de l’union européenne et tous les autres états riverains qui souhaiteraient y adhérer (l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, Monaco, le Monténégro, l’Autorité palestinienne, la Syrie, la Tunisie et la Turquie. + la Libye).
Soit 44 pays et territoires : 22 pays riverains et 22 pays non riverains.
Soit 12,5 millions de Km2 et une population de 775millions d’habitants.
Et il était temps de mesurer le chemin parcouru et de « donner un nouvel élan au partenariat euro-méditerranéen, en accord avec la stratégie commune de l'Union européenne sur la Méditerranée ….et les attentes du pays du sud de la méditerranée ».
Car malheureusement, tout le processus engagé depuis 1995 n’a pas empêché une certaine instabilité de la région (…) et une relative paupérisation d’une large partie des populations de la rive du sud …...entraînant ainsi une augmentation de l’immigration (clandestine ou choisie…), et ralentissant sérieusement le processus de démocratisation et de développement des droits de l’homme à l’intérieur des pays de la rive du sud.
Car entre-temps, il y a eu les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, et l’Union européenne a adopté une politique plus sécuritaire à l’égard de ses partenaires méditerranéens !
Il faut se rappeler que le processus de Barcelone a été créé à la suite des Accords d'Oslo de 1994 sur le conflit israélo-palestinien.
C'était la seule instance, en dehors des Nations Unies, qui réunissait autour de la table Israël et les pays arabes.
La France, avec le nouveau Président Nicolas SARKOZY veut donner un souffle nouveau à la coopération méditerranéenne en tenant compte du processus de Barcelone, de la Politique Européenne de Voisinage (PEV), du mécanisme des accords d’association bilatéraux qui lient déjà l’Union Européenne aux pays de la rive Sud …etc …
Cette « Union pour la Méditerranée » devait rapidement permettre la création d’un Conseil de la Méditerranée (à l’image du Conseil de l’Europe), d’un Secrétaire général, d’un budget propre, de politiques communes d’intérêt régional en matière agricole, énergétique, financière (création d’un Livret d’épargne euro méditerranéen qui s’appuierait sur les huit milliards d’euros transitant chaque année de l’Europe vers le Maghreb), mais aussi dans les domaines du développement durable, de l’eau, de la santé, de l’éducation, du tourisme, du co-développement…
Cette démarche réunirait, autour d’une charte de valeurs communes incluant l’Etat de droit et la démocratie, les 27 Etats membres de l’Union européenne et l’ensemble des pays du bassin méditerranéen.
Elle ne fermerait pas la porte aux partenariats possibles avec les pays de la Ligue arabe, de l’Union Africaine, du Conseil de Coopération des Etats du Golfe, du CCMN dans le cadre de la Stratégie de la mer Noire de l’Union Européenne, sans oublier l’Organisation Internationale de la Francophonie eu égard à la dimension du monde francophone.
La recherche d’un cadre institutionnel pour la mise en place et le développement d’une coopération entre l’Europe et la rive sud de la Méditerranée, a commencé en réalité depuis la fin de la Guerre froide, l'élargissement à l'Est décidé au sein de l'Union européenne (1992), et la signature des accords d’Oslo de 1994.
Il faut préciser que la Commission européenne, ayant une compétence exclusive en matière de relations commerciales, était associée pleinement au processus de BARCELONE en tant que membre de plein droit.
Depuis 1995, plusieurs institutions ont été créées.
Ainsi du programme MEDA, de La Banque européenne d’investissement (B.E.I), qui ont joué un rôle significatif même si les effets sont restés très limités.
Le fonds MEDA, transformé en 2006 (avec le programme TACIS qui bénéficiait aux voisins de l’est de l’Europe FONDS) en Instrument européen de voisinage et de partenariat (IPEV), était doté d’un montant pour la Méditerranée équivalent à celui alloué aux pays de l'est de l'Europe.
(5,35 milliards d’euros pour MEDA II jusqu’en 2006, 8 785M au total depuis 1995 qui ont permis d’accorder des aides destinées aux politiques d’ajustement structurel et sectoriel).
Les deux tiers des fonds étaient réservés pour les pays du Sud, ce qui représente 7,45 milliards d’euros sur l’enveloppe de 11,18 milliards d’euros disponible pour la période 2007-2013.
L’Algérie a obtenu à ce titre 195 millions d’euros, le Maroc 252 millions d’euros.
Les prêts de la BEI (le premier bailleur de fonds du sud de la Méditerranée) ont permis le financement des projets tels Steg Gaz en Tunisie (55 millions), le port de Tartous en Syrie (50 millions), la centrale électrique de Nubariya en Egypte (150 millions).
Et de nombreux accords d’Association ont été conclus avec l’ensemble des pays méditerranéens participants.
Mais si les relations bilatérales entre la Commission européenne et les pays de la région ont beaucoup progressé ces dernières années dans le cadre des accords d’association et sous le financement d’EUROMED, la coopération purement régionale et multilatérale est restée très faible.
Il est vrai que le processus de Barcelone a été surtout un instrument de dialogue régional entre les Etats (dans cadre de la Conférence des Ministres des Affaires étrangères qui avaient lieu tous les 18 mois et des réunions des Ministres des Affaires étrangères à mi-parcours, et des réunions trimestrielles des Hauts fonctionnaires (Ambassadeurs des Etats membres pour le partenariat euro méditerranéen) et de réunions ad hoc).
Ce dialogue a aujourd’hui trouvé ses limites.
Mais la déclaration finale du sommet de PARIS du 13 JUILLET 2008 n’a pu que se contenter d’afficher ses principaux objectifs autour de six grands projets communs consensuels :
- la dépollution de la Méditerranée (44 sites a traiter concernant également les régions côtières et les zones marines protégées, en particulier dans le secteur de l'eau et des déchets),
- les autoroutes maritimes et terrestres (connexion des ports, modernisation de la liaison ferroviaire "trans-Maghreb"),
- la protection civile pour répondre aux catastrophes naturelles (prévention des catastrophes en associant plus étroitement la région au mécanisme de protection civile de l'UE).
- une université euro méditerranéenne (qui aurait son siège en Slovénie et qui aura pour mission de mettre en place des programmes d'enseignement post-universitaire et des programmes de recherche et de contribuer à la création de l'Espace euro-méditerranéen de l'enseignement supérieur, des sciences et de la recherche),
- l’énergie solaire (conception et création d'un plan solaire méditerranéen, commercialisation de toutes les sources d'énergie de substitution constituant une priorité fondamentale de l'action menée en faveur du développement durable).
- « initiative méditerranéenne de développement des affaires (aider les entités des pays partenaires qui apportent déjà un soutien aux micro-entreprises et aux petites et moyennes entreprises en évaluant les besoins de ces entreprises, en définissant des solutions stratégiques et en fournissant à ces entités les ressources nécessaires sous la forme d'une assistance technique et d'instruments financiers).
On évoque aussi un office méditerranéen de la jeunesse qui permettra un échange de jeunes dans le cadre d’une formation professionnelle (et échanges de jeunes entrepreneurs...
Mais les véritables problèmes, tels que libéralisation du commerce des produits agricoles et de la pêche, la coopération énergétique, la gestion de l’eau, les transports et les migrations, et qui n’ont pas été résolus dans le cadre du processus de BARCELONE n’ont pas reçu le consensus nécessaire.
Et le traitement de nombreux problèmes majeurs demeure délicat.
.Il en est ainsi et particulièrement de L’IMMIGRATION et de la liberté de circulation des personnes.
Particulièrement quand le problème prend désormais une dimension toute particulière quand il est posé par les pays subsahariens.
Le cas de l’enclave de Melila au MAROC est un excellent exemple de la future coopération méditerranéenne.
L’armée marocaine donne la chasse quotidiennement à plus 1000 jeunes noirs africains cachés
Le Maroc est devenue le policier de l’Europe : et ce rôle lui coûte 100 € par personne interpellée
Qu’en sera-t-il quand effectivement le climat se dégradera et que l’on sera en face, non pas de réfugiés politiques ou économiques mais de « réfugié climatiques » ?
.L’Énergie : Le bouclage électrique de la Méditerranée est devenue une priorité mais il faut surmonter les obstacles de son financement.
.La Banque méditerranéenne et le financement de l’union pour la méditerranée
La Méditerranée n’a pas besoin d’un bailleur de fonds de plus. La BEI y suffit largement.
Le projet de création d’une banque euro méditerranéenne n’est pas nouveau.
Et quelle place doit-on donner à la Banque africaine de développement.
Les projets qui seront lancés dans le cadre de l’Union méditerranéenne devraient trouver des solutions de financement au sein des différents instruments qui existent déjà.
Il existe de nombreux moyens mis à la disposition de la région méditerranéenne par l’Union européenne pour financer les projets de l’Union méditerranéenne.
Et la question du financement de ces projets reste posée.
Le seul projet lié à la dépollution de la Méditerranée exige plus de 2 milliards d’euros !
Faut-il faire appels aux fonds communautaires dédiés à la politique de voisinage? A la BEI ? À la banque mondiale ? Aux fonds privés ?
Il fait ainsi rechercher les financements nécessaires à la mise en œuvre des projets.
La zone méditerranéenne est celle qui bénéficie le moins des investissements directs étrangers européens avec le reste de l’Afrique sub-saharienne.
Le volume des échanges entre les partenaires méditerranéens eux-mêmes reste encore très faible.
Finalement, le sommet de PARIS n’a finalement abouti qu’à une déclaration de principe et très large.
Si le principe une présidence conjointe, assurée par un pays du sud et un pays du nord de la Méditerranée, assistée d’un secrétariat pour organiser tous les deux ans un sommet réunissant les 43 pays invités, a été acceptée à l’unanimité ;
la co-présidence de l’union pour la méditerranée, qui est exercée actuellement par la France et l’Egypte, a fait l‘objet de nombreuses réticences et fait toujours l’objet de débats sur son organisation juridique et ses compétences.
Même le choix du siège du secrétariat permanent n’a pu faire l’objet d’un accord durant le sommet de paris. Et la décision a été renvoyée à un sommet ministériel à MARSEILLE en novembre 2008.
A l’instar de l’Union européenne, union intergouvernementale et supranationale ne disposant pas de la personnalité juridique, l’union pour la méditerranée, doit être dotée de compétences propres dans des domaines précis , (politique agricole commune (PAC), pêche, pouvoir de légiférer… etc.), ainsi que des compétences qu'elle partagerait avec ses États membres.
Outre un rôle politique propre et un pouvoir de contrainte sur ses membres plus importants.
Sinon le but affiché, l’établissement d’une zone de libre échange à l’échéance de 2010, resterait hors de portée.
Où en est ainsi l’accord d’Agadir prévoyant la mise en place d’ici 2006 d’une zone de libre échange entre le Maroc, la Tunisie, la Jordanie et l’Egypte ?
Sans oublier les résultats très mitigés en matière de paix et stabilité régionale, et la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et des droits de l’homme.
Et du volet culturel, social et humain, dont le déficit reste peut-être le plus alarmant pour l’avenir de cette région.
Car constituant en réalité le seul volet pouvant « terrasser » les obstacles « épouvantails » et diminuer « les écarts en matière de développement humain».
Dans le cadre d’un grand colloque organisé par les élèves de l’institut des sciences politiques de PARIS le 14 JUIN 2008 et ayant pour thème : « Union Pour la Méditerranéenne : sur la voie d’un progrès partagé », les travaux ont porté sur différents thèmes. Dont celui de savoir « si L’HARMONISATION DES CADRES JURIDIQUES était un PREALABLE A LA CONSTRUCTION ECONOMIQUE DE L’UNION POUR LA MEDITERRANEE ? »
Le cadre juridique des différents pays du sud de la méditerranée brille effectivement par de très nombreuses contradictions qui freinent le développement de normes et règles applicables au monde des affaires.
Et si effectivement une harmonisation doit se mettre en place, dans ce domaine, pour permettre la construction économique de l’union pour la méditerranée, elle doit se mettre en place au niveau de toute la région, et viser les domaines suivants :
• l’harmonisation des règles permettant le développement de l’investissement.
• l’harmonisation des règles permettant la promotion du développement durable, du traitement des déchets, et de la dépollution maritime.
Mais il faut préalablement obtenir le renforcement du cadre juridique dans les pays du sud.
Quand on sait que de nombreux pays, s’ils disposent de quelques textes législatifs, le cadre juridique reste embryonnaire et très limité et empêche la mise en place d’une véritable politique.
L’Algérie ne dispose même pas d’un code de l’environnement.
• l’harmonisation des règles de création, de fonctionnement et de dissolution des entreprises, et des procédures collectives.
• Le renforcement d’un système judiciaire crédible et indépendant.
• la mise en place d’une véritable justice commerciale appuyée par de véritables spécialistes.
• L’accélération des réformes visant le secteur bancaire qui reste très fragile et extrêmement incertain.
• l’harmonisation des règles applicables en matière de règlement judiciaire ou faillite.
• l’harmonisation des règles visant à consacrer les normes en matière de concurrence, et de lutte contre la corruption et le blanchiment !
• l’harmonisation ou l’adoption des règles régissant le droit de l’environnement et visant à interdire l’importation d’activités économiques polluantes (devenues interdites en Europe et dans certaines parties du monde).
• Le développement de l’arbitrage.
La question, si elle avait le mérite d’être posée (particulièrement quand on sait que les questions juridiques ne sont pas encore mentionnées en tant que telles dans les programmes d’action de l’Union pour la Méditerranée. Et effectivement, chacune de ces priorités comporte une dimension juridique), ne peut être résolue sous l’angle strict de l’appréhension d’une série de règles ou normes ou par une simple identification de règles nécessaires propres à faire avancer le processus et atteindre le but défini.
Car il faut prendre en compte la qualité des sujets de droit.
Ainsi que les principes régissant leurs actions.
Nous sommes là dans une sphère qui allie droit national et droit international.
Faut-il simplement adapter « le modèle démocratique d’économie de marché et d’initiative privée » au contexte socioculturel et économique particulier de cette région ?
En réalité, les pays sud-méditerranéens ont « besoin de rapides et solides réformes » pour leur permettre de cueillir les fruits de la globalisation et du libre-échange avec l’Union européenne.
Car bien qu’il ait connu «une forte promotion des relations bilatérales et multilatérales», le partenariat euro-méditerranéen a aujourd’hui «besoin d’un changement qualitatif et quantitatif, afin d’augmenter l’investissement et la création d’emplois et d’optimiser l’utilisation des ressources humaines».
Et c’est surtout en matière de renforcement de la démocratie et du pluralisme politique que les efforts sont faibles et méritent d’être renforcés.
La crainte est que l'Union pour la Méditerranée achoppe sur les mêmes écueils que le "processus de Barcelone", qui devait rebondir sur les accords israélo-palestiniens d'Oslo de 1994, mais échoua au fil des ans.
Mais le maître mot de l’Union pour la Méditerranée reste celui de rapprocher les deux rives en développant une zone de libre-échange comme il en existe dans d’autres grands pôles géostratégiques sur la planète.
Il s’agit aussi de combler le fossé entre un Nord plutôt riche et un bassin méditerranéen plutôt pauvre.
Le but ? Rétablir l’équilibre en assurant un espace de paix et de sécurité.
Mais alors dans quelle perspective doit se situer l’union pour la Méditerranée ?
Cette union, lovée dans ce nouveau concept à la française, n’a de futur que dans une volonté réelle de mettre en place toutes les conditions et structures permettant le développement d’intérêts économiques croisés.
Ce qui suppose une égalité de traitement des pays dans la conception, le développement et la réalisation de l’union.
C'est-à-dire le développement de la coopération économique et financière par la mise en place d’une zone de libre échange
EUROMED prévoyait la réalisation de ce but à l’horizon 2010 ! C’est-à-dire dans deux années.
L’ECHEC EST ASSOURDISSANT ;
Car il aurait fallu, par exemple :
- une liberté de circulation des personnes et des marchandises ;
- La mise en place d’un système de financement visible et accessible à tous.
Le programme MEDA a été mis en place à ce titre mais il est passé presque inaperçu et a eu des effets très limités.
Cette aide a été souvent orientée, car dictée par la seule coopération bilatérale.
Il faut ainsi placer l’Union pour la Méditerranée dans une perspective de développement commun.
Il faut encourager :
. La mise en place de coopérations renforcées, tel que le permet le Traité de Nice, et que ne manqueront pas de confirmer les différentes formules retenues pour la relance institutionnelle européenne d’ici 2009.
. le renforcement des accords d’association bilatéraux qui lient déjà l’Union Européenne aux pays de la rive Sud, ajoutés au Dialogue 5+5 qui pourront être les prémices d’une nouvelle structure de coordination, que certains appellent déjà « G-Med ».
. La définition de rencontres périodiques des chefs d’Etats et de gouvernements à l’image du G8.
Et établir des priorités.
Les maigres réformes mises en chantier et l’absence d’accompagnement de ces réformes ne plaident pas en faveur d’un changement.
La crise alimentaire actuelle depuis février 2008, la flambée des prix du pétrole plaident pour une réelle volonté politique des dirigeants des pays du sud de la méditerranée à aller rapidement dans la même direction tracée par leurs partenaires du nord.
L’équilibre recherché est loin d’être acquis ;
La Méditerranée est la seule zone du monde à ne pas disposer d’organisation multilatérale ou de coopération régionale.
Il faut donc utiliser la démarche qui fut à l’origine de la construction de l’Europe pour développer des solidarités concrètes et élaborer des projets fédérateurs
Faut-il pour autant que la construction d’une Union pour la Méditerranée exige que l’Europe mette en place les mêmes conditions qui ont permis la construction européenne (Exemple : la CECA) ainsi que certains l’avancent ?
Je n’en suis pas convaincu, car au-delà des variétés des systèmes juridiques, il faut aussi trouver un équilibre à la diversité des systèmes économiques.
Il faut que cette union accepte d’exister et de vivre pour la réussite d’un destin commun.
Les impératifs de la mondialisation imposent les cadres d’un développement partagé, certes !
Mais un développement partagé, et non une simple action de co-développement.
Mais quand monsieur le Président de la République Française Nicolas SARKOZY, lors de sa visite en TUNISE le 29 AVRIL 2008 déclarait :
« il faut développer le sud afin de concurrencer les pays asiatiques… »
On doit rappeler que tant que l’Europe ne voit dans ce processus qu’un moyen pour dresser un rempart entre elle et une région en proie au sous-développement, aux conflits armés et aux carences démocratiques, et non une zone de libre échange euro méditerranéenne, le résultat restera négatif !
Comme il ne faut pas qu’elle devienne simplement et seulement un moyen d’ériger un repart contre la concurrence asiatique ou américaine, ou contre l’immigration clandestine et le terrorisme ;
la crise alimentaire et les émeutes de la faim en février et mars 2008 ont déclenché une grosse polémique au sein des grandes institutions internationales spécialisées.
mais parler simplement de crise alimentaire, c'est ignorer la totalité des problèmes sous jacentes au problème de l'aide au développement et de l'autosuffisance.
La crise alimentaire actuelle ne fait que surexposer les problèmes de nombreux pays dont la majorité sont des pays africains.
Et fait ressurgir toute la problématique de l'aide au développement que veut bien accorder le monde développé au monde sous développé ou en développement.
Voire toute l'approche philosophique occidentale du développement.
CRISE ALIMENTAIRE – SYSTEME INTERNATIONAL – DEVELOPPEMENT ET MONDIALISATION
«Notre progrès ne saurait se mesurer à l’enrichissement de ceux qui vivent dans l’abondance, mais plutôt à notre capacité de pourvoir aux besoins de ceux qui ont trop peu ». Président Franklin D. Roosevelt, (1937)
Depuis février 2008, les prix des denrées alimentaires (blé, riz, farine, sorgho, millet...) flambent et plusieurs pays (dont beaucoup d'Afrique) vivent une crise sans précédent :
Côte d'Ivoire: les prix du riz en mars 2008 ont plus que doublé par rapport à leurs niveaux un an plus tôt.
Sénégal: les prix du blé en février 2008 ont été multipliés par deux par rapport à ceux constatés un an auparavant pendant que le sorgho augmentait de 56 %.
Nigeria: sur le marché sous-régional important de Dawanau, les prix du sorgho et du millet ont doublé sur les cinq derniers mois.
Somalie: l'an dernier dans le nord du pays, le prix de la farine de blé a presque triplé.
Soudan: à Khartoum, la capitale, les prix du blé en février de cette année étaient 90 % plus élevés qu'un an plus tôt.
Ouganda: les prix du maïs en mars 2008 ont grimpé de 65 % par rapport à leurs niveaux de septembre.
Éthiopie: à Addis-Abeba, les prix du maïs en mars 2008 ont doublé en 12 mois et ceux du blé ont bondi de 42 %.
Mozambique: dans la capitale Maputo, les prix du maïs en mars étaient 43 % plus élevés qu'il y a un an.
Philippines: les prix du riz ont augmenté de 50 % ces deux derniers mois.
Sri Lanka: les prix du riz en mars 2008 ont été multipliés par deux en 12 mois pendant qu'au Bangladesh ils augmentaient de 66 % sur la même période.
Tadjikistan: les prix du pain en février étaient deux fois plus élevés que ceux observés en février 2007, pendant qu'en Arménie, le prix de la farine de blé a augmenté d'un tiers sur la même période.
Haïti: les prix des denrées alimentaires sont de 50 à 100 % plus élevés qu'ils ne l'étaient un an auparavant.
Même les pays producteurs de pétrole souffrent de cette crise.
et alors que en 2000, le prix du baril de pétrole était à 29 dollars, en 2008, il atteint 129 dollars !
Selon les statistiques du ministère du Commerce en Algérie, les prix des produits de grande consommation ont augmenté dans la période allant de 2005 à 2007. Ces produits ont enregistré une hausse oscillant entre 5 et 50%. Quelques produits à l’instar de la pomme de terre ont augmenté de plus de 100%.
A alger déjà en février 2008, le prix du litre d’huile de table, du prix du litre de lait, du prix du pain …avait donné des signes qui ont affolé les populations...
Les peuples des pays producteurs de pétrole applaudissent quand le prix du baril flambe.
Mais c'est oublier que la hausse du prix du baril engendre mécaniquement la hausse des autres produits, dont ceux alimantaires...
Vous avez dit CRISE ?
OUI ! il y a crise alimentaire quand les populations pauvres ne peuvent plus acheter des aliments devenus trop chers, ou lorsque leurs propres récoltes baisseront.
La population mondiale, aujourd'hui à plus de six milliards d'individus, va croissant et devrait dépasser les 9 milliards en 2050.
En outre, les pays à très forte population -Chine, Inde- voient leurs habitudes alimentaires s'occidentaliser au fur et à mesure de l'accroissement de leur revenu. Ces populations abandonnent progressivement leur régime alimentaire traditionnel, majoritairement à base de protéines végétales, pour rejoindre le modèle occidental basé sur une très forte consommation de protéines animales.
Pourtant, la production alimentaire permettrait de nourrir correctement tout le monde si elle était bien distribuée.
Certes, les habitants des pays riches mangent trop et ceux des pays pauvres pas assez.
Mais des quantités énormes de céréales servent également à nourrir les vaches - et les voitures.
A mesure que les gens s’enrichissent, ils consomment plus de viande, et les animaux d’abattoir sont souvent nourris au grain.
Ainsi, il faut 14 kilos de céréales pour produire 2 kilos de boeuf, et 8 kilos de céréales pour 2 kilos de porc. Plus d’un tiers de la récolte mondiale sert ainsi à engraisser les animaux.
mais poser le problème en cette simple équation serait simple et à courte vue.
Car que faire quand la CHINE, avec son 1,6 milliards de personnes atteindra un seuil de développement qui « l’obligera » à une changement de régime alimentaire.
Quand la Chine et l’inde réunis adopteront …..………simplement le mode de vie occidental ?
Quand l’occident pousse la CHINE à signer l’accord de KYOTO et diminuer sensiblement certaines de ses activités industrielles particulièrement polluantes (dont celles qui font encore appel au charbon), les responsables chinois acquiescent simplement et avec ironie et raison qu’ils le feront le jour ou la chine atteindra un seuil de développement « convenable » pour ses propres citoyens !!!
Face aux émeutes de la faim de Février 2008, la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) déclarait que :
37 pays sont menacés de crise alimentaire.
Les stocks de céréales n’assuraient plus que cinquante-sept jours de nourriture à la population mondiale en mars 2008 !
Les récoltes de cette année 2008 seront insuffisantes pour nourrir tous les habitants de la Terre, pour la sixième fois depuis sept ans.
LA FAO précisant :
« que la hausse des prix pourrait se révéler non pas passagère mais structurelle et risquait de plonger dans l’insécurité alimentaire des millions de personnes à un moment où il y a moins de nourriture à distribuer et où les coûts des transports augmentent en flèche ».
CEPENDANT que le Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui se sont réunis en mars 2008 ont simplement considéré que la crise trouvait sa cause simplement dans la montée brutale des prix des produits agricoles et énergétiques !
Ce qui n’est qu’à moitié vrai. Car les causes sont multiples.
Mais à qui la faute ?
N’est ce pas à des choix décidés au sein de ces mêmes institutions internationales ?
Oui, c’est vrai, les derniers efforts de ces dernières années pour éradiquer la faim dans le monde (particulièrement suite aux conditions climatiques de ces deux dernières années) sont remis en cause.
Mais cette situation était largement prévisible.
Mais en réalité, ces mêmes institutions et leurs experts n’excellent que dans un rôle : celui de pompiers !
Et pourtant depuis le début des années 80, et l’avènement des modèles de globalisation mondiale, et la consécration d’analyses prospectives qui permettent de se projeter dans l’avenir et détecter les grands problèmes que doit affronter la communauté internationale et l’humanité, nombre de défis majeurs ont été répertories.
L’échec des institutions internationales et des gouvernements est malheureusement patent.
Que dire de la mondialisation ?
Elle est devenue nécessaire et incontournable. Et peut effectivement devenir un instrument permettant enfin la percée de certains pays en développement.
Mais la réalité est là ! Et même parmi les pays plus fréquemment cités à titre d’exemples de « réussite » de la mondialisation, ont de plus en plus de difficultés à tirer parti de la prospérité croissante pour favoriser le développement de leurs populations.
Et non seulement la paupérisation de peuples entiers, pour ne pas dire de continents va continuer mais la paix et la sécurité dans le monde n’est plus garanti.
La mondialisation a ses limites et ses effets inverses.
La chine est un excellent exemple.
Mais dire que la chine en investissant en masse sur le continent africain va entraîner le développement des peuples africains c’est passer sous silence que la chine ne veut que prendre le pétrole, le fer, le charbon, le bois africain (les déforestations désastreuses qu’entraîne ce pillage sont d’ores et déjà irréversibles)
D’autant que l’on sait que la chine n’exporte aucun savoir faire, et que de surcroît elle exporte sa propre main d’œuvre.
Les défaillances du système des nations unies sont désormais connues et il est temps de changer de cap.
On sait déjà que les objectifs du millénaire concernant le développement ne seront pas atteints.
Et la crise actuelle alimentaire n’est qu’un signal fort.
Les responsables et experts de la banque mondiale estimant purement et simplement :
« Que le doublement des prix alimentaires au cours des trois dernières années pourrait pousser plus profondément dans la misère 100 millions d'individus vivant dans les pays pauvres", a expliqué le président de l'institution Robert Zoellick.
Mais est ce une surprise ?
La Banque Mondiale, forte de ces statistiques, avait depuis longtemps conscience qu’une crise alimentaire se profilait.
la hausse des prix est du en partie à la hausse du prix du pétrole, la pénurie des denrées alimentaires, mais aussi les marchés financiers qui ont accélérer cette crise.
Selon la ministre française de l'Economie Christine Lagarde :
"Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la pression qui s'exerce" sur les prix alimentaires, a-t-elle estimé.
Quelle idée simple.
Mais digne de certains penseurs du 19ème siècle à l’heure béni des anciennes colonies.
Il y a certes la montée des prix du pétrole, la dépendance historique de continents entiers tel que l’Afrique, grand importateur de denrées alimentaires, les faillites de systèmes de développement mis en place dans les années 70, la croissance démographique non contrôlé, la spéculation financière sur les produits agricoles…
Parler simplement de crise alimentaire, c’est ignorer la totalité des problèmes sous jacentes au problème de l’aide au développement et de l’autosuffisance.
La crise alimentaire actuelle ne fait que surexposer les problèmes de nombreux pays dont la majorité sont des pays africains.
Et fait ressurgir toute la problématique de l’aide au développement que veut bien accorder le monde développé au monde sous développé ou en développement.
Voire toute l’approche philosophique occidentale du développement.
« Jamais l’occident n’accepterait de faire ce que l’INDE accepte de nous donner ».
Ainsi déclarait le président de la république du SENEGAL un matin de mars 2008 pour annoncer l’accord de partenariat intervenu avec l’INDE pour l’aider à atteindre son autosuffisance alimentaire en riz en 2012.
Et d’ici là, l’INDE s’engage à exporter vers le SENEGAL la totalité des besoins du SENEGAL en riz.
Selon le rapport sur le développement humain 2005 – 2010 :
La mortalité infantile continuera et les efforts mis en place pour la réduire sont inopérants. (Plus de 41 millions d’enfants mourront avant leur cinquième anniversaire d’ici 2015)
La pauvreté est loin d’être « éradiqué (380 millions de personnes de plus dans les pays en développement vivront avec moins d’un dollar par jour d’ici à 2015).
L’éducation pour tous reste un mirage pour beaucoup d’enfants des peuples du sud (47 millions d’enfants dans les pays en développement seront pas scolarisés en 2015).
IL FAUT DONNER LES MOYENS A LA MOITIE DE LA POPULATION MONDIALE D’ASSURER SA PROPRE SECURITE ALIMENTAIRE ;
MAIS Il FAUT AUSSI CREER LES CONDITIONS JURIDIQUES, ECONOMIQUES, POLITIQUES POUR QUE CES PAYS EXERCENT ENFIN LEUR DROIT AU DEVELOPPEMENT, TANT AU NIVEAU NATIONAL QU’INTERNATIONAL.
Sinon gare !
………Quand les damnés de la terre se réveilleront ……
Maître Mohamed CHEHAT
Docteur en Droit
Avocat
NAISSANCE D'UNE ASSOCIATION D'AVOCATS DE DROIT DES AFFAIRES
Nom : Naissance d'une ASSOCIATION.doc
Taille : 37 Ko
mise en place et le développement du système national de reprise, de recyclage et de valorisation des déchets d'emballage dénommé ECO-JEM, qui permet la prise en charge d'une partie importante des déchets recyclables oblige effectivement à bien choisir l'outil juridique afin d'atteindre le but recherché mais surtout d'organiser le système et permettre à la fois sa pérennité mais aussi sa visibilité.
recherche d'une stratégie et d'un cadre institutionnel et juridique visnat à mettre en place et développer les mécanismes juridiques et financiers nécessaires.
DECHETS MENAGERS ET RECYCLAGE EN ALGERIE :
APPROCHE JURIDIQUE PROSPECTIVE
« L’Algérie pourrait économiser plus de 300 millions d’euros par an en misant sur le développement du recyclage »
Ainsi s’exprimait dans la presse algérienne en septembre 2006 le directeur du groupe français « Eco Emballage » lors d’une visite Organisée en ALGERIE.
Les autorités algériennes ont, depuis 1983, pris conscience de cette situation alarmante et préoccupante pour les générations futures et mis en place un cadre juridique permettant d’éviter la crise écologique qui s’annonçait. Dont le Programme National pour la Gestion Intégrée des Déchets Municipaux (PROGDEM) élaboré par le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.
Mais la mise en place et le développement du système national de reprise, de recyclage et de valorisation des déchets d’emballage dénommé ECO-JEM, qui permet la prise en charge d’une partie importante des déchets recyclables oblige effectivement à bien choisir l’outil juridique afin d’atteindre le but recherché mais surtout d’organiser le système et permettre à la fois sa pérennité mais aussi sa visibilité.
C’est moins l’absence d’une stratégie, ou l’absence d’un cadre institutionnel et juridique (qui existe très largement) qui peuvent être un frein au développement de ce système, que l’absence de mécanismes juridiques et financiers bien identifiés et bien définis.
Et particulièrement l’absence de formation des acteurs.
Il manque surtout un statut juridique particulier applicable à tout le système.
On ne peut se satisfaire d’un statut hybride qui tente simplement d’allier les différents textes juridiques existants à des prescriptions techniques et financières.
Il faut associer dans le système tous les acteurs à travers une même structure.
Les acteurs du système doivent être clairement identifiés.
Leurs pouvoirs et obligations bien déterminés.
Leurs responsabilités clarifiées et précisées.
De nombreuses questions si elles sont posées ne peuvent être résolues séparément.
A l’heure actuelle, il existe un enchevêtrement de textes qui pourraient non seulement créer une double hiérarchie quant à la prise de décisions, mais aussi générer une dilution des responsabilités, et même laisser certaines questions « flotter » dans un vide juridique très dangereux.
Tant pour le système lui-même que pour les différents intervenants, personnes physique ou morales, de droit public ou privé.
Le système national de reprise, de recyclage et de valorisation des déchets d’emballage dénommé ECO-JEM a été institué par le décret exécutif N°04-199 du 19juillet 2004.
Il a pour objet « d’organiser la reprise et le traitement des déchets d’emballages, à travers des contrats de service pour la collecte, le tri et la valorisation des déchets » (article 2).
Les contrats de services sont passés par l’agence nationale des déchets.
Le système public ECO-JEM est financé par des droits d’adhésion représentant la participation des adhérents à la mise en place des réseaux spécifiques « ECO-JEM » et par des contributions des adhérents qui sont fixés en fonction des quantités de matériaux et des catégories d’emballages commercialisés sur le marché algérien » ;
Quels sont la nature et le rôle exact de l’agence nationale des déchets crée par le décret exécutif du 20 MAI 2002.
L’article 2 du décret énonce que :
« L’agence est régie par les règles applicables à l’administration dans ses rapports avec l’état et est réputée commerçante dans ses relations avec les tiers ».
L’article 3 du décret énonce que :
« L’agence est placée sous la tutelle du ministre chargé de l’environnement… »
Elle est chargée de fournir l’assistance aux collectivités locales…..
L’article 4 du décret exécutif N° 04-199 du 19 JUILLET 2004 déclare expressément que c’est :
« L’agence nationale des déchets est chargée de la mise en place du système national de reprise, de recyclage et de valorisation des déchets d’emballage dénommé ECO-JEM ».
L’article 3 de la décision du ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement du 1er mars 2007 a explicitement déclaré que
« Le secrétariat du comité national d’ECO-JEM sera assuré par la direction ECO-JEM »
Le comité national d’ECO –JEM est chargé :
D’assurer la transparence dans la gestion des fonds recueillis,
De définir les orientations stratégiques des objectifs à atteindre,
Etudier les demandes d’agréments »
Quelle sera la participation du secteur privé ?
Quel mode de financement adopter ?
Quelles incitations fiscales mettre en place ?
Que mode de recouvrement des taxes mettre en place ?
Et quel est le rôle exact des collectivités locales dans la mise en place et le développement du système (dans le choix des terrrains, des partenaires, dans la définition des cahiers des charges….).
Il faut préciser le rôle des communes à l’intérieur du système.
Instituer et développer de nouveaux mécanismes de gestion et de contrôle.
Quelles seront leurs réelles compétences et pouvoirs en matière de contrats de services.
Qui contrôle les réseaux spécifiques (par WILAYA)?
Qui collecte les droits d’adhésions et les contributions des adhérents ?
Quels droits de contrôle disposeront les adhérents à l’intérieur du système ?
Il faut aussi déterminer un système précis qui permet de statuer en toute transparence et légalité sur les demandes d’agrément ?
Prévoir une commission de recours ?
Le système disposera t il de fonds propres ?
Aura-t-il des excédentaires ?
Qui assurera le contrôle du système ?
Qui coordonnera et assurera le suivi des actions.
L’état peut-il garder sa tutelle sur l’agence nationale des déchets et alors que celle-ci a toute latitude pour la mise en place du système et toute liberté pour passer des contrats de services ?
Où faut-il trouver une solution qui prenne en compte l’impératif de mission public, dans un état toujours en développement, et l’impératif d’accorder des droits en contrepartie d’obligations aux contributeurs au système ?
Sans oublier les autres acteurs que sont :
Les citoyens, les collectivités locales et les Wilayas.
Effectivement le système doit permettre :
La réalisation de l’objectif initial.
La transparence de son financement.
Une obligation de résultat.
Une visibilité par le citoyen
Le système doit être structuré de manière à appréhender ses différents acteurs et utiliser avec efficacité les institutions déjà existantes et les capacités humaines nationales et internationales.
Le cadre juridique et institutionnel existe.
Mais on reste toujours à la recherche de la meilleure structure juridique permettant d’accueillir l’ensemble des acteurs nécessaires à sa mise en place et à son développement.
De leur accorder des droits et obligations et de permettre le contrôle, la transparence du système et sa visibilité par le citoyen.
Plusieurs scénarios peuvent être envisagés.
Et le débat reste ouvert.
Il faudra préalablement établir un audit juridique précis visant à identifier avec précision les attentes et les obstacles de tous les acteurs.
Le système peut, certes répondre à un double objectif : technique et politique mais à la seule condition qu’il soit fondé sur une base dont les règles de droit sont clairement et définitivement établies dès sa fondation, et dont le non respect doit entraîner une sanction.
C’est à cette seule condition que l’Algérie pourra s’engager durablement dans une politique de développement durable qui permettrait effectivement l’amélioration de la santé publique et la qualité de vie du citoyen.
Il doit s’inscrire aussi dans une large politique de développement dont l’individu doit être le seul et véritable destinataire.
Le système ECO-JEM s’inscrira alors dans ce large concept qu’est le droit au développement : véritable droit de l’homme de la troisième génération qu’on appelle droits de la solidarité.
Mohamed CHEHAT
Docteur en Droit
Avocat a la cour
