Déjà, parce que je n'aime pas les escroqueries intellectuelles : on nous le présente comme l'invité d'une émission spéciale sur la crise, alors que c'est lui qui s'est invité sur les deux chaînes principales, a choisi ses interwievers (Pernaut et Calvi, des économistes patentés et dont le caractère critique est bien c.onnu..) et qui fait même produire l'émission par la société privée de son choix appartenant à son pôte Lagardère, évidemment le tout sur nos impôts.
Bref de la pure com politique électoraliste.
Surtout, à cause de ça :
«Il s'agit de décisions lourdes que personne n'aurait imaginé il y a un an. La France réclamait la convergence, c'est ce qui a été décidé. La France voulait éviter le drame d'un défaut, c'est ce qui est fait. La France souhaitait un fonds européen avec un effet de levier, c'est ce que nous avons fait également».
Ca, c'est le cocorico de la nuit où il a encore sauvé le Monde.
N'importe quoi.
D'une part, parce que :
1. il n'y a pas de convergence, mais alignement intégral sur les positions allemandes qui n'ont pas bougé d'un pouce.
2. nous n'avons nullement évité le "drame d'un défaut", puisque, précisément, la Grèce fait défaut de 50 %... Une paille.
Moi, si je fais défaut de 50 % de mon crédit immobilier, ma banque va tirer la goule.
3. les fonds du Fonds Européens, ils ne sont pas européens, ils sont nationaux : les mille milliards d'Euros viennent de la poche de chacun des Pays membres qui les garantissent. Certes, l'avantage, c'est que la garantie de 250 Milliards pour nous, environ, n'apparaît pas directement dans le bilan français (donc ne s'ajoutent pas à nos 1.600 Milliards d'Euros de dettes - dont 400 Milliards de plus depuis 2007, record absolu en France), mais chaque fois que le fonds va prêter à la Grèce, nous fourniront les fonds pour notre quote-part...
Et puis, il y a tout le reste : le fait que tous les 3 mois, nous avons sauvé l'Euro, le monde, l'Europe, que sais-je encore ?
Le fait qu'il y a trois mois encore, jamais au grand jamais il n'était question que la Grèce fasse défaut.
Le fait qu'il y a un mois encore, naturellement, il n'était pas question de recapitaliser les banques françaises...
Le fait que, précisément, les banques seront recapitalisées à hauteur de 109 Milliards, soit une très bonne affaire, car elles reçoivent 100 Milliards correspondant à leur abandon de créance, outre 9 milliards d'intérêts.
Inutile de vous dire où l'on prend les fonds nécessaires à la recapitalisation...
Enfin, non seulement la dette grecque, même réduite de moitié, demeure insupportable (120 % du PIB en 2020 (tu parles...) contre 160 aujourd'hui), mais encore, la dette italienne atteint 1.900 Milliards, la Française 1.600, l'espagnole 1.000 Milliards, etc.
Pourquoi voudriez-vous que les banques cessent de spéculer sur les dettes d'Etat, puisqu'en échange d'un abandon de créances lointaines, on leur offre une recapitalisation immédiate du montant de l'abandon intérêt compris ?
Rendez-vous dans trois mois pour de nouvelles mesures.
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