juil.
23

rupture conventionnelle du CDI : publication des formulaires d'homologation par la DDTEFP

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le
    (mis à jour le )
  • Dernier commentaire ajouté

Le régime de la rupture conventionnelle du CDI a été organisé par la loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008 (article 5).

Vous pouvez lire un article sur la rupture conventionnelle des CDI sur ce blog (également sur le portage salarial, enfin officialisé par la loi de modernisation du marché du travail, même si le détail des mesures doit être fixé par un accord de branche, sous deux ans).


Le régime de la rupture conventionnelle prévoit un temps de négociation, un temps de réflexion (15 jours à compter de la signature) et un temps d'examen par la DDTEFP en vue d'une éventuelle homologation qui doit être délivrée sous quinze jours à compter de la réception de la convention et du formulaire type (le silence vaut acceptation).


L'arrêté du 18 juillet déterminant les formulaires d'homologation (pour les salariés protégés et pour les autres) a été publié au JO le 19 juillet (n° 51). Les premières demandes d'homologations vont pouvoir être déposées. les formulaires sont consultables sur le site www.legifrance.gouv.fr ou en cliquant ici (en annexe de l'arrêté).


Le formulaire réservé aux salariés non protégés comporte un cadre n° 4, qui fait état des motifs de refus d'homologation que la DDTEFP peut opposer, à savoir :

- le non respect des règles d'assistance (à noter que les parties ne peuvent pas être assistées par un avocat) ;

- une indemnité de rupture conventionnelle inférieure au minimum légal (hypothèse hautement improbable) ;

- le non-respect du délai de rétractation (ie. communication du formulaire à la DDTEFP avant les 15 jours de délai de rétractation : également improbable) ;

- l'absence de consentement libre (c'est probablement sur ce terrain que se tiendront les discussions).


Le formulaire réservé aux salariés protégés ne comporte pas ce cadre.


233 commentaires

Directeur Général

  • Par RICHARDSON le

Sur votre site, comme sur plusieurs sites, on trouve le formulaire pour la demande d'homologation. Par contre, existe-il un formulaire type de convention de rupture à signer entre l'employeur et le salarié? ou une liste d'informations à inclure?


Rédiger une convention de rupture

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le
    (mis à jour le )

Tout d'abord, je tiens à vous remercier de l'attention que vous voulez bien porter à mon blog.


Votre question met en lumière la principale difficulté du dispositif : il faut rédiger une convention écrite, qui n'est pas un protocole d'accord faisant suite à une transaction car il n'y a pas de litige entre les parties (donc exit la référence à l'article 2044 du Code civil).


Il me semble impératif de relire la loi qui fait état des éléments de fonds de la rupture conventionnelle :

- l'information du salarié : entretiens, assistance, contenu des discussions, information sur les délais (délai de rétractation, d'examen par la DDTEFP, de rupture du contrat) et la procédure de la rupture conventionnelle, information sur les conséquences de la rupture (rupture du contrat et possibilités de recours);

- montant de l'indemnité (minimum légal + montant négocié) ;


Il faut surtout insister sur la liberté du consentement du salarié (information complète, préalable à la prise de décision, cette dernière faisant suite à des consultations ; l'assistance du salarié est un élément déterminant permettant de supposer l'existence du consentement éclairé. A mon avis la seule référence à l'assistance ne peut suffire).


Et, comme toujours, faire simple et clair.


L'employeur peut il refuser une rupture conventionnelle?

  • Par janvion le

Souhaitant quitter mon emploi pour un autre, j'ai demandé à mon employeur de beneficier de ce typre de rupture(15ans d'ancienneté et + de 45h/semaine).

Il ne souhaite pas et m'indique que la demission ou le licenciement pour faute grave sont toujours d'actualité pour quitter l'entreprise.


Cette nouvelle loi est elle exclusivement reservée au employeur????


de la liberté de conclure ou non un contrat

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le
    (mis à jour le )

la rupture conventionnelle est un contrat (une convention) : chacun est libre de souhaiter le conclure ou non... Peut-être votre employeur connaît-il mal ce dispositif ; peut-être ne souhaite-t-il pas spécialement que vous partiez. Dans ce cas, la démission est la seule solution... A moins qu'il accepte de négocier votre départ (l'évocation de la faute grave paraît être un appel encourageant).

Là encore, il s'agit de liberté...


beaucoup de questions ...

  • Par Zouzou le

Bonjour, je souhaite quitté mon emploi pour un autre que j'ai déjà trouvé. J'aimerais savoir comment on calcule le montant de l'indemnité et qui la verse ? Si c'est l'assedic qui la verse, alors pour quel motif un employeur pourrait il refuser de réaliser une rupture conventionnelle ? Combien de temps peuvent prendre les démarches ? Et à quelle date avant la démission faut-il monter le dossier ? Pour quelle motif le DDTEFP peut il refuser un dossier ? L'ancienneté dans l'entreprise est elle prise en compte ?


venez me voir au cabinet

Bonjour,

Merci de l'attention que vous voulez bien porter à mon Blog et spécialement à l'article sur la désormais fameuse rupture conventionnelle, qui suscite décidément bien des questions...

Malheureusement, je ne peux vous répondre car mon Blog n'a pour seule vocation que de donner une information d'ordre général à ses lecteurs...

Je me tiens naturellement à votre disposition pour vous rencontrer et vous fournir les renseignements qui pourraient vous être utiles.

A bientôt, sur ce Blog ou au 4 rue Francisque Sarcey à Paris !


Indemnité et rupture conventionnelle: l'élément de trop!

  • Par Charlotte le

Bonjour,


je suis actuellement en "transition" professionnelle, c'est à dire que je me suis installée en libéral début 2008, en étant toujours salariée, le temps que l'activité libérale se mette en place. Le problème c'est que j'ai un rythme de travail infernale (un "presque" temps plein salarié chez 2 employeurs différents+libéral qui prend de plus en plus de place...), travail semaine+week end...

Cette nouvelle loi sur la rutpure conventionnelle est l'opportunité de quitter un de mes emplois salariés, et libérer un peu de temps pour pouvoir continuer le libéral un peu plus en paix...

Mon employeur est d'accord sur le principe, sauf sur celui de l'indemnité de rupture, dans mon cas 600 euros (une fortune, vous en conviendrez...), car c'est moi qui souhaite partir (je comprends d'ailleurs son point de vue... cette indemnité me paraît insensée dans le cas d'un accord amiable! Ce n'est pas un licenciement!). je lui ai proposé de lui signer un papier m'engagant à ne pas toucher cette somme, car mon souhait n'est pas de toucher de l'argent de mon employeur, mais d'être "autorisée" à partir, avec l'assurance de toucher un chômage partiel, le temps que le libéral se stabilise (pour le moment, je ne suis pas payée tous les mois par mon activité libérale, les paiements ne sont pas réguliers).

Mon employeur refuse, peur que j'aille aux prud'hommes! En dehors du fait que je n'ai aucune envie de me retourner contre lui, n'est-il pas couvert, à partir du moment où on signe un papier (un contrat en somme), dans lequel je l'assure que je ne souhaite pas toucher cette indemnité de départ? (Dans ce cas, l'indemnité figurera bien sur la convention de rupture, mais pas sur mon compte en banque).


Désolée pour la longueur du message, j'espère lire votre réponse bientôt!

Merci d'avance.


Et, là encore, nous parlons de liberté...

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le
    (mis à jour le )

Votre employeur est un homme libre : vous ne pouvez pas l'obliger à conclure une convention de rupture (voir mes commentaires précédents).


Il me paraît être également un homme prudent : soutenir dans un contrat obligatoirement soumis à l'homologation de la DDTEFP (inspection du travail) que l'on verse une indemnité obligatoire, alors que l'on double secrètement ledit contrat d'un accord dans lequel vous renonceriez à percevoir cette somme, paraît hautement risqué (beaucoup plus pour l'employeur que pour vous, d'ailleurs...).


De plus, il me semble qu'il pourrait être soutenu que la convention de rupture que vous envisagez, dont la cause pourrait être considéré comme frauduleuse (fraude à la loi sur les indemnités de chômage), serait nulle.


Il me paraît préférable d'envisager autre chose. Des solutions alternatives existent.


Bonne chance pour votre installation et bienvenue dans l'Aventure de la profession libérale !



rupture du cdi imposé à l amiable

  • Par zoups le

je suis actuellement en cdi depuis 4 ans et 10 mois en tant que assistant commercial.mon employeur m inpose une rupture a l amiable pour une somme a pleurer de 4 mois de salaire brute sinon licenciment pour raison personnel.Ce que je voudrais bien savoir et que si cette somme est raisonnable ou non,alors que je n ai commis aucune faute grave.Franchement je m attendai au minimum à 1 ans de salaire. Merci d avance de votre reponse,bonne soiree.


Liberté toujours...

Vous n'avez naturellement pas à accepter un accord qui ne vous convient pas.

Par ailleurs, compte tenu de votre ancienneté et à la condition que vous soyiez employé dans une entreprise de plus de 11 salariés, vous pouvez prétendre à au moins 6 mois de salaire brut (calculés sur la moyenne des 6 derniers mois) à titre de dommages intérêts dans l'hypohèse où votre licenciement serait reconnu sans cause réelle et sérieuse par un Conseil de Prud'hommes.


Quelle solution ?

  • Par Deudeuche le

Bonjour,


Je suis en CDI depuis 6 ans, j'aimerai me faire licencier à l'amiable, sans indemnités, juste avoir droit aux assedics dans un premier temps pour me retourner, ou avoir une rupture conventionnelle, mais mon employeur ne veut rien entendre, démissionner et ne rien toucher ou rester, mais je n'ai pas le choix et ne demande pas à partir de gaité de coeur, j'explique, mon père vient de décéder et j'hérite de la maison, sentimentale, je dois entretenir la maison, payer eau, EDF, gaz, impôts etc et moi je suis en location donc doubles frais, doubles factures et pas les moyens de subvenir à tout cela, de plus, mon lieu de travail sera à 260 km donc encore impossibilité, mon employeur sait tout cela, comprend mais ne veut pas me licencier pour autant, j'ai du chagrin et plein de factures à payer alors que faire SVP ?

Merci pour votre réponse

Cordialement

Deudeuche


DE LA DIFFICULTE DU CHOIX

La lecture des article et messages qui précèdent ont dû vous éclairer quant à votre situation qui vous tiraille entre la sphère professionnelle, incarnée par votre employeur, et la sphère personnelle ("sentimentale" selon votre expression).

Chacun a ses motivations, parfaitement justifiées et recevables, mais inconciliables.

La réponse n'appartient qu'à vous, le droit ne vous sera d'aucun secours en l'espèce, me semble-t-il.

A la lecture de votre message, il semble que le moment du choix (réfléchi, préparé, dont toutes les conséquences sont envisagées et assumées) n'est pas encore venu...

Bonne réflexion,


Motif de rupture conventionnelle?

  • Par bylou le

Bonjour,


Je travaille depuis 4 ans dans la même entreprise, tout se passait très bien jusqu'au mois de juin, période durant laquelle j'ai commis la seule et unique faute professionnelle. Suite à cela j'ai reçu un avertissement 2 mois et demi après l'entretien (délai légal 1 mois). Quoiqu'il en soit, le rapport de confiance s'est détérioré, l'ambiance également et ma motivation a littéralement chuté. J'ai donc fait part à mon employeur de mon souhait de nous séparer à l'amiable, en utilisant le mode de rupture conventionnelle, ce qu'il a accepté. Néanmoins, il stipule dans la convention que les motifs de rupture sont: suite à l'avertissement en date du... les parties ont décidé de se séparer. Ma question est la suivante: doit-on préciser les motifs de rupture ou non, dans la convention? cela me parait équivoque et j'ai peur que la Direction du travail n'homologue pas la rupture.

Merci pour vos précieux conseils.


la rupture conventionnelle ne met pas fin à un litige

Bonjour,

Un grand merci pour l'attention que vous voulez bien porter à cet article (et commentaires liés) et peut-être aux autres articles de ce Blog.


Je vous invite à consulter plus haut le commentaire intitulé "Rédiger une convention de rupture", qui rappelle les mentions obligatoires de la convention et que cette dernière, qui ne met pas fin à un litige, n'est pas une transaction.

Ainsi, votre intuition est bonne : la rédaction actuellement envisagée vicie le projet.

Faites plus léger, plus simple, insistez sur les négociations, les démarches entreprises pour éclairer votre consentement, sur le montant versé, sur les délais de recours et d'entrée en vigueur de la rupture, etc...

A vos plumes !


présence obligatoire penadnat l'homologation ?

  • Par nemo le

Bonjour Maître,

La convention est actuellement soumise à l'approbation de la DDTEFP. Mon emplyeur me propose de me dispenser de ma présence dans les bureaux en attendant la validation. Si j'accepte, ne me mets-je pas en "illégalité" , puis-je accepter en contrepartie d'une autorisation écrite de l'employeur ?

Merci de votre Réponse


Aucun problème, me semble-t-il

La dispense d'exécution du contrat que vous propose l'employeur ne me paraît pas poser de difficlté, à condition naturellement qu'il vous remette un document écrit.


preuve ecrite de l'entretien ? quelle indemnité de licenciement ?

  • Par emanuela le

Cher Maître,

j'ai une ancienneté de 3 ans et demi, on envisage avec mon employeur la rupture conventionnelle, maintenant la phase qui va suivre est celle de (ou des) l'entretien prealable assistée. D'abord, pourquoi la ou les entretien ? le fait d'en faire deux apporte plus de force au dossier ? pourquoi ce choix entre un événtuel entretien ou deux ? une ne suffirait pas ? d'autre part combien de temps avant l'envoi du formulaire ces entretiens doivent se tenir (calendrier precis ?) , et faut il fournir des écrits ésultant de ces entretiens ?

L'autre question est à combien j'ai droit en indemnité de licenciement compte tenu de mon ancienneté ?

je vous remercie d'avance

>E.


Objectif : s'assurer du lbre consentement de la partie la plus faible (ie. le salarié)

1. Vous pouvez consulter l'article que j'ai précédemment rédigé sur la rupture conventionnelle en cliquant ici

ainsi que les commentaires qui précèdent le vôtre notamment celui que j'ai intitulé "rédiger une convention de rupture".

L'objectif essentiel au cours de la rédaction de la convention est de mettre en évidence les démarches effectuées et les moyens mis en oeuvre pour permettre au salarié de décider en toute connaissance d ecause (avec un consentement dit "éclairé"). Des PV des entretiens pourraient être utilement dressés, éventuellement visés en annexe de la convention, pourquoi pas.


2. En ce qui concerne le calendrier : reportez-vous à l'article susvisé. l'envoi du formulaire peut être effectué dès signature.


3. En ce qui concerne l'indemnité : c'est au moins l'indemnité légale.



rupture de contrat

  • Par cannelle le

bonjour


je viens de lire votre blog et je me retrouve dans le cas de beaucoup de gens mais je n arrive pas a tout comprendre.


mon patron m a proposer une rupture de contrat a l amiable et je voudrais en savoir plus sur mes droits, actuellement je suis en congé maternité qui prends fin le 27 décembre, et je ne veux en aucun cas retourner au travail sachant que cette proposition date du mois de juin et que depuis nous n avons plus aucun contact.


on m a conseiller de lui faire un recommander en acceptant cette rupture et en lui réclament ce qu il me doit (congés payés), mais j ai un peu peur des represailles. en effet il est suivi avec un avocat mais moi je suis un peu perdu dans tout ca.


pourriez vous m aider


cannellejeanne@orange.fr


merci beaucoup d avance


rupture ou proposition de rupture illégale au cours de la grossesse

Bonjour,

Je répond très tardivement à votre message qui ne m'avait pas été signalé.

J'espère qu'il n'est pas trop tard.

La rupture ou la proposition de rupture est illégale au cours de la grossesse.

Il me semble que vous devriez rapidement prendre contact avec un avocat ou toute autre personne susceptible de faire le point sur vos droits et sur votre situation.


Consultante en recrutement

  • Par IENNY le

Bonjour,

Nous envisageons, mon employeur et moi même, d'un commun accord établi, de procéder à une rupture conventionnelle de mon contrat de travail... je n'ai pas prévu de me faire assister, nos relations étant très bonnes, j'ai toute confiance en mon employeur quand au fait que la décision sera prise de manière à ce que je ne sois pas laisée. Est-ce une erreur? cela pourrait-il nuire à l'homologation de la convention? Existe-il des situations qui pourraient supprimer ou limiter mes droits aux allocations chômage, sachant que je suis cadre?

Merci pour votre aide et vos réponses.

Bien cordialement


l'assistance, destinée à garantir la protection du salarié, n'est pas obligatoire

Vous n'êtes pas obligée de vous faire assister.

L'avocat de votre employeur n'a pas le driot d'être présent au(x) rendez-vous.

Il est important que la convention retrace les efforts fournis par l'employeur pour que vous receviez une parfaite information (c'est ce que contrôlera la D.D.T.E.F.P.

Si tel est le cas et que le montant de l'indemnité est correctement calculé, il ne devrait pas y avoir de problème et l'ASEEDIC prendra en charge votre dossier normalement.


Quel est l'intérêt pour un employeur d'accepter une rupture conventionnelle plutôt qu'une demission?

  • Par Loic le

Bonjour Marie-Emmanuelle,


Voyant que vous avez déjà eu beaucoup de questions concernant ce sujet, je vais m'évertuer à être bref dans ma demande :

- Je suis en CDI et je souhaite quitter mon emploi car je ne supporte plus de travailler avec mon patron.

J'ai eu connaissance de cette "rupture conventionnelle" aujourd'hui et, j'ai beau me documenter sur internet, je n'arrive pas à comprendre l'intérêt des patrons à accepter cette convention plutôt qu'une demission...


Pour une demission, il n'a pas d'indemnités à me verser alors que là c'est le cas...


Le mien est simple, en effet : des indemnités et un accès aux allocations chômage sans délai de carence !

Mais le sien, quel est-il ?


Merci d'avance pour votre réponse.

Loïc


A la recherche de l'intérêt des parties...

Bonjour Loïc,


Merci de l'intérêt que vous avez bien voulu porter à mon Blog et de votre question très pertinente.


Il me semble que vous avez mis le doigt sur une (l'une) des limites de ce dispositif.


Lorsque la demande de rupture conventionnelle du contrat de travail émane du salarié, l'intérêt de l'employeur est difficile à cerner et, d'ailleurs, nombre d'employeurs refusent de conclure une telle convention de rupture conventionnelle.


L'intérêt du salarié est, comme vous le soulignez très justement, évident : rupture rapide, non traumatisante ET allocations chômage.


Quid de l'intérêt de l'employeur, sachant qu'officiellement la rupture conventionnelle est exclusive de tout litige : certainement pas financier, puisqu'il doit payer une somme au moins égale à l'indemnité de licenciement, dont il faut rappeler qu'elle a doublé depuis juin 2008 (au moins 1/5 de mois par année d'ancienneté, sous condition) alors qu'avec une démission, il ne paye rien et est débarrassé d'un salarié, ce qui actuellement est particulièrement tentant.


Cependant, il peut trouver préférable de laisser partir rapidement, dans de bonnes conditions/relations, un salarié qui souhaite partir et qu'il ne pourra certes pas retenir, mais qui pourrait, en cas de refus, être un élément de dégradation des relations dans le service/l'entreprise.


L'employeur peut éventuellement, pour une raison ou une autre, alors qu'il existe pas de conflit ouvert ou de motif économique avoué de rupture du contrat, sans vouloir formuler de reproches (pour telle ou telle raison), trouver un intérêt à ce départ, qu'il pourra faciliter / hâter grâce à la rupture conventionnelle.


Enfin, la démission n'est pas sans risque pour l'employeur, puisqu'après sa démission, le salarié peut encore demander la requalification de la démission en licenciement sans cause réelle et sérieuse (pour voir mes articles sur le sujet, cliquez ici et ).


Voilà quelques idées du moment ; il y en a sans doute d'autres.


Tout cela reste très floue et me confirme que ce dispositif, présenté comme miraculeux, est une fausse-bonne idée.


A ce jour, à part un jugement d'un Conseil de Prud'hommes du mois d'octobre, qui ne restera pas dans les annales, il n'y a pas de jurisprudence et ainsi, les dangers et limites du système ne sont pas encore mis en évidence.


Pour élargir la réflexion, je vous invite à vous procurer le numéro 96 de Liaison Sociale de novembre 2008 qui a publié une enquête sur le dispositif (j'ai été interrogée par le journaliste), dont il ressort que de très nombreuses interrogations subsistent chez les professionnels, qui restent dans l'ensemble assez dubitatifs. Certaines DRH de grands groupes ont donné des instructions pour que le dispositif ne soit pas utilisé.


En conclusion, comme vous le suggérez, si vous souhaitez toujours utiliser la rupture conventionnelle, il vous faudra la rendre attractive pour votre employeur en lui démontrant, le cas échéant, que c'est pour lui une réelle opportunité.


Je ne doute pas que vous trouverez les éléments susceptibles de le convaincre !


Merci pour votre réponse !

  • Par Loïc le

Bonsoir Marie-Emmanuelle,


Merci d'avoir pris le temps de répondre à mon commentaire.

Je ne manquerais pas de vous faire connaître le résultat de ma tentative puisque je vais soumettre cette proposition à mon employeur demain...

Qui sait, aurais-je un peu de chance?!...


Cordialement

Loïc


rupture conventionnelle et bail locatif

  • Par Ced le

Bonjour,

je suis peut etre hors sujet, je m'en excuse d'avance...


Je viens de "faire" une rupture conventionnelle de mon CDI avec mon employeur, j'ai demander une reduction de préavis d'un mois pour mon bail locatif, en citant la loi du 6 juillet 1989, pour perte d'emploi. Mais mon agence immobiliere ne l'accepte pas..

Avez-vous une idée ? est-elle dans son droit ?


Merci pour votre attention

Cordialement


réduction du préavis du bail d'habitation en cas de perte d'emploi subie

L'article 15 I alinéa 2 de la loi du 6 juillet 1989 permet au locataire de limiter le préavis à un mois (au lieu de 3) en cas de perte d'emploi, dont la jurisprudence a précisé qu'elle devait être subie (c'est-à-dire, en gros, en cas de licenciement).

Je crains, malheureusement pour vous, que la rupture conventionnelle soit, par définition, l'exact contraire d'une perte d'emploi subie.


RE: réduction du préavis du bail d'habitation en cas de perte d'emploi subie

  • Par Fanfan37 le

Je suis désolé d'arrivée 1 an aprés cette discussion, mais j'ai aujourd'hui le même soucis, sauf que c'est mon employeur qui m'a proposé la rupture conventionnelle pour éviter le liscenciement.

Dans ces cas là, est ce que mon pré avis est réduit à 1 mois au lieu de 3 ?

Merci


licenciement abusif

  • Par Vanas le

Bonjour Maitre !

licencié en 2007; je souhaitrai produire les videos diffusées en justice qui est la mise en situation que j'ai subi de deux avenants au contrat de travail non respecté par l'employeur.

j'entends démontrer par différrents docs + videos ,l'initiative de l'employeur pour sa recherche d'intention de nuire.

2 ans se sont écoulé, mon dossier prudhom a été suspendu puis retiré pour permettre l'employeur de finalisé sa délocalisation.On m'a fait sous entendre que l'erreur qui a été commise à mon égard serai réparée; mais en vain.

merci de me répondre sur la production en justice des videos mise en ligne.(http://y.lachouri.free.fr)

Actuellement en recherche d'avocats pour cette dénonciation !

cordialement.

Bonne Année !


l'objectif du Blog est de donner des renseignements d'ordre général

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le

Bonjour, je vous remercie de l'attention que vous voulez bien porter à mon Blog dont je dois rappeler qu'il n'a pas pour objet de prodiguer des consultations en ligne.

En revanche, je suis à votre entière disposition pour évoquer votre dossier lors d'un rendez-vous.


rupture conventionnelle + licenciement

  • Par alain le

Bonjour,


J'ai 58 ans et 24 ans d'ancienneté.

La rupture conventionnelle a été signée le 19/12/08 envoyée par mon employeur à la DDTEFP le 05/01/09 avec départ envisagée le 15/03/09. Nous sommes en période d'homologation et le 16/01/09 mon employeur m'informe par un courrier remis en mains propres qu'il envisage une mesure de licenciement. Au regard de la gravité des faits reprochés (qui ne sont pas mentionnés) il notifie une mise à pied à titre conservatoire. J'ai rendez-vous le 26/01/09 pour l'entretien.


De plus il m'a indiqué qu'il avait adressé un courrier à la DDTEFP pour arrêter la procédure de rupture conventionnelle.

A t-il le droit de rompre la procédure en cours ?

Peut-il cumuler les procédures ?


Merci par avance.

Bien cordialement.



ça commence !

Cher Alain,


Tout d'abord, je vous remercie vivement de l'attention que vous avez bien voulu porter à mon Blog et de l'intéressante question que vous me soumettez.

Vous avez compris que nous sommes en période de "défrichage", car à ma connaissance, aucune décision judiciaire (sauf une, qui ne résistera pas à l'examen de la Cour d'appel) n'a été rendue à ce jour.


Dans votre affaire, comme vous l'indiquez très clairement, deux procédures, apparemment incompatibles, se chevauchent.


D'une part, la rupture conventionnelle : conclue le 16 décembre, le délai de rétractation de 15 jours calendaires, dont disposent chacune des parties, s'est achevé le 3 janvier 2009 : depuis cette date, les parties n'ont plus, me semble-t-il, la possibilité de se rétracter.

Ainsi, sous réserve de l'homologation par la DDTEFP (qui devrait intervenir vers le 27 janvier soit 15 jours ouvrables après la réception de la convention : vous avez reçu un accusé réception qui précise la date d'expiration du délai d'homologation), la convention produira ses effets, c'est-à-dire que le contrat sera rompu le 15 mars 2008.


D'ici-là, vous restez soumis au pouvoir de direction et au pouvoir disciplinaire de votre employeur, qui conserve donc la possibilité de vous licencier pour un motif disciplinaire.


Ainsi, il me semble, d'une part, que votre employeur, qui n'a pas fait usage de sa faculté de rétractation dans le délai imparti, n'est plus fondé à en faire usage et, d'autre part, que vous pouvez faire l'objet d'une procédure de licenciement pour motif disciplinaire entre aujourd'hui et le 15 mars 2009. Il est probable que votre employeur envisage un licenciement pour faute grave, qui peut seul justifier la mise à pied à titre conservatoire et lui évitera de payer le préavis et l'indemnité de licenciement ; ledit licenciement sera probablement prononcé avant le 15 mars.


Si vous saisissez le Conseil de Prud'hommes après le prononcé du licenciement, il devra d'abord examiner le bien-fondé du licenciement :

- s'il déclare le licenciement fondé : la procédure s'arrête-là et la rupture conventionnelle ne s'appliquera pas ;

- s'il déclare le licenciement non fondé, il faudra lui demander de constater que la rupture conventionnelle s'applique.


C'est un peu compliqué, j'en conviens.


Vous pouvez vous rassurer en vous disant qu'a priori, votre employeur part plutôt mal : justifier du bien-fondé d'une faute grave commise par un salarié de 58 ans ayant 24 ans d'ancienenté, sans difficulté dans l'exécution du contrat de travail, et après la conclusion d'un rupture conventionnelle, ne paraît pas chose facile ! Tout cela vous permettra peut-être de négocier encore mieux que vous ne l'imaginiez votre départ !


Rupture conventionelle et assurance perte d'emploi

  • Par JAN le

Bonjour,


je viens d'etablir un rupture conventionnelle avec mon patron,je suis propriétaire d'une maison avec laquelle j'ai souscrit une assurance perte d'emploi,mais la banque prendra t-elle en charge mes échéances??car le contrat stipule 'en cas de perte d'emploi' et c'est le cas.

Merci de votre réponse


définition de la perte d'emploi

Bonjour, je vous suggère de consulter votre contrat d'assurance, qui doit contenir un lexique (généralement au début du contrat). La notion de perte d'emploi devrait y être définie.


Ruture

  • Par JAN le

Merci d'avoir répondu si vite,

j'ai contracté mon prêt immobilier en 2006 et la rupture conventionnelle n'existait pas,je n'ai pas reçu non plus d'avenant au contrat excluant la rupture conventionnelle.y a t il déjà eu une jurisprudence a ce sujet??


Cordialement


définition de la perte d'emploi (suite)

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le

Cher JAN,

Lors de la conclusion de votre contrat, la rupture dite "conventionnelle" n'existait pas mais la rupture d'un commun accord a toujours existé (elle ne permettait pas au salarié d'avoir les indemnités de chômage).


PERTE D'EMPLOI

  • Par JAN le

Madame,


Sur le contrat la perte d'emploi stipule qu'il ne faut ni être demissionnaire ni être licencié pour faute grave,la rupture conventionnelle telle qu'elle est en vigueur depuis 2008 ne rentre donc pas dans ce cadre,il en resulte une perte d'emploi ouvrant droit aux indemnitées de chômage,donc une prise en charge des mensualités par la banque??


Merci


perte d'emploi - définition (ter)

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le

La rupture conventionnelle n'est ni une démission ni un licenciement pour faute grave.

Cela me semble tout bon pour vous !


rupture conventionnelle

  • Par ahmed le

bonjour,

le GAN refuse de prendre en charge les échéances pretextant que la rupture n'est pas un licenciement.

ci dessous ce qui n'est pas garantie:

demission volontaire

fin de cdd

licenciement non pris en charge par l'assedic

licenciement pour faute grave

c'est tous ce que j'ai trouvé sur le contrat

MERCI BEAUCOUP


rupture et assurance

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le

Il m'est difficile de vous donner un quelconque conseil valable dans la mesure où je n'ai pas pris connaissance de votre contrat.

Vous pouvez toujours écrire au GAN que la rupture conventionnelle n'est donc pas expressément exclue de la garantie.



rupture conventionnelle sans indemnités : est-ce possible ?

  • Par Anthony le

Je souhaite quitter mon emploi pour créer mon entreprise, j'ai donc négocié une rupture conventionnelle avec mon employeur.

Celui-ci est d'accord s'il n'est pas obligé de verser d'indemnités, ce qui me va très bien puisque la demande vient de moi.

Malheureusement l'absence d'indemnité une cause de refus de cette rupture pour la DDTE.


Comment peut-on procéder ?


pas de rupture sans indemnité

Il résulte de ce que vous indiquez que votre employeur est d'accord pour que vous démissionnez, mais pas pour conclure une rupture conventionnelle.

Il vous reste d'autres options, moins "conventionnelles" mais réellement efficaces pour partir de l'entreprise en ayant droit aux indemnités de chômage.



RE: pas de rupture sans indemnité

  • Par lentier annie le

bonjour,


je ne comprends pas bien votre réponse, "il vous reste d'autres solutions moins conventionnelles"

j'ai demandé une rupture conventionnelle à mon employeur (15 ans ancienneté) il traine pour répondre (1 mois) et me propose une inaptitude au poste, ce que je ne peux accepter car c'est faux. Est ce cela que vous évoquez !?

J'aimerai connaitre ces solutions moins conventionnelles

MErci pour votre aide


RE: pas de rupture sans indemnité

Bonjour,

Ce blog n'a pas pour vocation de donner des consultations en ligne.

Vous pouvez consulter un avocat si vous souhaitez avoir des conseils.


Comment calculer son indemnité dans le cadre d'une rupture conventionnelle

  • Par anibel le

Je suis actuellement Ingenieur technico commercial ou ingenieur Avant Vente avec 3 ans 1/2 d'ancienneté (36 ans une femme enceinte et un enfant) chez un editeur de logiciel informatique.


Contexte: la société est à l'equilibre en 2009 elle vient de racheter une autre société, ils ont egalement embaucher pas mal de personnes courant 2007,2008.


Mon employeur veut se séparer de mes services et donc me licencier pour des raisons soit disant economique (en fait je dirais peu importe la raison), il me

propose donc un licenciement type "rupture de contrat

conventionnelle".

Dans la mesure ou si je n'acceptais pas ce type de rupture on s'engagerait dans une procédure prud'homale à laquelle je suis certain de gagner, ma question est la suivante.


Afin d'argumenter et de determiner mon indemnité de départ, je me demande combien je serais susceptible de toucher au prud'homme ou en tout cas avoir

une idée,est ce entre 6 mois et 12 ou 12 et 18 ?

et combien couterait à l'entreprise une rutpure de contrat qui irait jusqu'au prud'hom?


Si vous aviez une idée à ces interrogations je vous en serait très reconnaissant.


Merci d'avance pour vos réponses


évaluation des risques

Cher Monsieur,

Si le licenciement est considéré sans cause réelle et sérieuse, l'employeur doit verser le préavis, l'indemnité compensatrice de congés payés, l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, outre les dommages intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Ces derniers sont au minimum de 6 mois pour un salarié ayant plus de 2 ans d'ancienneté dans une entreprise de 11 salariés et plus.

Généralement, ils ne dépassent pas un an, mais cela dépend de chaque dossier et de chaque juridiction.


D'égradations au sein d'une entreprise

  • Par ROSTAMI SHOURESH le

je suis embauché dans une entreprise de désamiantiage depuis sept 2008,lorsque nous faisions du deplacement ala semaine nous dormions a l'hotel au frais de mon patron, lorsque malencontreusement j'ai cassé le détecteur de fumée de ma chambre,quelque jours plus tard j'ai reçu un courrier de mon patron disant que j'avais déteriorée le materiel de l'hotel en etat d'ebriétè ce qui est faut ,et il ma également mis 3 jours a pieds,que j'ai fait bien entendu, 2 mois aprés les faits il veux me retirer 700euros de mon salaires a t'il le droits? sachant que c'est arrivée a l'hotel pendant le déplacement et que les frais d'hotel sont a la charges de l'entreprise.merci de me répondre car je suis inquiet.


Des sanctions disciplinaires

Cher Monsieur,

Le pouvoir disciplinaire de l'employeur est encadré :

- délai de prescription : 2 mois après la date à laquelle a été commise la faute ;

- interdiction de sanctionner des faits étrangers au travail, commis en-dehors du cadre du travail ;

- interdiction des sanctions pécuniaires ;

- interdiction des doubles sanctions.


Apparemment, votre employeur n'entend respecter aucune de ces règles.


remerciement

  • Par rostami shouresh le

Je vous remercie de me répondre aussi rapidement,je suis rassuré,recevez maitre bonafé mes sincére salutations.


Licenciement pour faute grave

  • Par Mathieu le

Maître,


Cadre et délégué du personnel cadre;


Après une rupture conventionnelle, confirmée par l'inspection du travail, peut on saisir le conseil des prud'homme pour des faits suivants :

* harcèlement (faits précédents la période de rupture)

* discrimination salariale (remontant à moins de 5 ans et faits précédents la rupture conventionnelle)

* rappel de salaire (période de mise à pied conservatoire précédant la date d'entretien du licenciement pour faute grave)


vous remerciant par avance pour vos eclaircissements.


Sincères salutations


la contestation des conditions d'exécution du contrat rompu conventionnellement

Bonsoir Mathieu,

Il est possible de saisir le Conseil de Prud'hommes pour obtenir réparation de préjudice subi du fait des conditions d'exécution du contrat de travail, même après la conclusion et l'homologation d'une rupture conventionnelle.

Naturellement, la contestation des conditions d'exécution du contrat (arriérés de salaire, harcèlement, ...) peut ne pas être neutre quant à la validité de la convention ; en tout cas, si cette dernière n'est pas remise en cause et dans la mesure où par définition, la rupture conventionnelle est exclusive de tout licenciement ou démission, cela indique que le salarié ne considère pas que les manquements de son employeur pouvaient justifier une rupture du contrat.

Vous parlez tout à la fois d'un licenciement pour faute grave et d'une rupture conventionnelle, dont il semble qu'elle a été utilisée pour mettre fin à un litige né du licenciement.

Il faudrait prendre connaissance de la convention pour pouvoir répondre à votre question.


RE: la contestation des conditions d'exécution et divers

  • Par oceane le

bonsoir maître,


pour commencer, je vous dirais merci. je suis actuellement en pourparler pour une rupture conventionnelle avec mon employeur (à son initiative), et comme je suis cadre autonome et que je ne connais pas la rupture, j'ai trouvé beaucoup de réponses à des détails dans votre blog en langage clair. Ca aide à comprendre et à avoir les bons arguments pour nos négociations. Alors encore merci.

Ceci dit, autant j'ai bien lu tout le blog, autant des questions restent en suspens et auraient besoin de clarté :

- en forfait jours, j'aurais des jours à récupérer pour dépassement de forfait, et il prétend pourvoir m'imposer de les prendre après la signature de la rupture, avant la fin de mon contrat, pour ne pas avoir à me les payer. Est-ce vrai ? malgré que je sois cadre autonome et donc libre de mon planning ?

- il est précisé dans l'art 1237 que "Le conseil de prud'hommes est seul compétent pour connaître des litiges concernant la convention, l'homologation ou le refus d'homologation. Tout autre recours contentieux ou administratif est exclu", est-ce que cela veut dire que je ne peux pas contester mon solde de tout compte dans les 12 mois qui suivent ? (si problème de congés payés, jours fériés, etc)

- autre question subsidiaire : pourriez-vous me renseigner comment je pourrais trouver des infos précises sur le décompte du forfait jours, les jours fériés doivent-ils être payés même pour la 1ère année pour correspondre au forfait de 217 jours ou sont-ils perdus ? (ce genre de détails importants).


je vous remercie d'avance pour vos précieuses réponses.


Est on prévenu de l'accepatation de notre rupture conventionnelle par l'adminstration ?

  • Par Annesophie le

Impossible de joindre qui que se soit aujourd'hui !!! Alors que je suis en ébullition !!!! Pour rester polie ! ;)


Face à votre professionnalisme et à votre suivie sur ce blog, je me permet également de vous poser quelques petites questions....


Suite à une rupture conventionnelle, mon contrat devait se terminer hier, soit le 28 janvier. Mais ma responsable n'était pas présente ds l'entreprise pour me remettre tous mes documents de fin de contrat....aujourd'hui j'arrive enfin à la joindre et j'apprend qu'il faut qu'elle "les" rappelle pour savoir...rappeller qui et pour savoir quoi ???? Normalement, si elle n'avait pas de nouvelle de l'administration, la rupture conventionnelle était bien établie et mon contrat s'arrêtait le 28 janvier !!!!!!

mais face à sa "bêtise" je me demande si tous le spapiers relatifs à cette ruprture ont bien été envoyés en temps et en heure....si elle ne m'a pas tout simplement menée en bateau...car, je n'ai aucun document prouvant que cette demande a été signée puisqu'elle m'a dit qu'elle en avait besoin...qu'elle me donnerait mes exemplaires plus tard....et à ce jour je ne les ai toujours pas en main !!!!! je panique.....et si la rupture conventionnelle n'avait pas été demandée ? ou si elle n'avait pas été acceptée ????? au jour d'aujourd'hui, et jusqu'à ce qu'on démèle cette histoire, je serais donc ds l'illégalité puisque je ne suis pas au travail !!!!!!!!!!!! alors, ai-je accès à la décision finale par une autre personne que mon employeur ???????


Merci par avance de votre réponse....


Patience + vigilance

Chère Anne-Sophie,

Cela ne m'étonne pas que vous n'ayez pu joindre la Direction Départementale du Travail aujourd'hui (pour cause de "jeudi noir") mais ça devrait s'arranger demain !

Ceci dit, je comprends que vous vous inquiétiez car, comme vous l'indiquez, vous n'aviez aucune raison de confier votre exemplaire de la convention à votre employeur.

Normalement, à réception du formulaire d'homologation par la DDT, un accusé réception est envoyé aux deux parties, qui indique la date à laquelle la Direction doit avoir fait connaître sa décision et au-delà de laquelle l'absence de décision expresse vaut acceptation (le silence vaut acceptation tacite).

ça c'est la version normale.

En pratique, je ne suis pas particulièrement étonnée que vous n'ayez rien reçu.

Retournez voir votre employeur dès demain, faite ce soir un mail (trace écrite) pour relancer l'affaire.

Je suis sûre que demain à la même heure vous serez tranquillisée ; à défaut, votre situation ne sera pas critique pour autant et vous aurez toutes sortes de possibilités pour arriver à vos fins...

Patience !


rupture conventionnelle après congé parental

  • Par nathalie le

Bonjour,

je dois reprendre mon travail le 2 mars 2009 et j'ai eu mon entretien de reprise ce jour le 30/01/09.La DRH m'annonce qu'elle envisage une rupture conventionnelle. je suis dans cette entreprise depuis le 1er juillet 1999(cdd puis cdi en janvier 2001) je ne suis pas contre l'idée de cet accord (j'ai 3 enfants en bas age) mais je ne sais pas trop quelles indemnités demander. Est ce que 12 mois de salaires c'est envisageable ?

MERCI de m'éclairer sur ce point. Je dois donner ma réponse dans 10 jours.

J'ai 38 ans et suis dans cette entreprise depuis 1999.


de l'indemnisation de la rupture conventionnelle utilisée en lieu et place du licenciement

Bonsoir Nathalie,


Votre question met une fois de plus en évidence que la rupture conventionnelle est utilisée en lieu et place du licenciement, alors que la loi précise qu'elle ne peut être ni un licenciement ni une démission.


Les entreprises ne semblent pas avoir réalisé qu'elles courent ainsi plus de risque qu'en licenciant et en transigeant.


Il est certain qu'une rupture conventionnelle dont l'objet est en réalité de déguiser un licenciement s'analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse.


Les dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse dus à un salarié ayant plus de 2 ans d'ancienneté dans une entreprise de plus de 11 salariés s'élèvent au moins à 6 mois de salaire. Généralement ils ne dépassent pas un an.


S'ajoutent évidemment les indemnités diverses dues à l'occasion de la rupture en application de la loi, de la convention collective ou du contrat.


divers

  • Par Pierre le

Maître

Tout d'abord, merci pour la qualité du blog afin de défricher le terrain avant de vous consulter sur nos dossiers.


2 questions ;


La période de R. C. peut elle être pris intégralement en jours de congés afin d'éviter d'être dans l'entreprise si le quota de jours (25 pour ma part) correspondrait au nbre de jours avant décision finale de l'inspecteur du travail ?.


Quelle influence sur la date de prise en compte des ASSEDICS ? Journées de carence au nombre de 7 dès la fin de R. C. si jours de congés tous pris.


Merci par avance pour vos premières réponses.


Cordialement


Pierre


congés, carence et rupture conventionnelle

Cher Pierre,


Après la signature de la convention de rupture et jusqu'à la fin du contrat (la convention prévoit la date de fin), le contrat se poursuit normalement : les congés peuvent être donc pris comme d'habitude.


Si les congés ne sont pas tous pris à la fin du contrat et qu'une indemnité compensatrice de congés payés est versée, l'ASSEDIC augmente d'autant le nombre de jours de carence (conversion de l'indemnité en jours de congés = jours de carence).


Plus avantageux côté employeur ?

  • Par Cynthia le

Bonjour,


Je m'interroge sur la rupture conventionnelle, car je ne vois pas trop quels arguments le salarié qui souhaite partir sans démissionner peut mettre en avant. L'employeur qui souhaite licencier rapidement peut proposer une indemnité conséquente en échange d'un préavis écourté, mais lorsque le départ du salarié pose problème à l'entreprise, ou tout simplement si l'employeur n'a pas envie de "faire une fleur", il y a quand même de fortes chances pour qu'il dise au salarié : tu veux partir mais tu veux toucher une indemnité + des allocs chômage ? Tu n'assumes pas de démissionner, l'entreprise n'a rien à y gagner. Donc si tu veux partir, tu démissionnes !


En clair, j'ai l'impression que c'est très intéressant et faisable quand c'est l'employeur qui prend l'initiative, que lorsque c'est le salarié. J'ai l'impression qu'il n'a rien pour argumenter. Quel est votre avis ? Avez-vous connu des cas où le salarié a pu argumenter ?


Merci d'avance pour votre réponse.


Bien cordialement,


A qui profite la rupture conventionnelle ?

Bonjour Cynthia,

Votre analyse paraît parfaitement réaliste. Loïc (commentaire du 8 janvier, ci-dessus) faisait le même constat. Je vous invite à consulter la réponse que je lui ai faite. Il est possible de trouver des arguments (au cas par cas), mais il est certain qu'ils sont moins évidents que ceux de l'employeur.


RE: A qui profite la rupture conventionnelle ?

  • Par diorinou le

pourriez-vous nous donner quelques idées d'arguments


départ volontaire

  • Par henri le

Bonjour Maitre,

Je suis salarié dans une entreprise de 13 personnes qui rencontre de graves difficultés. Un plan de licenciement va arriver dans les mois qui viennent( pour 4 à 5 personnes ) .

je souhaite en faire parti, hors les critères d'ordre de licenciement ne vont pas me permettre d'être licencié ( j'ai 51 ans, beaucoup d'ancienneté, deux enfants ....).

L'entreprise a t-elle obligation au préalable de faire apel aux départs volontaires

Si non, dans le cadre de ce futur plan puis je me porter volontaire ?

Si oui cet acte de volontariat prime t-il l'ordre du licenciement

Merci de votre lumière.


Il faut négocier

Cher Monsieur,

Vous pouvez faire part de votre souhait de partir dans le cadre du plan à votre employeur qui pourra en tenir compte. Peut-être que cela l'arrangera, mais il peut refuser. Vous pouvez aussi lui proposer un départ hors licenciement économique, ce qui peut l'arranger aussi (??).

Bref, il faut se parler, partager les points de vue et négocier.

Bon courage à vous,



demande de rupture et dépression

  • Par stanie le

Bonjour,


Je suis actuellement en contrat de professionnalisation (cdd de sept 2008 à aoùt 2010) et arrêtée pour dépression pendant 3 semaines. Je ne supporte plus les colères et réprimandes de ma chef (qui n'est pas ma tutrice ni dirigeante de la société) ainsi que le stress généré par ce travail. Mon directeur est d'accord pour que je parte car il ne veut pas que je sois en arrêt maladie à répétition, il m'a alors demandé de démissionner en disant: "je me suis renseigné et juridiquement la rupture a l'amiable n'est pas possible". J'ai donc peur qu'il refuse ma demande de rupture conventionnelle. S'il y a refus, doit-il expliquer les raisons du refus?


Merci maître pour votre blog et vos réponses.


Du refus de conclure une rupture cnventionnelle

Bonjour Stanie,

Votre employeur n'a pas à motiver son refus de négocier une rupture amiable ou "conventionnelle".

Il est tout simplement libre de négocier ou pas (regardez certains de mes commentaires précédents sur ce sujet).


Dans votre cas, vous indiquez arrêter de travailler en raison de l'attitude de votre chef, c'est-à-dire de l'employeur, qui n'exécute donc pas son contrat comme il le devrait.

Vous pouvez faire comprendre à votre employeur qu'il a tout intérêt à mettre fin à votre contrat, car vos conditions de travail sont gravement détériorées de son fait, ce qui pourrait le cas échéant, lui être reproché.


Vous pourriez aussi demander au Conseil de Prud'hommes de constater la résiliation de votre contrat de travail, qui s'analyserait, si elle était reconnue comme fondée, comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse.


Il existe plusieurs possibilités pour mettre fin à ce contrat dans des conditions conformes à votre intérêt et, éventuellement, conformes également à celui de votre employeur.

Je vous conseille néanmoins de vous faire assister.


mademoiselle

  • Par FOUCAULT le

Je suis employée en tant que secretaire administrative depuis 6ans dans une association politique . On me propose un licenciement conventionnelle : je travaille dans une bâtisse insalubre , des travaux doivent être entrepris et donc ne sachant que faire de ma personne et pour d'autres raisons dont je ne peux parler, tenue par une clause de réserve, il m'a été proposé cette solution. Est-ce que je peux prétendre à négocier également jusqu'à 12 mois de salaires étant donné que l'association comporte moins de 11 salariés? Mon contrat n'est que de 8h/semaine. Je ne vis pas bien du tout cette situation car je vois bien que l'on se sert de moi pour régler des conflits politiques internes.


Merci d'avance pour votre réponse

Cordialement


Prenez conseil auprès d'un professionnel du droit !

L'indemnité versée dans le cadre de la rupture conventionnelle est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement. Après, tout est question de négociation et, donc, de liberté, mais aussi de rapports de force.


Il manque des éléments pour vous répondre à votre question ; par exemple :

- Qu'elle est votre ancienneté ?

- Quel est le sort des autres salariés ?

- Est-ce que l'activité de l'association va se poursuivre pendant les travaux ?

Il paraît étrange que l'on vous propose une rupture conventionnelle pour un tel motif. Vous pourriez peut-être en profiter pour demander davantage que ce que vous pourriez a priori demander.

- Un reclassement n'est-il pas envisageable ?

- Quel est le statut/l'environnement de cette association ?

- Est-ce une émanation d'une collectivité locale ?

- Quel est votre parcours professionnel (détachement,...) ?

- ...


Il paraît souhaitable que vous soyiez assistée pour faire valoir au mieux vos intérêts.


rupture et depression suite

  • Par stanie le

Merci Marie-Emmanuelle pour toutes ces infos. Je suis allée à la direction departementale du travail qui me dit que la rupture conventionnelle n'existe pas pour un cdd il s'agit d'une rupture à l'amiable (donc pas droit aux assedic). Donc je suis bloquée, je n'ai plus qu'à espérer la rupture et vite retrouver un emploi, sinon je devrais retourner au travail et monter un dossier pour l'assignation. En tous cas, beaucoup de questions se posent autour des nouvelles ruptures de contrat car elles sont très ambiguës et même en étant assistée il est difficile de pas me tromper car mon avocat me dit blanc, la DDT me dit noir et entre tous les organismes auprès de qui je me suis renseignée, personne n'est d'accord (droits au chômage, pas droit, démission, pas démission...). Donc je respire et je me lance...

Merci beaucoup maître


Rupture du CDD anticipée possible, avec l'accord des parties

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le

Effectivement, j'ai répondu trop vite : la liste des cas de rupture anticipée du CDD est limitative (accord des parties, faute grave, force majeure, conclusion d'un CDI) et la rupture conventionnelle est réservée au CDI.

S'agisant d'une rupture amiable (et non "conventionnelle"), le salarié n'a pas droit aux ASSEDIC.


Il pourrait être utile de discuter avec le supérieur hiérarchique de la personne qui vous cause ces difficultés ; il lui appartient d'y mettre un terme.


Bon courage, ne renoncez pas,








rupture anticipée de cdd

  • Par stanie le

Merci pour votre réponse, j'ai peut-être effectivement d'autres options comme le licenciement pour absence injustifiée (faute grave) avec accord de l'employeur et alors peut-être prétendre aux assedic (information de mpn avocat) ce qui me surprend quelque peu. Est-ce vrai?


Merci maître et pardonnez-moi pour tous ces posts celui-ci cloturera mes demandes.


Bonne continuation et bravo pour votre blog et votre efficacité.


réducation préavis bail locatif après rupture conventionnelle

  • Par aurelie le

Bonjour Maître,


J'ai signé une rupture conventionnelle du contrat de travail et souhaite retournée travailler dans ma région d'origine (je n'ai, à l'heure actuelle pas retrouvé d'emploi et suis en attente d'être indémnisée par les Assedic).

Puis-je réduire mon prévais de bail locatif à un mois ? Y a t-il une jurisprudence sur cette question récente ?

Merci par avance pour votre réponse et bravo pour votre blog


rupture conventionnelle et préavis de bail

Chère Aurélie,

Ce point a déjà été abordée, dans des échanges avec Ced, aux alentours du 13 janvier 2009.

Je vous souhaite de trouver rapidement un emploi,


flou juridique

  • Par aurelie le

Merci beaucoup pour votre réactivité.

Néanmoins le flou juridique demeure sur cette question. La rupture conventionnelle n'est ni un licenciement, ni une démission.


RE- Mademoiselle

  • Par FOUCAULT le

Merci d'abord de bien avoir voulu répondre à mon mail.

Concernant mon ancienneté, là aussi problème : j'ai été embauchée en février 2003 par ce parti politique au niveau départemental , 1 an après dissolution de cette association mais rattachement à ce même parti près de la Région. Sur mon dernier bulletin de salaire il n'apparait que 60 mois d'ancienneté comme si cette première année ne comptait pas! Je n'ai pas eu de licenciement lors de la fusion par contre, ignorante des textes, on m'a refait signer un contrat de travail où il stipulait que j'étais embauchée par.... de la Région. En plus, sur mon 1er contrat mes congés étaient de l'ordre de 6semaines annuelles, sur le 2ème 5!! Je ne m'en suis rendue que dernièrement après recherche de divers documents en vue de mon licenciement. Une nouvelle comptable a été embauchée à la Région : résultat, congés payés à date de février 2009 restant à prendre 5 jours!!! J'ai signalé que cela ne fonctionnait pas en année civile, pas de nouvelles. Sinon au niveau départemental je suis la seule salariés, régional moins de 10. Lors des travaux il n'y aura pas d'activité au niveau du local de l'Association, mais le secrétariat sera certainement assuré bénévolement par des adhérents comme avant mon embauche.

Pas de reclassement envisageable, je travaille pour le local du parti et non pas pour les élus municipaux de ce même groupe. L'association relève de la loi 1901.

Je précise que j'ai toujours été en bons termes avec mes employeurs départementaux, je pense que l'on se sert de moi afin que je craque et que je porte mon cas aux prud'hommes et ce pour des réglements de compte internes.

Mon président m'a fait part que je devais recevoir un courrier cette semaine pour un premier entretien préalable.

Que dois-je faire? je me sens un peu perdue. Ma rémunération est de 330 euros brut par mois. J'élève seule 2 enfants.

Merci pour votre aide


Que faire quand ça devient compliqué ?

Il me semble que la réponse à votre question se trouve dans l'exposé relativement complexe qui la précède : vous devez prendre un avocat.


MADEMOISELLE

  • Par FOUCAULT le

Je crois avoir lu que lors d'un entretien préalable en vue d'un licenciement conventionnelle, on ne pouvait pas se faire assister d'un avocat? Par qui peut-on l'être?


assistance du salarié

Le salarié peut être assisté dans les mêmes conditions que pour un entretien préalable à un licenciement :

- s'il y a des institutions représentatives : un représentant du personnel ou tout autre salarié (même sans mandat)

- s'il n'y a pas d'institutions : une personne figurant sur la liste dressée par le Préfet (on la trouve en mairie)


Calcul des indemnités légales

  • Par Fanie le

Maître, bonjour,


Mon employeur et moi avons décidé de signer une rupture conventionelle à la fin de mon congé parental.

Le souci qu'il se pose, c'est qu'on ne sait pas comment calculer mes indemnités légales de licenciement, car pendant la période de référence (les 3 ou 12 derniers mois), j'étais en cpe.

Doit-on se baser sur une année moyenne ?

La contrat devrait prendre fin le 07 avril, ce qui me ferait 8 ans et 1 mois d'ancienneté.


Merci pour votre attention.


Fanie


De l'objet du Blog

Chère Madame,

Ce Blog a pour vocation de donner quelques informations d'ordre général ; il ne s'agit pas de donner des consultations en ligne.

Aussi, je vous propose de suggérer à votre employeur de consulter un avocat.


RUPTURE CONVENTIONNELLE SUITE A CONGE PARENTAL

  • Par SYLVIE S. le

Bonjour,

Tout d'abord merci de m'être à notre disposition votre savoir.

J esuis actuellement en congé parental jusqu'au 31 mars 2009. Je viens d'avoir un entretien, pour ma reprise, avec ma responsable. Celle-ci m'a signalé que si elle avait le choix elle ne me reprendrai pas mais qu'elle y étais obligée suite à un congé parental. De plus, elle m'a dit qu'elle aurait pu me licencier pour faute grave pendant mon congé parental car j'ai versé trop à l'URSSAF (erreur de calcul pour la loi Fillon, je ne l'ai pas appliqué à toutes les payes), suite à un contrôle ils ont été remboursé. Elle trouve qu'avant mon départ je n'étais plus autant impliquée dans mon travail. Donc je dois reprendre le 01 avril 2009, or la date réelle devrait être le 21/04/2009 (mon fils est né le 20/04/2003), mais elle ne veut rien savoir.

Bref, elle ne veut plus de moi et moi je n'ai pas envie de reprendre dans une société où j'ai 15 ans d'ancienneté et ou n'a plus confiance en moi.

Voici ma question puis-je lui demander de faire une ruprute conventionnelle suite à mon congé parental sans qu'il n'y ait de reprise et si oui à quelle date doit avoir lieu l'entretien signifiant la rupture.

Une autre question, est-ce vrai qu'elle aurait pu me licencier pendant mon conge parental pour faute grave ?

Merci d'avance pour votre réponse que j'attends avec impatience avant de recontacter ma responsable.

Sylvie


Lettre de rétractation suite à une rupture conventionnelle d'un CDI

  • Par anne-marie le

Bonjour Maitre et merci pour votre blog.

Mon fils vient de signer une rupture conventionnelle sous la pression de son employeur et d'un autre réponsable...lui était seule et ne savait pas qu'il pouvait se faire assister.

Mon fils veut se rétracter, j'ai compris qu'il fallait le faire auprès de son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception, faut-il en envoyer une copie à la Direction du Travail ?

Quels sont les mots clés dans la lettre de rétractation ?

Merci d'avance


Comment se rétracter après la conclusion d'une convention de rupture

La rétractation peut être faite sous 15 jours par lettre recommandée avec accusé de réception envoyée à l'employeur.

Il faut écrire que l'on ne veut pas donner suite au projet, que l'on se rétracte, que l'on renonce... Peu importe le smots, il faut juste dire clairement qu'on l'on souhaite tout arrêter.

Il n'est pas nécessaire d'expliquer les motifs de la rétractation.

Cependant, si le motif de la rétractation est que la convention de rupture avait été conclue sous la pression, il peut être préférable de l'écrire (pour s'en servir éventuellement plus tard).

Il faut également comprendre que faire état de tels motifs aura des conséquences sur les relations avec l'employeur.


rupture conventionnelle suite congé parental

  • Par eve le

Bonjour maître,

je suis actuellement en congé parental et je souhaite au terme des 6 mois rémunérés par la caf signer une rupture conventionnelle avec mon employeur. Nous étions d'accord sur ce choix étant donné que je suis en CDI. Mais depuis que mon employeur a appris mon déménagement, elle m'annonce que ce ne sera pas possible car je serais dans l'obligation de revenir travailler 1 mois (1préavis je suppose).

Je la suspecte de me mettre des bâtons dans les roues car elle a appris mon déménagement par quelqu'un d'autre. Comment me conseillez vous de négocier? Et que pensez vous de sa réponse?


Pas de consultation en ligne

  • Par marie-emmanuelle.bonafe le
    (mis à jour le )

Chère Eve,

Le Blog n'a pas pour objet de délivrer des consultations en ligne. Je ne réponds qu'aux questions qui peuvent avoir un intérêt général par rapport au sujet traité.

je suis naturellement à votre disposition pour vous donner des conseils dans lecadre d'une consultation à mon cabinet.


Rupture conventionnelle apres congé maternité

  • Par mignien le

Bonjour,


Peut on faire ce contrat apres au retour de congé maternité et lancé la procedure pendant le congé.Faut il reprendre le travail pendant la procédure ?


Merci


Interdiction de rupture du contrat de travail d'une femme enceinte

L'article L. 1225-4 du Code du travail interdit à l'employeur de rompre le contrat de travail d'une femme enceinte (grossesse médicalement constatée), pendant la période de suspension et jusqu'à un délai d'un mois après la fin de ladite période.


Toute rupture prononcée dans de telles conditions est nulle, avec réintégration obligatoire, paiement des salaires de la rupture à la réintégration effective, éventuellement dommages intérêts, amendes (prévue par le Code du travail) et sanctions pénales (3 ans d'emprisonnement max., 45.000 Euros d'amende max.).


En ce qui concerne les discussions sur la rupture pendant la période de grossesse et immédiatement après l'accouchement avec une rupture prévue postérieurement : le fondement du texte susvisé est la protection absolue de la salariée, considérée comme particulièrement faible pendant cette période.


Ce faisant, cela ne paraît pas une bonne idée, de la part d'un employeur, de mener directement avec sa salariée des discussions sur la rupture, fût-elle conventionnelle, au cours de cette période.


Pas de conclusion d'une rupture conventionnelle avec une femme enceinte

Une circulaire DGT n° 2009-04 du 17 mars 2009 vient de préciser qu'il est interdit de conclure une rupture conventionnelle avec une femme enceinte et pendant toute la période de protection.


RE: Pas de conclusion d'une rupture conventionnelle avec une femme enceinte

  • Par lydie le

Est-ce que cette période concerne également les 4 semaines après la reprise du travail?

Merci de votre réponse!


RE: Pas de conclusion d'une rupture conventionnelle avec une femme enceinte

  • Par Mira le

Bonjour,

Je me permets de vous relancer car le sujet m'interesse étant moi même enceinte et souhaitant conclure une rupture conventionnelle. J'ai lu le circulaire DGT 2009-04 du 17 mars 2009, et j'ai eu l'impression que l'interdiction concernait uniquement la période du congé de maternité et pas forcément l'ensemble de la grossesse ...mais je ne suis pas du tout du métier donc je n'ai peut être pas tout compris !? Est-ce que la rupture est possible si elle émane du salarié et non de l'employeur ? Merci beaucoup !!!


le préavis

  • Par locquet evelyne le

maitre,


après des accords pour une rupture conventionnelle mon employeur me prévise que le préavis est de "0" pas de paiement de prévu je ne trouve cependant aucun texte qui me démontre ses dires. comment faire pour me renseigner de façon précise.


Du préavis en cas de rupture conventionnelle

Le préavis n'est prévu par le Code du travail qu'en cas de démission, de licenciement ou de départ en retraite.


En dehors du Code du travail, il faut consulter la convention collective, les accords d'entreprise et, enfin, le contrat de travail.


La rupture conventionnelle n'est ni une démission ni un licenciement.


L'exécution d'un éventuel préavis n'est pas imposée par la loi ou le Code du travail et dépend donc de ce que prévoient :

- la convention collective ;

- les accords d'entreprise ;

- le contrat de travail ;

- la convention elle-même.


Il m'est donc impossible de répondre à votre question de façon précise, tant les éléments à prendre en compte sont nombreux ; il n'y a pas une seule réponse applicable à toutes les ruptures conventionnelles.


Préavis et rupture conventionnelle

Le préavis n'est prévu par le Code du travail qu'en cas de démission, de licenciement ou de départ en retraite.


En dehors du Code du travail, il faut consulter la convention collective, les accords d'entreprise et, enfin, le contrat de travail.


La rupture conventionnelle n'est ni une démission ni un licenciement.

L'exécution d'un éventuel préavis n'est pas imposée par la loi ou le Code du travail et dépend donc de ce que prévoient :

- la convention collective ;

- les accords d'entreprise ;

- le contrat de travail ;

- la convention elle-même.


Il m'est donc impossible de répondre à votre question de façon précise, tant les éléments à prendre en compte sont nombreux ; il n'y a pas une seule réponse applicable à toutes les ruptures conventionnelles.


carence indemnité rupture ASSEDIC

  • Par sebastien le

Bonjour Maître

Encore merci d'ouvrir un blog sur ce sujet afin d'être éclairer sur certains sujets et prendre le temps de nous guider, bien que chaque cas est différent et demande un approfondissmeent.


Bref, la question : L'indemnité versée lors d'une R.C. est -elle connue des services ASSEDIC ?

D'ou une question liée : si OUI , elle doit donc entrer dans le calcul de la date du premier jour d'indemnisation donc être prise en compte dans le délai de "carence indemnité rupture" (soit maxi 75 jours) ?


merci par avance. Cordialement. Sébastien


délai de carence du paiment de l'ARE après une rupture conventionnelle

Bonsoir Sébastien,


Je vous remercie châleureusement de vos commentaires sur mon Blog, dont je me réjouis qu'il puisse être utile.


En ce qui concerne votre question, effectivement, les indemnités versées à l'occasion de la rupture conventionnelle doivent figurer sur l'attestation ASSEDIC dans la case "Total des sommes ou indemnités légales, conventionnelles ou transactionnelles inhérentes à la rupture", dont la formulation générale ne me paraît laisser aucun doute sur ce point.


En conséquence, l'indemnité entrera dans le calcul du délai de carence spécifique dont vous soulignez à juste titre qu'il ne peut excéder 75 jours.


A ce délai s'ajoute celui du différé d'indemnisation calculé sur le montant de l'indemnité compensatrice de congés payés ("différé congés payés").


Enfin, l'ASSEDIC débute le paiement après l'expiration d'un délai d'attente de 7 jours.


délai de carence

  • Par Sébastien le

Bonjour,

Merci pour votre réponse aussi rapide.

Dans l'objectif de limiter la durée de carence (maxi 75j), pouvons nous négocier avec l'employeur un montant minimal sur le dossier RC et un accord en parallèle (avec un montant maxi) qui ne figurerait pas sur le relevé du solde de tous comptes.


merci par avance.


Cdt

Sébastien


Toutes les sommes versées sont déclarées

Toutes les sommes versées à l'occasion de la rupture, quelle que soit leur nature et le moment de leur versement doivent être déclarées au Pôle Emploi. Donc, si elles sont versées après que l'attestation ASSEDIC a été remplie, une déclaration complémentaire sera faite.

C'est assez logique : la "ruse" serait un peu trop facile, non ?


régime fiscal de la RC

  • Par sébastien le

Bonjour,

et une dernière question:

quel est le régime fiscal de l'indemnité de RC pour l'entreprise ? (exonération de charges...)

Cordialement

Sébastien


Traitement fiscal et social

Les charges fiscales et sociales sont les mêmes que pour les autres indemnités de rupture, c'est-à-dire que le principe est l'assujettissement et l'exception (qui concerne la grande majorité des indemnités de rupture) est l'exonération, totale ou partielle, selon les cas.


quelle solution pour partir sans indemnité

  • Par julie le

Bonjour,


merci pour votre blog, il est très instructif !


Y a t-il une solution pour se faire licencier ou négocier une rupture conventionnelle (qui donne donc droit aux assedics pour l'employé) sans pour autant obliger l'employeur à verser des indemnités ?

En effet, que vouliez-vous dire dans votre commentaire du 23/01/09 par

"Il vous reste d'autres options, moins "conventionnelles" mais réellement efficaces pour partir de l'entreprise en ayant droit aux indemnités de chômage."

Merci d'avance,


Cordialement,


licenciement sans indemnité

La seule façon pour l'employeur de licencier un salarié sans lui payer l'indemnité de licenciement ni le préavis est de le licencier pour faute grave.

Le salarié conserve cependant ses droits aux allocations chômage.


licenciement sans indemnités

  • Par marie-emmanuelle Bonafé le

(Les réponses aux commentaires ne s'intègrent pas toujours au bon endroit. Je les recopie donc):


La seule façon pour l'employeur de licencier un salarié sans lui payer l'indemnité de licenciement ni le préavis est de le licencier pour faute grave.



Le salarié conserve cependant ses droits aux allocations chômage.



licenciement pour faite grave

  • Par julie le

Merci pour votre réponse rapide.

Etre licencier pour faute grave peut-il porter préjudice à l'employé ? (dans le cadre d'un nouvel emploi, dans son dossier, pour le chomage etc).



L'objet du Blog : des informations d'ordre général

Bonjour,

Mon Blog a pour seul objet de donner des réponse d'ordre général ; je ne peux pas vous répondre de façon précise, sauf si cela peut constituer un éclairage nouveau et pouvant intéresser le plus grand nombre des lecteurs.

Par ailleurs, j'ai précédemment donné des éléments de réponse à vos questions.

Merci de votre attention,


negocier les indemnites

  • Par alita le

bonjour maitre,

tout d'abord merci pour ce blog qui est bien utile!

j'ai lu tout les commentaires qui m'ont bien renseignee.par contre j'ai une question:

je suis actuellement en conge parental juqu'au 31aout et je travaille depuis 2003 dans un cabinet dentaire(il y'a donc 1salariee:moi meme,et celle qui me remplace actuellement)

je voulais a la base demissionner car j'envisage de me reconvertir professionnellement en septembre mais au final j'ai entendu parler de la rupture conventionnelle et je lui en ai parle.il serait ok pour la rupture car ca l'arrange aussi que je ne revienne plus(car ma motivation a diminue depuis quelques annees et il voudrait embaucher une apprentie)mais il voudrait payer le moins d'indemnite possible.puis je negocier mes indemnites sachant que le nombre de salaries est inferieur a 11salaries?ayant 6ans d'anciennetes,a combien de mois de salaire puis je pretendre?merci pour votre reponse maitre.


Informations générales

Bonjour Alita,

Ainsi que je l'indiquais à Julie, mon Blog a pour seul objet de donner des réponse d'ordre général ; je ne peux pas vous répondre de façon précise, sauf si cela peut constituer un éclairage nouveau et pouvant intéresser le plus grand nombre des lecteurs.

Par ailleurs, j'ai précédemment donné des éléments de réponse à vos questions.

Merci de votre attention,


delai mise en place rupture conventionnelle

  • Par lyne le

j'ai fait part à mon service du personnel de ma demande de rupture conventionnelle depuis une semaine déjà et j'ai demandé ce matin ce qu'il en était , on m'annonce une réponse seulement dans une semaine. est-ce normal de faire trainer ma demande , dois-je en parler au délégués du personnel .

la situation comme dans beaucoup d'entreprise actuellement est difficile , nous sommes contraintes à faire un jour de chomage partiel par semaine, il y a deux assisantes qui vont revenir l'une d'une opération cardiaque et la seconde d'une formation fongécif. Nous seront beaucoup trop nombreuses pour la charge de travail.

Pour des raisons personnelles je voudrais quitter cette société après 14 ans de bons et loyaux service. je pense que mon départ devrait arranger tout le monde mais je ne veux pas démissionner , je souhaite avoir droit au chomage et avoir une prime de licenciement.

de plus il y a un mois on m'a remis un avertissement sur des faits remontants à deux ans (des erreurs qui ont été réparées ensuite..) l'ambiance s'est un peu dégradée

je souhaiterai que cette situation se dénoue très vite car le moral baisse vraiment, malgré ma conscience professionnelle et les bonnes notes obtenues dans toutes mes évalutation jusq'au mois dernier.

une rupture conventionnelle devrait arranger les deux parties

qu'en pensez-vous ?

les plans de licenciement avec Convention de conversion coutent beaucoup plus cher à l'employeur .

merci par avance maitre de votre réponse

sincèes salutations


Pas de consultation en ligne...

Bonjour Lyne,

Ainsi que je l'indiquais précédememnt à Julie à Alita, mon Blog a pour seul objet de donner des réponse d'ordre général ; je ne peux pas vous répondre de façon précise, sauf si cela peut constituer un éclairage nouveau et pouvant intéresser le plus grand nombre des lecteurs.

Par ailleurs, j'ai précédemment donné des éléments de réponse à vos questions.

Merci de votre attention,


rupture conventionnelle et préavis de bail

  • Par chantal le

je pense que le preavis est de 1 mois pour preavis bail voir ce lien :

http://admin.anil.org/servlet/anil.document.DocVoir?id_appli=8&id_categ=105&id_scateg=423&id=1710&inter=1


preavis bail

  • Par chantal le


Maître,

pouvez vous confirmer cette info de preavis de 1 mois


préavis de bail

Chantal,

J'ai déjà répondu plusieurs fois à cette question. Je vous invite à consulter ces commentaires.


La rupture conventionnelle n'est pas parvenu a la DDT

  • Par Jo le

Bonjour,


Etant en arret maladie, suite à une degradation des condition de travail aprés avoir convenu d'une rupture conventionnelle, j'apprends que mon employeur n'a pas envoyé la convention pour etre homologuer.

Pourtant, il n'a pas envoyé de courrier signifiant sa ratractation, mais plus par mesure de mechanceté, il s'est permis de tout interrompre.


Quel recours me reste il, puisque le delai d'homologation est depassé? mon contrat aurait du se terminer la semaine derniere d'aprés la convention!


pas de délai pour envoyer la demande d'homologation

Bonsoir Jo,

Il n'existe pas de délai spécifique maximum pour envoyer la demande d'homologation à la DDTEFP.

Il n'existe qu'un délai minimum: envoi au minimum le lendemain de l'expiration du jour délai de rétractation (qui est de 15 jours calendaires à compter de la signature).

La loi ne dit pas qui doit l'envoyer: se sera donc le plus diligent (l'employeur ou le salarié) qui l'enverra, de préférence en LRAR, mais ce n'est pas obligatoire.

A noter que la convention peut spécifier qui enverra la demande d'homologation.

Il me semeble donc que vous n'avez plus qu'à aller à la Poste pour résoudre vos difficultés.


RE: pas de délai pour envoyer la demande d'homologation

  • Par jessy le

bonjour,


suite à la conclusion d'une rupture, mon employeur me maintient que la demande d'homologation à envoyer à la DDTEFP est à envoyer par l'employeur et non le salarié, et ce le jour de la date de fin du délai de rétraction, ni avant ni après, sous peine de refus de la demande. est-ce possible ? cela me parait abusif ? suffit-il de si peu pour que la rupture soit refusée ? de plus ne serait-ce pas plutôt le lendemain de cette date qu'il faille l'enoyer ?

merci