sept.
7

Avocat ou avocate ?

  • Par michele.bauer le
    (mis à jour le )
  • Dernier commentaire ajouté

Petite lettre à nos Chers Confrères misogynes.


Mes Très Chers Confrères Misogynes,

Vous avez appris tout comme moi la teneur des tristes chiffres de cette année et vous avez pleuré, je le sais :

En France, il y a 42 609 avocats.

Les femmes représentent 44,8 % des inscrits et 60,6 % des avocats stagiaires.

(extraits des éléments statistiques du CNB)

Bien loin le temps béni du dix neuvième siècle qui ne connaissait aucune femme avocate.

Mais, hélas la Belle Epoque s'est terminée en 1900 avec Jeanne Chauvin qui fut la première femme avocate.

Heureusement, le Conseil d'Etat et la Cour de cassation ont été vos dignes serviteurs et n'ont admis la première femme avocate auprès de leur juridiction qu'en 1976...

Et vous avez été mécontents, mes Chers Confrères misogynes, mécontents de devoir partager ce métier, cette passion avec les femmes...

Et vous avez exprimé votre mécontentement, par des caricatures grotesques représentant les femmes avocates plaidant avec leur progéniture dans les bras (voir pièces 1 et 2 suivant bordereau)

Vous avez donc définitivement perdu votre virilité et une grande partie de votre pouvoir en laissant les femmes entrer dans votre fief bien gardé ...

Et aujourd'hui que vous reste-il comme combat, la femme ayant acquis sa place dans votre profession ?

Il vous reste le titre, votre titre sacré : AVOCAT...

Interdiction de le modifier, notre règlement intérieur ne reconnaît qu'un seul titre celui d'avocat...

Et AVOCATE ?

Non, grand Dieu, le mot avocat est un titre qui ne peut pas être féminin...

Femmes tu resteras et demeureras avocat, tu as voulu exercer une profession d'homme, tu en subis les conséquences : aucune différence, aucune distinction avec tes Confrères hommes...

Femme tu es et homme tu deviendras car devenir avocat ne s'improvise pas...

On ne naît pas avocate, on ne le devient pas non plus, selon vous.

Et pourtant, les femmes sont de plus en plus nombreuses et seront majoritaires dans quelques années et vous serez contraints d'abandonner ce titre...

En effet, mes Chers Confrères misogynes, sauf le respect que je ne vous dois pas, je souhaiterais vous faire réfléchir (si c'est possible et j'en doute...) :

Vous Confrères misogynes qui êtes de vrais spécialistes du droit français et du droit comparé, je ne vais pas vous apprendre que dans beaucoup de pays européens et notamment l'Allemagne, notre fameux titre est féminisé...

Je vous entends : LA LANGUE FRANCAISE, LA BEAUTE DES MOTS....

Je vous réponds, mes Chers Confrères misogynes que non seulement vous détestez les femmes mais aussi vous savez être hypocrites...

Cela ne vous dérange pas de féminiser des fonctions telles que mécanicien ou éboueur...

Pour finir, votre argumentation est inopérante, il suffit pour vous de jeter un oeil dans un dictionnaire, au hasard le petit Robert (qui j'espère deviendra un jour la Petite Roberte) , ce dernier admet le féminin d'avocat...

Quoi d'autre à m'opposer ?

Le Règlement Intérieur ?

Puis-je vous faire remarquer en avocate irrespectueuse que je suis que si le Règlement intérieur ne fait aucune mention du titre d'avocate, il n'interdit pas non plus de l'utiliser...

Et souvenez-vous de vos très chers cours de Libertés Publiques : ce qui n'est pas interdit est permis...

Alors laissez nous la liberté de choix, mes très Chers Confrères misogynes, liberté de choisir le titre d'avocat ou celui d'avocate... c'est la seule chose que je revendique...

Si ce titre est honorifique, pourquoi ne pas le féminiser, n'est-ce pas un honneur d'être avocat et femme...

Rappelez qu'autrefois et même encore aujourd'hui, il existait des Princesses à la Cour ...

Enfin....je n'ai pas grand espoir de vous changer, mes Chers Confrères misogynes, et mes oreilles sifflent déjà et je devine vos ricanements et vos moqueries sur ma lettre que vous qualifierez de féministe...

L'argument est bien facile et pauvre et je n'y répondrai pas.

Il me reste à vous prier de me croire,

Votre Bien Dévoué Confrère.

Michèle BAUER, avocate à la Cour Messaouda GACEM, avocate à la Cour


P.S : vous l'aurez corrigé, mon secrétaire a fait une faute de frappe : il fallait lire, Votre Bien Dévouée Consoeur.



Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 33 Cours Pasteur- 33 000 BORDEAUX tél 05 47 74 51 50





69 commentaires

Cet article a été publié dans la Gazette SAF'SUFFIT de la section bordelaise du SAF

  • Par michele.bauer le

RE: Cet article a été publié dans la Gazette SAF'SUFFIT de la section bordelaise du SAF

  • Par FILLIOL le

revendiquer le titre d'avocate pourquoi pas, mais signer l'article par "votre bien dévoué confrère" est surprenant !!!!


RE: Cet article a été publié dans la Gazette SAF'SUFFIT de la section bordelaise du SAF

  • Par michele.bauer le

vous n'avez pas lu le PS de la lettre.... rien n'est surprenant !


Victor Victoria

  • Par marie-laure.fouche le

Professeure, écrivaine, procureure, avocate ... Navrée, mais c'est moche.


Votre bien dévoué confrère.


Si vous le dites ma Chère Consoeur ...

  • Par michele.bauer le

avocateuuuu

  • Par marie-laure.fouche le

Hu hu sans rancune.


Mais plus sérieusement, je trouve qu'on n'a pas véritablement besoin de féminiser les noms pour montrer que des femmes occupent le terrain.


Le titre existe, il dénomme la fonction et selon moi devrait rester invariable.


Pour moi, une pharmacienne, ça n'existe pas. Et songeons au ridicule de madame la générale ou madame la colonelle (Il est content son colonel ?)


Bref, je reste très dubitative. Mais un dévoué confrère quand même. :-D


AvocatE...

  • Par michele.bauer le

Ma Chère Consoeur,


Cet article n'a pas pour ambition de vous convaincre mais nous voulions qu'il soit laissé aux femmes la liberté de choisir comme vous avocat ou au contraire avocate.


En effet, cet article a été publié à la suite d'une remarque incidente de Monsieur le Bâtonnier et relatif à mon papier entête...


Vous ne pensez pas que féminiser le titre montre que les femmes occupent le terrain, ce n'est pas mon avis mais je reste également et malgrè tout Votre Bien Dévouée Consoeur...


Juriste

  • Par BLAISE le

Chères avocates,


Contrairement à Marie-Laure, je ne trouve pas le terme d'avocate "moche" e(alors que professeu-re...) et l'ai même utilisa dans ma correspondance avec mon avocate !


En revanche, ds certaines situations, cela paraît impossible de féminiser le nom. Ainsi, au Conseil d'Etat, l'on ne peut décemment penser à une "maîtresse des requêtes" !


Bien à vous toutes,


Damien Blaise


Féminisation

  • Par marie-laure.fouche le

C'est vrai que nous vivons, grammaticalement, dans une socitété masculine de sorte qu'utiliser au féminin des mots habituellement masculins est assez laid. Avocate, j'avoue, passe encore.


Mais féminiser "maître" ou par exemple "entraîneur" est risqué.


Quelque part, je dois être une réac de l'orthographe et de la grammaire.


FELICITATION CHERE MAITREEEEEEEE !!!

  • Par Bouaknin Johanne le

L'EMANCIPATION DES FEMMES

...LES HOMMES ONT INVENTE "LA CRISE DE LA MASCULINITE" ...


Cet article est écrit PARFAITEMENT ...

....Ravie en prime, que vous vous trouviez à la même adresse que mon avocatE ...

J'aurai de ce fait l'occasion en m'y rendant de vous féliciter !


J'imagines que le "Ral le bol" adressé à vos Confrères misogynes etait en plus d'être spontané ...Bien pensé ?!


Je touve tout à fait cohérent à juste titre de vos fonctions de vous positionner à même niveau ...


Chère Maître je suis dans un secteur trés différent du votre qui comptabilise le même nombre de mysogines et croyais moi il n'ont pas besoin d'être avocat pour dévaloriser l'image que nous sommes ...

Jalousie ? Egocentrisme ? Hypocrisie ? Mauvaise foi ? ou bien Peur ? Craintes de nos capacités à occuper le terrain ?


Croyez-vous cependant necessaire de répondre à ces attaques irréflèchies et puériles ?

Je ne le pense pas ...


Faudrait-il rappeller à ces Messieurs que nous autres cadres féminins français obtenons souvent plus de résultats grâce à nos qualitées "De femmes et fière de l'être" ?!


Misogynes, je vous salue !


TRES CHERE MAITRE RAVIE D AVOIR TANT APPRECIER VOTRE RECIT !!!!!!


Bien Cdt,


merci de vos féliciations, Chère Madame ou Mademoiselle, mais c'est un autre débat

  • Par michele.bauer le

Autre débat en effet, Madame, Mademoiselle... pour les hommes cette distinction n'existe pas il n'y a pas de jeune homme ou damoiseau...


contexte de l'article

  • Par CARRON Isabelle le

le contexte dan slequel ce texte a été écrit me parait crucial...le ton coléreux m'a déçue jusqu'à ce que je lise votre commentaire et explication sur la remarque de votre bâtonnier concernant votre papier à entête....

misogyne, oui , mais surtout d'un autre temps votre bâtonnier, non ????


Sur le ton coléreux

  • Par michele.bauer le

Je suis consciente du ton coléreux et du côté manichéen de mon article... mais comme vous l'indiquez, il faut le remettre dans son contexte ( au XIXème siècle au Barreau de BORDEAUX...)


Bravo !

  • Par sandra.azria le

Donc je ne suis pas la seule à me poser cette question..ça me rassure...même si je partage assez le point de vue de marie-laure fouche (mais je ferais part de ma position dans mon blog après les résultats du sondage..), je ne peux que saluer votre article.


Tout d'abord, il est très bien écrit et décrit parfaitement les situations auxquelles nous sommes confrontées au quotidien..


Et parfois, un ton coléreux (je ne trouve pas qu'il le soit tant que ça..) exprime justement des convictions..(ça me rappelle quelqu'un un soir de débat télévisé, ma petite phrase..:-))


Mais je ne connais pas l'incident sur votre papier à en tête. Et si je lis entre les lignes, je crois comprendre que vous utilisez le terme "avocate" et que cela aurait déplu à votre batonnier.. c'est bien ça ??


Si c'est ça, je ne peux pas croire à une telle "......." (les mots me manquent.. et pour le coup, je risque d'avoir un ton coléreux..).


Une amie, Consoeur, m'a dit un jour que le terme "avocate" existait dans la langue française depuis plusieurs siècles.. J'ai commencé des recherches mais peut-être en savez- vous plus ??


A bientôt


Merci

  • Par michele.bauer le

et pour répondre à votre dernière question, je ne sais pas si depuis des années le terme avocate existe mais en tout cas, ce qui est sûr c'est que c'est français et dans le dictionnaire.


à bientôt


VBD


avocate au barreau de Paris

  • Par olszer levy-valensi le

Bonjour cher consoeurs et confrères


Nos confrères sont bien plus tolérants que vous ne le pensez et ouverts à la modernité des mots et des choses.


J'ai prêté serment en décembre 1975 à l'âge de 21 ans...


Il fallait déposer à l'ordre sa carte de visite et écrire qu'on était candidat à la profession d'avocat


Très émue, j'ai écris "Candidate à la profession d'Avocate"


Même si déjà j'avais prévu une répartie (*) je m'attendais quand même à ce qu'on me demande de refaire mon texte, or il n'y en a eu aucun commentaire et c'est ainsi que je suis devenue Avocate.


Depuis, j'ai toujours mis avocate sur mon papier à entête et cartes de visite et je dois dire que jamais personne ne m'a fait la moindre réflexion.


Alors la prochaine fois que vous allez au Palais à Paris, regardez face à l'entrée principale du vestiaire et vous y verrez un buste en dessous duquel il est écrit : "


Maria VERONE

Avocate

(1874-1938),


(*) Maria VERONE a exercé le métier d'avocat, fut la présidente de la Ligue française pour le droit des femmes de 1919 à 1938 et a fondé l'Union des avocates de France. Elle fut décorée de la légion d'honneur en 1936.


Votre bien dévouée...


Merci pour ces informations précieuses!

  • Par michele.bauer le

Je ne connaissais pas l'existence de cette avocate, merci pour cette info qui pourra à l'occasion "clouer le bec" à mon Bâtonnier !


si j'étais votre Bâtonnier

  • Par catherine.viguier le


Vous êtes un peu dure avec votre Bâtonnier, mais bon, je le ne connais pas.


Le mien est très bien.


Ceci dit, si j'étais votre Bâtonnier, j'organiserai une réunion, au cours de laquelle le champagne coulerai à flots, pour vous féliciter de votre réussite de votre blog.



Dommage que vous ne soyez pas Bâtonnier...

  • Par michele.bauer le

car j'aime le champagne... en tout cas merci pour vos encouragements...


J'aurais dû écrire Bâtonnière !

  • Par michele.bauer le

le champagne avec modération

  • Par catherine.viguier le

A quand une publication sur le vin de Bordeaux ?


Quel intérêt ?


Pour vous, le référencement à "Avocat Bordeaux",


Pour nous, l'intérêt de l'article.


Bonne idée...

  • Par michele.bauer le

je n'avais jamais pensé à un article sur les vins de bordeaux alors que je suis amatrice avec modération...


J'y réfléchis et prépare un billet


Merci pour l'idée


en fait...

  • Par michele.bauer le

nous changeons de Bâtonnier en janvier, peut-être sera-t-il mieux ???


au fait, je n'arrive pas à retrouver les chiffres sur les différences de revenus hommes-femmes

  • Par catherine.viguier le

Il y a plus de 10 ans, un représentant du CNB est venu nous montrer les statistiques des revenus des Avocats, en fonction de l'ancienneté et du "sexe".


Dès les premières années, les revenus des hommes montaient, jusqu'à atteindre, en moyenne, à l'époque

60 000 francs par mois (une moyenne).


Les revenus des femmes augmentaient un peu, mais plafonnaient aux environs de 20 000 - 25 000 francs.


Le représentant du CNB nous avait expliqué que la féminisation c'était très grave, comment payer les retraites des confrères hommes, 60 000 francs, avec les revenus des confrères femmes, 25 000 francs .


Je suis retournée sur le site du CNB, je n'ai pas retrouvé un tel tableau.


Avez-vous trouvé les chiffres ?


J'ai aussi répondu il y a quelques mois à un sondage par téléphone, on me demandait mes heures de travail, toutes les questions étaient orientées, on partait d'une seule hypothèse: c'est leur faute, elles ne travaillent pas assez, elles s'occupent des enfants.


A aucun moment on ne m'a demandé le taux horaire, c'est pourtant çà la cause des différences.


Je suis donc revenue plusieurs fois sur l'importance du taux horaire, çà n'était pas dans les cases, mais la dame qui m'a appelé pour le sondage l'a noté en remarques.



Elles s'occupent des enfants, j'aimerai savoir l'âge moyen du premier enfant chez les consoeurs, et de plus un enfant c'est fait à deux, il y a un père et une mère: les parents s'occupent des enfants.




Sur les chiffres du CNB...

  • Par michele.bauer le

J'avais trouvé des chiffres lorsque ma Consoeur et amie Messaouda Gacem et moi même avons écrit cet article..


je les avais trouvé sur le site du cnb, mais ceux dont vous me parlez ne me disent rien, je n'en ai pas eu connaissance et je les trouve consternants !


mon avis sur avocat ou avocate

  • Par catherine.viguier le


J'ai laissé un commentaire ce matin sur le blog de Maître Sandra AZRIA, sous ce sondage "Avocat" ou "Avocate" (j'ai laissé aussi un commentaire sur les stagiraires et j'ai trouvé cette consoeur tellement sympathique que j'ai mis son blog parmi mes favoris, pour la trouver plus facilement.


Vous avez dû voir mon commentaire; puisque vous avez dit ensuite ne rien vouloir imposer, ce dont je ne doutais pas.


Voici, un copié collé du commentaire que j'ai laissé ce matin, et qui a peut-être sa place sous votre publication:


"

J'ai choisi avocat pour moi, je me sens même offensée quand on s'adresse à moi en utilisant avocate.


Quand j'ai intallé un cabinet secondaire à St Genis Pouilly en 1997, l'artisan qui a fait ma plaque avait gravé avocate, j'ai refusé et il a refait la plaque.


Il y a peut-être une dose d'inconscient social, qui me fait détester ce mot, avocate,


Ou est-ce plutôt un désir d'égalité, le même qui fait se tutoyer les avocats entre eux ?


Que diriez-vous si vous étiez oubligées de mettre avocate sur votre papier à lettres ?


Car parallèlement je me sens féministe depuis très longtemps, et pas de doute pour moi que les femmes ont leur place comme avocat, d'ailleurs ma grand-mère paternelle était une des premières femmes avocat à Grenoble (dans les années 30).


Les règles (et non pas les rachidas) , selon ce que je sais:


l'intéressée a le choix entre avocat et avocate.


on dit ma chère consoeur entre consoeurs seulement,


et mon cher confrère entre avocat homme et avocat femme.


Chères consoeurs, bonne journée"




J'ai vu...

  • Par michele.bauer le

que vous aviez déposé un avis et j'ai répondu que je souhaite simplement avoir la liberté d'utiliser avocate et n'oblige personne à se convertir...


Je ne sais pas si convertir est le bon terme

  • Par michele.bauer le

Avocat ou avocate n'est pas une religion

  • Par michele.bauer le

Chère Confrère avocateeeee

  • Par Hafiz le

Notre profession doit se féliciter de la place qu'occupe la femme.

Cependant, je ne suis pas d'accord sur le mot "consoeur" qui est de mon point de vue impropre. Confrère vient de "confraternité".

Et tant pis pour les misogynes et les hypocrites !!!

Bravo pour votre article.


Mais vous êtes d'accord avec avocate

  • Par michele.bauer le

donc à demi convaincu


Totalement d'accord

  • Par Hafiz le

Je peux vous assurer que je suis totalement d'accord avec votre article.

En ce qui concerne le mot confraternité, je voulais lancer le débat, ce qui n'enlève en rien mon engouement pour votre article


Le débat ne prend pas

  • Par michele.bauer le

c'est dommage, j'aurais souhaité avoir l'avis de nos Consoeurs et Confrères sur ce point


Toujours pas de débat

  • Par chems-eddine HAFIZ le

C'est dommage, il faudrait relancer le débat.


Notre Consoeur Sandra AZRIA

  • Par michele.bauer le

avait essayé de lancer le débat, cela n'a pas été un grand succès non plus...


je vais réfléchir à comment faire pour instaurer ce débat


en attendant joyeux noël


Mercie et joyeux Noël

  • Par Chems-eddine HAFIZ le

Dans l'euphorie générale, je vous souhaite un joyeux Noël et VIVE LES AVOCATS !!!!


Et les avocatEs

  • Par michele.bauer le

Beaucoup de bruit pour pas "grand chose"

  • Par Gat le

Vous semblez souffrir d'un syndrome de persécution aiguë en voyant en chaque homme un misogyne du siècle dernier. Je ne pense pas que la prétendue volonté d'empêcher la féminisation du terme Avocat soit la preuve manifeste de l'héritage de la misogynie du XIX ème siècle...Ni d'ailleurs que les deux puissent être pertinemment comparés. Il me semble que ce faux débat constitue avant tout, pour vous, un bon prétexte d'extérioriser votre vergogne à l'encontre de vos homologues masculins. Sachez qu'un peu de retenue dans vos propos vous permettrait certainement d'obtenir plus rapidement et efficacement le dessein qui est le votre. Rien ne vous empêche de vous faire appeler Avocate par vos confrères ou clients sans que cela ne choque personne. Vous faites donc beaucoup de bruit...pour pas grand chose.


beaucoup d'agressivité pour pas grand chose

  • Par michele.bauer le

je pense l'avoir expliqué: ce texte est excessif volontairement et caricatural, je n'ai aucune vergogne contre mes homologues masculins...


et j'avoue me sentir quelque peu agressée par vos propos


de l'agressivité pour pas grand chose, vous ne trouvez pas ?


en tout cas, ce petit billet a créée une réaction chez vous, ce qui voudrait dire que finalement ce problème est peut être plus que pas grand chose, non ?


syndrome de persécution aïgu

  • Par michele.bauer le

j'avais oublié de commenter, je tenais à vous remercier de votre analyse psychiatrique de comptoir


Epilogue

  • Par Gat le

Je tenais à préciser que ce commentaire était volontairement excessif et caricatural, je n'ai moi non plus aucune vergogne contre mes homologues féminines. Il s'agissait simplement de vous faire prendre conscience de la force des mots que vous avez utilisé et de la méprise que ceux ci pourraient susciter chez vos lecteurs non juristes. Le sentiment d'agression dont est l'origine mon commentaire est tout à fait légitime, à l'instar de celui qui m'a parcourru lorsque j'ai lu votre billet. Croyez bien qu'il m'importe peu que le terme Avocat soit féminisé, j'aurai même du mal à trouver un fondement justifiant le contraire, cependant si le débat est opportun il faut prendre garde à ne pas stigmatiser, même de manière caricaturale, d'un côté les bons, et de l'autre les méchants. Avec toute ma sollicitude.


PS: Concernant mon analyse psychiatrique de comptoir, consolez vous en vous disant que souvent, des patients et des psychiatres, se sont souvent les seconds qui sont les plus fous...


je suis consolée

  • Par michele.bauer le

...

  • Par Nom ou pseudo le

Je ne rentrerai pas dans le débat car je n'ai moi même pas d'opinion (je suis peu confronté à ce problème étant un homme).


Néanmoins, je m'étonne toujours de voir l'argument "ce mot n'est pas beau" ici évoqué pour "générale" ou "maîtresse des requêtes".


Depuis quand devrait-on choisir la survie d'un nom à l'aune de sa beauté ? Dans ce cas pourquoi ne pas continuer : je trouve que "table" c'est moche, alors on va dire "tab", c'est plus pratique et ça fait moderne ! Faisons un nouveau Dictionnaire avec des versions "plus jolies et mignonnes" des noms.


Quand à l'éternel débat Fonction/Qualité, je sens de la mauvaise foi. Une fonction qualifie l'homme/la femme. La distinction entre la fonction et la qualité est trouble. Et pouquoi l'un devrait s'accorder et pas l'autre ?


Je ne crois pas à une volonté mysogine sur le fait de ne pas donner de genre au titre d'Avocat, mais il serait hypocrite de dire que la question ne se posait pas avant Maria Verone du fait de l'absence de femme dans la profession. Depuis, elle mérite d'être posée.


cette question concerne aussi les hommes

  • Par catherine.viguier le

Cette question converne tout le monde, et vous avez raison de donner votre avis, une réflexion.


médecine

  • Par bha le

comme l'a souigné le maître (maîtresse) figuier, un avis;

a quand la féminisation du noble "médecin" et médecine, "j'ai rendez-vous chez la médecine" ;


pourquoi pas ?

  • Par michele.bauer le

une question d'habitude...


Avocat(e)

  • Par Jan-Marc FERLY le

Bien ri, à votre humeur parce que pleine d'humour. Je suis assez d'accord avec vous, tout en disant que je ne suis pas sur que Avocat ou avocate celà fasse une grande différence dans l'esprit des gens. Mais ce dont je me rappelle, c'est que quand j'ai débuté dans la profession, j'écrivais : Chère Consoeur, et que les avocates m'ont envoyé paître, alors j'ai changé, de guerre lasse, et maintenant j'écris Madame et Cher Confrère, en attendant que tout le monde soit d'accord.

votre bien dévoué !



La différence est surtout dans l'esprit des Confrères et quelques Consoeurs

  • Par michele.bauer le


Merci d'être passé


Votre Bien Dévouée


Je vais vous faire hurler Mesdames ...

  • Par Saraswati le

.. mais personnellement et mon amour de la langue de Voltaire (oui, je préfère Voltaire à Molière) me fait préférer le titre d'avocat, qui pour moi est asuexué puis qu'il se réfère à une fonction et non à une personne de telle ou telle sexe.

Tout comme je prône un "Madame le Ministre", je défends le "Madame l'avocat" ou "Maître X, avocat à la Cour" même s'il s'agit d'une femme.

En tant que femme, moi-même, vous ne pourrez pas dire que je me retranche derrière une mysoginie d'un autre siècle, bien que je conçois que certains avocats, hommes cette fois, ne voient pas que la beauté de la langue française pour défendre ce point de vue.


Et puis aussi, tant que vous y êtes ..

  • Par Saraswati le

.. pourquoi ne demanderiez vous pas la féminisation du titre Maître .. Vous auriez ainsi "Maîtresse x, avocate à la Cour" !! Je vous passe les commentaires.


:-)


Bonjour

  • Par nicolas.creisson le

J'ai pensé à vous en surfant sur un site très interessant.


http://www.chd.univ-rennes1.fr/Icono/CPA%20Femme-avocat/CPA%20Femme-Avocat.htm


Les photos sont libre de droit (sauf erreur, + de 70 ans, elles sont tombées dans le domaine public).


Quoi qu'il en soit, le site en question autorise la reproduction sous la condition de mentionner la source (vous pourriez peut-être nous faire un petit diaporama ?).


En fait, toutes les cartes se ressemblent, ce qui est drôle, ce sont les commentaires (qui ne sont pas lisibles sur les cartes, mais qui sont reproduit sur le site).


Bonjour, je les connaissais

  • Par michele.bauer le

et les ai enregistrées dans mon ordinateur et quand je fais références aux caricatures grotesques c'étaient à ces dernières


je n'ai pas eu l'occasion de les publier mais très bonne idée, je le fais ces prochains jours


merci


Au fait,

  • Par nicolas.creisson le

Savez vous qui a été la première femme Bâtonnier (pardon, la première Batonnière) de France ?


Non ?


C'est Madame le Batonnier MINGUET (du Barreau d'Aix-en-Provence, bien sûr !).


(Pardon si je dit "Madame le Batonnier" mais Bâtonnière, c'est vraiment pas beau).


Et voilà, c'est dit, grace à votre article, elle entre dans l'Histoire !


Domaine public

  • Par Saraswati le

Je ne voudrais pas vous contredire Maître, mais c'est 70 ans après le décès de l'auteur de l'oeuvre, que celles-ci tombent dans le domaine public.


Je ne connaissais pas Madame le Bâtonnier MINGUET mais en revanche j'ai entendu parler des Minguettes !!


@ Saraswati

  • Par nicolas.creisson le

Oui oui , très juste, ça m'apprendra à aller trop vite sans réfléchir...



pour reprendre le débat

  • Par veronique levrard le

je viens de mettre en ligne une chansonnette du 19 ème : l'avocate : ICI


avocat pas avocate

  • Par Romain le

quelle idée... c'est un titre, pas de féminin voyons...


Féminin - masculin: la langue française est-elle si bien faite.......

La langue française est quand même bizarre.


Pourquoi dit-on UN tabouret et pourquoi UNE chaise ? Pourquoi UN tabouret ?

Le tabouret a-t-il des petits attributs que je n'aurais point vus ?

Pourquoi dès que c'est UNE galère, c'est tout de suite au féminin ?

LA pluie, LA neige, LA grêle, LA tempête, tout ça, c'est pour vous les filles. Ah ben oui !

Nous, c'est LE soleil et LE beau temps, voyez ?

Mais vous, vous avez pas de pot : LA cuisine, LA bouffe, LA poussière, LA pattemouille.

Nous, c'est LE café dans LE fauteuil avec LE journal, et ça pourrait être LE bonheur si vous ne veniez pas nous foutre LA merde.

Ah, j'ai rien inventé, la langue française est quand même bizarre...

Mais ne voyez aucun sexisme là-dedans, oh non !

D'ailleurs, entre parenthèses, je vous signale que le mot sexe n'a pas de féminin.

On ne dit pas UNE sexe, on dit LE sexe d'UNE femme, ça fait quand même plus sérieux, eh oui!

D'ailleurs, dès que c'est sérieux, comme par hasard, c'est tout de suite au masculin :

On dit UNE rivière, UNE p'tite rivière, mais UN fleuve, on dit UNE voiture, mais UN avion avec UN réacteur et pas UNE hélice de merde, là !

Et quand il y a un problème dans un avion, c'est tout de suite UNE catastrophe, hé ! hé !

Alors, c'est toujours à cause d'UNE erreur de pilotage, d'UNE mauvaise visibilité, bref à cause d'UNE connerie.

Et alors, attention, dès que la connerie est faite par un mec, tout de suite, ça s'appelle plus UNE connerie, ça s'appelle UN impondérable !

Enfin, moi, si j'étais vous les filles, je ferais une pétition.

Et il faut faire très très vite parce que votre situation s'aggrave de jour en jour :

y'a pas si longtemps, vous aviez LA logique, LA bonne vieille logique féminine.

Ça, les mecs, ça leur a pas plu, ils ont inventé LE logiciel.

Mais vous avez quand même quelquefois de petits avantages :

On a LE mariage, LE divorce, vous avez LA pension. Vous avez LA carte de crédit, on a LE découvert.

Mais en général, le type qui a inventé la langue française ne vous aimait pas beaucoup.

Il n'a pas pu s'empêcher de mettre UN accouchement.

Vachement masculin, UN accouchement !

Ah ça, des erreurs comme ça, il en a fait plein :

UN sac à main, ça c'est viril à mort ça! UN soutien-gorge, ça c'est un truc de camionneur !

LE maquillage, LE rouge à lèvres... Il s'est trompé dans l'autre sens aussi :

UNE moustache, ça c'est la féminité poussée à son comble. LA virilité... et UNE couille !!!

Alors là, je sais pas comment il a fait pour se tromper, parce que très tôt dans la vie, on découvre qu'UNE couille c'est pas ce qu'il y a de plus féminin.

Même les aveugles font la différence. Ben lui, il a rien vu : "Hein? UNE couille? Kécecéça ?

Oh ben ça doit être un truc féminin, en tout cas, moi j'ai rien du tout. "

Et là, ça expliquerait tout :

Ça expliquerait LA virilité, LE maquillage, LE rouge à lèvres, LE sac à main, LE soutien-gorge...

LE travesti ! Veuillez donc noter que la langue française a été inventée par un travelo.


Depuis que je sais ça, je fais très attention quand je parle à ma femme, pour ne pas la vexer.

Maintenant je fais LE cuisine, après je fais LE vaisselle, et je regarde LE télé en me grattant UN couille.



J'aurais adoré être l'auteur de ce sketch de Roland Magdane, mais il me semblait à propos.


Bien à vous tous: avocat, avocate, Confrère, Consoeur, Madame et Cher Confrère............. c'est comme les couleurs il en faut pour tout le monde..........


Cher Maître,

  • Par francis BAUER le


Je tombe par hasard sur votre site et je ne peux m'empêcher de vous rappler que :

la langue française (comme beaucoup d'autres), possède trois genres, masculin féminin et neutre ; au fil des temps le neutre a disparu pour se fondre dans le masculin. Je vois donc dans votre souci de féminiser certains termes une attitude assez "macho" en voulant redonner aux hommes un genre qui leur soit propre et qu'ils n'aient point à le partager avec la gent féminine qui, elle, a la chance de possèder en propre son genre.

N'étant ni misogyne, ni macho, ayant par ailleurs (mais il est exact que je suis un vieux machin) un certain goût pour l'euphonie, j'ai du mal à accepter ceertaines féminisations fort désagréables à l'oreille : procureure, professeure, etc.


Soyez, chère Maître (ou Maîtresse ?), assurée de ma plus parfaite considération.


Docteur Francis Bauer

Chirugien-dentiste, expert honoraire près la cour d'appel de Paris


Notre homonymie n'est pas à la cause.


un vrai débat

  • Par M. CIUFFA le

Chère Consoeur,

Pour ma part, c'est avocate et je trouve que ça sonne très bien... non ce n'est pas moche... si ce n'est que certains conservateurs vont préférer le terme au masculin parceque c'est le plus répandu.

et pour les courriers entre avocate, j'utilise Consoeur... au passage je n'ai jamais eu aucune remarque.

PS:excellent article



etudiant

  • Par CK le

C'est une simple question de français.


Ainsi, une femme ambassadeur se fera toujours appeler "Madame l'ambassadeur". Tout simplement parce que "l'ambassadrice" est le nom réservé à celle qui est la femme d'un ambassadeur.


Oui mais, que faire pour le mari de madame l'ambassadeur ? "Monsieur le mari de madame l'ambassadeur".


Avocate s'utilise, cela fait plaisir à certaines femmes qui se déplaisent de porter un nom de métier utilisé au masculin. Mais cela reste une faute de français.


Autrement, on utilise le mot "doctoresse" pour un titre universitaire, mais quant au métier, celui-ci reste "docteur", meme exercé par une femme. De même pour le métier de "professeur", qui bien qu'étant un métier qui dans l'histoire a souvent été dévolué aux femmes, ne s'écrit pas au masculin. Et personne ne s'en plaint. Car, c'est du neutre (comme bon nombre de métiers dans la langue française).


Tant qu'on y est, ne serait ce pas machiste, de parler du soleil au masculin, de la lune au féminim ? D'autant plus si l'on en parle en argot...


Laissons là des querelles futiles et appliquons le français tel qu'il existe. La pratique le modifiera à la longue. "Avocate" ? Pourquoi pas, rien ne semble contraire à une telle utilisation. Mais "avocat", c'est du neutre dans la langue française, pas du masculin. Ainsi, "avocate" reste une faute.


Av.-stag.

  • Par Damien le

En Suisse, les avocates sont avocates... il ne me semble pas que nous faisons preuve de tant de manières...


ça alors...

  • Par nicolas.creisson le

ne serions nous pas sur le "Blog de Me BAUER Michèle, avocat Bordeaux"...


Une coquille, sans doute ?


confusion

  • Par alexandre le

En effet, ce texte est féministe, car il défend les interets des femmes.


Je ne pense pas que cela sois un argumentaire pour le dénigrer, il n'en reste pas moins très drôle et révélateur de certaines veritées.


Bravo !


Simple question de non discrimination chère ... maîtresse ... ;-)

  • Par Bazath le

En fait, je pense qu'il faut garder Avocat au masculin (ou au neutre ...) juste pour que les éventuels clients misogynes ne puissent pas choisir leur avocat en fonction de leur sexe ... Ca serait une descrimination insoutenable ...

C'est de l'humour, bien entendu ...


ridicule

  • Par François le

Le terme confrère a un sens, il s'agit d'un membre d'une confraternité. Je félicite les femmes qui exerçant la profession (car n'en déplaise à certains, il ne s'agit nullement d'un titre) respectent son histoire au à défaut car cela n'est pas nécessairement ce qui les motivent, font simplement preuve de discernement quant à son emploi. Je ne remets pas en cause à titre général l'évolution de la langue française mais au même titre que je trouve consternant les journalistes qui se gargarisent du terme, je trouve ridicule qu'une partie de la profession souhaite établir une distinction qui n'a pas lieu d'être dès lors que son absence ne cause strictement aucun préjudice.


y'en a...

  • Par caroline.legal le

qui disent bien "la doctoresse" alors tout naturellement ils disent l'avocate. et y a pas forcément du féminisme là dessous.

petite question : comment appelle-t-on un monsieur qui exerce le métier de sage-femme? sage-homme?

y a des mots qui sont excusivement masculins ou féminins c'est comme ça et y a pas de quoi se prendre le chou!


Comique

  • Par Kib le

Mon avocatE sera t-elle ma Maîtresse ? Cela pourrait-être cocasse.


Femme d'un avocat

  • Par Adeline le

Cher Maître (je ne dirai pas Chère Maîtresse, trop "osé").


Je viens de lire votre lettre à vos confrères misogynes (je ne sais pas de quand elle date) et je vous félicite. J'ai beau ne pas être une féministe pure et dure, une chienne de garde, je n'en oublie pas pour autant ce que les femmes ont enduré pour arriver à certains "privilèges" et encore, il y a du chemin à faire...


Mon mari est avocat et partagerait sans nul doute votre lettre. Il déteste, tout comme moi, cette arrogance et ce mépris pour l'étroitesse d'esprit de certains qui revendiquent haut et fort la masculinité de leur profession, quelle qu'elle soit d'ailleurs.


Certes, certains titres sont parfois un peu pédants à porter comme auteure, etc... mais, je comprends malgré tout ce besoin de devoir se hausser un peu plus sur nos talons pour ne pas faire oublier à ces messieurs que l'on existe et qu'ils ne seraient pas là sans ...eux (bien sûr) mais aussi sans nous... Cette tendance à l'oubli m'exaspère souvent...


Merci encore de rappeler que nous existons même si nous sommes différents, ni mieux, ni moins bien qu'eux.


Veuillez croire, Chère Avocate ;-), à mon respect le plus sincère.



Adeline Lemaire



PS : en mettant mon commentaire, j'ai cliqué sur "Vérification orthographique" et devinez le mot qu'il a souligné comme mal écrit ? "auteure". Mais bonne nouvelle, rien sur avocate...


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