sept.
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Prescription en droit du travail : ce qui change.

  • Par michele.bauer le
    (mis à jour le )
  • Dernier commentaire ajouté

Vous le savez, depuis le mois de juin 2008, les prescriptions ne sont plus les mêmes.


Petit rappel: la prescription est définie comme la consolidation d'une situation juridique par l'écoulement d'un délai. Elle peut être acquisitive si le délai a pour effet de faire acquérir un droit réel à celui qui en fait, l'exerce. Elle peut-être extinctive lorsqu'elle fait perdre un droit réel ou un droit personnel du fait de l'inaction prolongée du titulaire du droit.


En droit du travail, les prescriptions sont généralement extinctives, il faut agir dans un certain délai, sinon des droits à indemnisation peuvent être perdus.


Avant la loi du mois de juin 2008, une dualité de prescription existait, le salarié bénéficiait de 30 ans pour contester son licenciement entre autre et le salarié bénéficiait d'un délai de 5 ans pour réclamer des rappels de salaires.


Depuis la nouvelle loi, la prescription de 30 ans n'existe plus, désormais un salarié aura 5 ans pour contester un licenciement et demander des dommages et intérêts, un employeur bénéficiera du même délai pour contester une démission.


Le point de départ du délai de prescription est fixé au jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer (art 2224 du Code civil).


De même, la prescription pour les actions en discriminations passe à 5 ans, j'en ai parlé ICI.


A noter, mais ceci ne ressort pas de cette loi, le délai de contestation d'une rupture conventionnelle est de 1 an.


Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 33 Cours Pasteur- 33 000 BORDEAUX tél 05 47 74 51 50






4 commentaires

PV de l'inspecteur du travail

  • Par camille le

Bonjour,

Un inspecteur du travail a établi un PV à une entreprise qui avait embauché en CDD alors que le poste ne pouvait être qu'en CDI. Le procureur a classé l'affaire sans suite. Hors les prud'hommes ont requalifié le CDD en CDI, ont concidéré que le liceciement était sans cause réelle et sérieuse, que les heures supplémentares n'avaient pas été payées.....que les ponts devaient être payés, que la prime de précarité devant être de 10% et non de 6% ...


Dans ce cas, n'y at-il pas possibilité de faire ré-ouvrir le dossier par le procureur? Peut-on se porter partie civile et demander des domages et interets. merci


Pas de consultations gratuites sur ce Blog

  • Par michele.bauer le

voir ma page d'accueil


merci!


Etonnant car ce n'est pas ce que dit un autre article

  • Par lt54000@free.fr le

http://droit-finances.commentcamarche.net/faq/1550-rupture-du-contrat-de-travail-delais-de-prescription


Rupture du contrat de travail : délais de prescription


Dans le cadre de la contestation de la rupture du contrat de travail devant le juge prud'homal, la durée de la prescription est aujourd'hui hétérogène, en fonction, soit du type de contrat de travail, soit du type de rupture, soit de la nature du motif de la rupture, soit encore du caractère indemnitaire des sommes réclamées.

Il existe à ce jour trois durées de prescription en matière de rupture du contrat de travail (une, cinq et trente années).

La jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation a, ces dernières années, tendu à unifier le régime en se rapprochant des positions de la chambre civile ; en effet, le régime d'une grande partie des prescriptions applicables à la relation de travail est issu du droit civil, et notamment de l'article 2224 du code civil qui dispose d'une prescription quinquennale en matière des actions en paiement, et auquel renvoie l'article L. 3245-1 du code du travail dans sa rédaction issue de la loi n° 2008-531 du 17 juin 2008 portant réforme de la prescription en matière civile.

Pour ce qui concerne les autres demandes relatives à la rupture du contrat de travail (licenciement abusif et/ou irrégulier), conformément à l'article L. 1235-7 du code du travail, l'action par le salarié dans le cadre de son droit individuel à contester la régularité ou la validité d'un licenciement pour motif économique se prescrit par douze mois à compter de sa notification, mais ce délai ne lui est opposable que si la lettre de rupture le stipule expressément. Par application a contrario des articles précités, l'ensemble des sommes dues au titre d'une rupture du contrat de travail, comme, notamment, l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, l'indemnité de rupture abusive, mais également les documents afférents à cette rupture sont soumis à ce jour à la prescription trentenaire.


D'après une réponse ministérielle publiée au Jos du 2/10/2008



RE: Etonnant car ce n'est pas ce que dit un autre article

  • Par michele.bauer le

il y a des prescriptions générales et prescriptions spéciales qui dérogent aux textes, le billet est un billet général... en effet en matière de licenciement éco la prescription est plus courte, il faut donc être prudent, toujours vérifier si le texte général s'applique ou s'il n'existe pas un texte spécial qui déroge à la règle générale


donc: en général la prescription est de 5 ans et plus spécialement il existe des exeptions...


Cordialement


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