janv.
18

Préparation au mariage.

  • Par laurent.epailly le
    (mis à jour le )
  • Dernier commentaire ajouté

Que voilà un sujet urgent :


20 minutes :


"En France, la moitié des mariages se soldent désormais par un divorce.


En effet en 2010, 251.654 mariages ont été enregistrés alors que près de 134.000 divorces ont été prononcés, selon l'Insee.


Or pour le gouvernement, ces séparations ont un coût. "Les conséquences, elles sont humaines, et en même temps financières. Ça déstabilise un couple, ça précarise un foyer, ça rend très difficile la vie de celle ou celui qui reste seul", relevait à l'automne Claude Greff, la [totalement inconnue, NDLR] secrétaire d'Etat chargée de la famille.


Jeudi, elle entend annoncer une série de propositions pour, notamment, mieux responsabiliser les futurs candidats au mariage".


Commentaires :


On fera rapidement abstraction du constat ahurissant fait par le gouvernement : le divorce, ça déstabilise un couple...


Nan, des fois qu'on ne l'aurait pas remarqué.


En revanche, on se demande bien pourquoi, après les juges qui vont établir la norme des relations sexuelles en condamnant le défaillant, le gouvernement (dirigé par Notre Président, 3 fois marié, 2 fois divorcé à ce jour) s'embarque dans une telle galère : mettre son gros groin dans la vie intime de ses contemporains.


Qui plus est, pour les responsabiliser (ce qui n'est pas loin de les culpabiliser...).


Si ce n'est pour pêcher les voix catholiques, qui espère-t-il convaincre qu'en "préparant mieux" les futurs mariés au mariage, ils éviteront des divorces ? Et quelle préparation, du reste ?


Comme d'habitude, l'article fait appel à l'inaltérable Béatrice Weiss-Gout, régulièrement invitée dans les tables rondes et autres raouts gouvernementaux en droit de la famille (mais je crois qu'elle tient un peu chronique au Figaro) qui explique que "Les gens n'ont souvent aucune idée des obligations et des conséquences du mariage", dit-elle, prenant l'exemple d'un chef d'entreprise qui ignorait qu'en cas de divorce, il devait partager la valeur de sa société avec son épouse.


Ce qui, du reste, est assez contradictoire avec une des paroles les plus profondes de notre consoeur, que j'avais lue dans un quelconque magazine féminin emprunté à ma maman et qui disait, grosso modo, "j'enrage quand je vois toutes ces petites jeunes femmes brillantes qui sont jetées sans rien par leur mari. Ces dindes (sic) se laissent épouser avec un contrat de mariage..."


Dés lors, on comprend bien qu'une préparation au mariage (civil, hein, pas religieux...), consistera donc à expliquer tous les risques à divorcer.


Or, honnêtement, si tu expliques aux gens tous les désagréments du divorce, je ne vois pas en quoi tu vas les convaincre de se marier...


Remarque, c'est peut-être le but sous-jacent (chez Notre Président, il y a toujours deux buts dans une réforme : un but électoraliste immédiat, et un but sous-jacent : complaire au patronat, le grand, pas les ploucs des PME, à l'Eglise ou au budget de l'Etat) : plus de mariages, plus de divorces, plus d'AJ de divorce.


A quand le timbre fiscal sur le divorce, pour dissuader ?


Bref, attendons les propositions et abstenons - nous de rigoler d'ici là...


2 commentaires

A ce sujet...

Pourquoi ne pas imaginer un projet symétrique à la procédure de JLD en psychiatrie?

Je m'explique: on a estimé approprié de faire intervenir le juge des libertés (quelle appelation à la c...) en psychiatrie pour aller faire semblant de fouiner dans le dossier des patients hospitalisés contre leur gré.

Bon, mais pourquoi le lobby des psys (psychologues et médecins) ne viendrait-il pas aussi se méler du divorce? Au nom de cette idée que les malheureux conjoints envisagent de se séparer sans réaliser la portée de leur projet, prisonniers qu'ils sont de leur histoire, d'une pulsion mal maitrisée, d'une production de l'inconscient, ainsi de suite...


Magazines féminins et paradoxe

  • Par Francois le


Il m'arrive parfois d'en lire. J'ai vraiment le sentiment qu'on les prend pour des courges.


« Restez belle en étant soi-même ! » par exemple, bref on leur bourre le mou avec des sujets sans fin et qui tourneront toujours en boucle de toutes les façons.



"Gay friendly" étiquette encore... cela laisse coi.



Ca peut durer encore longtemps ces âneries ou peut-être, pas tant que ça...



Le paradoxe :



http://dai.ly/cc3Deq



Pensez-vous que cela réveillerait les consciences? même pas, ça se chamaille, ça se dispute...




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