Qu'on fasse traiter ces dossiers par les juges consulaires.
Au Tribunal de commerce, ils n'ont plus rien à juger.
L'actualité en droit du travail
Comme chaque année, la rentrée solennelle du Conseil de Prud'hommes de Marseille est l'occasion d'obtenir de précieuses statistiques sur le fonctionnement de cette juridiction.
En premier lieu, force est de constater une fois de plus l'explosion du nombre d'affaire enregistrées auprès du Conseil : 6624 dossiers en 2011, contre 3984 en 2010.
Toutefois, plus de 3.000 de ces nouveaux dossiers concernent les seules affaires « Amiante ».
Mais ce qui saute le plus aux yeux, c'est cette tendance persistante (et malheureusement nationale) de constater que le nombre d'affaires renvoyées devant le juge départiteur ne cesse d'augmenter de façon très inquiétante.
C'est en effet l'intérêt même de la particularité de cette juridiction qui est aujourd'hui en danger et menacé : ainsi en 5 ans le nombre de départage a été triplé et une procédure, avec départage, dure aujourd'hui 29 mois à Marseille, soit plus de 4 ans en cas d‘appel !!!
Ceci est tout à fait inacceptable.
Comme l'a justement souligné le Procureur Dallest se pose désormais un problème de crédibilité et de légitimité et il faut impérativement que les conseillers prud'hommes « mettent fin à l'orgueil et aux conflits internes » en « trouvant vite les voies de la raison ».
Qu'on fasse traiter ces dossiers par les juges consulaires.
Au Tribunal de commerce, ils n'ont plus rien à juger.
Pourquoi ne pas commencer par creer une veritable pre-instance dans les entreprises, qui,sans priver l'employeur du droit de licencier, pourrait prevenir une bonne partie des conflits. Ou une pre-instance via Internet, une espece de tribunal /expertise virtuel qui servirait de médiateur... ou une pre-mediation par avocats obligatoire avant toute assignation... ou faire appel au benevolat pour les Prudhommes, aux retraités de la Justice et du syndicalisme... il y a plein de solutions... qui veut réellement peut facilement
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