Est-il exact que tout utilisateur doit auparavant en subir la charge une fois ?
Non pas que je trouve cet ustensile inutile : il permet théoriquement de mieux sécuriser les interventions des policiers et gendarmes, en offrant la possibilité de neutraliser un excité dangereux, sans avoir à faire usage d'autres armes ni trop risquer physiquement.
C'est simplement que ses défauts sont apparus criants qui conduisent à s'interroger.
D'une part, je l'avais déjà indiqué, le défaut majeur de l'arme jusque là, c'est qu'elle donne un faux sentiment de non dangerosité à l'emploi, ce qui permet aux forces de l'ordre d'en envisager l'usage de manière non réfléchie (c'est quand on arme son pistolet que les emm... commencent, dit-on dans l'Armée) ou, tout simplement, de manière trop systématique, même sans grand danger pour soi même.
De ce point de vue, on a vu très souvent des images de policiers, en France ou à l'étranger, utiliser le taser sur des personnes qui ne semblaient pas excitées, mais simplement pour les neutraliser sans contact. Le contact, c'est quand même une composante et un risque inhérent au métier. Que voulez-vous, Msieur Brice, l'esprit fantassin se perd dans la police.
Or, et d'autre part, la firme TASER vient de reconnaître, à demi-mots, qu'il existe bien un risque de léthalité pour des personnes insuffisantes cardiaques et de recommander de viser soit l'abdomen, soit les jambes.
Ce qui est déjà problématique, car il y a peu de tireurs d'élites parmi les forces de l'ordre lambda et que, de surcroît, l'usage du taser relève d'un tir de réflexe le plus souvent. Alors de là à assurer un tir dans l'abdomen (en évitant le bas ventre) ou les jambes... Et les délinquants en puissance se promènent rarement avec une cible peinte aux endroits idoines.
Mais plus encore, il s'avère que les recommandations même du Ministère de l'Intérieur vont encore plus loin, puisqu'elles demandent aux usagers du taser, d'éviter d'utiliser l'arme sur les déficients cardiques, les personnes soumises à une addiction, les asthmatiques...
Déjà, je vois mal les futurs tasérisés remplir préalablement un questionnaire de santé.
Ensuite, et pour être plus sérieux, toutes ces réserves mises bout à bout obligent le Ministère à redéfinir le concept d'emploi, voire le rapport avantage / inconvénient de l'arme.




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