Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU s'intéressera bientôt aux respect des droits fondamentaux en France.
Le gouvernement a été invité à faire un état des lieux ainsi qu'une vingtaine d'associations dont l'Observatoire nationale des prisons.
Il semblerait que la France veuille offrir à l'ONU une vision tronquée des prisons, de nos prisons.
C'est ce qui ressort de l'entretien de Libération avec le Porte parole de L'observatoire national des prisons, Monsieur Patrick Marest.
Extraits, libération.
Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 100,Cours de Verdun 33000 BORDEAUX tél 05 56 52 14 50
Vous êtes choqué par l’état des lieux rédigé par la France ?
Je ne sais ce qui est le plus choquant, des mensonges ou des omissions qui le rendent indécent. Il donne une image tronquée et trompeuse de la situation des prisons françaises. Par exemple, le gouvernement se vante de la création d’un contrôleur des prisons, alors que sa nomination n’est toujours pas intervenue six mois après le vote de la loi et qu’on va lui substituer un défenseur des droits des citoyens dont les prérogatives annoncées sont moindres.
Le gouvernement reconnaît quand même la surpopulation...
Il minimise le problème ! Face à cette réalité dramatique - hausse de 25 % du nombre de détenus depuis 2002, 7 détenus sur 10 souffrant de la surpopulation -,le gouvernement se contente d’affirmer que «des mesures sont prises pour tenter de remédier aux situations les plus critiques». Et il renonce à garantir l’encellulement individuel à ceux qui le souhaitent. «L’objectif fixé par le Parlement en 2000 puis en 2003 ne pourra être atteint à l’échéance du 13 juin 2008», lit-on dans une note de bas de page.
Le rapport évoque néanmoins des efforts pour les mineurs et une politique d’aménagements de peine.
Le gouvernement se félicite des nouveaux etablissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) en faisant comme si il ignorait le climat délétère qui y règne, la multiplication des accidents, la dérive sécuritaire.
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