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Il est un paradoxe étonnant en droit des étrangers qui veut que le partenaire de PACS ou le conjoint d'un ressortissant communautaire sera, bien souvent en France, mieux logé que le conjoint de ressortissant français.
Un paradoxe bien de chez nous, comme nos gouvernants les aiment, pour, en toute discrétion, ôter encore des droits aux sans voix.
Autrefois le mariage avec un Français était considéré comme une forme d'établissement en France, de lien avec la communauté nationale.
Mais le danger du "mariage blanc" et la nécessité de lutter contre sont apparus dans le langage politique. Le mariage blanc fait peur, il inquiète, se répand et finalement menacerait toute la communauté nationale.
Peu importe que les mariages blancs soient très largement minoritaires. Peu importe qu'en fait ce sont les mariages mixtes qui semblent déranger contre toute attente.
Peu importe que ces couples qui souhaitent s'unir créent véritablement des familles, attestent d'une communauté de vie et fassent montre le plus souvent d'une volonté sincère de s'unir.
Peu importe tout cela. Le conjoint de Français qui ne dispose pas aujourd'hui du fameux "visa long séjour" dont se gargarisent tous les agents d'accueil des préfectures n'ira pas bien loin. Sauf... Sauf à être conseillé et a connaître la disposition qui lui permet, en cas d'entrée régulière sur le territoire et de plus de six mois de communauté de vie, de présenter sa demande de titre et de visa conjointement à l'autorité préfectorale qui formulera la demande de visa auprès des autorités consulaires françaises dans le pays d'origine.
Pour les autres, entrés illégalement, il s'agira d'être patients, de réunir les pièces, de faire des enfants, pour qu'enfin un droit à la vie familiale et à l'intérêt supérieur de l'enfant éventuel leur soit reconnu, souvent devant le juge.
Cela alors qu'un an de PACS et de vie commune ouvrent aujourd'hui en pratique le droit à un titre de séjour. Cela alors que de la même manière le conjoint d'un ressortissant comunautaire sera bien fondé à se voir délivrer un titre de séjour.
C'est tout le peu de valeur encore consacré au mariage avec un conjoint français.

