J'étais en troisième année de droit. C'était au beau milieu des années 70, pendant un repas de famille élargi, à la mode corse.
Un général que je voyais pour la seule fois de ma vie s'était emparé de la conversation qu'il dirigeait avec l'autorité propre à sa fonction. Il avait attaqué la question du rôle de la femme dans la société et mitraillait quasiment l'assistance d'une série de vérités plus vraies que la vérité révélée : « la femme est faite pour seconder son mari et élever ses enfants... » « Les seuls métiers que peut exercer une femme : institutrice, infirmière ou ... femme au foyer...» J'en passe et même des pires.
A cette époque, le sujet aurait pu transformer en champ de bataille la plus aimable réunion familiale. Moi, je pensais que si je devais livrer des combats, ce serait plus tard et en faveur de causes plus concrètes. Je m'appliquais à rassembler les miettes de pains éparpillées sur la nappe pour composer des paysages plus ou moins probables dans lesquels mes pensées vagabondaient suivant de mystérieux itinéraires.
Un de mes cousins me cita en exemple : je voulais devenir avocat.
« Et vous voulez être avocat d'affaires ou avocat d'assises? » me lança-t-il d'un ton mi condescendant mi goguenard.
« Ni l'un, ni l'autre. Je veux être avocat des gens. »
Notre général interloqué me regarda un instant avec mépris et se désintéressa de moi illico, ce qui me permit de reprendre le cours de mes rêveries.
Pourquoi, plus de trente ans après, cette anecdote surgit-elle du fond de ma mémoire ?
Sans doute parce que ma réponse n'était pas seulement une boutade.
Je me suis toujours efforcée de défendre les plus démunis et les plus fragiles, face à de plus puissants qu'eux. Les victimes d'accidents ou d'infractions pour obtenir leur indemnisation, les salariés licenciés sans motif valable après des années de bons et loyaux services, les locataires en difficulté financière menacés d'expulsion, Les assurés dont les compagnies refusent d'exécuter les contrats sous de mauvais prétextes... Je privilégie les relations de confiance et d'estime réciproque avec mes clients.
J'exerce ma profession à titre individuel et partage des locaux avec un confrère.
J'appartiens à l'A.S.M.A.J. (association de soutien à la médiation et aux antennes juridique) qui dans le cadre du programme d'accès au droit mis en place par le département des Bouches du Rhône, organise des médiations et des séances de consultations gratuites au sein des « antennes juridiques » réparties dans les quartiers les plus défavorisés de Marseille et à Aubagne et La Ciotat.
Je suis spécialiste en droit des personnes et en droit pénal, mes domaines d'activité privilégiés sont les suivants :
- Réparation du préjudice corporel
- Indemnisation des victimes d'infractions
- Difficultés relatives à l'exécution des contrats d'assurances (notamment les complémentaires maladies ou les assurances des crédits)
- Nullité des contrats d'assurance
- Baux d'habitation
- Licenciement
- droit de la famille
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