C'est en voyant les Guignols sur Canal + ce week end que je me suis dit, après avoir bien rigolé sur un sketch mettant aux prises PPDA et John RAMBO parlant de Jean-Pierre TREIBER, que je me suis donc dit : "Bein oui, tout de même, quelle épopée...".
Loin de moi l'idée d'héroïser Jean-Pierre TREIBER et, certes, on espère qu'on l'attrapera un jour ou l'autre, car force doit rester à la Loi.
Il n'empêche, notre esprit frondeur et gaulois ne peut que s'amuser un peu quand même de cette horde (les hélicos, les ratisseurs au sol, le GIGN... 300 personnes en tout, ce n'est pas rien) lancée aux trousses d'un modeste forestier qu'on dit intellectuellement limité.
TREIBER, c'est le BEN LADEN du Ministère de l'Intérieur, réfugié dans une zone tribale entre l'Est Parisien et l'Ouest Troyen, une zone montagneuse avec des forêts impénétrables, encore mal connue (surtout le quadrilatère formé par les communes de Sainte-Anémie / Kéké Lechevelu / Hachin Hénin / Illafai -Sous-Louis), se payant même le luxe de prendre la pose devant des caméras de surveillance ou d'envoyer des lettres indiquant sa position, puisqu'il mentionne complaisamment l'endroit où des hélicos insistants l'empêchent de finir sa sieste...
Je parie même qu'il continue de jouer au loto (mais uniquement avec des numéros déjà utilisés par d'autres, usagés, qui ne se suivent pas) pour gagner de quoi payer son avocat.
Ou alors, comme le disait John RAMBO, justement, "TREIBER, les arbres sont ses amis. Un gland et deux crottes de lapins sont pour lui un festin. Il se cache sous deux feuilles de chêne. S'il a soif, il boit une grenouille et, s'il a faim, il étrangle un sanglier à deux doigts... C'est son entraînement de bêret vert" (enfin... de képi de forestier...).
A moins que, comme le suggère une autre : "c'est lorsqu'il ferme son deuxième oeil que TREIBER devient invisible".
Franchement, tant mieux si on l'attrape (et puis, ça évitera d'engorger LIMOGES avec des fonctionnaires supplémentaires), mais je ne puis me départir de l'idée que ça ne serait pas mal, grandiose même, que, comme il l'a promis, il se présente tel Clint EASTWOOD, dans un bus blindé par ses soins, avec toute la maréchaussée aux trousses, à la Cour d'Assises, le matin de son procés, avec la preuve, éventuelle, de son innocence.
Preuve, s'il en était besoin, d'ailleurs, que l'on se défend mieux dehors que dedans.
Dans le fond, il répondra, présent ou absent, des charges qui pèsent sur lui, mais, dans l'attente, l'épopée reste haletante et j'ai hâte d'en voir la suite et la fin.
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