août
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Les Conseils de prud'hommes: notions

  • Par michele.bauer le
    (mis à jour le )
  • Dernier commentaire ajouté

Les Conseils de prud'hommes et leurs différentes formations sont des institutions paritaires et électives comprenant un nombre égal de salariés et d'employeurs.


C'est-à-dire que les salariés ou les employeurs sont jugés par leurs pairs, salariés et employeurs eux-aussi, en contact direct avec la vie de l'entreprise.


Quelle est la compétence des Conseils de prud'hommes ?


1- Compétence d'attribution.


Les Conseils de Prud'hommes sont compétents pour les litiges entre salariés et employeurs.


Les différends doivent avoir un lien avec le contrat de travail.


Attention : les Conseils de prud'hommes ne sont pas compétents pour les litiges opposant les fonctionnaires à leur administration. Ce sont les juridictions administratives qui sont compétentes.


2- Compétence territoriale.


- lorsque le travail est effectué dans un établissement, le conseil de prud'hommes compétent est celui dans le ressort duquel est situé l'établissement


- lorsque le travail est effectué en dehors de tout établissement, la demande est portée devant le conseil de prud'hommes du domicile du salarié


- le salarié peut toujours saisir le conseil de prud'hommes du lieu où l'engagement a été contracté ou celui du lieu où l'employeur est établi.


3- Le taux de compétence.


Les Conseils de prud'hommes statuent en dernier ressort, c'est-à-dire sous le seul contrôle de la Cour de cassation (sans appel possible) lorsque :


- la valeur totale des prétentions d'aucune des parties ne dépasse 4 000 € ; au-delà, le jugement rendu est susceptible d'appel


- la demande tend à la remise, même sous astreinte (non prise en compte dans le montant de la demande), de certificat de travail, de bulletin de paie ou toute autre pièce que l'employeur est tenu de délivrer , à moins que le jugement ne soit en premier ressort en raison du montant des autres demandes.


Quelle est la Procédure et la démarche à suivre pour saisir le Conseil de Prud'hommes ?


1- La procédure.


La procédure comporte deux phases :

- phase de conciliation

- phase de jugement


La conciliation constitue un préliminaire obligatoire. Elle est soumise au bureau de conciliation dont les séances ne sont pas publiques.



Le bureau de conciliation peut rendre des ordonnances décidant de mesures provisoires :


- délivrance, sous peine d'astreinte, de certificats de travail, de bulletins de paie et de toute autre pièce que l'employeur est tenu légalement de remettre au salarié


- lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, le conseil réuni en bureau de conciliation peut sommer l'employeur de verser au salarié une provision sur salaire et accessoires du salaire, commissions, indemnités de congés payés, de préavis, de licenciement, de fin de contrat à durée déterminée, de précarité d'emploi des travailleurs temporaires ; le montant total des provisions ne peut excéder six mois de salaire calculés sur la moyenne des trois derniers mois


A la suite de l'audience de conciliation, l'affaire peut être renvoyée devant le bureau de jugement.


L'affaire sera plaidée et le jugement sera notifié aux parties par le greffe du Conseil de Prud'hommes. L'appel doit être interjeté dans un délai d'un mois à compter de la notification de cette décision.


2- La saisine du Conseil.


La demande est déposée au secrétariat greffe du Conseil de Prud'hommes compétent.


Une fois, la demande déposée, le greffe se chargera de convoquer les parties à l'audience de conciliation.


Se faire assister ou non par un avocat devant les Conseils de prud'hommes ?


Il est possible de se défendre seul devant le Conseil de Prud'hommes sans l'assistance d'un avocat.


Evidemment, le salarié ou l'employeur a tout intérêt à se faire conseiller et assister d'un avocat qui l'aidera à formuler ses demandes, à clarifier ses droits, à évaluer les risques.


Le droit du travail est complexe, changeant, de multiples réformes interviennent chaque année et il est indispensable de se faire aider d'un technicien du droit pour s'y retrouver et se défendre au mieux.


Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 33 Cours Pasteur- 33 000 BORDEAUX tél 05 47 74 51 50







21 commentaires

Comment calculer une indemnité de préavis ???

  • Par pantouflette le

Maître BAUER,


Je suis Particulier employeur, mes 2 enfants étaient gardé par une assistante maternelle et je l'ai employé de septemebre 2006 à juin 2007. Elle a rompu les deux contrats le 15 juin dernier et a effectué un préavis de 15 jours notifié dans les contrats. La juriste de la FEPEM, les assedic et autres juristes m'ont confirmé qu'elle me devait un mois de préavis puisqu'elle avait plus de 3 mois d'ancienneté. Je suis obligée de saisir en référé le conseil des Prud'hommes car je lui ai trop versé d'indemnités de congés payés que je n'arrive pas à récupérer et elle refuse toute communication. Dans mes demandes supplémentaires, je souhaite lui réclamer une indemnité de préavis non effectué, comment dois-je calculer son montant??

Tout cela est un peu "barbare" pour moi qui ne suis qu'un particulier, comment puis je me faire épauler en dehors de la juriste de la FEPEM lors du jugement ???

J'espère que vous pourrez me répondre !!! D'avance merci !!!


Pas de conseil gratuit sur ce blog

  • Par michele.bauer le

Chère pantouflette,


comme vous le savez, je tire mes revenus de ma profession et donc je ne délivre pas de consultation gratuite et personnalisée sur ce Blog (je l'indique même sur ma page d'accueil).


Votre question demande des recherches et l'examen de vos pièces, aussi je ne peux pas vous répondre...


Le seul conseil que je peux vous donner c'est de vous renseigner auprès du barreau des avocats de votre commune si des consultations gratuites d'avocats sont organisées.


A Bordeaux, cela existe mais sous conditions de revenus.


livre d un conseiller prudhomme

  • Par lolo le

bonjour,

je viens de trouver sur le site wikio news/urssaf, un livre sur un conseiller prud'homme qui raconte les procès. Il donne le nom des gens, il raconte tout. A t il le droit ? risque t il un procès, ou est ce qu'il a l'immunité ?


Le secret du délibéré

  • Par michele.bauer le

Les conseiller prud'hommes sont soumis au secret du délibéré: ils ne doivent pas raconter ce qui s'est passé durant la prise de décision


pour ce qui est des procès s'il les raconte, les audiences devant le Conseil de Prud'hommes étant publiques, je ne crois pas qu'il risque un procès


Il risque un procès s'il révèle les débats entre conseillers pour statuer


Compétence des prud'hommes pour les fonctionnaire en SA

  • Par salariactionnaire le

Bonjour,


Vous indiquez "Attention : les Conseils de prud'hommes ne sont pas compétents pour les litiges opposant les fonctionnaires à leur administration. Ce sont les juridictions administratives qui sont compétentes. "


Qu'en est-il des fonctionnaires qui exercent leur activité dans une société anonyme notamment en matière de contentieux de l'épargne salariale ?

Un fonctionnaire qui voudrait contester la valeur de part de FCPE qui lui a été versée à l'occasion d'un remboursement d'épargne salariale à l'initiative de m'entreprise dans un contexte de baisse de la bourse et de réintégration de filiales durant la période de blocage de 5 ans ?


Croyez-vous que le Tribunal administratif pourra examiner sa demande d'indemnisation sur une valeur moyenne de toutes les valeurs de pars pour rupture unilatérale et anticipé du contrat de liquidité du FCPE dissout d'office ?



votre question est particulièrement technique

  • Par michele.bauer le

et demanderait de ma part une recherche sur un point précis, or, ce blog n'est pas le lieu de consultations gratuites, je vous invite à consulter un avocat de votre région ou à vous renseigner auprès de l'ordre des avocats de votre domicile si ce dernier organise des consultations gratuites


je vous indique toutefois que les consultations gratuites sont souvent données sous conditions de revenus (génralement elles sont organisées pour les personnes ayant de faibles revenus)


Risque encouru

  • Par gérant le

Bonjour,

je voudrais savoir quel est d'une manière générale le risque encouru en cas de litige portant sur le licenciement d'une personne ayant juste 2 mois d'ancienneté effective (c-a-d sans compter les absences). On m'a dit que la "peine" habituelle aux prud'hommes est de 6 mois de salaire. Est-ce le cas pour quelqu'un ayant peu d'ancienneté?

J'espère que cette question reste assez générale pour que vous puissiez y répondre. Merci d'avance. Cordialement.


combien de salariés compte votre entreprise ?

  • Par michele.bauer le

Si elle compte moins de 11 salariés et que le salarié a plus ou = de deux ans d'ancienneté, les dommages et intérêts sont calculés selon le préjudice du salarié (ancienneté,âge...) si elle compte plus de 11 salariés et le salarié plus ou = de 2 ans d'ancienneté, c'est 6 mois


6 mois minimum

  • Par michele.bauer le

le conseil de prud'hommes pourra aller plus loin si le salarié prouve un préjudice...


question

  • Par lulu33 le

est-ce que pour un litige avec la mairie avec lasulle il a été conclu un contrat de travail, le tribunal des prud'hommes est compétant ?


contrat avec la mairie

  • Par michele.bauer le

ce sont souvent des contrats soumis au droit public, le Tribunal administratif sera compétent


Conseil de Prud'hommes

  • Par GEAY Claude le

Bonsoir Maître BAUER,

Quoique défenseur depuis de très nombreuses années (plus de 40 et actuellement à COGNAC) je prends toujours du plaisir à connaître l'avis éclairé d'avocat(e). Aussi, dans votre descriptif quand à ce qui se passe devant le CPH (avant, pendant et après) il me semble que vous avez omis d'indiquer que les syndicats représentatifs dont les structures sont munies d'un secteur juridique peuvent eux aussi (encore et peut être plus pour longtemps) azssister et défendre les salariés(es) tant devant les CPH que devant les Cours d'Appel, le droit devant la Cour de cassation nous ayant été retirée très arbitrairement il y a quelques années.

Malgré cette petite erreur, votre BLOG est très instructif pour les profanes.Je l'azi consulté avec beaucoup d'intérêt.

Bien à vous et au plaisir de vopus rencontrer devant la Cour de Bordeaux. Je suis souvent en Chambre A.


Oui vous avez raison...

  • Par michele.bauer le

j'ai oublié ce détail important...


un acte manqué peut-être...

  • Par michele.bauer le

dépôt de saisine

  • Par panamaflo le

bonsoir,

suite à différents litiges et 1 licenciement, j'ai décidé de m'adresser aux prud'hommes.

le droit du travail étant complexe, j'ai décidé de me faire assiter d'un avocat. celui-c i a déposé la saisine sans me consulter et de ce fait à oublier lea moitié des éléments.... comment pouvons-nous faire pour rectifier le tir.

merci


Pas de consultations gratuites sur ce Blog

  • Par michele.bauer le

en plus, vous avez déjà un avocat que vous payez, je suppose et vous me demandez de donner mon avis sur le travail d'un Confrère, ce qui déjà me dérange et en plus gratuitement, c'est un peu beaucoup non ? vous en demandez pas un peu trop ?


Il me semble

  • Par Christophe le

qu'il faille faire une demande additionnelle...Mais le plus simple est de voir avec votre avocat.

Ceci dit j'ai trouvé ceci allez directement à la fin du document sur le titre "AVOCAT ou Non" je pense que vous allez apprécier le pragmatisme de l'auteur :-))


en effet, sympa le conseil

  • Par michele.bauer le

voici, ce que conseille le défenseur prud'hommal à l'ancienne:


Même si nous ne pouvons fixer de règles intangibles, le recours à un avocat n'est pas souhaitable dans la plupart des dossiers prud'homaux pour plusieurs raisons simples. 1°) Rares sont les avocats qui ont exercé dans le monde du travail avant d'être avocat et de ce fait ils connaissent très mal ce monde, 2°) Les avocats, pour des raisons de rentabilité financière de leur étude, gèrent plusieurs dossiers en même temps et ont des difficultés à approfondir le dossier du salarié, 3°) La tentation est grande pour le professionnel de la justice qu'est l'avocat de définir les demandes et la stratégie à suivre à la place du salarié, 4°) L'habitude des avocats est de travailler au dernier moment et de ne pas respecter les dates du contradictoire au détriment du demandeur. Toutefois, dans certains dossiers particulièrement complexes, le recours à un avocat est souhaitable pour profiter de ses compétences de technicien de la justice. Mais c'est toujours au défenseur syndical et au demandeur de fixer les demandes et la stratégie juridique.



ouf, il est admis quand même que dans certains dossiers complexes nous avons une utilité...


Bien entendu, je trouve que les arguments développés sont simplistes, c'est comme si nous les avocats nous disions que les défenseurs syndicaux ne connaissent rien à la loi et ne savent pas rédiger leurs conclusions, ce serait injuste comme ce que développe ce défenseur !



RE: en effet, sympa le conseil

  • Par Véga le

Je suis d'accord avec vous, Maître. L'avocat est précieux de par sa vision "extérieure" et objective. Et franchement, on peut cumuler la vision des vieux routards syndicalistes (qui se font un grand plaisir de moucher des avocats patronaux... Des petits trucs rigolos), et le coté technique et droit pur des avocats. Personnellement, j'ai un avocat, et je fonctionne trés bien avec lui : réactivité, humour, objectivité... Une bonne complicité.

En revanche, une question me taraude : Pourquoi l'avocat de mon ex-employeur ne lui explique pas que son dossier est perdu d'avance, et s'acharne à multiplier les actions dilatoires, les tentatives d'intimidation contre moi, alors qu'en bout de course, ça va lui coûter encore plus cher? Crise économique chez les avocats?

Continuez votre blog, votre fraîcheur et votre humour n'ont d'égale que votre pugnacité !


CNE

  • Par coutat emmanuelle le

J'ai une question sur le CNE, trouvez-vous normal et pouvez-vous me confirmer qu'une personne ayant été embauchée en CNE et licenciée avant la loi requalifiant le CNE en CDI, devant un prud'homme aurait dû être licenicée comme pour un CDI, il parait inconcevable d'anticiper sur une loi qui n'existe pas! N'y a t'il pas de cas de jurisprudence ou le conseil des prud'homme à donner raison à un employeur!

merci


RE: CNE

  • Par Rachida le

si la loi n'était pas encore transcrite dans la législation française, la directive européenne sur ce contrat CNE existe depuis déjà longtemps. Il aurait été inutile d'attendre un probable recours en droit européen...le droit européen primant sur le droit national.



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